Préface, par le pasteur Geoffroy de Turckheim
Chapitre I : Quelques repères historiques
1) J. Gloaguen : Chez les Pères
2) A. Joly : dans les Eglises luthériennes
3) G. de Turckheim : dans l’Institution Chrétienne de Calvin
Chapitre II : Tour d’horizon protestant
1) Le point de vue des Eglises baptistes, par V. Duval-Poujol
4) Dans l’UEEL, par M. Boissonnat
5) Dans l’Eglise apostolique, par J. Gloaguen
6) Dans l’Eglise réformée de France
Chapitre III : La confirmation dans les autres Eglises
L’Eglise anglicane
- La position anglicane sur la confirmation
2) L’Eglise orthodoxe
3) L’Eglise catholique
- La confirmation, par A. Dupleix
- « Redécouvrir la confirmation », Cité du Vatican
Chapitre IV : Fiches de lecture et documents
1) Le point de vue de Pierre Marcel, par M. Boissonnat
2) « La confirmation : vers un consensus œcuménique ? », par Sr Bénédicte
3) « Lukas Vischer : La confirmation au cours des siècles », par Sr Bénédicte
En juin 1955, le synode de l’Eglise Réformée du canton de Schaffhouse en Suisse a institué une commission ayant pour tâche « d’étudier à fond les graves problèmes que pose la pratique actuelle de la confirmation »
Lukas Visher présente ici l’évolution historique de la confirmation en commençant par l’Eglise ancienne, puis durant le Moyen Age et à l’époque de la Réforme. Il analyse ensuite l’instauration et le développement ultérieur de la confirmation dans les Eglises protestantes pour conclure par quelques réflexions aidant au débat.
« Elle est une des tâches permanentes de l’Eglise » et doit être adaptée à chaque âge.
Mais la confirmation ne peut être considérée comme la conclusion de l’instruction dépensée par l’Eglise.
La Confirmation comme admission à la Sainte Cène :
« Si elle ne peut être conçue ni comme l’engagement personnel dans l’alliance du baptême, ni comme la conclusion d’un enseignement, elle se justifie si elle est le moment d’une solennelle invitation à la Sainte Cène ».
Puis est ajouté :
« il n’y a aucune raison d’exclure de la Sainte Cène ceux dont les connaissances de la foi chrétienne sont encore mal affermies ».
Le mot confirmation est insatisfaisant. Il peut être interprété d’une façon nouvelle : « l’Eglise confirme » qu’elle considère les enfants baptisés comme ses membres, et en signe de cela, elle les invite à participer désormais à la Sainte Cène.
Si le baptême n’a pas besoin d’être complété ou renouvelé, la Profession de foi liée au baptême doit être constamment renouvelée. Une imposition des mains, renouvelée si besoin montre que « l’équipement par l’Esprit et la profession de foi en Christ sont jamais achevés ». Une telle bénédiction est toujours tournée vers l’avenir, vers le service que le chrétien doit accomplir dans le monde.
La confirmation est une étape sur ce chemin.
« Si nous attachons du prix dans la pratique de la confirmation, il est nécessaire que nos ordonnances ecclésiastiques autorisent le baptême des enfants et le baptême des adultes comme deux possibilités également légitimes. ». « Ce pourrait être un pas important dans la voie de l’unité de l’Eglise si l’Eglise autorisait le baptême à n’importe quel âge. »