Dans un entretien accordé à Réforme, Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, analyse le renoncement par les politiques de la gouvernance économique et insiste sur la nécessaire régulation des marchés financiers...
|
|
Il se penche aussi sur la place des religions, et particulièrement du protestantisme, dans la société, réaffirmant son rejet de toute forme de communautarisme.
ENTRETIEN. Henri Guaino exprime sa fidélité aux valeurs de la République tout en exprimant sa méfiance à l’égard de l’exigence absolue de transparence.
PROPOS RECUEILLIS PAR NATHALIE LEENHARDT
ET FRÉDÉRICK CASADESUS
Nous savons que l’Histoire compte beaucoup pour vous. Quelle place y tiennent, selon vous, les protestants ?
Les protestants occupent dans notre Histoire une place considérable. Leur apport à la culture française est sans commune mesure avec leur importance démographique. Le Président l’a dit dans son discours d’inauguration du fonds Ricoeur au mois de mai dernier : le protestantisme est constitutif de l’identité française et d’une idée de la liberté et de la responsabilité humaines ou encore de la laïcité qui l’imprègne profondément. Les protestants ont accompagné l’aventure intellectuelle de notre pays au moment de la Renaissance, au temps des Lumières, pendant la Révolution, lors de l’avènement de la République. Les persécutions qu’ils ont subies sont inscrites dans notre conscience nationale au même titre que celles endurées par les Albigeois ou par les juifs. Au Chambon-sur-Lignon les mères protestantes qui cachaient des enfants juifs parmi leurs propres enfants sauvaient l’âme et l’honneur de la France. Il était essentiel que le président de la République le rappelle. Il s’est adressé à une part de chacun nous, croyants ou non croyants, non à une communauté spéci!que parce que la République n’est pas une juxtaposition de petites communautés mais un creuset dans lequel la pensée protestante s’est mêlée à toutes les autres et les a fécondées.
Comment envisagez-vous le rôle des religions dans une société laïque comme la nôtre ?
La laïcité pour moi ce n’est pas le rejet des religions mais le respect de toutes les croyances. C’était la conception de Jules Ferry qu’il exprime dans sa « Lettre aux instituteurs sur l’enseignement de la morale ». N’oublions pas que la civilisation commence avec l’interrogation métaphysique, quand l’Homme se pose la question de la mort et du sens de l’existence. Il faut regarder la laïcité non comme un principe anti religieux mais comme un effort de pacification religieuse de l’espace public. La laïcisation est le corollaire d’une intériorisation croissante du sentiment religieux et d’une distinction nette entre le spirituel et le temporel.
L’introduction de la burqua n’exprimet-elle pas un certain malaise de nos sociétés face au phénomène religieux ?
Il ne faut surtout pas prendre le problème du voile intégral sous l’angle religieux mais uniquement sous l’angle des rapports sociaux et des valeurs partagées qui fondent notre capacité à vivre ensemble. Nous avons choisi la Démocratie et la République et nous avons trop cédé sur les valeurs de la République, trop cédé face au communautarisme. Que la République n’ait pas tenu toutes ses promesses sur l’école, sur la solidarité, sur l’égalité des chances et des droits, c’est un fait. Mais cela ne doit pas nous amener à tourner le dos à l’idéal républicain. Au contraire cela doit nous inciter davantage encore à ré#échir à la crise de notre modèle et à la responsabilité qui est collectivement la nôtre dans cette crise. Mais le problème posé par la burqua va bien au-delà. Nous appartenons à une civilisation qui depuis 2000 ans se bâtit sur la reconnaissance de la singularité de la personne humaine et sur l’égalité des hommes et des femmes. Au-delà de toute religion, la burqua efface la personnalité sociale et elle exprime l’idée que le regard de l’homme est salissant et que la femme n’est pas maîtresse de son corps. C’est inacceptable.
Estimez-vous que la société française soit trop sécularisée ? La transcendance a-t-elle déserté notre monde ?
L’affaiblissement de la transcendance religieuse pose l’éternel problème du fondement de la morale et de l’homme qui finit par se prendre pour Dieu. Mais il faut regarder la transcendance aussi comme un phénomène de civilisation. C’est elle qui nous sépare de la mentalité archaïque marquée par l’immanence. Elle a changé le rapport de l’Homme avec le monde. Ce changement s’est effectué à partir d’un phénomène essentiellement religieux, mais l’a largement dépassé par la suite. On retrouve la transcendance, dans notre idée de la Justice, du Droit, dans notre rapport à la connaissance, à la science… Le philosophe Michel Serres a fait remarquer que pour que la science telle que nous la connaissons puisse naître il avait fallu attendre que l’avènement de la transcendance et du Dieu unique permit que l’étendue se vidât du sacré. Elle a même façonné notre conception républicaine de l’État qui transcende les intérêts particuliers, et se distingue de l’immanence de l’État totalitaire qui est partout. Le judaïsme, le judéo-christianisme et, à sa façon, l’Idée platonicienne ont inventé la transcendance qui libère l’Homme du Grand Tout et de l’étouffement du présent pour le projeter dans un avenir qui lui appartient et dont il est responsable. La transcendance contient en elle-même l’idée d’universalité, la possibilité de la distinction des plans, à commencer par celle du spirituel et du temporel et celle de l’Histoire. L’émancipation de l’homme des déterminismes de la nature est inséparable de l’affirmation de l’idée de transcendance. Aujourd’hui le plus grand risque à mes yeux n’est pas celui de laïcisation de nos sociétés mais celui d’un retour de l’immanence qui asservirait l’homme postmoderne à de nouveaux déterminismes, dissoudrait la philosophie du sujet et ferait émerger de nouvelles formes de totalitarismes.
De quelle manière ?
Le phénomène le plus spectaculaire est sans doute dans cette immanence du marché qui depuis quelques décennies imprègne de plus en plus nos représentations collectives, à travers l’avancée de la globalisation financière. Le marché n’a pas de conscience, pas de volonté, pas de responsabilité, il est tout le monde et personne, il est partout et décide de tout… Nous baignons dedans comme l’homme archaïque dans le Grand Tout de l’univers. L’immanence du marché l’emporte sur la transcendance de la morale : l’économie cesse d’être morale ou immorale, elle devient amorale, donc insusceptible de tout jugement moral. La moralisation du capitalisme est un programme de lutte contre l’immanence totalitaire du marché et la réaffirmation de la primauté du politique l’expression de la conviction que la volonté humaine ne doit pas se dissoudre dans le déterminisme économique. La crise financière a prouvé à quel point l’idée de l’immanence du marché pouvait conduire au désastre. Nous voilà donc à un moment où l’histoire hésite entre deux idées opposées de l’Homme, de sa liberté et, au fond, de sa dignité. La question est de savoir laquelle nous voulons faire triompher et quelles forces nous sommes prêts à engager dans ce combat qui n’est rien d’autre que ce qu’il faut appeler une politique de civilisation.
En quoi cet affrontement des responsables politiques et des marchés financiers présente-t-il des risques ?
La politique est l’expression d’une volonté collective, d’une volonté humaine opposée à tous les déterminismes. Pour le meilleur, ou pour le pire puisqu’elle est humaine… En théorisant la dépolitisation de l’économie et plus encore de la Finance, on a pris le risque, à proprement parler, d’une déshumanisation de la société. On a raisonné comme si la loi du marché ou « des marchés » était une loi intangible et absolue de la Nature. Comme si elle était en dehors de la civilisation façonnée par l’intelligence et la conscience humaine. Mais le capitalisme n’est pas une donnée de la nature, c’est une donnée de la civilisation. Max Weber a parfaitement posé le problème : un système économique a un fondement intellectuel, moral, spirituel ; il procède d’une certaine idée du salut et de l’accomplissement humain. Le capitalisme c’est la civilisation matérielle de l’Occident depuis à peu près le XIVe siècle, il est inséparable des valeurs et des idées qui la fondent.
Il faut distinguer les plans, pas les séparer, encore moins les opposer. Je sais bien que lorsque je dis : « je crois », je ne dis pas : « je sais ». Mais tous mes comportements sont liés à une même représentation du monde. L’unité de la civilisation est dans la place qu’elle assigne à l’Homme dans l’univers, et dans une idée de l’estime de soi qui englobe tous le comportement. Il nous faut remettre l’économie dans un projet de civilisation. Si nous acceptons l’idée que l’économie a une logique propre sur laquelle nous ne pouvons avoir aucune prise, que nous ne pouvons pas canaliser, orienter, à laquelle nous ne pouvons assigner aucune fin, alors nous allons à la catastrophe car les marchés financiers avancent au hasard et ne sont mus que par l’appât du gain à court terme.
Précisément, chaque individu n’est-il pas responsable de ses actes ?
Depuis 30 ans la déréglementation financière a laissé le champ libre à l’argent facile, à l’argent fou, à la spéculation, à la rente et la finance à force d’enfler a fini par imposer ses rythmes insensés et ses critères à toute l’économie et même à toute la société ! Quand les marchés exigent d’un chef d’entreprise 15 ou 20 % de rendements il n’a pas tellement le choix. Le nécessaire appel à la conscience de chacun ne nous exonère pas de l’ obligation de moraliser le système en modifiant les règles du jeu.
Pourtant, quand le Président de la République encourage les Français à avoir une relation décomplexée avec l’argent, ne joue-t-il pas avec le feu ?
Lorsque l’argent est le fruit de l’effort, du courage, de l’esprit d’entreprise, de l’imagination créatrice, lorsque ce que l’on gagne est à la mesure de ce que l’on apporte à la société, il n’y a pas lieu d’en avoir honte, au contraire, on peut être fier de sa réussite. Si j’en crois les bons auteurs, de Max Weber à Alain Peyrefitte, c’est bien le protestantisme qui le premier a entrepris de décomplexer la relation si compliquée que le catholicisme a longtemps entretenu avec l’argent. Ce qui mine moralement la société c’est que l’argent devienne un but ultime, une finalité, une valeur en soi, au lieu de n’être qu’un moyen. Quand l’austère protestant qu’était Guizot proclamait « enrichissez-vous par le travail et par l’épargne » il ne demandait pas aux Français d’aimer par-dessus tout cet argent que lui-même méprisa toute sa vie mais de mettre à l’honneur les vertus du travail et de l’épargne. Dans l’esprit du Président de la République l’intention était exactement la même.
Mais alors, pourquoi avoir légalisé les jeux en lignes, qui entretiennent l’illusion de l’argent rapide et qui enrichissent ceux qui les organisent ?
Je comprends que l’on puisse s’interroger sur le sujet. Mais les jeux d’argent ont toujours existé. Ils ont même été depuis longtemps institutionnalisés. La première loterie en France date de François Ier et la création de la Loterie nationale, des années 30… La mise en ligne des jeux peut choquer mais au fond elle ne change pas grand-chose. La globalisation financière si parce qu’elle impose la logique du jeu à toutes les activités humaines. Elle place la spéculation audessus de l’entrepreneur, du créateur, du savant, de l’artiste…
Dans le climat actuel ne faudrait-il pas légiférer sur les conflits d’intérêts ?
D’abord, il faut reconnaître que la loi ne peut pas tout régler. Dans une société, les comportements obéissent d’abord à la morale commune, aux valeurs partagées. S’agissant de con"it d’intérêt, il faut prendre garde, si l’on veut légiférer, à ce que cette notion a de flou et d’imprécis. Je sais parfaitement ce qu’est une prise illégale d’intérêt ou un trafic d’influence. Mais où commence, où s’arrête le conflit d’intérêt ? Il ne faut pas non plus exagérer l’efficacité de ce genre de législation sur la moralité publique. On cite souvent en exemple les démocraties anglosaxonnes pour mieux dénigrer la nôtre. Mais les États-Unis sont champions de la confusion et de la collusion des intérêts et l’énorme scandale des notes de frais qui a secoué la classe politique anglaise ces dernières années montre que nous n’avons pas grand-chose à envier à ce modèle. Méfions-nous de la recherche de la pureté à tout prix. Le remède pourrait !nalement se révéler pire que le mal. Prenons l’exemple des micros partis. S’ils reversent aux grands partis les fonds qu’ils recueillent c’est un détournement de la loi et il faut interdire cette pratique. Mais si l’on interdit purement et simplement à chaque responsable politique de créer sa structure de financement pour ses propres activités politiques, alors on renforce considérablement le pouvoir des appareils et on installe le régime des partis ce qui est détestable. L’obsession de la transparence absolue est également préoccupante. Si la transparence a du bon, la transparence absolue est l’antichambre du totalitarisme, car une société où il n’y a plus d’intimité, plus aucun secret, est totalitaire. Alors légiférons prudemment.
Pourquoi êtes-vous de droite ?
De Gaulle disait « La France ce n’est pas la droite, ce n’est pas la gauche, c’est tous les Français ». Je me reconnaissais assez dans la formule de Charles Pasqua : « Si être pour la justice sociale, c’est être de gauche, alors je suis de gauche, si être pour l’autorité, l’ordre, la sécurité, c’est être de droite, alors je suis de droite ». Je ne me sens pas à l’aise avec le clivage gauche-droite parce qu’il empêche de penser. Je ne me reconnais pas dans cette façon d’opposer une partie de la France
à l’autre. D’ailleurs ces catégories ont changé de sens tout au long de l’Histoire. Aujourd’hui Jules Ferry serait-il classé à gauche ou à droite ? Et Clémenceau ? Et Péguy ? N’en déplaise à Lionel Jospin je ne me sens pas l’héritier des maîtres de forges, ni des antidreyfusards. Je me sens l’héritier du programme du Conseil National de la Résistance, du Front Populaire, du gaullisme, du bonapartisme, de Richelieu, de Carnot…. J’aime Péguy, Barrès et Jaurès, Mauriac et Camus. Je crois en l’État, en la Nation et en la République. Est-ce de droite ou de gauche ? Franchement je m’en moque.
Regrettez-vous le discours de Dakar qui a fait tant de vagues ? Vos mots sur l’homme africain ? Avez-vous été mal compris ?
On peut toujours regretter qu’un discours ne soit pas ou mal compris. Mais au fond qu’a-t-on reproché au Président ? D’avoir dit que la jeunesse africaine devait prendre son destin en main et que nous l’aiderions à le prendre ? Que les Africains n’étaient pas en dehors du monde mais dans le monde, que le monde leur appartenait aussi, qu’ils devaient s’y engager et que nous serions à leurs côtés ! Obama, en substance, n’a pas dit autre chose à Accra en juillet 2009. Quand au passage sur « l’homme africain qui n’est pas assez entré dans l’Histoire » - ce qui ne voulait pas dire que l’Afrique n’avait pas d’histoire, tout le monde en a une, mais que dans l’univers mental traditionnel du paysan africain le rapport au temps ne laissait pas de place à l’idée d’une histoire dont l’homme serait l’acteur - s’il est scandaleux que dire alors de Mandela quand il parle du village de son enfance où « la vie était façonnées par la coutume, le rituel et les tabous ». « Les hommes suivaient le chemin tracé pour eux par leur père ; les femmes menaient la même vie que leur mère avant elles… » ? Senghor, Camara Laye, tous les poètes et les écrivains africains du XXe siècle ne disent pas autre chose de leur enfance.
Pourquoi n’y-a-t-il pas de véritable politique française en Afrique ? Ou si elle existe n’est-elle pas dictée par les seuls intérêts des grandes entreprises telles Areva, Bouygues ou Veolia ?
On ne peut pas dire cela. La France défend les intérêts de ses entreprises mais celles-ci ne lui dictent pas sa politique. Le dessein de la France en Afrique est clair : il s’agit d’accompagner l’Afrique dans la prise en main son destin. C’est ce que la France fait en déployant tous ses efforts pour l’associer à la gouvernance mondiale en la faisant entrer dans un conseil de sécurité élargi aux pays émergents. C’est ce qu’elle fait en matière de sécurité avec la révision des accords de défense comme elle s’y était engagée dans le discours du Cap, C’est ce qu’elle fait avec le codéveloppement, avec le plan justice-climat, ou avec l’Union pour la Méditerranée qui est la première étape de l’organisation d’une grande communauté de destin Eurafricaine fondée sur une responsabilité partagée.
Quelles sont les grands dossiers auxquels vous êtes attachés ?
D’abord ceux qui ont trait à ce qu’Edgard Morin a appelé « une politique de civilisation ». Je range dans cette catégorie l’École, l’Union pour la Méditerranée, le Grand Paris, la moralisation du capitalisme ou le grand emprunt qui est un moyen de changer notre rapport à l’avenir.
Parmi les grands dossiers, il y aussi la question des banlieues. N’y-a-t-il pas un échec patent des politiques gouvernementales dans ce domaine ?
C’est un échec collectif dont les racines sont profondes. Nous devons répondre à une question de fond : voulons-nous encore le creuset républicain ou sommes-nous décidés à laisser le champ libre aux bandes, aux tribus, au communautarisme ? Peut-on tolérer des zones de non-droit dans la République ? Peut-on accepter la loi des caïds ou des grands frères ? Ne nous cachons pas que nous sommes confrontés à un défi redoutable : pour la première fois dans l’Histoire de France une partie de notre société construit son identité sur la haine de l’identité française.
Vous êtes en charge des discours du Président. Comment le verbe présidentiel s’incarne-t-il selon vous ? Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas trop tendance à parler en « Je » ?
La personnalisation du pouvoir est consubstantielle à la Ve République, à l’élection du chef de l’État au suffrage universel et la France, au fond, est un vieux pays monarchique. Le « je » exprime une volonté, un engagement, une responsabilité. Tout l’art consiste à ne pas passer du « je » au « moi », à ne pas passer de l’incarnation de la fonction par le « je » à la dissolution de la fonction dans le « moi ».
Un gaulliste social à l’Élysée
Henri Guaino, né le 11 mars 1957 à Arles- Bouches du Rhône. Élevé par sa mère, il suit sa scolarité au lycée Ampère à Arles. Titulaire d’une licence d’Histoire à Paris IV, il entre à l’Institut d’Études Politiques de Paris. Henri Guaino obtient par la suite un DEA de politique économique de Paris IX-Dauphine et rentre comme économiste au Crédit lyonnais (1982-1986) tout en donnant des cours à l’ESCP Europe et à l’École normale supérieure de Saint-Cloud (1984-1987). Chargé de mission à la direction du Trésor au ministère des Finances et adjoint au secrétaire général du Club de Paris entre 1987 et 1988, il a aussi été maître de conférences à l’IEP de Paris de 1988-2003.
Très attaché à la tradition gaulliste à la fois souverainiste et sociale, Henri Guaino était proche de Philippe Séguin et Charles Pasqua, pour lesquels il a écrit de très nombreux discours. Chargé de mission auprès du premier quand il devint président de l’Assemblée nationale en 1993, puis conseiller du second au ministère de l’Intérieur en 1994. Commissaire général au plan le 1er septembre 1995, Henri Guaino passe pour avoir inspiré la campagne de Jacques Chirac sur la fracture sociale. Il rejoint ensuite Charles Pasqua dans les Hauts-de-Seine et travaille à la rédaction des discours de Nicolas Sarkozy à partir de 2006. Il en devient le conseiller spécial, à l’Élysée, en mai 2007.
F.C.
Liens: