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Communiqué de presse N° 007 (FR)
5 septembre 2007
« Nous ne sommes pas dans un âge de glace de l’œcuménisme ! »
Pour le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’Unité des chrétiens (CPPUC), les récents désaccords exprimés sur la scène œcuménique ne sont pas les signes d’une glaciation des relations entre les Églises. Évoquant la publication en juillet dernier du document de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il a fait part de ses propres blessures : « les blessures et les douleurs de mes amis sont aussi les miennes. » C’est pourtant le seul moyen d’avancer dans la vérité et la clarté, contre la conception d’un « œcuménisme douillet et faux, consistant à être aimables les uns avec les autres. »
Il a insisté sur la « purification de la mémoire » au sujet des points de division entre les Églises et à une disponibilité au renouveau et à la réforme dans chaque Église. Chaque Église devant commencer par elle-même.
Cette autocritique nécessaire a aussi été soulignée par l’évêque Wolfgang Huber, président de l’Église protestante d’Allemagne (EKD), lors de la conférence de presse suivant son allocution d’ouverture. Il a ajouté que l’avenir de l’œcuménisme est possible par l’insistance constante sur ce qui uni déjà les chrétiens, plus fort que ce qui les sépare. En cela il rejoignait le patriarche œcuménique Bartholomée 1er de Constantinople qui, quelques minutes auparavant, rappelait que l’unité des chrétiens « est déjà donnée, par le Christ lui-même », seules les expressions de la foi dans la vie quotidienne différant d’une Église à l’autre.
Les relations œcuméniques ont cependant besoin, pour certains des orateurs, d’évoluer pour faire face aux changements du monde. Ainsi pour le métropolite Kyrill de Smolensk et de Kaliningrad, responsable des relations extérieures pour le patriarcat de Moscou, il est temps que le mouvement œcuménique moderne fasse sa propre autoévaluation quant au frustrations qu’il a générées afin de ne pas faire naître de nouvelles divisions.