Créer une aumônerie de lycée ou de collège

I- Fondements
II- Les textes officiels relatifs aux aumôneries de lycées et collèges
III- Démarche à suivre pour créer une aumônerie
IV- Liens avec la FPF et son Département Jeunesse
1. Recevoir le soutien de la FPF pour la création d’une aumônerie scolaire (2008)
V- Eléments pour un Cahier des Charges
1. Formation
2. Transmettre une culture chrétienne fondée sur la Bible
3. Ecouter, accompagner
4. Travailler sur les valeurs et la citoyenneté
VI- Les relations avec les Églises locales

Fondements

Pourquoi l’âge adolescent nous semble-t-il à ce point important qu’il faille être présent au sein des collèges et des lycées ? Parce que cette période transitoire entre l’enfance et l’âge adulte nous paraît être particulièrement marquée du signe de la fragilité. Il n’est pas nécessaire d’être psychologue pour savoir que l’adolescence est une période de crise. L’adolescent n’est plus l’enfant qu’il était et il ne sait pas quel adulte il sera. Il vit une deuxième naissance et s’en trouve particulièrement fragilisé. Pour reprendre une image de Françoise DOLTO[2], il est, tel le homard, nu, parce qu’il a perdu sa première carapace ; il essaie laborieusement de s’en reconstituer une nouvelle. Il est exposé et vulnérable. Centré sur lui-même, l’adolescent est en quête de son identité. Au cœur de la vie quotidienne, il manifeste de façon souvent théâtrale sa liberté absolue de choisir.

Sachant cela, nous concevons l’aumônerie en milieu scolaire comme un lieu communautaire d’apprentissage dans lequel l’adolescent, en quête de son identité, peut expérimenter librement et en toute sécurité la pertinence de la tradition chrétienne au cœur de sa vie quotidienne de collégien ou de lycéen.[3]

Reprenons les éléments centraux de notre proposition et donnons-leur une forme concrète.

a) L’aumônerie comme lieu communautaire d’apprentissage. Un local, un horaire régulier, des repas pris ensemble, la forme des rencontres se structurent de manière à donner aux adolescents la possibilité de vivre en groupe de pairs. La vie communautaire représente une structure fondamentale favorable au processus d’enseignement et d’apprentissage. Elle est le lieu où l’on vit, l’on joue, l’on mange, l’on crie, l’on prie, l’on chante, l’on pleure, l’on rit, l’on écoute, l’on débat des idées, l’on exprime ses questions et ses doutes, etc. La vie communautaire est comprise comme une mise en scène de la vie quotidienne. La vie en aumônerie est donc marquée du sceau de la fiction, du jeu, de l’essai, ce qui lui confère un caractère de protection. En effet, le cadre ainsi posé dédramatise les enjeux : les adolescents peuvent se risquer à des paroles, à des comportements, des sentiments, des attitudes et des réflexions dont le caractère irréversible est suspendu. Dès lors, l’adolescent dispose de temps pour ses tâtonnements et sa maturation personnelle. Il a ainsi le droit à l’erreur, au ridicule, à l’ignorance, à la protestation. L’adolescent découvre ainsi les rudiments de l’identité qu’il recherche : il se découvre des compétences, il apprivoise ses angoisses, il se risque à des percées d’autonomie, il réapprend la confiance. Mais tout cela, il peut l’exercer dans un cadre bienveillant et protégé.

b) L’aumônerie comme lieu de rencontre de la tradition chrétienne au cœur de la vie quotidienne. Pour la plupart des adolescents, comme pour le reste du public, la Bible et la Révélation chrétienne constituent un monde à part, déconnecté de la réalité du monde et du quotidien. L’équipe d’aumônerie pourra donc essayer de rétablir des ponts entre notre expérience de la vie et notre expérience de Dieu. Autrement dit, il s’agira de donner aux jeunes l’occasion de rencontrer Dieu en Jésus Christ par une confrontation incessante entre le vécu quotidien et les textes de la Bible et de voir en quoi cette rencontre peut affecter notre quotidien pour lui donner un sens. En ce sens, l’aumônerie devient une école de l’identité puisqu’elle est un lieu privilégié où l’adolescent peut prendre distance vis-à-vis de son vécu quotidien et le restructurer comme si une lumière nouvelle venait en révéler les vrais reliefs. En effet, il est tout à fait évident pour nous que la foi ne saurait être un « sac à dogmes » qu’il faudrait accepter, même si, effectivement, l’aumônerie peut être le lieu d’un accès à une culture biblique indispensable et à un savoir minimal. Tout en étant responsable vis-à-vis des parents et de l’administration, l’équipe d’aumônerie veillera donc à construire sa relation avec les adolescents sur un autre mode qu’une hiérarchie de type enseignant/enseigné. Le fondement de l’aumônerie reste un partage de l’expérience de foi qui relit et relie la quête du sens, le projet de vie de chacun.

c) L’aumônerie comme lieu de liberté. Liberté de choisir, liberté par opposition à endoctrinement et au prosélytisme.

- Tout d’abord, cette liberté est assurée par une conviction forte : nous ne faisons que « donner une occasion » aux jeunes de rencontrer Jésus-Christ. Que cette rencontre se fasse ou ne se fasse pas, cela ne nous regarde pas. Dieu seul décide. L’aumônerie n’est donc pas soumise à un quelconque critère de résultat.

- Ensuite, étant donné que le projet d’aumônerie n’est pas d’enseigner une orthodoxie, une façon de « bien croire », la pluralité des convictions est nécessaire et souhaitable. En ce sens, la charte de la Fédération Protestante de France offre un cadre garantissant cette pluralité( Cf. en fin de dossier).

- Enfin, l’aumônerie pourra devenir un lieu même de libération puisque, par la confrontation avec l’événement chrétien central – à savoir la mort et la résurrection de Jésus Christ – il sera donné aux jeunes la possibilité de mettre en question les convictions et les réflexions qui ont un caractère d’évidence immédiate.

Une fois ces fondements posés, on peut se demander si l’aumônerie ne serait pas une mission impossible ? Certainement oui, si nous comptons sur nos seules forces. Certainement non, en fait, par la Grâce de « Celui qui, par la puissance qui agit en nous, peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons et pensons, à Lui la Gloire dans l’Église et en Christ Jésus, dans toutes les générations, au siècles des siècles. »

[2] F. DOLTO, C. DOLTO-TOLITCH (avec la collaboration de C. Percheminier), Paroles pour adolescents ou le complexe du homard, Paris, Hatier, 1989.
[3] Cette conception s’inspire largement du livre de Maurice BAUMANN, Jésus à 15 ans, Collection Pratiques n°10, Genève, Labor et Fides, 1993.
[4] Ephésiens 3, 20

II- Les textes officiels relatifs aux aumôneries de lycées et collèges

La circulaire ministérielle complète se trouve en fin de dossier, en Annexe I.

L’école publique française est laïque, c'est-à-dire que l’école doit montrer « un égal respect à l’égard de toutes les croyances ». Ainsi, lorsque les familles le demandent l’établissement scolaire public doit prendre toutes les dispositions permettant l’enseignement religieux des élèves, sans être pour autant responsable de dispenser lui-même cet enseignement. La mise en place d’aumôneries dans le cadre fixé par le service public d’éducation répond à cette demande sans mettre en cause la laïcité de l’espace scolaire.
Le décret n° 60-391 du 22.04.1960 et l’arrêté du 08.08.1960 fixent la réglementation relative à l’enseignement religieux et aux aumôneries dans l’enseignement public.
La Circulaire ministérielle n° 88-112 du 22 avril 1988 publiée en additif au Bulletin officiel n°16 du 28.04.1988 et adressée aux recteurs, aux inspecteurs d’académie et aux chefs d’établissement en précise les modalités d’application.

Voici une présentation des différentes rubriques de ce texte qui figure intégralement en annexe.

1- Création d’aumôneries
Dans les établissements du second degré, la création est liée à l’existence d’une demande émanant des familles. Chaque demande doit être faite à titre individuel et adressée au chef d’établissement.

1A Dans les établissements comportant un internat, l’institution du service d’aumônerie est de droit dès qu’elle a été demandée.

1B Les établissements ne comportant pas d’internat peuvent être dotés d’un service d’aumônerie sur décision du recteur.
Dans le délai prévu par la loi, c’est-à-dire dans les deux semaines suivant la rentrée scolaire, le chef d’établissement doit adresser au recteur un dossier comprenant la totalité des demandes reçues, la répartition des élèves intéressés entre les différents cultes et les différentes classes… [5]

Compte tenu de la brièveté du délai imparti, il est souhaitable que les demandes des familles et l’avis du conseil d’administration soient recueillis avant la fin de l’année scolaire précédant celle de l’envoi du dossier au recteur. Au plus tard en juin pour la rentrée de septembre suivant.
Il appartient au recteur seul de juger du bien-fondé de la demande. Son appréciation porte sur deux points distinctifs :

- sur l’opportunité de la création d’une aumônerie. La règle générale doit être d’accorder satisfaction aux vœux des demandeurs, même si ceux-ci ne représentent qu’un très faible pourcentage de l’effectif total de l’établissement.
- sur l’opportunité d’organiser l’enseignement à l’intérieur de l’établissement
. Le recteur dispose à cet égard de la liberté d’appréciation la plus large. 

- 1C Dans tous les cas, l’organisation du service d’aumônerie ne devient définitive qu’après l’agrément par le recteur sur proposition des autorités religieuses concernées, du responsable de l’aumônerie et, éventuellement, des personnes qui l’aideront en qualité d’adjoints.

1D La décision du recteur sur la création de l’aumônerie doit être notifiée au chef d’établissement avant le 1er novembre.
Les décisions négatives du recteur devront être motivées au sens de la loi N°86-76 du 17.01.1986… [6]

2- Fonctionnement de l’aumônerie

2A- Inscription des élèves

2B- Conditions d’organisation de l’aumônerie

2C- Modalités administratives de fonctionnement

[6] Ibid.

III- Démarche à suivre pour créer une aumônerie

La création d’une aumônerie peut concerner un seul établissement ou être commune à plusieurs établissements.
Le financement de l’aumônerie est à la charge des familles et des églises.

Les conditions à respecter sont les suivantes :

1. Calendrier : Toute demande d’aumônerie devant être faite dans les 15 jours suivant la rentrée scolaire par le chef d’établissement au recteur, il faut donc préparer le dossier au plus tard en mai-juin de l’année scolaire précédente.
2. L’aumônerie doit être le projet d’une Église ou de plusieurs Églises locales et non celui d’une personne seule.
3. La Fédération Protestante de France ne pourra accorder sa labellisation à un projet d’aumônerie scolaire que sous certaines conditions (voir fiche IV : Liens avec la FPF et son Département Jeunesse).
4. Etablir un premier contact avec le Chef d’Établissement (ou les chefs d’établissement) afin de lui présenter le projet.
5. Réunir les pièces du dossier :
i) Les demandes individuelles des familles pour solliciter la création d’une aumônerie (voir lettre-type).
ii) Le projet pédagogique de l’aumônerie.
iii) Le cas échéant, le courrier officiel de labellisation par la FPF.
iv) La demande écrite de création par l’ « autorité religieuse » (Conseil Presbytéral, Conseil d’Anciens de l’Église, Conseil d’Administration…etc.)
5. Transmettre les pièces du dossier au Chef d’Établissement afin de déposer officiellement la demande de création de l’aumônerie.
6. Après agrément du rectorat et du conseil d’administration de l’établissement scolaire, le responsable d’aumônerie sera reçu par le Chef d’Établissement qui examinera avec lui les conditions de fonctionnement de l’aumônerie, notamment concernant le lieu alloué, le jour, les horaires, les modalités d’inscription, les possibilités d’affichages à l’intérieur de l’établissement…etc.
7. En ce qui concerne les inscriptions et l’accueil des élèves, « lors de la création du service d'aumônerie, ou lors de la première inscription d'un élève dans l'établissement, le chef d'établissement doit informer l'élève, s'il est majeur, ou ses parents ou représentants légaux de l'existence d'un service d'aumônerie.[7]» Cependant, les règles sont différentes en collège et en lycée :

a) Dans les collèges (1er cycle) :

« S'il s'agit d'une première inscription de l'élève dans l'établissement, les parents ou représentants légaux indiquent, sur la fiche d'inscription qu'ils doivent remplir et qui doit comporter une rubrique à cet effet, ou à défaut, sur un feuillet ad hoc annexé à cette fiche, s'ils désirent que l'élève suive les activités du service d'aumônerie ; dans l'affirmative, ils précisent le culte choisi. »[8]

b) Dans les lycées (2ème cycle) :

« Les élèves font eux-mêmes cette demande. Pour les élèves mineurs, les parents en seront informés et pourront s'y opposer. » [9]


Remarques sur le choix d’un lieu approprié :

- La nature de l’établissement visé par votre projet va influencer votre approche pour le lieu à retenir.
Le simple fait que le collégien ou l’interne (même lycéen) soit soumis à autorisation parentale pour sortir va rendre évident le bien-fondé d’un lieu d’accueil dans l’enceinte même de l’établissement. Toutefois, pour le lycéen qui ne connaît pas de telles contraintes, vous ne mènerez pas votre action selon la même logique. La prise en compte de l’environnement sera un point essentiel. Il faudra donc répertorier les lieux d’accueil ou de détente qui existent aux alentours, ainsi que les possibilités matérielles permettant d’être présent au dehors dans un périmètre géographique raisonnable.
Rappel de la circulaire « Dans les établissements comportant un internat, l’institution du service d’aumônerie est de droit, dès qu’elle a été demandée. »

- Si l’aumônerie concerne un établissement scolaire unique, avec l’accord du chef d’établissement elle peut se tenir dans l’établissement (ce qui est plus facile pour les élèves).

- Si l’aumônerie est commune à plusieurs établissements, elle serait bon qu’elle soit implantée dans un lieu central aux différents établissements et facile d’accès pour les jeunes.
* Voyez les lettres-types pour les parents et les chefs d’établissement proposées en Annexe II, en fin de dossier.

[7]Additif au B.O. n° 16 – 22 avril 1988. cf. Annexe
[8] Ibid.
[9] Ibid.

IV- Liens avec la FPF et son Département Jeunesse

Les liens des aumôneries avec les églises membres de la FPF sont nécessaires pour contribuer à la réussite du projet en référence notamment au préambule de ce document et pour assurer des relations de confiance avec les directions des établissements concernés.
Ces liens se manifestent de la façon suivante :
- chaque responsable (pasteur ou laïc) fait partie d’une Église ou CIOM [10] membre de la FPF et qui en tant que tel adhère à sa Charte (cf. texte de la Charte joint en annexe) . Cela a pour but de rendre clair et identifiable le cadre dans lequel est inscrit le projet d’aumônerie ainsi que ceux qui l’animent.
- le projet d’aumônerie doit avoir l'accord et compter sur le soutien d'une communauté locale (Église ou CIOM)
- les responsables s'engagent à informer les autres Églises et CIOM localement, pour le cas échéant pouvoir faire un travail commun.

Ces trois éléments constituent le minimum à partir duquel la FPF par le truchement de son département jeunesse peut accorder son soutien au projet et assurer le suivi des aumôneries créées.

[10] Communautés, Institutions, Œuvres et Mouvements

Recevoir le soutien de la Fédération Protestante de France pour la création d’une aumônerie scolaire, hors Alsace-Moselle

1er février 2008

Préalable

Pour vous guider dans votre démarche de création d’aumônerie scolaire, la Commission Jeunesse de la FPF a élaboré un document d’aide méthodologique. L’utilisation de cette ressource constitue un pré-requis impératif à toute demande de soutien, notamment pour vous assurer que votre projet entre bien dans le cadre proposé par la Fédération Protestante de France. 

Procédure

-    Les demandes de soutien doivent parvenir au secrétariat de la FPF avant le 30 avril, pour une création à la rentrée scolaire suivante, à :

Commission Jeunesse - Aumôneries scolaires 47 rue de Clichy, 75009 Paris

-    La Commission Jeunesse reçoit ces demandes et les étudie.

-    La Commission Jeunesse propose à la signature du Président ou du Secrétaire général de la FPF une lettre de soutien qui sera envoyée à l’auteur de la demande ; le cas échéant, elle formule des conseils pour l’orientation du projet.

-    Un rapport annuel d’activité synthétique est envoyé par les aumôneries scolaires à la commission jeunesse avant le 15 mai de chaque année. L’envoi de ces rapports conditionne le renouvellement tacite du soutien de la FPF aux aumôneries scolaires.

Principes

Pour recevoir le soutien de la Fédération Protestante de France, les acteurs de projets de création d’aumôneries scolaires doivent garantir que leur démarche relève bien d’une dynamique fédérative. Ainsi :

v  l’aumônier doit formellement s’engager sur la base de la Charte de la FPF

v  la ou les Églises qui sont parties prenantes du projet écrivent une lettre pour le signifier (conseils d’églises, conseils presbytéraux, éventuellement pastorale FPF) et manifestent ainsi leur souci de la perspective communautaire du projet.

v  ces mêmes Églises expriment clairement leur mandat vis-à-vis de l’aumônier désigné pour cette mission. 

Pièces à joindre à la demande de soutien

-    Une copie du projet pédagogique de l’aumônerie, inspiré du « cahier des charges » du dossier de la FPF: « Aumônerie de collèges et de lycées ».

-    Un courrier de l’Église ou des Églises donnant mandat à l’aumônier pour cette mission.

-    Les noms et coordonnées complètes de l’aumônier responsable, ainsi que la Charte de la FPF signée par lui (à imprimer sur le site www.protestants.org).

-    Le plan de financement de l’aumônerie.

-    Une note précisant quelle est la structure juridique du projet

-    Une copie de l’attestation d’assurance pour les activités.

Nous rappelons qu’il est vivement conseillé que l’aumônier soit doté :

- d’une formation biblique et théologique

- d’une expérience dans l’animation jeunesse, mieux encore un BAFA

- d’aptitudes à l’écoute et à l’accompagnement pastoral

- d’une connaissance du monde scolaire, du monde enseignant.

V- Eléments pour un Cahier des Charges

Il est normal que chaque aumônerie élabore son cahier des charges afin de coller aux réalités de l'établissement au sein duquel va se dérouler ce travail, mais aussi pour que toute la diversité des personnes engagées soit respectée selon les familles ecclésiales dont elles sont issues.
Toutefois, certaines pistes doivent être empruntées afin d'apporter de la cohésion et un fondement commun dans les buts à atteindre.

1. Formation

Etre impliqué dans une telle entreprise nécessite d'avoir des compétences et une expérience d’animateurs de jeunes ; l'aumônier ne pourra faire l'économie d'une formation régulière, car s'il a déjà une formation théologique de base, le travail biblique parmi les jeunes, quant à lui, nécessite de nouveaux outils qu'il convient de connaître et de maîtriser ; nous encourageons au développement d'un projet pédagogique sur du moyen terme afin de donner de la visibilité aux objectifs à atteindre. Les membres de l'équipe d'aumônerie auront le souci de leur formation.

2. Transmettre une culture chrétienne fondée sur la Bible

La lecture de la Bible qui permet aux jeunes de comprendre comment la Bible les concerne leur permettra aussi de décrypter la culture judéo-chrétienne et la culture contemporaine.
Le fondement biblique, l’influence de la Parole, les textes fondateurs du christianisme aideront à comprendre comment notre culture a été marquée à travers les siècles par tant d’éléments judéo-chrétiens.
Un tel cheminement pourra conduire ces jeunes à lire et comprendre les Écritures sous un nouvel angle, leur donnant aussi la possibilité d’animer eux-mêmes des études bibliques.

3. Ecouter, accompagner

Transmettre un héritage vivant est une facette essentielle. La capacité d'écoute de celui qui accueille est déterminante. Etre là pour l'autre et non pour soi, l'accompagner sur son chemin sans l'entraîner sur le nôtre.

4. Travailler sur les valeurs et la citoyenneté

L'aumônerie se positionnera comme un lieu privilégié au sein de l'établissement scolaire, d'une vie citoyenne, basée sur des valeurs collectives favorisant ainsi l'ouverture à l'autre, en vue d'un enrichissement mutuel. Elle se préservera de devenir un « ghetto chrétien », en son sien, chaque jeune qu'il soit chrétien ou non, se sentira valorisé comme individu et citoyen.
Elle respectera le cadre laïque de l’établissement public et au besoin contribuera à le faire comprendre et accepter.
Elle respectera le cadre laïque de l’établissement public et au besoin contribuera à le faire comprendre et accepter.

VI- Les relations avec les Églises locales

L'Église locale d'où est issu le projet devra solliciter et informer les autres Églises locales en vue d'une éventuelle collaboration.

L'aumônier ne devant pas travailler seul, il sera entouré d'une équipe. Celle-ci aura à cœur de le soutenir, de l'encourager et veillera à la bonne mise en œuvre du projet d’aumônerie (organisation, contenu, etc.).

Cette équipe sera composée de membres issus de son Église d'appartenance – qui devra être engagée en faveur du projet – et, si possible, de membres des autres communautés protestantes sollicitées, prêtes pour une collaboration. C’est à cette équipe qu’il rendra compte de son activité.

Il est souhaitable que des réunions régulières soient organisées (une fois par mois par exemple) pour que l'aumônier puisse parler de son travail (difficultés, encouragements), et être écouté. Elle pourra ainsi, le cas échéant, d'après les différents constats, réorienter ses forces vers tel ou tel point.

L'équipe d'aumônerie pourra aider à la bonne marche de l'aumônerie par des courriers aux parents d'élèves, par des collectes de fonds, par une participation aux activités ou par tout autre action, en restant dans les limites imparties à sa responsabilité d'encadrement de l'aumônerie. Elle veillera à informer régulièrement les communautés protestantes engagées ou désireuses de suivre le projet.