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(ANN/BIA) Dammarie-lès-Lys, France
BIA (Bulletin d’information adventiste de juillet 2006)
Le Dr Jon Dybdahl, recteur de l’université adventiste de Walla Walla (USA), a été choisi pour participer au comité d’organisation du jubilé « Édimbourg 2010 », prévu par le Conseil œcuménique des Églises (COE).
Fils de missionnaires, Jon Dybdahl cumule 40 ans de service dans l’œuvre adventiste, en tant que pasteur et enseignant en Thaïlande et aux États-Unis. Il a aussi contribué à la formation de missionnaires. Aujourd’hui, approximativement 980 missionnaires adventistes sont employés dans le monde. À la fin du mois d’août, Jon Dybdahl prendra sa retraite. Il aura alors du temps à consacrer à sa tâche au sein du comité d’organisation du jubilé.
Cent ans après le premier congrès mondial œcuménique de missionnaires, qui s’est tenu en 1910 à Édimbourg en Écosse, il s’agira, selon Jon Dybdahl, de promouvoir à nouveau des initiatives missionnaires . Ce prochain congrès ne sera pas seulement localisé en Écosse, mais les réunions seront retransmises par satellite à travers le monde.
En 1910, plus de 1200 délégués de 150 sociétés missionnaires protestantes se sont rencontrés autour de la devise : « Évangéliser le monde dans cette génération ». Parmi eux se trouvait Ludwig Richard Conradi, vice-président de l’Église adventiste mondiale. Une commission a été formée pour poursuivre ces réflexions et a occasionné la formation de 21 conseils nationaux et régionaux de sociétés missionnaires. En 1921, à l’occasion de la conférence missionnaire mondiale de Lake Mohonk (USA), le Conseil international des missions a été créé en tant qu’institution internationale. L’Église catholique romaine et les Églises orthodoxes n’ont pas participé à ce conseil. En 1961, le Conseil international des missions s’est joint au COE, lors son assemblée plénière à New Delhi, et ainsi a été constituée la « commission pour l’évangélisation et la mission mondiale1 ». Depuis, des conférences de missions mondiales ont eu lieu à Mexico en 1963, à Bangkok en 1973, à Melbourne en 1980, à San Antonio (USA) en 1989, à Salvator de Bahia (Brésil) en 1996 et à Athènes en 2005.
Comme la conférence des missions de 1910 avait consciemment laissé de côté la question de la foi et de l’enseignement, l’évêque anglican Charles Brent (USA et Philippines) a eu l’idée, lors d’une sainte cène à Édimbourg, d’une conférence mondiale pour la foi et la constitution des Églises (FeC). À cause de la première guerre mondiale, la première conférence mondiale du FeC n’a eu lieu qu’en 1927, à Lausanne, après une conférence préparatoire en 1920, à Genève. 439 délégués, en provenance de 127 Églises, étaient présents. L’Église catholique romaine manquait car l’encyclique papale « Mortalium animos », de 1928 interdisait à tous les catholiques de prendre part à des conférences œcuméniques. Lorsque le COE a été fondé, le 23 août 1948 à Amsterdam, la commission « foi et constitution » a été créée en tant que commission spéciale.
La conférence préparatoire de Genève a décidé de réunir une « conférence œcuménique » des Églises, au cours de laquelle les questions de « foi et constitution » ne seraient pas traitées. À la place, des thèmes politiques et sociaux ont été choisis pour être traités dans l’Esprit du Christ. Du 19 au 30 août 1925, la première conférence mondiale pour un christianisme pratique s’est déroulée à Stockholm, avec 661 délégués de 37 pays. C’était la première conférence mondiale où les Églises étaient représentées par des délégués officiels. Des problèmes éthiques sociaux ont été discutés. Plus tard, lors de la formation du COE, en 1948, le travail du mouvement pour un christianisme pratique s’est poursuivi au sein du département d’étude sur les « rapports entre Église et société ».
1 Peuvent y adhérer des organisations missionnaires et des Églises, même si elles ne sont pas membres du COE.