Fiche

Titre : Stupid things
Edition : Etats-Unis, 2017, 1h15
Réalisation : scénariste (avec Steven Reneau), monteur (avec Dominique Lapierre), compositeur et producteur : Amman Abbasi . Photo : Dustin Lane. Distribution non précisée.

Interprétation :

Devin Blackmon (Dayveon), Kordell Johnson (Brayden), Chasity Moore (Kim).

Auteur

Amman Abbasi, d’origine pakistanaise, a grandi en Arkansas (USA). Ayant abandonné ses études pour la musique et le cinéma, il travaille comme assistant réalisateur, monteur et compositeur au cinéma. Avec son frère il réalise aussi un album à succès. Stupid things est son premier long métrage.

Résumé

Après la mort violente de son frère, le jeune Dayveon, 13 ans, passe ses journées d’été à traîner dans sa petite ville de l’Arkansas. L’esprit de camaraderie et la violence qu’il découvre au sein d’un gang local vont l’inciter à rejoindre la bande.

Analyse

Nous sommes au sein d’une communauté noire et pauvre dans une petite ville du sud des Etats-Unis. Le jeune Dayveon vit chez sa sœur et son beau-frère. Il est dans le deuil de son frère aîné, qu’il admirait beaucoup, cherche de sa propre identité et veut vivre intensément. Ne trouvant pas ce qu’il cherche auprès de sa sœur, il se tourner vers une petite bande, croyant se fondre dans la famille qui lui manque. Ce qui frappe en premier dans ce film, c’est la crédibilité du récit et la justesse des situations. Il faut dire qu’Amman Abbasi, tout à la fois réalisateur, scénariste, monteur,  producteur et compositeur de son film, a vécu son adolescence à Little Rock, capitale de l’Arkansas. Il connaît bien ces petites bandes de voyous. Tous ses acteurs sont des non professionnels, il les a choisis au sein des gangs de Little Rock. Le script est en grande partie fondé sur leurs expériences et leurs trajectoires personnelles, précise le réalisateur. La bande son, qu’il a écrite, colle parfaitement à l’action. Dayveon va s’éloigner de plus en plus de sa vraie famille pour  vivre complètement dans sa bande, au point de tomber dans la vraie délinquance. Tout n’est pas désespérant dans ce film car l’ensemble formé par la sœur, son mari et leur bébé est chaleureux et solide. Cela permet d’entrevoir une conclusion optimiste à laquelle on ne croyait plus.
Jean Wilkowski