Des participants plus remarqués que d'autres...
A quand le Conseil oecuménique à la « UNE» ?
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Michel Mallevre et Gill Daudé avec le pasteur baptiste Johnson,
doyen de l’insitut baptiste de formation théologique de Ndiki (Cameroun) |
Comme journalistes, nous avons droit chaque jour à notre lot de conférences de presse. Aujourd’hui, j’avais noté que nous étions invités à rencontrer, dans le prolongement de la plénière sur l’unité de l’Eglise, deux fortes personnalités : Anastasios de Tirana et Margot Kässmann. Ayant lu trop rapidement les horaires, j’étais très en avance. Bien m’en prit, car la salle était bientôt bondée de journalistes, attirés par un troisième orateur, dont je n’avais pas vu le nom : Desmond Tutu !
Tandis qu’il était caché par une nuée de photographes quasi indifférents aux deux autres intervenants, je repensais à la question posée quelques jours plus tôt à Aram I°, le président du COE : comment expliquez-vous l’absence d’impact de cette assemblée dans les médias séculiers ? De fait, depuis mon arrivée à Porto Alegre, je cherche en vain des échos de ce que nous vivons sur les pages Internet du Monde ou du Figaro…
La grande figure de Desmond Tutu attirera-t-elle enfin un peu l’attention des médias sur l’événement que nous vivons ? D’avantage que le président brésilien reçu il y a quelques jours ? Faut-il toujours une catastrophe, un incident majeur pour faire la « une » de nos journaux ? Et pourtant, la convivialité des quelques 4014 participants, venus d’horizons aussi divers que les vêtements des représentants des communautés orientales, leur volonté d’avancer ensemble dans l’action pour plus de justice et dans la reconnaissance mutuelle de leurs Eglises… rien de spectaculaire, certes. Mais tout cela est-il sans importance dans notre monde fracturé ?
Michel Mallevre