Fiche

Titre : Pentagon Papers
Edition : Etats Unis, 2018, 1h55
Réalisation : Steven Spielberg. Scénario: Liz Hannah, Josh Singer. Musique: John Williams. Montage : Michael Kahn. Distribution France : Universal Pictures International.

Interprétation :

Meryl Streep (Kay Graham), Tom Hanks (Ben Bradley), Sarah Paulson (Tony Bradlee), Bob Odenkirk (Ben Bagdikian)

Auteur

Steven Spielberg est né en 1946 à Cincinnati (Ohio). Surnommé le roi du divertissement, c’est le meilleur représentant de l’industrie hollywoodienne du cinéma. Sa fortune est estimée à 3,5 milliards de dollars. On ne compte plus ses succès depuis Les dents de la mer en 1975 jusqu’à Le bon gros géant en 2016 en passant par Indiana Jones, E.T., La liste de Schindler, Le pont des espions...

Résumé

Katherine Graham, directrice du Washington Post, va, avec son rédacteur en chef, faire éclater le scandale du rapport secret de McNamara, secrétaire à la Défense du président Lindon Johnson, sur la guerre du Vietnam.

Analyse

Pentagon Papers débute en pleine jungle vietnamienne lorsqu’un bataillon américain est prêt à donner l’assaut. La bataille est brève, suggestive, juste assez violente pour permettre au témoin privilégié auquel Spielberg prête sa caméra de se rendre compte de l’inutilité de cette guerre. Dans l’avion de retour vers les Etats Unis, McNamara est bien conscient de cette folie mais cela ne l’empêche pas de déclarer à son arrivée que l’armée américaine est sur la bonne voie et va gagner la guerre. Initiée par John Kennedy en 1963, amplifiée par Johnson puis par Nixon, la guerre se terminera en 1975 par la défaite des Etats-Unis. McNamara écrit un rapport secret de 700 pages où il dit sa vérité sur la guerre. Or, ce rapport est photocopié et transmis à la presse, ce que raconte le film. Spielberg passe alors en mode thriller où tous les coups sont permis. Espionnage entre journaux puisque le New York Times et le Washington Post se disputent l’exclusivité de la révélation du rapport, cas de conscience des journalistes qui balancent entre liberté de la presse et violation du secret défense ... Le personnage de  Katherine Graham, magnifiquement joué par Meryl Steep va évoluer au cours du film. Au début, bien que directrice du journal, elle s’occupe presque exclusivement des relations extérieures, laissant la direction effective du journal à son directeur Ben Bradlee. Peu à peu, ce personnage féminin va prendre de l’épaisseur jusqu’à prendre les principales décisions. Ce changement est bien dans l’air du temps ! Ce film est à la gloire de la liberté de la presse et de la démocratie américaine… mais il est quand même troublant de constater que les ‘méchants’ sont les présidents des Etats Unis, Johnson et Nixon, vu deux fois de dos dans le film, sans parler de Bush et de l’Irak ou de l’actuel locataire de la Maison Blanche.
Jean Wilkowski