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Cahier biblique n° 52

« La mort en lien»

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Paru en automne 2013

Sommaire

« Dossier » :
• « Liminaire » (Corina Combet-Galland, Christine Renouard)
• « Le réveil de Lazare :
Jésus présent aux frontières de la mort » (Anne Pénicaud)
• « De l'homme maudit au Fils de Dieu :
la mort comme paradoxe créateur dans les lettres de Paul » (Simon Butticaz)
• « Récits de la Passion, lien de la vie à la vie » (François Vouga)
• « Mourir de la mort des justes » : la mort édifiante dans les récits des Dernières Heures au XVIIe siècle (Inès Kirschleger)
« Ouvertures » :
• « Les Sept Paroles du Christ en croix : la voix musicale du Christ » (Beat Föllmi)
• « Sept toiles du Christ en croix » (Macha Chmakoff)
• « Les Soins Palliatifs : un art de mourir ? » (Marie-Thérèse Hautier)
• « Les morts de Rainer Maria Rilke, alias Malte Laurids Brigge » (Renée Koch Piettre)
« Réflexions » :
• « Le défi du monothéisme » (Gérard Siegwalt)
« Actualité du livre » :
• « L'inconscient au paradis d'Agnès Desmazières » (F. Rognon)
• « Le haubois du pasteur Robert (CD) » (B. Föllmi)
• « Les religions dans le monde d'Odon Vallet » (B. Föllmi)

Cahier biblique n°51

« L'Apocalypse»

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Paru en automne 2012

Sommaire

« Dossier » :
• « Liminaire » (Elena Di Pede)
• « Liturgie chrétienne et idéologie impériale.
L'Apocalypse de Jean et l'"idolâtrie romaine » (Elian Cuvillier)
• « L'Apocalypse prédit-elle le cous du temps ?
Etude sur la temporalité des septénaires » (Jacques Descreux)
• « Bonheurs et malheurs de l'Apocalypse de Jean » (Joël Rochette)
• « Gens qui pleurent, gens qui rient... Apocalypse 18 » (Patrice Rolin)
« Ouvertures » :
• « Un langage symbolique »
• « Bibliographie sélective de l'Apocalypse » (Jacques Descreux)
• « Le langage symbolique de l'Apocalypse et la littérature féministe latino-américaine : une lecture à partir de la stigmatisation et de la normativité» (Violetta Rocha)
• « Un regard sur la lecture de l'Apocalypse dans l'Afrique contemporaine » (Jimi Zacka)
• « Horizons des croyances apocalyptiques contemporaines » (Jean-François Mayer)
« réflexions » :
• « de la biographe considérée comme une saga contemporaine » (isabelle Cani)
« Ouvertures » :
• « Actualité du livre »

Cahier biblique n° 50

« La fidélité »

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Paru en automne 2011

Sommaire

« Dossier » :
• « Liminaire » (Soeur Anne-Etienne, Guy Balestier-Stengel)
• « La fidélité, une poétique en travail » (Corina Combet-Galland)
• « La fidélité dans le Nouveau Testament, à la recherche d'une notion » (Sylvie Franchet-d'Espèrey)
• « La fidélité chez les prophètes » (Elena Di Pede)
• « La fidélité de Dieu : en vivre et la faire vivre. Une étude du Psaume 22 » (Christine Renouard)
• « Tu diras à tes fils... » : La Pâque et la Cène (Hélène Marty)
• « La fidélité, du rebut à l'incarnation. Ruth et la femme adultère » (Renée Koch Piettre)
• « Rupture et permanence dans la fidélité de Dieu. Une lecture de Rm 9-11 » (Soeur Anne-Etienne)
• « La fidélité du disciple dans les Epîtres Pastorales » (Guy Balestier-Stengel)
• « La fidélité à l'épreuve des mots : comment définir le fidèle huguenot ? » (Inès Kirschleger)
« Ouvertures » :
• « Une séparation » (Renée Koch Piettre)  
« Réflexions » :
• « L'énergie de demain, un choix de société et un choix spirituel » (Gérard Siegwalt)
• « Je est un autre » : quelques réflexions autobiographiques de Martin Bucer, réformateur de Strasbourg (Annie Noblesse-Rocher)
« Actualités du livre »

Cahier biblique n° 49

« Une relecture de l'histoire : les Chroniques »

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Paru en automne 2010

Sommaire

« Dossier » :
• « Ecrire l'histoire à l'ombre du Temple » (Philippe Abadie)
• « Les débuts du royaume de Juda en 2 Ch 10-20 » (André Wénin)
• « Une femme étrangère a-t-elle assisté au sacrifice du roi ? »
Un autre regard sur la visite de la reine de Saba dans le livre des Chroniques (Innocent Himbaza)
• « La place et le sens des livres des Chroniques dans les canons bibliques » (Emmanuel Correia)
• « Bibiographie des Chroniques » (Philippe Abadie)
« Ouvertures » :
• « Sous le signe du vertige » (Sylvie Franchet d'Espérey)  
• « Ecritures et réécritures » (Inès Kirschleger)
« Actualités » :
• « Parmi les livres » (Gabriel Vahanian)
• «A propos de : Le tombeau de Calvin » (Gabriel Vahanian)

Cahier biblique n°48

« La Consolation »

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Paru en automne 2009

Sommaire

• « L’écriture de l’inconsolable, le livre des Lamentations » (Claire-Antoinette Steiner)
• « La consolation de Sion selon le livre d’Esaïe » (Christophe Nihan)
• « Je suis consolé d’être poussière et cendre » Traversée du livre de Job (Nicole Fabre)
• « Consolation et connaissance » A propos du potentiel théologique des discours d’adieu johanniques (Andreas Dettwiler)
• « La consolation à l’épreuve de l’humiliation » (Philippe Kabongo-Mbaya)
• « Ouvertures » :
   o La consolation dans l’Antiquité classique : Sylvie Franchet d’Espèrey
   o L’éloquence des larmes : Renée Koch Pierre
   o L’homme compassionnel : Christine Renouard
   o Le deuil et ses rites : Renée Koch Pierre
   o Une incroyable prière : Guy Balestier -Stengel
• « La maladie de Job » (Sun-Jong Kim)
• « Parmi les livres » (Gabriel Vahanian)

Cahier biblique n°47

« Alexandrie et la Bible » 

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Paru en automne 2008

Sommaire

• « Alexandrie du IIIe siècle avant au IIIe siècle après J. C. ». (Bernard Pouderon)

• « La Septante, ou « l’histoire minutieuse de l’avenir ». (Philippe Le Moigne)

• « La Lettre d’Aristée, ou le reflet d’un miroir, peut-être ». (Philippe Le Moigne)

• « Loi du Seigneur et loi du roi, le troisième livre des Maccabées : un drame judiciaire judéo-alexandrin ». (Joseph Mélèze Modrzejeweski)

• « Philon d’Alexandrie et l’exégèse allégorique » (Smaranda Badilita)

• « La philosophie grecque comme propédeutique à l’Evangile : Clément d’Alexandrie » (Catherine Broc-Schmezer)

Cahier biblique n°46

« Devenir Pierre : un destin d’apôtre »

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Paru en automne 2007

Sommaire

• « Pierre dans l’histoire et la littérature des deux premiers siècles ». (Christian Grappe)
• « Pierre le visionnaire. la réception de l’épisode de la transfiguration en 2 Pierre et dans l’Apocalypse de Pierre ». (Enrico Norelli)
• « Rocher et pierre d’achoppement : la figure ambiguë de Pierre dans l’évangile de Matthieu ». (Emmanuelle Steffek)
• « Susciter des pierres vivantes, un destin pour Pierre ». (Corina Combet-Galland)

Cahier biblique n°45

« Bible et mystique »

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Paru en automne 2006

Sommaire

• « L’eau et la soif dans les Psaumes. D’après la version poétique de Clément Marot et Théodore de Bèze ». (Inès KIRSCHLEGER)
•« Madame Guyon et Marie-Madeleine. Une figure mystique au cœur du Nouveau Testament ». (Michel CORNUZ)
•« La vie de l’apôtre Paul traversée par le mystère pascal. Une lecture de 2 Corinthiens 1-5 » (Sœur ANNE-ETIENNE)
•« La mystique de Paul – Le Paul des mystiques » (Waltraud VERLAGUET).
•« Grâce et théologie mystique au Moyen-âge : l’exemple de Jean Gerson - 1363-1429 –» (Marc VIAL)

Cahier biblique n°44

« Bible, Mythe et Vérité »

Paru en automne 2005

Sommaire

• Emmanuelle Mouyon – Liminaire

Qu’est-ce qu’un mythe ? Quels rapports la Bible entretient-elle avec la notion de mythe ? En quoi les mythes, et les textes bibliques s’ils en sont, visent-ils quelque chose de l’ordre de la vérité ? Le lecteur aujourd’hui, exégète ou non, peut-il y puiser de quoi penser son existence et le monde, pour s’y engager ? Voilà les questions qui nous ont motivés dans la constitution de ce Cahier Biblique.
Aucun article n’est une approche systématique des notions de mythe et de vérité, trop amples, et chaque auteur a travaillé de façon personnelle. Ce Cahier décline des compréhensions différentes des termes et des contenus qu’ils recouvrent, ce qui permet d’apprécier la variété d’interprétations possibles des textes.

• Colette Briffard – Comment lire les mythes ?

L’approche proposée ici s’appuie sur une fréquentation des textes de l’Antiquité et l’essai de rendre compte de la façon dont on peut les lire, selon quels repères et avec quels moyens. Pour entrer dans cette réflexion sur la lecture des mythes, pourrait-on s’accorder, simplement et de façon opératoire, sur l’idée qu’un mythe – et plus singulièrement un récit mythique, au risque même de la redondance – est pour une société donnée une tentative d’expliquer le monde, de dire comment les hommes le voient, le pensent, se pensent tout en se donnant une origine et une identité, bref le moyen de se représenter ses origines dans un passé indéfini, immémorial tout en visant à comprendre son propre présent ? On conviendra que si l’enjeu est d’importance, il n’est pas nouveau. […]. Le cadre de cet article voudra […] que l’on se contente d’aborder les mythes en limitant leur approche à celle de la lecture des récits mythiques. Tentons de mesurer quels sont les attendus de la lecture de ces récits anciens et de proposer une mise en œuvre de ces repères.

• Françoise Smith - Bible, Mythe et Vérité

Le mythe dans la Bible, la Bible comme mythe ; la Bible interprétée – c’est-à-dire lue – comme suscitant du mythe. Mais il y a aussi la mythologie, une rationalisation des mythes ; et là-dessus, démythiser ou non, déstructurer le mythe ou non. Donc, de quoi pas mal patauger avec le sentiment croissant que nous parlons peut être du mythe sans nous être expliqués avec lui et qu’en tout cas « vérité » ne s’oppose sans doute pas à « mythe ». Nous allons tout de même prendre le triangle tel qu’il nous est proposé parce qu’après tout, là où l’on parle de Bible, il s’agit en effet de mythe et aussi de vérité.

• André Wénin – La fraternité, « projet éthique » dans les récits de la Genèse

La fraternité est un des thèmes centraux de la Genèse. De Caïn à Joseph en passant par Jacob aux prises avec Ésaü et Laban, les histoires des frères s’y succèdent, proposant à l’attention du lecteur de belles variations narratives. Celles-ci invitent à réfléchir à ce qu’est être frère. On découvre au fil des pages que la fraternité est moins un donné de départ qu’un chemin difficile où bien des obstacles sont à traverser…

• Jean Alexandre – Des enfants et du pain (II Rois 2,19-25 et 4,38-44)

Ces deux récits de purification sont pourvus chacun d’un récit en écho, qui inverse les termes du premier au regard d’un même enjeu vital : suivant le cas, la procréation ou la nourriture. D’autre part ils font intervenir l’opposition du pur et de l’impur, non dans le domaine cultuel, mais dans l’aire de la vie quotidienne des simples gens. Enfin, ce sont des adjuvants triviaux qui accompagnent la Parole du Seigneur de l’Alliance dans la réalisation de son dessein. Derrière cela se profile ce choix radical : la vie ou la mort ? – Baal ou le Seigneur de l’Alliance ?

• Corinne Lanoir – Sommes-nous nés d’une catastrophe ou allons-nous à la catastrophe ?

La peur de la catastrophe est immémoriale, elle traque le genre humain depuis toujours, depuis que celui-ci est confronté à l’expérience de la discontinuité, des inondations qui détruisent ou fertilisent, du changement des saisons, de la mort et de la vie, des naissances et des disparitions, individuelles ou collectives. Très tôt aussi vont apparaître des tentatives de lutter contre cette discontinuité, des stratégies pour garder des traces qui ne s’effacent pas aussi vite que dans l’expérience de la vie et de la mort : des stèles de pierre qui gardent la trace d’un nom, d’un évènement, des listes d’objets fragiles, de phénomènes météorologiques, d’évènements importants. Raconter, construire des récits apparaît comme une façon de lutter contre le chaos.

• Corina Combet-Galland – Mythes et vérité métaphorique. Pour une lecture anthropologique des évangiles

Pour lire non seulement les récits les plus mythiques de la Bible, de création et de traversées fondatrices, mais l’évangile lui-même comme mythe, dans sa puissance à raconter et susciter les relations fécondes de l’existence, on peut emprunter avec gain aux travaux d’anthropologie structurale. Les récits fondateurs, mythes d’origine, réfléchissent l’humain dans son exposition à la réalité la plus concrète, mais aussi avec ses questions les plus délicates qui interrogent les frontières, primordiale et ultime, de la vie : d’où vient l’homme, où va-t-il ? Quel est le sens, l’orientation et la signification, de sa vie ? Qu’en est-il de sa mort ? Comment occuper sa juste place, en débat avec soi-même, dans l’amour toujours périlleux pour autrui, sous le regard du Dieu dont l’altérité appelle en moi ce que j’ai de plus propre, d’irréductible à mon appropriation même, quand il me donne à reconnaître ce que je n’ai jamais connu ?

• Priscille Djomhoué – Une histoire de rapprochement (Actes 10-11,18)

Les Actes racontent comment, sous l’impulsion de l’Esprit Saint, la parole de l’Évangile se déploie dans l’empire romain par la mission chrétienne. Cette parole doit dépasser le cadre du monde juif pour atteindre le monde païen, par le truchement des juifs qui l’ont reçue en premier lieu. Mais, comment cela peut-il être possible si on considère la loi juive qui interdit toute promiscuité avec les étrangers, en l’occurrence le Gentil ? «Vous savez qu’il est interdit pour un homme juif de s’attacher ou bien d’approcher un étranger » (Ac10,28a). Ac10-11,18, qui fonctionne comme récit paradigmatique de la réception de l’Évangile par les païens, travaille à briser le mur de séparation qui a longtemps existé entre juif et païen : en cela, il se définit, non pas comme un récit de conversion, mais comme une histoire de rapprochement. Autrement dit, le texte peut se lire comme l’établissement de relations cordiales entre ceux qui n’appartiennent pas au même groupe ethnique. Ce rapprochement est perceptible dans la manière dont Luc caractérise les deux personnages principaux et dans leur mise en mouvement.

• Jean-Pierre Molina – L’évènement trop vrai

A propos de mythe, démythologisation …tout a été dit et contredit et je n’irai pas me vanter de connaître toute l’histoire et les derniers rebondissements de la question. Je n’entrerai pas non plus dans le piège d’une lecture idéaliste qui confond son domaine d’étude et la réalité, sa lunette d’approche et l’espace qu’elle ausculte. Hostile, enfin, à ces formes hâtives de vulgarisation qui mélangent le soupçon scientifique et le dénigrement, conduisant inévitablement le public à identifier mythe et falsification, quête de l’origine et retard mental, eschatologie et illuminisme, je ne prétendrai pas mon propos dépouillé d’intentions prédicatoires et d’a priori théologiques.
Car je me situe en fondamentaliste cherchant à témoigner pour l’évènement derrière la composition narrative.

• Philippe de Robert – In memoriam André Caquot

• Pierre-Marie Beaude – L’exégèse narratologique : quels enjeux ?

La façon d’étudier la Bible est mouvante comme la vie. Il suffit de se retourner vers les 30 dernières années pour mesurer le chemin accompli. Aux approches de la Bible par la méthode historico-critique, se sont ajoutées les approches sociologiques, psychologiques, linguistiques. Ces dernières ont pris différentes formes. On parlait naguère d’analyse structurale, d’où a surgi la sémiotique de A. J. Greimas, ensuite est venu le temps de la rhétorique et de la narratologie. C’est à cette dernière que je voudrais consacrer ce court article, pour essayer de la situer dans le cadre général de l’interprétation de la Bible.

• Parmi les livres

Cahier biblique n°43

« La Bible à l’époque perse »

Paru en septembre 2004

Sommaire

• Florence Blondon – Liminaire

• Marie-Louise Fabre – Témoignage d’amitié et de reconnaissance à Pierre Geoltrain

• Pierre Briant – Unité politique et diversité culturelle et religieuse de l’Empire achéménide

Vers 550 av.J.-C., Cyrus d’Anshan, maître d’un petit royaume situé dans le haut pays perse, se lance avec les siens dans une entreprise de conquête qui, en quelques décennies, va aboutir à un profond bouleversement de la géopolitique du Moyen-Orient et de l’Asie centrale.

• Jean-Louis Ska – Le Pentateuque et la politique impériale perse

Cet article présente la théorie de Peter Frei qui apporte des précisions importantes à l’idée selon laquelle le Pentateuque a trouvé sa forme actuelle durant l’époque perse. Puis certains points majeurs de cette théorie sont critiqués. Enfin, une solution légèrement différente est proposée.

• Thomas Römer – La mort de Moïse (Dt 34) et la naissance de la Torah à l’époque perse

« De cinq ou six rouleaux ? La Torah est-elle une épopée conduisant Adam du jardin d’Eden à l’assemblée des douze tribus d’Israël à Sichem… ou bien, selon le Deutéronome, arrête-t-elle le moderne fils d’Israël en suspens sur le mont Nébo, au seuil encore inviolé de la terre de Canaan ? ». Cette question, reposée récemment par J. Cazeaux, mérite en effet d’être examinée.

• Arnaud Sérandour – Prophétie et apocalyptique. Le cas du livre de Zacharie.

Zacharie compte parmi les plus anciens témoins de l’évolution stylistique et thématique de la prophétie. On s’efforcera, dans un premier temps, de caractériser le message prophétique et la nature de la révélation que délivre Zacharie, laquelle ne saurait être étrangère aux nouveautés stylistiques. En un second temps, on étudiera l’herméneutique propre à la révélation que manifeste le livre et dont témoigne toute la littérature apocalyptique.

• Jean-Daniel Macchi – Dieu, la Perse et le courage d’être juive. Réflexions sur Esther 4.

Le livre d’Esther nous transporte à la cour du grand roi perse Ahashwéroch (Xerxès). Les juifs sont promis à l’extermination après la promulgation d’un décret antisémite à l’initiative d’un certain Haman. Face à la terrible menace qui pèse sur eux, la reine Esther d’origine juive est sollicitée. Interviendra-t-elle pour son peuple ou demeurera-t-elle silencieuse dans l’incertaine quiétude de la cour royale ? Aura-t-elle le courage d’être juive ? C’est ce dilemme que le 4 ème chapitre du livre d’Esther met en scène.

• Georges Visser’t Hooft et Jan-Albert Roetman – Esdras-Néhémie et la question de l’identité.

Comment sauvegarder l’identité d’un peuple à une époque où cette identité n’est plus signifiée à travers le modèle habituel d’un état-nation ? Voilà la grande question à laquelle la communauté juive post-exilique est confrontée et à laquelle les différents courants présents dans cette communauté vont tâcher de répondre. Au travers de cette question, on touche aussi au thème des mariages mixtes, et au problème du rapport avec « l’étranger ».

• Eléments bibliographiques.

Cahier biblique n°42

"L'épître de Jacques"

Paru en 2003

Sommaire

• Sophie Schlumberger - "Liminaire"

• Françoise Smyth - "In Memoriam Pierre Bonnard"

• Didier Fougeras - "L'Epître de Jacques, dernière Sortie avant la Grande Eglise ?"

Qui est l'auteur de l'épître dite 'de Jacques' ? L'un des quatre ou cinq 'Jacques' du N.T. - et pourquoi pas un autre encore ? La problème à la fois se complique et se simplifie avec l'hypothèse de la pseudépigraphie. Si celle-ci conduit à dissocier la recherche en paternité réelle de la recherche en paternité alléguée, elle oriente du même coup la seconde recherche vers une figure marquante, dont il soit au moins utile de se réclamer.

• Pierre Keith - "Les destinataires de l'Epître de Jacques"

Le peu d'indication fournies par l'épître sur ses destinataires est en soi significatif. Pour le dépasser, trois pistes peuvent alimenter la réflexion sur les questions de leur identité et de leur situation : 1) l'identification figurative des destinataires dans l'adresse ; 2) le profil communautaire reflété dans l'emploi du vocatif 'frères' ; 3) les exhortations concernées principalement par les difficultés de la vie collective. Cette triple perspective brosse le portrait d'un destinataire d'origine juive, vivant une situation difficile d'immigration et confronté à des tensions qui menacent la foi et la cohésion de son groupe.

•Jean-Claude INGELAERE - "La structure littéraire de l'Epître de Jacques"

L'auteur de l'épître de Jacques est un homme éduqué, formé aux techniques rhétoriques. Pourtant, l'organisation d'ensemble de son texte reste problématique. Cette question a été souvent éludée en raison du genre parénétique du document. Jacques a toutefois écrit une véritable lettre et il avait probablement un plan. Mais il avait davantage le souci de suggérer l'unité de son propos que d'en faire apparaître les parties.

• Bernard ROUSSEL - "Histoire de la Réception de l'Epître de Jacques"

Limitée aux périodes médiévales et 'modernes', l'histoire de la réception de l'épître de Jacques présentée ici se focalise sur deux questions, celle de l'identification de l'auteur et celle du rapport entre cette épître et les enseignements pauliniens, avec un intérêt tout particulier pour les versets 14-26 du chapitre 2. La réponse à ces deux questions a en effet décidé de la canonicité et de l'autorité reconnues à l'épître.

• Patrice ROLIN - "Les Epreuves de la Foi : Jacques 1,1-19a, Analyse et Interprétation"

Dans cette première section de Jacques les thématiques de l'épreuve et de la tentation sont étudiées du point de vue du riche vocabulaire utilisé? L'hypothèse défendue ici est qu'il s'agit d'épreuves et de tentations auxquelles la foi est soumise dans la vie quotidienne.

• Christine RENOUARD - "La Maturité de la Foi selon Jc 2, 14-26"

L'épître de Jacques parle, comme Paul de la foi et des oeuvres, mais les mots ont changé de sens. Si la proximité lexicale entre les deux auteurs n'est pas fortuite (plusieurs arguments viennent en effet étayer l'hypothèse d'un emprunt délibéré à la terminologie paulienne), il reste à déterminer la visée de l'auteur de l'épître. Entend-il combattre un paulinisme dévoyé, qui prétexterait le rejet des oeuvres par Paul pour s'autoriser à un relâchement éthique ? A-t-il une mauvaise compréhension de la terminologie paulinienne, qui lui ferait rejeter la foi au profit des oeuvres ? Notre lecture nous amènera à découvrir que l'épître de Jacques, dans un contexte historique bien différent de celui de Paul, tente de redonner vie à la foi.

• Christine PRIETO - "Malédiction des mauvais Riches de la Communauté - Jacques 5,1-2"

L'épître de Jacques contient une violente malédiction contre les riches, propriétaires terriens spoliateurs et meurtriers (5,1-2). Ce cri prophétique a été préparé au fil de la lettre par plusieurs dénonciations de la suffisance et de la cupidité des riches ou des puissants. Nous faisons l'hypothèse que cette condamnation s'adresse en premier lieu à des membres de la communauté chrétienne. Elle peut dans un deuxième temps, avoir une valeur paradigmatique et s'appliquer à tout homme qui se comporterait de la sorte.

• Louis SIMON - "Pourquoi Aimer l'Epître de Jacques ?"  

C'est à cette question que l'auteur répond en adoptant résolument un point de vue subjectif. Familier de l'épître de Jacques, il nous convie à un parcours ponctué des grands thèmes qui traversent ce texte. Au fil de la méditation, l'actualité de ce texte s'impose, la présentation se fait prédication, et se termine sur une très bonne nouvelle : 'la grâce se rit du jugement'. 

Cahier biblique n°41

"Bibles en traduction"

Paru en 2002

Sommaire

• Colette BRIFFARD et Corinne LANOIR - "Liminaire : Bibles en traduction"

• Jan JOOSTEN - "Lire la Bible en traduction : Une perspective historique"

Bible et traductions de la Bible sont liées depuis toujours. Le caractère pérenne de la Parole présuppose une mise à jour et une traduction dans les langages plus récents. Mais le rapport entre le texte original et ses traductions se conçoit de plusieurs manières. Dans une esquisse historique, trois modèles de traduction biblique sont brièvement retracés : la traduction-écriture, qui se substitue à l'original ; la traduction en contrepoint, qui accompagne l'original et la traduction scientifique, qui évoque l'original par un apparat de notes critiques.

• Colette BRIFFARD - "Gammes sur l'acte de traduire"

Il est toujours stimulant de constater la présence d'une même 'histoire' ou d'un même scénario dans deux traditions que sont la Bible et le recueil des Fables d'Esope. Le propos est, dans cet article, de suivre les aventures d'un scénario et d'en visiter les différentes écritures d'un texte à l'autre : liberté prises, dépendances évidentes ou sélections imposées.

• Jean-Marc BABUT - "La traduction par équivalence dynamique"

On se propose ici de développer, en l'appliquant au texte biblique, le programme de traduction excellemment formulé dans la définition que donne du verbe 'traduire' le dictionnaire dit Le Petit Robert : 'Faire que ce qui est énoncé dans une langue naturelle le soit dans une autre, en tendant à l'équivalence sémantique et expressive des deux énoncés.'

• Christiane DIETERLÉ - "La Bible au risque des traductions"

La traduction des textes bibliques est un laboratoire d'observation privilégiée des problèmes que pose la traduction en général. Mais elle pose aussi des problèmes spécifiques dus en particulier à son statut de texte canonique, avec les présupposés qui y sont liés. La diversification des traductions constitue une complémentarité nécessaire dans la ligne même du pluralisme biblique.

• Didier FOUGERAS - "Nommer Dieu en traduction biblique quelques réflexions autour de la Nouvelle Bible Segond "

La nomination de Dieu dans la Bible est un enjeu auquel nul traducteur ne peut échapper. L'auteur se propose d'explorer cette question précisément et de faire partager ainsi au lecteur la dimension théologique et idéologique des choix faits autant que la responsabilité du traducteur.

• Tomas RÖMER - "Traductions et paratextes : Sur le problème des annotations dans les Bibles modernes"

La présence de commentaires marginaux, de notes et de titres dans la plupart des Bibles modernes pose un problème intéressant du point de vue de la relation entre une traduction et le commentaire qui l'accompagne (son paratexte). On analysera ici les raisons et les enjeux de ce phénomène, ainsi que l'une de ses principales implications. Dans le cas particulier des Bibles qui offrent au lecteur des notes d'exégèse historique, ces remarques doivent être continuellement révisées, afin que soient pris en compte les développements récents de l'exégèse. On en offrira ici un exemple avec le cas de la révision en cours de la TOB.

• Daniel LYS - "La Bible en quête de langage(s")

On lira ici une analyse très précise de la Bible, nouvelle traduction (Bayard), selon six critères déterminés par l'auteur et débouchant sur une interrogation concernant l'idéologie et la théologie sous-jacente.

• Serge GUILMIN - "D'une Bible à l'autre"

La Bible 'Chouraqui' est parue en 1985. Le livre de la Genèse avait fait l'objet d'une première édition en 1974 et avait donné lieu de la part de Henri Meschonnic à une vigoureuse critique. On a pu lire dans la suite d'ouvrages intitulés Pour la Poétique les griefs qu'il adressait alors à André Chouraqui.

• Jean-Pierre STERNBERGER - "Les Bibles pour enfants ou les aventures de Targoum et Midrach"

Les 'Bibles pour enfants' constituent souvent le premier voire le seul contact de nos contemporains avec la Bible. Reprenant un dossier publié en 1981, cet article analyse plusieurs productions et tente de dégager quelques tendances.

Cahier biblique n°40

"D'un Testament à l'autre"

Paru en 2001

Sommaire

• Véronique GILLET - " Généalogies anciennes, généalogies nouvelles. Formes et fonctions "

L'écriture généalogique est une forme d'écriture non pas rigide mais au contraire très fluide grâce à laquelle on peut construire un discours particulier. C'est vrai des généalogies anciennes, celles de la Bible hébraïque, mais aussi des généalogies nouvelles de Jésus dans Mathieu et Luc. Si la fonction première de la généalogie est normalement d'établir la filiation, elle peut aussi dire exactement son contraire, à savoir l'élection.

• Jean MILER - " Le travail de l'accomplissement : Matthieu et les Ecritures "

Cet article prend pour objet les différentes marques de présence des Écritures (références, citations, allusions) dans l'Évangile de Matthieu avec une attention particulière portée aux citations d'accomplissement. Commentaire du narrateur, ces dernières fonctionnent comme double interprétation du récit de la vie de Jésus et des Écritures. Dans le contexte de la rupture avec la Synagogue, Matthieu opère ce travail de tissage pour faire comprendre aux membres de sa communauté judéo-chrétienne comment l'envoi vers les nations était en germe dans la vie de Jésus et comment dans cette nouveauté les anciennes prophéties trouvent le chemin de leur accomplissement.

• Emmanuelle STEFFEK - " Luc-Actes et l'Ancien Testament "

Les catégories linguistiques de mimesis et d'anamnesis mettent en évidence la manière dont l'auteur de Luc-Actes fait appel à l'Ancien Testament, tantôt de façon déclarée, tantôt beaucoup plus allusivement. Les outils de l'analyse narrative, quant à eux, aident à déceler quelles visées Luc assigne à cette utilisation de l'Écriture : en recourant à l'ambivalence sémantique, Luc espère se faire comprendre tant d'un public juif que païen d'origine ; il manifeste aussi son désir de permettre au lecteur d'acquérir une compétence, et de le rendre ainsi participant actif et impliqué dans l'acte de lecture. Quelques textes-clé (Lc 1-2 ; Lc 4, 16-30 ; Ac 10-11 ; ect.) supportent la démonstration.

•J.J. MÜLLER - " Les citations de l'Ecriture dans le IVe Evangile "

Si vous ne croyez pas à ces écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? (Jean 5,47)
L'interprétation théologique du IVe Évangile dépend pour une large part de la manière dont on envisage sa relation avec l'Écriture. Or, il n'est pas aisé de repérer les diverses formes de présence de l'Écriture dans le IVe Évangile, en particulier les allusions. D'où des appréciations divergentes, voire opposées.
Cet article se propose d'examiner les passages de l'Évangile où la présence de l'Écriture est évidente, à savoir les citations, qui sont repérables grâce à des formules d'introduction. Dans cet examen forcément rapide, l'attention se porte surtout sur la manière dont l'évangéliste s'approprie l'Écriture et l'insère dans son écrit.
Le IVe Évangile est une méditation sur la personne et la destinée de Jésus sous la forme d'un drame qui s'achève et culmine à la croix et dans lequel s'accomplit le dessein salvifique de Dieu. Les citations de l'Écriture, qui se trouvent essentiellement dans des propos de Jésus et des réflexions de l'évangéliste, sont mises au service de ce projet dramatique et théologique.

• Roselyne DUPONT-ROC - " Quand Paul lit les Ecritures à partir de Jésus-Christ "

La révélation du Ressuscité a bouleversé et définitivement réorienté l'existence du pharisien Paul. Or, il rend compte de son expérience et de sa mission nouvelles en puisant dans sa culture juive ; c'est aux Écritures juives, ce que nous appelons l'Ancien Testament, qu'il emprunte le vocabulaire, les citations, les traditions d'interprétation pour tenter de dire l'inouï du salut en Jésus-Christ. C'est exprimer la rupture en termes de continuité. Paul convoque des éléments de l'histoire d'Israël, mais il refuse d'y voir une histoire de salut. Tout est relu à partir du Christ, devenu l'unique clé d'interprétation des Écritures Et la figure d'Abraham, évoqué comme type du croyant, devient en Christ contemporaine des chrétiens issus du paganisme et désormais également bénéficiaires de la promesse.

• Christophe SINGER - " Abolir, accomplir, dépasser : quel modèle pour quelle compréhension de la foi chrétienne ? "

La foi chrétienne est fondée sur un événement historique situé dans une tradition . Le rapport entre l'événement dont rend compte le Nouveau Testament et la tradition vétérotestamentaire prend la forme d'une fécondation réciproque dans la continuité, mais aussi dans une reprise paradoxale. Cette herméneutique, fondée elle-même sur la mort et la résurrection de Jésus le Christ, est en rupture par rapport aux traditions de lecture juives auxquelles elle emprunte néanmoins beaucoup de traits.

• Daniel A. GLOOR - " G.K. Beale, 'Jonh's Use of the Old Testament in Revelation': notes de lecture"

Cahier biblique n°39

"L'amour dans tous ses états"

Paru en 2000

Sommaire

• Isabelle GRAESSLE, " Des "soap operas" avant la lettre ? Les couples bibliques et l'amour "

Pour qui traverse leurs histoires d'amour, les couples bibliques apparaissent terriblement proches des réalités conjugales actuelles. Le parcours entrepris ici passe d'abord par les aventures patriarcales, montrant dans la répétition de l'intrigue, la lourdeur des liens familiaux. Il se poursuit par le motif de la tromperie des hommes et des femmes, une constante de ce corpus amoureux, et se termine par l'analyse des affections ambiguës de David. Peu de leçons à tirer de cet itinéraire, si ce n'est une vision dégagée de préjugés normaux.

• Corinne LANOIR, " Mariages, conflits et violences : les amours difficiles de Yahvé pour Israël "

Un mari jaloux d'une femme volage, telle est la métaphore développée dans plusieurs textes prophétiques à propos de la relation entre Yhwh et son peuple. On ébauchera d'abord le parcours de cette vie conjugale tourmentée au travers de quatre textes : Osée 1-3, Jérémie 3,1-15, Ezéchiel 16 et 23, pour s'arrêter ensuite plus en détail sur Osée 2,4-25 et soulever en finale quelques questions à propos de la lecture de ces textes aujourd'hui.

• Jean-Daniel MACCHI, " Amour et violence. Dina et Sichem en Genèse 34 "

Le texte de Genèse 34 nous raconte l'histoire d'une jeune fille autour de laquelle se tisse un drame horrible. Je vous invite à enquêter avec moi sur les crimes perpétrés autour de cette jeune israélite. Nous chercherons à élucider la nature de ces délits, les mobiles qui les expliquent et, qui sait, peut-être découvrirons-nous que le coupable n'est pas celui qu'on croit. Nous ne pourrons pas relever les empreintes digitales sur les glaives des assaillants, ni procéder à une analyse génétique du sperme de l'amant. Nos outils seront ceux qu'offrent une lecture attentive du témoignage biblique, la seule trace qui reste de cette affaire. il nous faudra cependant être prudent car se cachent dans ce texte fondateur et mythique des interprétations divergentes du sens donner aux événements.

• Danielle VERGNIOL, " Adam et Eve, mariage d'amour, mariage de raison "

Avant Eve, Adam aurait eu une première femme, du nom de Lilith... Cela porte un coup à l'image généralement admise d'un couple originel " parfait ", du moins jusqu'à la chute. On ne trouve l'histoire de cette première femme que dans une littérature beaucoup plus récente que les textes bibliques, il est cependant intéressant de regarder sur quels éléments du texte même de la Genèse elle est fondée. Cela peut aider à comprendre " l'invention " de l'amour, ou peut-être la nécessité de certains mariages " de raison ", à travers la création d'un couple idéal.

• Silvia SCHROER et Thomas STAUBLI, " Jonathan aima David : amitié ou amour ? Quelques aspects de l'homoérotisme dans la Bible"

L'amitié entre David et Jonathan a été continuellement comprise par les poètes comme une relation érotique, alors que les exégètes de l'espace germanophone se refusent, maintenant comme avant, à percevoir la composante érotique dans le récit de cette relation masculine. La contribution qui suit essaie de favoriser cette perception au plus près du texte et d'ouvrir dans d'autres directions les argumentations figées. D'une part Saül, qui avait été complètement oublié dans les discussions, est ramené sur la scène des événements. D'autre part, à la place des textes de lois provenant du milieu biblique, peu productifs pour la reconstitution de la culture homoérotique de l'antiquité, nous introduisons ici des sources iconographiques riches d'informations, qui en disent plus sur l'amour entre hommes que bien des textes. Cet article est un essai de reconstituer, avec les moyens de la recherche historico-critique, la plausibilité de l'existence d'un amour entre hommes, dans la couche sociale supérieure de l'ancien Israël.

• Anne-Marie PELLETIER, " Vus du jardin du Cantique des cantiques, l'homme et la femme "

De tous les couples de la Bible, celui du Cantique des cantiques figure de la façon la plus éminente la beauté et la bonté de l'amour. Ce chant ouvre la lecture au bonheur d'un monde récapitulé dans l'harmonie. dans le même temps, il suggère quelques précieux savoirs sur l'homme et la femme, mais aussi sur l'amour par lequel le monde est créé et sauvé.

• Christiane DIETERLE, " Tu aimeras ton prochain comme toi-même " : l'amour du prochain selon le Lévitique et le Nouveau Testament

Cet article rend compte d'un travail effectué en cours de Nouveau Testament avec les étudiants de troisième année de licence de l'Institut Protestant de Théologie de Ndoungué (Cameroun) au premier semestre 1999-2000. Un repérage des citations de Lévitique 19,18b dans le Nouveau Testament nous a amenés à une lecture de l'amour du prochain comme de soi-même, tel que la Bible en parle, incarné dans des textes et des situations. Nous avons travaillé à partir des textes seuls, " nus ", de façon communautaire. Nous avons ainsi découvert ou redécouvert ensemble les possibilités que la lecture humble des textes ouvre.

• Jean ZUMSTEIN, " Dieu est amour "

Opérant par relectures successives, l'école johannique est l'auteur d'une intense réflexion sur l'amour de Dieu. L'amour est d'abord présenté par rapport à l'incarnation (Jn 3,16), puis dans son lien à la croix (Jn 13,1-11), enfin dans la lumière de Pâques (Jn 14). Deux relectures, celle du deuxième discours d'adieu (Jn 15), puis l'hymne à l'amour de 1 Jn 4,7-21, actualisent et approfondissent le message initial.

Cahier biblique n°38

"Pratiques divinatoires dans la Bible"

Paru en 1999

Sommaire

• Christophe NIHAN, " Du voyant au prophète, royauté et divination en Israël selon 1 Samuel 9, 1-10, 16 "

Parmi les différents passages de l'Ancien Testament qui rapportent le recours par le roi aux services d'un devin, ou à des procédés divinatoires, 1 S 9, 1-10, 16 occupe une place particulière. Il s'agit d'un récit élaboré, qui présente plusieurs traits singuliers. Sous sa forme actuelle, 1 S 9, 1-10, 16 raconte comment Saül, qui n'est encore qu'un jeune homme, alla s'enquérir des ânesses de son père auprès d'un " voyant ", et comment celui-ci lui révéla à cette occasion que Dieu l'avait choisi comme " chef militaire " pour son peuple. Le lecteur découvre ainsi que cette consultation, banale en apparence, a en réalité pour objet rien moins que la désignation du premier roi d'Israël. en outre, le voyant que Saül vient consulter se révèle être Samuel lui-même, l'un des principaux prophètes de l'Ancien Testament. 1 S 9, 1-10, 16 dit donc vraisemblablement quelque chose d'essentiel sur la manière dont l'Ancien Testament conçoit le rapport entre divination et royauté ; encore s'agit-il de savoir ce qu'on est légitimement en droit de chercher dans le récit de cette consultation.

• Patrice ROLIN, " La nuit chez la sorcière "

L'article qui suit envisage tout d'abord la péricope de 1 Samuel 28, 3-25 en elle-même. Les affinités de cette scène avec la tragédie antique y sont ensuite relevées. Le vocabulaire de la nécromancie et de la divination y est présenté. Une dernière partie traite de la relecture de cet épisode dans ses différents contextes scripturaires.

• Dany NOCQUET, " Les interdictions du Deutéronome et leur signification. L'exemple de l'interdit de la divination "

Il est courant d'opposer les deux Testaments de la Bible : le premier représente la Loi et le second la Grâce. Cette opposition arbitraire est sans doute renforcée par les nombreux interdits que contient l'Ancien Testament et qui lui donne un aspect rugueux et exigeant. Pourtant, les deux testaments sont l'un et l'autre habités par la tension entre Loi et Grâce. Si le Nouveau Testament offre une nouvelle compréhension de la Loi par rapport à la foi au Christ, il convient de s'arrêter sur les interdictions de l'Ancien Testament pour montrer qu'elles sont aussi le lieu d'une réflexion sur la Loi et en particulier au sein du Deutéronome (Dt). Notre projet consiste à relire les interdits en Dt 12-26 dans le cadre du Proche-Orient Ancien pour en saisir la signification en nous arrêtant davantage sur l'interdiction de la divination.

• Catherine SALLES, " Pythies et sibylles contre augures et haruspices. La divination en Grèce et à Rome "

• Elian CUVILLIER, " La visite des mages dans l'Évangile de Matthieu ­ Mt 2, 1-12 "

L'épisode de la venue des mages à Bethléem est un récit depuis longtemps prisonnier du folklore de Noël. Dépouiller cet épisode du revêtement merveilleux dont plusieurs siècles d'histoire de la réception l'ont revêtu devrait aider à redécouvrir l'interpellation que l' évangéliste souhaitait adresser à ses auditeurs de la fin du premier siècle. Pour cela nous procèderons en quatre temps. Nous tenterons d'abord de définir à quel genre littéraire le récit appartient et à quelles traditions religieuses il puise. En un deuxième temps, nous nous intéresserons à deux éléments fondamentaux du récit : la figure des mages et de l'étoile. dans un troisième temps, nous montrerons comment le texte fonctionne dans le contexte de la narration matthéenne du récit de l'enfance de Jésus. Pour finir, nous soulèverons quelques enjeux du texte, tout particulièrement en lien avec le thème de ce cahier biblique.

•Sophie SCHLUMBERGER, " Appel au lecteur, lecture de Marc 13 "

Le chapitre 13 de l'évangile de Marc est fréquemment désigné comme l'une des trois apocalypses synoptiques ­ les deux autres étant Mt 24-25 et Lc 21. Une telle classification annonce un texte fait d'images extraordinaires, de visions, de spéculations sur l'avenir et les signes annonçant la fin des temps... Or cette page se joue de ce contenu conventionnel pour faire de son destinataire non un voyant ou un devin mais un lecteur exhorté à comprendre (v ; 14). Cet appel au lecteur est entré pour nous en résonance avec les travaux de U. Eco, et c'est à la lumière de quatre principes développés par cet auteur que nous souhaitons aborder Mc 13, 1-37.

Cahier Biblique n°37

"Josué"

Paru en 1998

Sommaire

• Thomas ROMER, " Le livre de Josué : Histoire d'une propagande, propagande d'une histoire "

• Philippe GUILLAUME, " Une traversée qui n'en finit pas " (Josué 3-4) "

Petit descriptif historique des groupes qui, au fil des siècles, se sont pressés au bord du Jourdain pour traverser avec Josué. On repère derrière cinq catégories de traversants, cinq époques cruciales de l'histoire d'Israël.

• Corinne LANOIR, " Rahab, traîtresse ou passeuse ?­ Josué 2 et 6 "

Que faire de l'histoire de Rahab, récit encastré dans celui de la prise de Jéricho comme sa maison est encastrée dans les murailles de la ville ? Pourquoi ce personnage s'est-il maintenu dans la tradition juive et chrétienne, apparaissant jusque dans la généalogie de Jésus devant Matthieu, comme sa maison s'est maintenue malgré la destruction de la muraille ? Pourquoi de prostituée traîtresse est-elle devenue héroïne de la foi ? Que racontent les chapitres 2 et 6 du livre de Josué ? Reprenons quelques éléments de ces chapitres, pour voir ce qu'ils dessinent.

• Christiane DIETERLÉ, " Le monceau de pierres de Josué 7, 26 ou Que faire du Dieu cruel ? "

• Jacques BRIEND, " Josué 10 : une conquête en morceaux "

Josué 10 appartient à un ensemble littéraire, Jos 1-12, que l'on a pris l'habitude de considérer comme le récit de la conquête de Canaan par les tribus d'Israël. En réalité ce jugement global mérite un examen attentif pour en vérifier le bien-fondé. A première vue, Jos 10, 1-43, le plus long chapitre de cette vaste composition, prétend décrire la conquête par Josué de tout le Sud judéen. Mais comment les différentes parties de ce chapitre sont-elles agencées pour parvenir à ce résultat ? Quelle crédibilité historique peut-on accorder à une telle présentation ? L'effet du texte sur le lecteur n'est-il pas disproportionné par rapport à la vraisemblance tant géographique qu'historique ? Cette contribution propose de répondre à ces questions.

• A.Graeme AULD, " Le texte hébreu et le texte grec de Josué : une comparaison à partir du chapitre 5 ".

Le texte grec du livre de Josué est fort différent du texte hébreu sur lequel se basent nos traductions françaises. En lisant Josué en grec, on a parfois l'impression qu'il s'agit d'un autre livre (c'est notamment le cas pour la prise de Jéricho). Les diverses variations qui existent entre le texte grec et le texte hébreu ne sont pas seulement passionnantes pour les spécialistes de la critique textuelle, elles posent aussi un enjeu théologique. Les manuscrits de Qumran montrent qu'il y a eu des communautés qui utilisaient les deux versions de Josué sans être gênées par le fait qu'elles divergent sur beaucoup de points. En quoi réside alors la " vérité " du texte biblique ? A. G. Auld ouvre pour nous ce dossier en comparant les deux versions de Jos 5.

• Jacqueline MOATTI-FINE, " Jéricho à la lumière des lectures anciennes "

Le texte massorétique comme la traduction grecque des Septante font de la prise de Jéricho un événement plus religieux que militaire. La comparaison entre les textes hébreu et grec montre deux mises en scène différentes du rituel autour de la ville ; Jéricho et ses acteurs susciteront de riches commentaires chez les lecteurs juifs et chrétiens, en particulier chez Origène.

• Carl S. EHRLICH, " Josué dans le judaïsme "

Entretien avec Jean-Pierre FAYE, " De Josué conquérant à la cité de la paix, un parcours libre sur la frontière ".

Cahier biblique n°36

"Récits, histoires, historiographies"

Paru en 1997

Sommaire

• Thomas ROMER - "Historiographie et identité"

• Daniel MARGUERAT - "Le premier historien du christianisme (Luc-Actes)"

• Dany NOCQUET - "Abraham ou le père adopté"

Après un rapide bilan des recherches sur l'historicité de la tradition abrahamique, cet article montre que le cycle d'Abraham, composé aux périodes exilique et post-exilique, est à lire comme une interprétation renouvelée des traditions de Jacob et de Moïse. Là se cache une autre façon de considérer l'historicité d'Abraham.

• Corinne LANOIR - "Le livre des Juges, l'histoire et les femmes"

Que raconte le livre des Juges et qui le raconte ? Après une brève enquête sur les recherches diachroniques actuelles à propos de l'histoire de la rédaction de ce livre, on proposera une mise en perspective synchronique mettant en avant le rôle des figures féminines dans le récit à partir de la première qui apparaît : Aksa (Jg 1, 12-15).

• Philippe ABADIE - "David, innocent ou coupable ?"

Nouveau regard sur 1 Chroniques 21

• Sophie SCHLUMBERGER - "Un récit qui fait histoire, Jean 20, 1-8"

Au lendemain de Pâques, les disciples ont à faire le deuil de la présence de Jésus. Au lendemain de l'exclusion de la synagogue, les chrétiens johanniques traversent une crise identitaire. Le récit fait se télescoper ces deux expériences et, mettant en place un trio de disciples Pierre, le disciples bien aimé, Marie et en opérant un certain nombre de recadrages, il travaille à la naissance d'une communauté de frères dans laquelle les fonctions d'autorité sont réparties.

• Patrice ROLIN - "Pierre, Paul, Jacques à Jérusalem"

Les récits d'Actes 15, 1-21 et Galates 2, 1-10 rapportent les mêmes événements dans la perspective propre à leurs auteurs. Après une comparaison des deux textes, le rôle argumentatif de chacun des récits dans son contexte est examiné.

• Andrianjatovo RAKOTOHARINTSIFA - "Historiographie et lecture socio-historique de 1 Corinthiens"

• Jean LAMBERT - "Les miracles et la brèche"

Les récits de miracles importent moins que la brèche qu'ils inaugurent. Ils ne sont que l'envers d'une histoire qui commence, une expérimentation de l'imprévisible, le moment fondateur d'un devenir radicalement neuf, et inattendu, dont les sépare un hiatus. Pour les comprendre ainsi, l'exégèse peut sortir elle aussi de sa clôture en reconsidérant ces textes comparativement à d'autres littératures, et risquer sa lecture comme une brèche ouverte pour l'inattendu d'un sens. Et donc faire ce que dit le texte au moment où elle tente de dire ce qu'il fait.

• Suzanne CITRON - "Histoire, historiographie, mythe national"

L''Histoire de France' est en fait une construction historiographique autour de l'Etat-Nation, entité géopolitique née de la Révolution. Notre histoire nationale est ainsi une historiographie dont la colonne vertébrale est le pouvoir de l'Etat. Il est possible aujourd'hui de découper les sédiments historiographiques accumulés au cours des siècles. Les historiens libéraux et républicains du XIXème siècle les ont intégrés dans un schéma du passé que l'école primaire obligatoire de la IIIème République a banalisé.

Cahier biblique n°35

"Le Sacrifice"

Paru en 1996

Sommaire

• Alfred MARX - "Le sacrifice dans l'Ancien Testament, regard impressionniste sur un quart de siècle de recherches"

• Jean-Pierre STERNEBERGER - "L'holocauste à la frontière. Une lecture de 2 Rois "

Les différents commentaires traditionnels juifs laissent apercevoir un certain embarras concernant la fin de 2 Rois 3, un sacrifice humain qui donne au roi de Moab la victoire sur Israël. L'approche historique et rédactionnelle du chapitre laisse entrevoir la possibilité de deux remaniements d'un texte ancien. L'étude souligne en outre l'importance de l'holocauste comme ultime tentative d'en appeler au dieu dont le peuple est attaqué et le territoire menacé. Du côté d'Israël, toutefois, point n'est besoin d'un tel sacrifice pour que YHWH intervienne.

• Samuel BENETREAU - "La mort de Jésus et le sacrifice dans l'épître aux Hébreux"

'Il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, avec son propre sang' (He 9, 11-14) La notion de sacrifice présente dans l'épître aux Hébreux, du moins telle qu'elle est perçue traditionnellement, fait l'objet de sévères critiques : peut-on libérer l'?uvre d'une conception héritée de l'Ancien Testament qui heurte la sensibilité moderne ? L'étude de He 9, 11-14, texte où le vocabulaire sacrificiel abonde dans le cadre d'une comparaison entre l'ancien culte et celui qu'instaure le Christ grand prêtre nouveau, montre que, pour l'auteur, il faut l'association paradoxale de trois termes pour rendre compte de l'originalité de la nouvelle alliance, concernant le sacrifice comme d'autres aspects : continuité, rupture, supériorité. L'accent est placé sur l'innovation la plus saisissante : l'entier consentement du Christ victime, en accord avec la volonté du Père.

• Christiane DIETERLE - "Par-delà le voile : l'épître aux Hébreux et le sacrifice (He 6, 13 à 10, 21) "

Nous vous proposons ici une manière d'enter dans l'épître aux Hébreux, à peu près telle que nous l'avons vécue au cours d'un week-end des Equipes de Recherche Biblique. Ce week-end s'insérait dans le programme 1995-1996 sur le thème du sacrifice, avec tout d'abord des lectures plurielles du 'sacrifice' d'Isaac en Genèse 22 (décembre 1995), le travail présenté ci-dessous sur des textes de l'épître aux Hébreux, accompagné d'un apport sur l'oeuvre de René Rigard (février 1996), et en dernier lieu la session nationale sur le sacrifice dans les traditions vétérotestamentaires (mai 1996). Les pistes de travail qui suivent sont prévues pour deux ou trois séances de groupe. Elles peuvent être prolongées par une lecture de toute l'épître à partir de son centre, et par une réflexion sur les découvertes opérées.

• Jean LAMBERT - "La ligature d'Isaac et la non-confusion des générations"

• Jean-Daniel MACCHI - "Le sacrifice samaritain de la Pâques"

• Jean ANSALDI - "Le sacrifice comme séduction du Dieu obscur"

• Jean-Pierre CHARCOSSET - "Des choses cachées aux intelligents et aux sages"

René Girard et le sacrifice. Rituel ou spontané, le sacrifice est la seule issue trouvée par les sociétés humaines pour échapper à la violence, mais c'est encore la violence qui s'y satisfait et qui s'y dissimule aux dépens des victimes. Un seul texte révèle 'des choses cachées depuis la fondation du monde' : le texte biblique. Tel est le résultat des lectures de René Girard, organisées autour de l'hypothèse du 'mécanisme victimaire'. Sa révélation, longtemps différée, nous appelle aujourd'hui avec urgence à prendre autrement nos responsabilités.

• Jean-Pierre MOLINA - "Le sacrifice, désir de payer, besoin d'être pardonné"

• M. ETIENNE, J.-P. VERNANT et al. - "La cuisine du sacrifice en pays grec"

• Notes de Lecture - Paris : Gallimard, 1979, 336 pages.

• Francis SCHMIDT - "La pensée du Temple. De Jérusalem à Qoumrân"

• Notes de Lecture - Paris : Seuil (la librairie du XXème siècle), 1994, 370 pages.

Cahier biblique n°34

"Trajectoires pauliniennes"

Paru en 1995

Sommaire

• C. SALLES - "La lettre, expression de la pensée dans le monde greco-romain"

L''art d'écrire une lettre' n'appartient pas à un genre littéraire codifié tel que le conçoivent les Anciens. Pourtant, dès le début de l'époque hellénistique, les Grecs voient dans l'épître une technique nouvelle et 'personnalisée' de communication des idées et des connaissances. C'est ainsi que se constitue une forme littéraire 'parallèle', avec ses règles, ses divisions, ses chefs-d'oeuvre et ses contrefaçons, par laquelle s'exprime une grande partie de la pensée antique, grecque ou latine.

• Corina COMBET-GALLAND - "Un héritage en travail : Paul et la confession de foi"

• Andreas DETTWILER - "L'épître aux Colossiens : un exemple de réception de la théologie paulinienne"

L'épître aux Colossines, un écrit deutéro-paulinien, incarne l'essai à la foi nécessaire et risqué visant à reformuler les aspects centraux de la théologie paulinienne dans une nouvelle situation historique et à maintenir par là l'héritage de Paul.

• Jean-Daniel DUBOIS - "Les pastorales, la gnose et l'hérésie"

S'il faut qu'il y ait orthodoxie pour qu'il y ait hérésie, les épîtres pastorales attestent d'un combat contre des adversaires qui n'est pas encore celui des Père de l'Eglise contre les hérésies au milieu du IIème siècle. En repérant divers éléments des positions des adversaires, on peut rapprocher tout au plus leur conception du salut des tendances gnostiques plus tardives.

• Christian GRAPPE - "De quelques images de Paul et de la manière dont elles se déploient au cours des deux premiers siècles"

• Sophie SCHLUMBERGER - "Saul renversé. Actes 9 : le récit d'une identité reconstruite"

Le récit de la conversion de Saul s'achève fréquemment sur la mention de son baptême et de sa guérison par Ananias. Or c'est bien plutôt toute la page d'Actes 9 que Luc nous invite à lire pour découvrir comment Saul, héros de la persécution contre les disciples du Seigneur , une fois retourné, devient le porte-parole privilégié du Seigneur, présence au monde de l'Absent.

• Peter W. DUNN - "L'image de Paul dans les 'Actes de Paul'"

Selon la plupart des spécialistes, les 'Actes de Paul' 'AcPaul' présentent une image de Paul qui est non-paulinienne, c'est à dire, qu'elle comprendrait des traits étrangers au Paul historique et à ses épîtres. L'analyse qui suit montre au contraire que les épîtres pauliniennes fournissent l'inspiration aux sept traits de l'image de Paul dans les 'AcPaul'.

• D. MARGUERAT - "L'héritage de Paul en débat : Actes des apôtres et Actes de Paul"

• Jean-Denis KRAEGE - "Luther lecteur de l'épître aux Romains"

Martin Luther a 'reçu' en un double sens l'épître de Paul aux Romains. Elle fut pour lui l'occasion de plusieurs avancées décisives du point de vue théologique et permit en particulier ce qu'il est convenu d'appeler la 'découverte réformatrice'. Le commentaire de cette épître fut également le lieu d'un approfondissement de ses méthodes d'interprétation des Ecritures.

Cahier biblique n°33

"Paroles prophétiques au temps de l'Exil : le livre d'Esaïe"

Paru en 1994

Sommaire

• Jacques VERMEYLEN - "Le 'deuxième Esaïe' dans le livre d'Esaïe"

Il ne paraît plus possible, en l'état actuel de l'exégèse biblique, d'attribuer tout le livre d'Esaïe au prophète du même nom, pas plus qu'on ne peut parler d'un 'deutéro-Esaïe' totalement indépendant ou d'une 'école esaïenne' à laquelle son auteur aurait appartenu. C'est sans doute un rédacteur du temps de Néhémie qui a réuni les recueils d'oracles de deux prophètes très différents celui du VIIIème siècle et l'anonyme du temps de Cyrus en fonction de sa théologie de l'histoire. Le livre est le fruit d'un processus d'écriture qui s'étend sur plusieurs siècles ; il n'en a pas moins son harmonie.

• Thierry LEGRAND - "Esaïe 40, 1-11, un récit de vocation ?"

Ces quelques versets qui ouvrent le Deutéro-Esaïe constituent un récit de vocation prophétique d'un genre nouveau. A la fois programmatique et structurant pour les chapitres qui suivent, l'appel qui s'y fait entendre ne s'adresse pas à une personne particulière, mais à toutes les voix prophétiques du peuple. 'Sous une puissante inspiration il vit la fin des temps et consola les affligés de Sion'. Si 48, 24

• Reinhard Gregor KRATZ - "Cyrus, Messie de Dieu"

En Esaïe 40-48, l'utilisation de titres royaux comme 'oint', 'berger', 'serviteur' de YHWH, pour désigner Cyrus, le roi d'une puissance étrangère, étonne le lecteur et l'exégète. Le roi perse est présenté comme le vainqueur des nations, et le sauveur d'Israël et du monde. Cette image théologique positive de Cyrus, 'Messie de Dieu', se développe en deux phases, dont l'arrière-plan est mis en évidence. Ces passages servent à montrer que YHWH, le Dieu d'Israël, est unique et universel.

• Hans-Jürgen HERMISSON - "Le Dieu caché dans le livre d'Esaïe"

La plainte de celui qui attend de Dieu un secours qui ne vient pas appartient à la tradition d'Israël. Dans le livre d'Esaïe, le Dieu caché remplit plusieurs fonctions : figure du jugement et question sans réponse dans le premier Esaïe, le caractère caché de Dieu est compris comme la préparation de son intervention salvatrice dans le second Esaïe ; il exprime enfin l'impatience devant un salut qui tarde dans le troisième Esaïe.

• Thomas ROMER - "Monothéisme et réconciliation en Esaïe 40-55"

La catastrophe de l'Exil allait entraîner chez les Israélites des conséquences sur leur foi. C'est alors que, dans un effort de redéfinition, l'on voit surgir des confessions monothéistes, notamment dans le deuxième Esaïe (Es 40-55). Mais cette redéfinition devait tenir compte des tensions internes du judaïsme. La Golah a valorisé un mythe d'origine 'exodique' (Egypte, Exode), tandis que le peuple resté dans le pays s'est référé à une tradition 'patriarcale, ou 'généalogique' (Abraham, Jacob). Les énoncés sur l'unicité de YHWH s'accompagnent donc d'une réflexion sur le rassemblement. Es 41,8 et Es 51, 1-11 sont des textes témoins de cette volonté de réconciliation.

• Bibliographie relative à Esaïe 40-55

Cahier biblique n°32

"Judaïsme et christianisme : deux identités en débat au Ier siècle"

Paru en 1993

Sommaire

• Folker SIEGERT - "La naissance de l'identité juive dans le monde antique"

Après son retour de Babylone, le peuple élu, rassuré par ses prophètes, affronte un monde qui devient de plus en plus uniforme, où ses observances particulières paraissent bizarres. La société juive, redevenant (en théorie) une théocratie exercée par des prêtres, est forcée de faire des compromis avec les pouvoirs en place. Ces compromis intellectuels créent, surtout dans la Diaspora, une apologétique qui est la source des théologies juive et chrétienne.

• Elian CUVILLIER - "Matthieu et le Judaïsme : chronique d'une rupture annoncée"

Les sources utilisées par Matthieu et la manière dont il construit son récit témoignent de l'histoire des relations entre la communauté judéo-chrétienne à laquelle il s'adresse et le Judaïsme pharisien qui lui est contemporain.

• Daniel GERBER - "Luc et le Judaïsme"

Luc donne un aperçu schématique et orienté de la scission provoquée au sein du "peuple de la promesse" par l'avènement de Jésus. Il porte un regard critique sur le refus de reconnaître en Jésus le Messie de Dieu et considère que l'ensemble constitué de la partie recentrée d'Israël et des croyants d'origine païenne forme désormais le "peuple du salut".

• C.M. TUCKETT - "Les logia et le judaïsme"

• A RAKOTOHARINTSIFA - "Paul aux prises avec le Judaïsme : la question de la loi et Romains 10, 1-4"

Après avoir rappelé la place et la signification de la Torah dans l'Ancien Testament et dans le judaïsme pharisien, l'auteur aborde la question de la compréhension paulinienne de la Loi à partir de l'interprétation de la situation d'Israël devant la Loi et devant Dieu qui se donne à connaître en Romains 10, 1-4.

• A.PAUL - "Jésus de Nazareth, le Méditerranéen"

L'auteur, responsable depuis 1972 du "Bulletin du judaïsme ancien" dans la revue "Recherches de Science Religieuse", nous propose sa compréhension de l'enracinement historique et culturel de Jésus de Nazareth.

• R. GOUNELLE - "Justin face à Tryphon : lorsqu'un philosophe converti au Christianisme critique le Judaïsme"

A travers une analyse des chapitres X-XLVII du Dialogue avec Tryphon, sont présentés les principaux axes de la remise en question par Justin de l'origine, du sens et de la mise en pratique de la Loi, ainsi que de la lecture juive de l'Ancien Testament.

Cahier biblique n°31

"Bible et Jugement de Dieu"

Paru en 1992

Sommaire

• Thomas Römer - "Le Jugement de Dieu et la chute d'Israël selon Exode 32"

• Isabelle Ullern-Weite - "Le Jugement à l'épreuve du livre d'Ezéchiel"

• Jean-Pierre Sternberger - "Jéricho : Jugement ou Carnaval ?"

• Bob Ekblad - "Le juste persécuté dans le Psaume 22"

• Elian Cuvillier - "Jugement et destruction du monde dans l'apocalypse de Jean"

Notes exégétiques sur Ap 8-9 et Ap 15-16

• Danielle Ellul - "Dérives autour d'un figuier : Matthieu 21, 18-22"

• Daniel Marguerat - "Terreurs dans l'Eglise : le drame d'Ananias et Saphira, Actes 5, 1-11"

• Jean Zumstein - "Le procès de Jésus devant Pilate"

Un exemple d'eschatologie johannique

• Isabelle Parlier - "La folle justice de Dieu : Romains 8, 31-39"

• Olivier Abel - "Jugement dernier (Mt 25) et jugement de droit (1 Co 6). Une éthique de l'imagination juridique chez Calvin et Ricoeur"

• Olivier Pigeaud - "Pistes musicologiques sur le jugement"

Cahier biblique n°30

"Bible, Littérature et Cinéma"

Paru en 1991

Sommaire

• Marc FAESSLER - "Récit pour la veillée de Noël"

• Pierre-Luigi DUBIED - "L'Amaurose*"

*Amaurose:terme médical désignant une cessité plus ou moins complète

• Anne-Marie PELLETIER - "Métamorphoses littéraires d'une parabole 'Le fils prodigue' selon Gide, Rilke et Kafka"

Alors que Gide prolonge la parabole du fils prodigue par deux dialogues entre ce dernier et sa mère et son frère cadet, Rilke élague le texte évangélique pour n'en retenir que la douloureuse rupture du jeune homme avec sa famille et Kafka insite sur l'impossible dialogue qui attend le prodigue de retour dans le cadre de son enfance, chacun de ces trois auteurs modernes remettant en cause l'identité du moi.

• Muriel VERBEELK-VERHELST - "Madeleine dans la littérature féminine au XVIIe siècle"

La figure de Madeleine occupe dans les oeuvres poétiques et romanesques composées par des femmes pendant le XVIIe siècle une place privilégiée liée à la dévotion inspirée par la saiinte pécheresse. Certains livres à tendances plus 'féministes' en font même une 'Apôtresse' égale aux Apôtres et même capable de leur en remontrer dans la transmission du message de la Résurrection.

• Dominique MILLET - "Le prêtre, le pécheur et le poète, Méditation claudélienne sur le roi David"

Dans ses commentaires sur les Psaumes, Paul Claudel a porté un intérêt particulier au roi David, à la fois homme ayant reçu une vocation particulière, mais soumis au péché, et poète par excellence, autant d'élémenst qui font que Claudel se sent de profondes affinités avec le roi biblique.

• Claude SCWAB - "Le figuratif de la Passion chez M. Boulgakov et I. Dombrovski"

Utiliser le récit évangélique de la Passion pour évaluer, comprendre l'actualité, c'est précisément le projet que Michel Boulgakov et Iouri Dombrovski, tous deux écrivains durant la période de répression stalinienne, mettent en oeuvre dans leur romans.

• Jacques-Noël PERES - "La croix, un jalon sur la route de Jack Kerouac"

Pour beaucoup, Jack Kerouac incarne l'idéal de la route, de la rupture, de la liberté. Or cette quête trouve son point d'ancrage dans la croix, lieu où l'écrivain reconnaît Dieu comme Père, lieu où il rejoint le Christ, pleurant devant la folie des hommes.

• Viola SACHS - "Moby Dick ; or, the Whale et l'écriture biblique"

Le décryptage des jeux de mots et du message chiffré contenus dans le célèbre roman de Melville, Moby Dick, permet de retrouver l'herméneutique biblique qui sous-tend l'ouvrage et en fait une Contre-Bible justifiant les racines du Nouveau Monde.

• Pierre BUHLER - "Le grotesque de la grâce, motif biblique dans l'oeuvre de Dürrenmatt"

J'étais en train d'élaborer le plan de cet article quand fut annoncée la mort de Dûrrenmatt, survenue le 14 décembre 1990 ; c'est donc à sa mémoire que je dédie les pages qui suivent.

• Michel LEBORGNE - "Le Christ à l'écran"

De nombreux cinéastes, à la suite des frères Lumières, ont mis la Bible en scène. Mais ce sont les évangiles et surtout la personne de Jésus qui fascinent. Chaque film nous donne à voir un certain évangile, un certain portrait de Jésus, spécificité qui relève du projet de l'auteur, du point de vue de la caméra, et du choix des acteurs. Pasolini, Zeffirelli et Scorsese ont 'filmé' les évangiles ; trois oeuvres qui mettent en oeuvre des choix différents

Cahier biblique n°29

"Tiers-Testament : Diversité des Ecrits Intertestamentaires"

Paru en 1990

Sommaire

• Pierre GEOLTRAIN - "Lettre à Sarah - Sur la diversité des corpus"

• Jean-Daniel DUBOIS - "Une lecture chrétienne des 'Ecrits intertesamentaires'"

Ces cinquantes dernières années ont été riches en découvertes de textes datant des alentours de l'ère chrétienne. La publication de certains d'entre eux dans le volume de la Pléiade permet d'en prendre connaissance. L'auteur trace des pistes de lectures pour entrer dans le monde qumranien et montre l'importance d'autres textes issus du judaïsme pour la connaissance de la piété et de la littérature juive autour de l'ère chrétienne.

• Christian GRAPPE - "A la jonction entre Inter et Nouveau Testament : le récit de la Pentecôte"

La connaissance de la littérature extra-canonique permet d'enrichir la compréhension du Nouveau Testament. Le récit de la Pentecôte en Actes 2, à la lumière du livre des Jubilés et de l'Ecrit de Damas serait, selon une hypothèse défendue par quelques auteurs le témoignage de liens unissant les milieux chrétiens et les milieux esséniens.

• Samuel AMSLER - "La Bible judéo-chrétienne en tous ces états"

Les tables des matières des éditions courantes de la Bible offrent des présentations différentes des listes des livres bibliques. Ces quelques pages apportent des points de repère pour comporendre cette diversité et retracent les grandes étapes des 'canons' hébreu, grec et latin, ainsi que les choix faits par les éditeurs de Bible depuis la Réforme. La recherche historique contemporaine et le dialogue interconfessionnel invitent à franchir de nouvelles étapes dans ce domaine également.

• Hugues COUSIN - "Le Testament de Moïse : présentation"

Dans ce testament de douze chapitres, Moïse mourant transmet des exhortations à son successeur Josué en lui révélant l'avenir d'Israël. L'auteur de l'article situe le Testament de Moîse par rapport aux différents courants du judaïsmme de l'époque et suggère quelques pistes de travail.

• Christiane DIETERLE - "Le livre des Antiquités Bibliques : regard sur quelques textes"

Le Livre des Antiquités Bibliques (LAB) cherche à inscrire dans la mémoire collective les hauts faits des héros du passé d'Israël, témoins privilégiés des générations antérieures. Le personnage d'Abram est la figure du héros qui échappe à la mort grâce à sa confiance active dans la volonté de Dieu ; celui de Moïse, qui doit faire face au temps de l'épreuve, incarne le rôle de l'intercesseur.

• Guy BALESTIER-STENGEL - "Un aperçu sur les Jubilés : le personnage d'Abram"

L'article qui suit reprend quelques éléments de présentation et de travail donnés par Pierre Geoltrain sur le livre des Jubilés au cours de la Session des Equipes de Recherches Bibliques. On trouvera, en écho à un travail de groupe, quelques traits de la figure d'Abraham.

• Danille ELLUL - "Le Testament d'Abraham : mémoire et source d'imaginaire, la pesée des âmes"

La 'pesée des âmes' est un motif connu de l'iconographie de l'ancien Orient comme des représentations de la piété médiévale. Le Testament d'Abraham qui décrit avec force détails le jugement à la balance serait-il un lien possible entre l'une et les autres ?

• Violaine MONSARRAT - "Quelques repères historiques"

• Danielle ELLUL - "Bibliographie"

Cahier biblique n°28

"Lectures féministes de la Bible"

Paru en 1989

Sommaire

• Jean Zumstein - "Pourquoi s'intéresser à l'exégèse féministe ?"

• Elisabeth SCHUSSLER-FIORENZA - "Les Douze dans la communauté des disciples égaux : contradiction ou malentendu ?"

• France BEYDON - "A temps nouveau, nouvelles questions. Luc 10, 38-43"

• Marianne SECKEL - "La mère de Jésus dans le quatrième évangile : de la lignée des femmes disciples ?"

• Catherine SALLES - "La diversité de la situation des femmes dans l'empire romain aux 1er et 2e siècles"

• Danielle ELLUL - "'Sois belle et tais-toi !' Est-ce vraiment ce que Paul a dit ? 1 Corinthiens 11, 2-16"

• Groupe ORSAY - "Lecture féministe des 'codes domestiques'"

• Jean-Daniel KAESTLI - "Les Actes Apocryphes et la reconstitution de l'histoire des femmes dans le christianisme ancien"

• France BEYDON - "Violence sous silence- A partir d'une lecture féministe de Juges 19"

• Helen SCHUNGEL-STRAUMANN - "Myriam"

Cahier biblique n°27

"Les psaumes : Paroles sur Dieu, Cris vers Dieu"

Paru en 1988

Sommaire

• Christiane DIETERLE & l'Equipe régionale d'Animation Biblique en Centre-Alpes-Rhône - Liminaire

• André LELIEVRE - " Qui parle dans les psaumes ?"

L'expression " qui parle ? " nous amènera à réfléchir d'abord aux auteurs, présumés ou non, des Psaumes bibliques. Elle nous fera également découvrir que ces poèmes ont été " parlés " et " priés " au cours des siècles. Ils drainent ainsi avec eux une tradition de lecture qui a parfois contribué à en modifier le texte originel et qui, du même coup, l'a enrichi d'interprétations variées.

• "La ronde des Paroles, Lecture du Psaume 19"

Ce travail de groupe a été réalisé dans le cadre d'une étude d'une soirée sur " les Visages de Fieu à travers la plainte et la louange des hommes ". Nous avons suivi assez fidèlement le questionnaire ci-joint. Nous était également proposée la comparaison avec deux hymnes mésopotamiens du 14ème siècle avant J.-C dédiés au dieu soleil Shamash, cela afin de nous aider à découvrir la spécificité du Dieu d'Israël par rapport aux divinités des religions du Moyen-Orient antique.
Une participante du groupe nous a appris que le Psaume 19 est récité encore actuellement au cours de l'office du samedi matin de chaque sabbat à la synagogue. Cette information nous a fait ressentir l'importance de ce psaume dans l'expression de la foi juive et nous a particulièrement incités à étudier le texte pour lui-même, en essayant de nous débarrasser - tout au moins provisoirement - de toute réminiscence chrétienne à son sujet.

• J. TRUBLET - "Le motif de la Création dans les psaumes"

• Françoise CASSOU - "En quête de Dieu, Psaume 69 : proposition de structure"

Psaume de supplication, le psaume 69 est le cri d'un homme en pleine détresse morale et physique, en quête de son Dieu. L'invocation brève et directe " Dieu sauve-moi " (V.2) traduit l'intensité de la demande et l'urgence d'une intervention salvatrice. L'invitation finale à la louange " Louez-le ? " (v.35)met à jour trois transformations importantes dans ce texte : le cri d'appel au secours (v.2) est devenu un cri de louange (v.31) ; les éléments naturels de la création (terre et eau) qui menaçaient la vie de l'homme (v.3) participent à la louange finale (v.35) ; l'homme abandonné dans une solitude morale et physique (v.9) est réintégré dans la communauté des fidèles qui vit du salut de Dieu.
En restant attentif aux différents éléments de ce texte, leurs répétitions, oppositions nous dégagerons un schéma d'ensemble et nous analyserons comment de telles transformations ont pu s'opérer.

• Daniel GUICHARD - "La reprise du Psaume 22 dans le récit de la mort de Jésus (Marc 15, 21-41)"

Après une brève présentation du Psaume 22, nous examinerons les trois questions suivantes : comment se fait la reprise du Psaume 22 en Marc 15 ? (un plan, des citations, des allusions) ; pourquoi l'auteur de l'Evangile a-t-il établi cette liaison entre le Psaume et la Passion ? ; est-ce que cela s'insère dans un objectif d'ensemble de l'évangéliste ?

• Bettina COTTIN - "Seigneur ! attaque ceux qui m'attaquent ! ", le problème des ennemis dans les Psaumes de supplication"

• Christiane DIETERLE - " Louange et plainte dans les psaumes : Autour d'un livre de Claus Westermann"

Cahier biblique n°26

"Jean et l'école johannique"

Paru en 1987

Sommaire

• Violaine MONSARRAT - "Liminaire"

• Charles L'EPLATTENIER - "A la recherche des structures de l'Evangile"

• Francis GROB - "Jésus : la vigne (Jean 15 et la rupture avec la Synagogue)"

Cette étude de Jean 15 s'appuie sur une hypothèse de John Painter présentée en 1980. Selon lui, le Discours d'Adieux (DA) de Jean (13,34 - 16,31) contient trois éditions du discours, correspondant à trois moments de l'histoire de la communauté johannique : la première version (13,34 - 14,31) suggère une situation historique liée au départ de Jésus, provocant chez les disciples un sentiment d'abandon, la deuxième version (15,1 - 16,4a) fait l'objet de notre étude, la troisième version (16,4b - 33) suppose consommée la rupture avec le judaïsme rabbinique, les disciples étant désormais directement affrontés au " monde " (païen).
La parabole de la Vigne fait partie des grands textes johanniques, parmi les plus utilisés dans la prédication. C'est aussi l'un des plus énigmatiques. Dans l'hypothèse de Painter, nous sommes incités à lire Jean 15 comme un tous. Pour comprendre la parabole de la vigne, il faut partir de la fin de ce " deuxième " DA.

• Corina COMBET-GALLAND - "L'aube encore obscure (Approche sémiotique de Jean 20)"

A la lecture de ce premier récit de résurrection, dans l'évangile de Jean, j'ai été frappée par la note temporelle qui l'inaugure et par l'attente qu'elle semble créer : " le premier jour de la semaine, à l'aube, alors qu'il faisait encore sombre " (v.1).
Un effet de sens jaillit déjà par différence d'avec le récit de Marc. Là les temps se succèdent, l'un doit s'achever (" quand la sabbat fut passé ", 16,1) avant que ne surgisse un commencement trois fois marqué (de grand matin, le premier jour de la semaine, le soleil levé). Ici, la double expression du commencement, le jour premier et l'heure matinale, s'inscrit sur le fond d'une durée d'obscurité encore inachevée.

• Olivier ARTUS - "La seconde épître de Jean"

La seconde épître de Jean est un billet de circonstance. Dans un texte relativement court, son auteur (l'Ancien) tente de répondre aux difficultés que suscite dans la communauté à laquelle il s'adresse la venue de l'extérieur de prédicateurs ne partageant pas la vraie confession de foi de l'église. Le débat entre l'Ancien et ces prédicateurs est christologique.
Comme nous allons tenter de le montrer, nous n'avons pas ici affaire à un écrit doctrinal très élaboré, très réfléchi, mais à un texte destiné avant tout à faire face à une polémique et à préserver l'unité des communautés et la vérité de leur confession de foi.
Notre étude comportera trois temps : une analyse littéraire de la lettre, une étude comparative avec 3jn, enfin une synthèse des données ainsi recueillies.
Nous proposons tout d'abord une traduction littérale de l'épître.

• Jean-Daniel KAESTLI - "Le mystère de la croix de lumière et le johannisme (Actes de Jean ch. 94-102)"

• Jean ZUMSTEIN - "Le disciple bien-aimé"

• Michèle MORGEN - "L'Evangile interprété par l'épître : Jean et I Jean"

• Michèle MORGEN - "Devenir disciple selon Jean"

• Jean-Daniel DUBOIS - "Le quatrième évangile à la lumière des recherches gnostiques actuelles"

• Jean-Daniel DUBOIS - "Les recherches gnostiques : quelques instruments de travail"

• Sophie SCHLUMBERGER - "Quelques études récentes sur Jean"

Nous n'avons pas recensé ici tous les ouvrages parus ces dernières années sur l'évangile de Jean. Quelques pages ne suffiraient pas. Nous nous sommes limités à la période 1977-1984, et avons sélectionnée des travaux qui nous ont semblé avoir été les plus remarqués, en raison de leur qualité exégétique, de la solidité des thèses soutenues, et de la méthodologie mise en ?uvre qui, bien souvent, renouvelle l'exégèse johannique.

Cahier biblique n°25

"Récits de Création du Chaos à la Vie"

Paru en 1986

Sommaire

• Violaine MONSARRAT - "Liminaire"

• Danielle ELLUL - "Ezéchiel 37, 1-14 : du Chaos à la Vie"

• Danielle ELLUL- "Ezéchiel 40,1 - 41,4 : Le Nouveau Temple"

Certains éléments d'Ezéchiel 40,1-41,4 font pressentir une grande proximité entre ce chapitre et Genèse I (les dix mesures de l'arpenteur évoquent les dix paroles créatrices ; les sept haltes aux portes, les sept jours). Ces rapprochements et l'étude des déplacements du voyant dans l'espace sacré, confirmée par l'apport de l'astronomie, invitent à reconnaître dans la structure spatiale d'Ezéchiel 40, espace ouvert, offert à l'intensité maximale de la lumière, la seule création où puisse vivre le peuple de Dieu.

• Thomas RÖMER - "Genèse I et son milieu d'origine"

L'histoire de l'exégèse des cent dernières années rappelle les diverses interprétations des spécialistes, tant sur le mode de composition (rôle des traditions et des sources) que sur l'objet même du texte (reprise des thèmes babyloniens, hymne à la création, au sabbat, rôle de la parole ou de l'?uvre de Dieu ?). En définitive, Genèse I se présente comme une introduction littéraire au Pentateuque soulignant deux thèmes, la séparation et le sabbat. Le statut spécial d'Israël décidé depuis le commencement et la pratique du sabbat instituée par le dessein créateur de Dieu reflètent les tendances spiritualisantes du judaïsme postexilique.

• Françoise SMITH - "Les espaces du II° Esaïe : De la route impériale à l'avènement de la parole"

Trois grands thèmes traversent et structurent ces chapitres du Deutéro-Esaïe, le chemin, telle une route impériale, Sion intronisée, lieu où s'exerce la justice et la parole divine efficace. Ces thèmes ouvrent pour le juif exilé du 5° siècle avant Jésus-Christ un espace d'espérance. Ils lui annoncent une proximité nouvelle à son Dieu, le "Dieu de toute la terre", récapitulateur de toute son ascendance depuis Noé et d'avance maître de ses fils, qui constitueront avec lui la véritable descendance de Sion.

• Yves BIZEUL et Inge GANZEVOORT - "Créateur et aménagement de l'espace dans l'hymne de louange d'Esaïe 40, 12-31"

• Jean-Georges HEINTZ - "L'homme crée à l'image de Dieu (Genèse 1, 26-27), Pierre de touche de l'interprétation biblique"

La tradition biblique en affirmant que l'homme est crée à l'image de Dieu met l'accent sur le statut souverain et responsable de l'être humain au sein de la création. Toutefois on ne peut traiter du thème de l'image de Dieu dans la Bible sans s'interroger sur le sens de la représentation divine dans le Proche Orient antique.

• Bernadette MENU - "Les récits de création en Egypte ancienne"

Le fleuve inondant le pays chaque année puis se retirant pour laisser les terres émerger peu à peu, une fois gorgée de limon fertile, gage de récoltes futures grâce à la chaleur bénéfique du soleil, telle est l'image perpétuelle renouvelée qui se présente à l'Egyptien de l'Antiquité.
Du Noun, chaos liquide originel, est sortie la butte primordiale où a pris naissance le dieu créateur, le soleil Rê dans la plupart des cosmogonies, issu de lui-même ou engendré par un protodémiurge.
Le soleil Rê, bienfaiteur, régulateur, unique et puissant, est le prototype du Pharaon dont le rôle est de maintenir l'ordre cosmique (Maât) établi à l'origine , afin d'écarter les forces mauvaises (incarnée en la personne du serpent Apopis) qui entraînerait le retour inéluctable au chaos.

• Catherine SALLES - "Les récits de Création dans le monde grec"  

De multiples mythes expliquent pour les Grecs la genèse du monde. Pour Homère, l'eau est l'élément primordial, engendrant l'univers ; pour les orphiques, c'est Eros ; pour Hésiode, c'est la Terre. A partir de ces conceptions différentes des origines, se développent les mythes de création. 

• François BOVON - "De Jésus de Nazareth au Christ Pantocrator"  

Si la foi au Dieu Créateur et Sauveur est au coeur des témoignages vétérotestamentaires, les auteurs du Nouveau Testament, fidèles à la tradition juive, ont su, chacun à leur manière et dans leur contexte propre, redire cette conviction, non sans la renouveler fondamentalement. Réinterprétant les prérogatives et les fonctions de la Sagesse selon la théologie sapientiale juive, les chrétiens confessent Jésus Christ comme Créateur du ciel et de la terre. Pour les croyants d'aujourd'hui cela induit à la réflexion et à l'action, au plan théologique, éthique et écologique. 

Cahier biblique n°24

"Paul, un travail d'écriture"

Paru en 1985

Sommaire

• Corina COMBET et Jean ZUMSTEIN - "Liminaire"

• Christiane DIETERLE - "Être juste ou vivre (Galates 1, 11 - 2, 21)"

Insérée entre deux apostrophes vives aux Galates, la séquence de Ga 1, 11 - 2, 21 fait un détour par le conflit surmonté à Jérusalem, ouvert à Antioche, et qui interpelle tout croyant. C'est le statut de l'institution qui se joue : centre de la censure ou source de communion ? Le statut surtout de l'Evangile : est-il reçu comme créateur de l'histoire, pouvant bouleverser la géographie, définir de nouveaux signes d'appartenance, assurer la liberté de vivre ?

• Louis PANIER - "Pour une approche sémiotique de l'épître aux Galates"

Le discours de Paul à Antioche (Ga2, 14-21) permet à une démarche sémiotique de décrire les articulations de sens, comme un thème dont l'épître tout entière écrit les variations. La valeur de la loi s'y précise, par sa position sur un parcours orienté. Caractéristique de l'itinéraire juif, elle n'est ni origine, ni fin ; on ne peut s'y maintenir ni y revenir. Elle a une fonction de mort, structurante, entre un appel initial et un don qui ouvre à la vie.

• Benoît STANDAERT - "La rhétorique antique et l'épître aux Galates"

La composition, le genre et le statut de la lettre paulinienne sont profondément tributaire de la rhétorique antique. L'épître aux Galates ne fait pas exception. Elle aussi met en ?uvre ce code culturel dont le redécouverte récente permet une lecture plus précise de la littérature paulinienne.

• Catherine SALLES - "Le genre littéraire de la lettre dans l'Antiquité"

Né du désir d'informer les absents, le genre littéraire de la lettre est une création latine et non grecque. Avec Cicéron, qui écrit au gré de l'actualité et de sa fantaisie, la lettre offre une chronique de la vie publique et privée ; avec Pline le Jeune, moins spontanée, plus artistique, elle devient courte dissertation, avec Sénèque, méditation philosophique inspirée par la vie quotidienne.

• Christophe SENFT - "Paul et Jésus"

Ce n'est pas l'interprétation de la croix comme sacrifice propitiatoire et substitutif procurant au pécheur le pardon de Dieu qui unit Paul à Jésus. Il s'agit là d'un élément du catéchisme judéo-hellénistique. En fait, Paul se montre le disciple le plus perspicace du Christ en ce qu'il comprend la Loi de Dieu et l'obéissance de l'homme de façon analogue à Jésus.

• Michel QUESNEL - "Paul en conflit avec les Chrétiens de son temps"

La littérature paulinienne est, pour l'essentiel, une littérature de combat. Si les dissidences doctrinales auxquelles se heurta Paul furent multiples et résistent à toute simplification abusive, un élément leur est néanmoins commun : le refus de la croix ou du moins la réduction de son importance.

• Daniel MARGUERAT - "Paul : un génie théologique et ses limites"

La fracture existentielle qui est à l'origine de la foi de Paul est aussi l'événement structurant sa pensée théologique. Le texte autobiographique de Rm 7,7-13, puis sa géniale généralisation en Rm 2 en sont notamment l'expression. Théologie de la conversion, le modèle paulinien révèle ses limites dans le domaine éthique, en particulier dans l'appréciation de la Loi et de la responsabilité chrétienne dans le monde.

• Pierre BONNARD - "Conversation biblique avec Jean Delumeau"

Selon Jean Delumeau, le Dieu de Luther parce qu'il est le Dieu de la justification par la foi seule est un Dieu justicier et terrible. L'étude de la foi paulinienne en la justification gratuite - qui nourrit la pensée de Luther - dément pareille hypothèse.

• François VOUGA - "Recherches récentes sur le paulinisme"

• Guy BALESTIER, Elian CUVILLIER, François VOUGA- "Quelques instruments de travail"

Cahier biblique n°23

"Prophétisme, Sagesse et Pouvoirs"

Paru en 1984

Sommaire

• Violaine MONSARRAT - " Liminaire "

• Philippe de ROBERT - " I Samuel 3 : une vocation prophétique ? "

Le jeune Samuel réveillé la nuit dans le temple par l'appel divin, sa réponse confiante, l'annonce dramatique qu'il doit transmettre à son maître Eli, tout ceci constitue un épisode classique, un de ces " morceaux choisis " qui figure dans la plupart des anthologies biblique comme des manuels de catéchèse. Ce chapitre est présenté généralement, dans les commentaires et traductions modernes de la Bible, comme le récit de la vocation prophétique de Samuel. Un examen attentif montre que ce texte en apparence simple est un texte à problèmes, les principaux concernant son genre littéraire et sa formation.

• Corine LANOIR - " des récits de vocation comparées "

• Danielle ELLUL - " Les structures symboliques d'Esaïe 6, une hypothèse "

• Thomas RÖMER - " Amos : les fondements de sa prophétie, ou : le problème de son "enracinement spirituel" "

• Jean de WAARD - " Le Dieu Créateur dans l'hymne du livre d'Amos "

• Françoise BASTIDE et Corina COMBET-GALLAND - " Essai sur la création dans le livre de Jérémie "

Cette étude s'inspire d'une relecture des chapitres 26 à 29 du livre de Jérémie, en prenant en compte l'hypothèse d'une très grande proximité entre prophétie et milieu de sagesse. Puisque la théologie des milieux de sagesse se caractérise, de façon assez globale, par une méditation sur la création et le rôle de créateur, nous avons porté une attention particulière aux passages qui en faisaient mention. Le texte qui a servi de point de départ à notre réflexion se trouve chapitre 27, versets 4 à 8. Cependant, pour expliciter davantage certains points, nous avons élaboré largement cers l'amont et vers l'aval des limites proposées, en empruntant des citations à l'ensemble du livre.

• Serge GUILMIN - " Les pouvoirs et les dieux : "le Roi Sage" "

• Christiane DIETERLE et Violaine MONSARRAT - " De Jérusalem à Babylone : la prédication prophétique "

Ces quelques pages sont l'aboutissement d'un travail de groupe lors de week-ends des Equipes de Recherche Biblique en 1983.
Parti d'une étude sur le vrai et le faux prophète dans les chapitres 27 et 28 du livre de Jérémie, il a semblé rapidement nécessaire d'élargir la lecture à un contexte un peu plus vaste et prendre les chapitres 26 à 29 comme un ensemble cohérent : un récit de la prédication prophétique de Jérusalem à Babylone.
A travers ce récit, la personne de Jérémie est confrontée à de nombreux interlocuteurs ; des relations se nouent et se dénouent. Les paroles du prophète sont proclamées à la porte du Temple, lancées au loin cers les rois étrangers, adressées aux rois de Jérusalem et envoyées par écrit aux exilés.
Dès l'abord, il s'agit de savoir si cette parole est écoutée, comment les divers interlocuteurs, prêtres et prophètes, rois et hauts fonctionnaires, le peuple tout entier se situent face à la parole prophétique. L'identité de celui qui la proclame est-elle tellement contestée qu'elle ne peut être entendue ? L'affrontement de Jérémie et Hananya en un combat singulier, au centre de notre texte, pose directement la question du discernement du vrai et du faux prophète. Comment le récit résout-il les conflits pour amener ses lecteurs de l'annonce de la dévastation toute proche de Jérusalem sous Yoyaqim, à l'annonce de la restauration possible de la ville après une absence de 70 ans et le détour par une terre étrangère ?

• Corina COMBET-GALLAND - " Jérémie 28 ou le risque de la vérité "

• Françoise SMYTH - " Prophétie et société dans l'ancien Israël "

• Jean ZUMSTEIN - " Le prophète chrétien dans la Syro-Palestine du 1er siècle "

• France BEYDON - " Quelques ouvrages sur Amos "

Cahier biblique n°22

"La Bible en morceaux choisis..."

Paru en 1983

Sommaire

• Michel CAMBE - " Liminaire "

• Claude BURGELIN - " La pédagogie tourmentée des concasseurs de littérature "

• Catherine SALLE - " "Couronnes", "Florilège" ou "Anthologie", les morceaux choisis dans l'Antiquité "

• Charles PERROT - " Les lectures de la synagogue "

• Bernard D. MARLIANGEAS - " Les lectionnaires bibliques dans l'Eglise ancienne et les lectionnaires de Vatican II "

• Pierre MERLET, Gustave KOCH et Soeur Anne Etienne - " Listes bibliques dans le protestantisme français aujourd'hui "

• Michel BOUTTIER - " La parole rompue "

• Simone FRUTIGER - " Les lectures d'Evangile ou les textes disjoints (Matthieu 16,13 à 25,46) "

• Francis GROB - " Le jeu de l'Ancien et du Nouveau testament... ou la Bible apprivoisée "

• Jean-Pierre MONSARRAT - " Le lectionnaire aux USA "

• Jean ZUMSTEIN - " Anthologie biblique et exégèse allemande "

Cahier biblique n°21

"Disciples d'un maître crucifié"

Paru en 1982

Sommaire

• Liminaire

• Jean ZUMSTEIN - " Matthieu à la croisée des traditions syro-palestiniennes "

L'évangile de Matthieu (= Mt) a été écrit dans la deuxième moitié du premier siècle en Syrie ; il s'agit là d'une hypothèse à laquelle se rallie la quasi-totalité des exégètes contemporains. Il est dès lors légitime de se demander comment la foi chrétienne était portée à se dire dans la Syro Palestine du premier siècle afin de déterminer l'horizon traditionnel et théologique sur le fond duquel s'est épanoui le premier évangile. Dans sa monumentale initiation du Nouveau Testament, H. Köster repère cinq grandes lignes de développement du christianisme primitif en Syro Palestine : (1) les traditions conservant le message de Jésus, (2) le kérygme de la résurrection aboutissant aux évangiles ecclésiastes (Mc et Mt, (3) le cercle johannique, (4) le judéo-christianisme, (5) la Syrie comme patrie de la genèse. Cette simple énumération nous fait découvrir que la Syrie est véritablement le berceau du christianisme naissant.
Nous ne saurions pourtant explorer toutes ces pistes. Celles qui nous aident le mieux à comprendre la genèse de Mt, à le situer historiquement et théologiquement sont les deux premières, à savoir les traditions conservant le message de Jésus et le kérygme de la résurrection aboutissant aux évangiles. Analysons donc ces deux types de traditions en nous efforçant de dégager les enjeux significatifs pour l'interprétation de Mt. Par ailleurs, il conviendra d'être particulièrement attentif à l'émergence du récit de la passion afin de repérer par quelle voie traditionnelle et théologique cet ensemble est parvenu à Mt.

• Michel CAMBE - " Les récits de la Passion en relation avec différents textes "

Les récits évangéliques de la Passion ont été écrits dans leur rédaction dernière dans la seconde moitié du 1er siècle. Au Iième siècle, les quatre livres dont ils font partie, trouvent rapidement une place unique dans les milieux de la Grande Eglise. Seulement du Ier au II ème siècle, des pratiques d'écriture de nos évangélistes aux pratiques littéraires de ceux qui en sont les successeurs immédiats dans le temps et les premiers lecteurs, il y a des phénomènes de continuité, de développement, d'imitation comme aussi de mutation et de création. Lire aujourd'hui les récits de la Passion en les mettant en série avec certains types de textes du IIème siècle, c'est leur donner, semble-t-il, une perspective qui en favorise une meilleure compréhension. Il ne s'agit pas d'aligner les textes évangéliques sur des textes plus tardifs d'un bon siècle parfois, mais de les réinterroger en tenant compte de pratiques littéraires qui étaient vivaces au moment où se constituait le Nouveau Testament.

• Charles L'EPLATTENIER - " La Passion dans l'évangile de Jean "

Nous n'aborderons pas ici tous les problèmes que peut soulever ce titre : comparaison poussée avec les récits synoptiques, sources et travail rédactionnel à divers niveaux, valeur historique, etc. Notre propos se limitera à ouvrir quelques pistes de recherche au niveau de l'?uvre achevée, dont nous présupposons la cohérence, en mettant en relation le récit proprement dit de la Passion (ch. 18 et 19) avec l'ensemble de l'évangile de Jean.

• Corina COMBET-GALLAND - " Du champ des moissonneurs au chant des serviteurs : Matthieu 9,35 - 11,1 "

A bien des égards, cette page de l'Evangile de Matthieu est inattendue, paradoxale.
S'agit-il du maître ou de ses disciples ?
Jésus prépare les Douze à une mission immédiate, mais lorsqu'il cesse de les instruire, au point du récit où l'on s'attend à les voir partir, c'est lui-même qui reprend la route pour enseigner et prêcher (11,1).
S'agit-il de guérir ou de mourir ?
Jésus appelle les ouvriers dans le champ de la moisson pour prêcher et guérir à sa suite, mais dans les importantes directives qu'il leur donne, qu'apprend-on sur le contenu de la prédication, sur les moyens de la guérison ?
Si le maître les investit de son autorité, les guérisseurs n'apparaissent pas pour autant comme des hommes de pouvoir ; dans l'avenir qu'il leur dessine, ils seront démunis, trahis par leurs plus proches, livrés à la mort. Ce qui frappe alors, c'est moins la floraison de ces guérisons immédiates et décisives autour de Jésus, que l'accent déplacé du pouvoir de la guérison vers le prix à payer par la vie même du médecin.
Si guérir, c'est restituer l'homme dans son intégrité corporelle, si c'est redonner un berger au groupe social désagrégé, qu'est-ce que ce maître qui apporte le glaive, et non la paix (10,34), l'arme tranchante de la division, et non un remède d'unité ? Cela risque d'infléchir le contenu d'une salutation de paix sur la maison où entre le prédicateur (10,13) : non pas une formule apaisante, sécurisante, mais l'acuité d'une parole qui exige des choix.
Ces questions peuvent nous guider dans une lecture du texte, moins pour en aplanir les difficultés et le relief, que pour en saisir l'enjeu dramatique.

• Violaine MONSARRAT - " Le récit de la Passion : un enseignement pour le disciple fidèle (Luc 22-23) "

Le récit de la Passion dans l'évangile de Luc suit le même schéma général que dans Marc et dans Matthieu - complot, dernier repas, arrestations, procès, crucifixion - mais avec des différences importantes. Une scène est absente, l'onction à Béthanie, d'autres sont abrégées (la séance au sanhédrin), d'autres plus largement développées (le dernier repas qui comporte un enseignement de Jésus aux disciples, la scène chez Pilate, la scène au pied de la croix), pour ne citer que l'essentiel.
Une autre particularité du récit lucanien de la Passion réside dans la présence de nombreux personnages, mentionnés au long des chapitres 22 et 13 : les disciples, les accusateurs, les chefs juifs, les soldats et ceux qui ne font pas partie du groupe des accompagnateurs habituels de Jésus. Les uns et les autres prennent place, chacun à leur façon au moment du dénouement final de l'évangile, autour de Jésus, le Juste crucifié.
Le récit est composé de telle manière que Jésus par ses paroles et par ses actes est un enseignement vivant pour ceux qui veulent le servir. Dans les lignes qui vont suivre, nous aimerions mettre cet aspect de l'?uvre de Luc en évidence.
Quelques indications chronologiques permettent de diviser ces deux chapitres en deux grandes étapes, précédées d'une introduction, à l'approche de la fête de la Pâque en 22,1 et 7, pour se terminer par l'approche du sabbat, un temps de repose (23,54).
Cette introduction (22, 1-13) comporte le récit de deux préparations : le complot des grands prêtres et des scribes, et l'organisation du repas de la Pâque pour Jésus et ses disciples. Le complot est dû à l'initiative de Satan : son intervention en Judas semble en permettre la mise en place (22,3). Jésus prend l'initiative du repas : il renvoie deux disciples dans la ville pour les préparer (22, 7-13).

• Charles L'EPLATTENIER - " Présentation de la "Didachè" "

Ce livre est compté habituellement au nombre des Pères apostoliques, écrivains de la seconde génération chrétienne censés avoir été en relation avec les apôtres du Christ. La Didachè fut lue et citée jusqu'au 4ème siècle , puis disparut ? Son texte, retrouvé dans un couvent de Constantinople en 1873, et édité 10 ans plus tard, souleva à l'époque une immense curiosité : o, pensait avoir retrouvé un témoin de très haute antiquité concernant les origines chrétiennes. Par la suite, la majorité des critiques, suivant l'opinion émise par Harnack dès 1884, tint l'ouvrage pour un écrit plus tardif, dépendant de l'Epître de Barnabé ou du Pasteur d'Hermas : on le datait de la seconde moitié et pour certains même de la fin du 2ème siècle. Considérant son titre "long" : "Enseignement du Seigneur aux nations par les douze apôtres" comme la marque d'un écrit pseudépigraphique, on voyait dans ce texte une sorte de fiction littéraire archaïsante, apportant une interprétation douteuse des traditions et des écrits apostoliques.
Cependant Eusèbe dans son Histoire ecclésiastique, vers 320, avait classé la Didachè dans une listé d'écrits contestés et de fait non admis dans le Canon du N.T., mais que l'on pouvait valablement citer, à l'opposé d'autres ouvrages écartés comme hérétiques. La mention de notre livre chez Eusèbe portait un titre court, au pluriel, "Les enseignements des apôtres"(Didachè tôn apostolôn). Partant de cette considération, et de bien d'autres, une étude qui fit date, de J.-P. Audet, reprit tout le problème des sources, de la composition et de la date probable de l'ouvrage. Sa minutieuse démonstration tend à établir que la Didachè est bien réellement l'un des plus anciens écrits chrétiens connus, sa première rédaction pouvant remonter à une époque "pre-matthéenne" soit entre 50 et 70, sans doute à Antioche.
Sans toujours oser remonter aussi haut que cet auteur, on s'accorde généralement aujourd'hui à reconnaître la solidité de son argumentation. La Didachè a très probablement vu le jour avant la fin du premier siècle, et constitue donc, à côté des écrits entrés dans le N.T., un témoin d'un grand intérêt pour découvrir certains aspects du christianisme primitif.

• Corinne LANOIR - " Une exemple d'enseignement sans Passion : la Didachè "

• Jean-Marie SEVRIN - " L'évangile apocryphe de Thomas : un enseignement gnostique "

En 1956 était publié au Caire, sous forme de reproductions photographiques, un codex ancien découvert une dizaine d'années auparavant et contenant un texte qui allait faire couler beaucoup d'encre chez les exégètes du Nouveau Testament : l'Evangile selon Thomas. C'est une collection de paroles de Jésus parallèle en partie à des dits synoptiques (se trouvant chez Matthieu, Marc et Luc. La question s'est posée d'emblée de savoir si ce texte permettait de remonter à une tradition ancienne des paroles de Jésus, au même titre - voire mieux peut être - que les trois synoptiques. L'enjeu était de taille, les débats furent vifs et nourris. Aujourd'hui, sans qu'une évidence se soit vraiment imposée, ils sont retombés et l'on en a généralement rabattu des premières ambitions. Cela ne signifie pourtant pas que Thomas n'ait rien à nous apprendre, et sur la transmission des paroles de Jésus, et sur l'usage qu'en firent, au deuxième siècle, des chrétiens que les représentants de la grande Eglise qualifiaient d'hérétiques.

• Roger PARMENTIER - " Un point de vue sur "maîtres et disciples" : attention : mots = danger ! "

Cahier biblique n°20

"Un homme, une femme et un serpent. Approches intertestamentaires"

Paru en 1981

Sommaire

• Danielle ELLUL - " Liminaire "

• Violaine MOSARRAT - " Avant-propos "

• Philippe De ROBERT - " Note sur le canon "

• Charles L'EPLATTENIER - " Tableau chronologique "

• Danielle ELLUL - " Le Targum du Pseudo-Jonathan sur Genèse 3 à la lumière de quelques traditions haggadiques "

• Catherine TRAUTMANN - " "L'instruction sur les deux Esprits" : le dualisme dans la doctrine et la pratique des Esséniens "

Dans les années 1847 à 1955, la découverte d'une série de grottes à Khirbet Qumran en bordure nord-ouest de la Mer Morte, mettait au jour un ensemble considérable de manuscrits. On y a dénombré une dizaine de rouleaux à peu près complets et des fragments, d'importance variable, de plusieurs centaines de livres. Parmi ceux-ci, une partie est constituée par des copies de texte biblique. La partie restante, proportionnellement la plus riche, est constituée d'ouvrages non bibliques, dont certains n'ont été connus que par cette découverte. On s'accorde aujourd'hui à reconnaître l'appartenance de cette bibliothèque à la communauté essénienne, célèbre par les notices que lui ont consacrées plusieurs auteurs anciens, PHILON D'ALEXANDRIE, FLAVIUS JOSEPHE, PLINE L'ANCIEN, HIPPOLYTE DE ROME. Au sein des ouvrages proprement esséniens, le rouleau de la Règle tient une place particulière de par son objet même : il est principalement consacré à l'exposition du fonctionnement de la communauté essénienne, ses rites et sa doctrine fondamentale. Cette dernière se trouve développée dans un texte homogène et concis qui explique la nature humaine par l'existence de deux esprits concurrents, l'Esprit du Bien et l'Esprit du Mal, depuis la création jusqu'au temps derniers. Ce passage, communément appelé "l'instruction sur les deux Esprits", explique donc la présence du mal au sein de l'humanité selon une problématique spécifique, qui ne se réclame pas directement du texte traditionnel de Genèse sur la chute d'Adam. Ce caractère d'autonomie d'un texte qui constitue la base même de la catéchèse essénienne, mérite d'être souligné dès le départ, s'agissant d'une secte qui affirmait sa fidélité à la Loi de Moïse et la réalisation de l'Alliance dans sa vie communautaire.

• André PAUL - " Le récit de la Chute par Flavius Josèphe "

Cette étude propose la traduction originale de la partie significative du récit de la Chute par Flavius Josèphe, puis un commentaire et un essaie d'interprétation du même texte. C'ets vers la fin du 1er siècle, à Rome, que l'auteur de la Guerre des Juifs réécrivit l'ensemble de l'histoire biblique, les Antiquités juives. Ce faisant, il fut le reflet presque naturel de la culture gréco-romaine et conjointement l'écho quasi spontané des multiples traditions qui servaient de médiation à la lecture juive des textes sacrés. Par ce double aspect, il se montre très proche de deux auteurs pratiquement contemporains, chrétiens l'un et l'autre, Luc et surtout Paul. Dès lors Flavius Josèphe, dont l'?uvre entière devra son salut aux chrétiens seuls qui la feront leur, est-il, à sa place et pour sa part, un témoin véritable de l'élaboration culturelle du discours et des concepts du christianisme originel.

• Jean-Daniel KAESTLI - " Une relecture polémique de genèse 3 dans le gnosticisme chrétien : le Témoignage de Vérité "

Le gnosticisme peut être sommairement défini comme une forme de religion dualiste, postulant une opposition irréductible entre Dieu et le monde, et liant le salut de l'homme à la reconnaissance de sa nature purement spirituelle. Les origines de ce phénomène, qui fut florissant au 2èeme siècle de notre ère, sont loin d'être élucidées. Les découvertes et les études récentes semblent cependant apporter deux éléments de réponse assez sûre. Le premier a trait aux influences qui ont marqué le gnosticisme naissant : le judaïsme a contribué davantage qu'on ne l'a communément pensé à l'élaboration de la pensée gnostiques. Plusieurs des documents originaux trouvés à Nag Hammadi exploitent en effet des traditions juives, et notamment les données des premiers chapitres de la Genèse. Le second point concerne la relation entre la gnose et le christianisme : le gnosticisme ne peut plus être considéré comme une simple hérésie chrétienne, mais il a d'abord existé indépendamment du christianisme, dont il est sans doute à peu près contemporain. La preuve en est donnée par les textes gnostiques les plus anciens, qui ne portent pas trace d'une influence chrétienne.
Ces remarques préliminaires doivent permettre de situer l'interprétation de Gn 3 qui figure dans le Témoignage de Vérité (TemVer). Ce traité copte de Nag Hammadi, est un produit de gnosticisme chrétien. Il se caractérise essentiellement par une double polémique, contre la foi ordinaire de l'Eglise d'une part et contre certains courants gnostiques d'autre part. La polémique interne au gnosticisme, malheureusement contenue dans une section où le manuscrit est très abîmé, livre les noms de certains groupes ou maîtres gnostiques (Valentin, ses disciples, Isidore, les "Simoniens") ce qui permet d'établir que le TemVer n'est pas antérieur à la fin du 2ème siècle. Sur l'autre front, le texte attaque avec une vigueur particulière une certaine conception du martyre, à laquelle le "témoignage (grec : martyria) de vérité" : les chrétiens qui croient assurer leur salut en confessant leur foi verbalement devant les autorités et en recherchant la mort sont des insensés qui ne savent "ni où ils vont, ni qui est le Christ". Cette critique de l'enthousiasme avec lequel on va au-devant du martyre n'est concevable qu'à une époque où les persécutions sont une réalité ; elle indique que le TemVer a été écrit avant Constantin. La réunion des deux indices incite à en fixer la rédaction dans le courant du 3ème siècle.

• Michèle MORGEN - " Apocalypse 12, un targum de l'Ancien Testament "

Ce n'est pas faire preuve d'originalité que de mettre en relation la femme et le dragon-serpent d'Apocalypse 12 avec le récit de genèse 3. Mais est-il possible de préciser un peu mieux ces relations intertextuelles ? Ap 12 est-il un écho de Gn 3 ? Une paraphrase de Gn 3 ? Une interprétation de Gn 3 ? Une relecture de Gn 3 ?
Puisque notre propose doit être bref, nous choisissons les deux personnages antagonistes d'Ap 12 : le dragon et la femme. Nous nous demanderons dès lors comment ces personnages font référence à l'Ancien testament. Puis, à l'aide de paragraphes araméennes du Pentateuque, nous essaierons de saisir le fonctionnement de ces phénomènes d'intertextualité. En d'autres termes, ces paragraphes nous permettent-elles d'éclairer la manière avec laquelle l'Apocalypse johannique puise dans l'Ancien Testament, en particulier Ap 12 ?

• Corina COMBET-GALLAND - " Analyse du livre de R. Couffignal : Le drame de l'Eden, le récit de la Genèse et sa fortune littéraire "

• Pierre GEOLTRAIN - " Permanence et actualité "

Gn 3 est un récit qui circule dans notre culture comme un mythe de référence : origine du mal, chute de l'homme, rôle de la femme, etc. En nous renvoyant à des textes non canoniques qui se reportent à ce récit et en donnent des interprétation diverses, ce Cahier ouvre nos fenêtres sur la multiplicité des lectures de la Bible qui ont été faites dès l'antiquité en milieu juif, chrétien ou gnostique. Sans doute ne donne-t-on que quelques exemples : on aurait pu les multiplier dans la littérature pseudépigraphique, chez Philon d'Alexandrie et même chez les Pères de l4eglise, entreprenant alors une sorte d'"Histoire de l'exégèse et des interprétations" qui suppose l'érudition et tend à l'exhaustivité. Mais la forme choisie par ce Cahier me paraît conduire le lecteur à quelques interrogations plus fondamentales.

Cahier biblique n°19

"Profils de l'Esprit ? Pentecôte"

Paru en 1981

Sommaire

• Soeur Anne Etienne - " Liminaire "

• Edgar HAULOTTE - " Profils de l'Esprit "

E. Haulotte nous propose cet article pour ouvrir le cahier sur une analyse poétique des diverses manifestations de l'Esprit.
Cette analyse essaie de définir l'Esprit en dégageant les images qui lui sont associées dès les plus anciens textes de la Bible : Esprit et rythme de l'espace, l'Esprit et la musique, l'Esprit et l'arbre, l'Esprit et le vent. Elle s'achève dans la recherche du lien établi entre l'Esprit et la Parole divine dans la création de la première communauté chrétienne.

• Max-Alain CHEVALLIER - " Le souffle de Dieu dans le judaïsme, aux abords de l'ère chrétienne "

Nous remercions vivement M.-A. Chevallier et les éditions Beauchesne de nous avoir permis de publier dans ce Cahier Biblique de "Foi & Vie" des extraits de son ouvrage Souffle de Dieu, le Saint-Esprit dans le Nouveau Testament (le Point Théologique, 26) Paris, 1978, p. 44 ss. Ces extraits soulignent la diversité des compréhensions de la "ruach", du Souffle de Dieu, aux abords de l'ère chrétienne. Ils permettent ainsi d'éveiller l'attention - par contraste - sur le sens plus spécifique que reçoit l'action de l'Esprit-Saint, dans l'?uvre de Luc, particulièrement dans Actes 2.
De la confrontation de ce récit de Pentecôte avec la littérature juive, une question seconde surgit également : le Nouveau Testament contient-il aussi des témoignages diversifiés de l'action de l'Esprit au sein de l'Eglise naissante ?
Cette présentation trop partielle est une invitation à consulter de manière plus approfondie l'ensemble de l'ouvrage de M.-A. Chevalier.

• Soeur Anne Etienne, Edgar HAULOTTE et Bernard SAUVAGNAT - " Etude du récit de l'événement de Pentecôte dans Actes 2 "

Cette étude est l'objet de trois collaborations différentes : la première, par l'analyse des relations exprimées dans les versets 1 à 36, met en évidence la dimension historique de l'événement de Pentecôte, comme n?ud de récréation du temps et de l'histoire.
E. Haulotte présente ensuite la phrase ultime de cet événement, dans la constitution de la première communauté chrétienne.
Or, à l'issue de son discours, l'apôtre Pierre invite ses auditeurs à entrer dans une triple démarche : "Repentez-vous, que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ ? et vous recevrez le don du Saint-Esprit." B. Sauvagnat écrit : "Actes 2,38 semble décrire la démarche normale aux yeux de Luc pour devenir chrétien." Pourquoi ? Cette question, analysée dans l'étude de B. Sauvagnat, est reprise par les auteurs des articles du Cahier, lors de la Table ronde.

• Jean POTIN - " Approche de la fête juive de la Pentecôte "

• Samuel BENETREAU - " Baptêmes et ablutions dans le judaïsme, l'originalité de Jean-Baptiste "

• Violaine MONSARRAT - " Table-Ronde "

• Orientations bibliographiques

Cahier biblique n°18

"L'évangile de Matthieu en reconnaissance à Pierre Bonnard"

Paru en 1979

Sommaire

• Jean-Daniel DUBOIS - " Liminaire "

• Simone FRUTIGER - " L'instructeur et l'élève. Reconnaissance à Pierre Bonnard "

• Jean-Claude INGELABRE - " Structure de Matthieu et histoire du salut (état de la question "

• Jean ZUMSTEIN - " Matthieu, l'avocat du Jésus terrestre (Brève esquisse de théologie matthéenne) "

• Daniel MARGUERAT - " Jésus et la Loi, selon Matthieu "

• Kevin SMYTH - " Le principe structurel de l'Evangile de Matthieu "

• Jacques ESCANDE - " Judas et Pilate prisonniers d'une même structure (Mt 27,1 - 26) "

• Etienne CHARPENTIER - " Le chapitre des parabole chez Matthieu (Mt 13)"

• Daniel MARGUERAT - " L'étude biblique : un dialogue entre l'auteur du texte et le lecteur "

• Michel CAMBE, Noël LUCAS - " Le "Notre Père" (Matthieu 6, 9-13) : éléments d'analyse structurales "

• Corina COMBET - " Petit tableau des approches structurales de Matthieu "

• Daniel MARGUERAT - " Bibliographie sélective "

Cahier biblique n°17

"Marc 6, 30 - 8, 26 : Lectures en dialogue"

Paru en 1978

Sommaire

• Simone FRUTIGER - " Liminaire "

• Avec Pierre BONNARD - " La méthode historico-critique appliquée à Marc 6,30 - 7,30 "

En bonne méthode, on doit affirmer d'emblée qu'il n'y a pas d'accès direct au sens au texte. Si la méthode historico-critique a pour ambition de découvrir le sens historique d'un texte, c'est-à-dire le sens que le texte avait pour la communauté dans laquelle et pour laquelle il a été produit, elle ne peut faire l'économie d'un certain nombre de détours qui lui permettront de situer le texte dans son contexte religieux, culturel et socio-politique. Le terme " méthode" évoque d'ailleurs, étymologiquement, un cheminement, une voie détournée.
En ce qui concerne la grande péricope de Marc 6, 30 - 8, 27 retenue pour la session, une première question se pose, celle du découpage du texte. Chacun sait que les grands manuscrits grecs sont compacts et ne présentent pas de division. Traditionnellement, dans la plupart de nos Bibles, le découpage suivant est proposé : 6, 30-44 ; 6, 45-52 ; 6, 53-56 ; 7, 1-23 ; 7, 24-30 ; 7, 31-37 ; 8, 1-10 ; 8, 11-26. On peut en discuter.
Il faut dire d'emblée que, dans les limites de notre rencontre, ce texte est trop long : les détours que suppose l'analyse historico-critique avant d'en arriver au texte lui-même sont tels que l'exégèse détaillée ne pourrait être menée à bien en quelques heures. Nous n'aborderons donc que 6, 30 à 7, 30 pour donner un exemple de notre démarche.

• Avec Fernando BELO - " Lecture matérialiste de l'évangile de Marc et de la grande séquence des pains "

• Avec Corina COMBET-GALLAND - " Analyse structurale de Marc 6,30 à 8,26 "

• " Lectures en dialogue "

• " Essai schématique de synthèse "

• Claudette MARQUET - " Des méthodes : pour qui ? pour quoi ? "

• Corina COMBET-GALLAND - " La boîte à outils de l'apprenti sémioticien "

• Soeur Anne Etienne - " Une lecture communautaire de la Bible "

• Soeur Anne Etienne - " Les noces de Cana (Jean 2, 1-11) : Analyse de la structure de communication du texte "

• Robert FAERBER - " Le discours de Pierre à la Pentecôte (Actes 2, 14-41) : Exemple d'approche linguistique "

• Bibliographie : " Méthode historico-critique "

Cahier biblique n°16

"L'Apocalyptique, littérature du passé ?"

Paru en 1977

Sommaire

• Liminaire

• Robert MARTIN-ACHARD - " Essai d'évaluation théologique de l'apocalyptique juive "

• Tagawa KENZO - " Marc 13 : le tâtonnement d'un homme réaliste éveillé face à la tradition apocalyptique "

• Corina COMBET-GALLAND - " Marc 13 : Les saisons du monde "

• Violaine MONSARRAT - " Marc 24-25 : Du Temple au démunis "

• Pierre BONNARD - " Matthieu 25, 31-46 : Questions de lecture et d'interprétation "

• Marthe WESTPHAL - " Apocalypse et Espérance dans " Hauteurs de Macchu Picchu " (Pablo Neruda)"

• Gilbert VINCENT - " Apocalyptique et Ecologie "

• Daniel LANZ - " Lecture écologique de Marc 13 et lecture évangélique d'un texte écologique "

Trois jours de travail sur le thème : Apocalypse et écologie, texte d'évangile et textes contemporains.
L'écologie, l'avenir de la création est pour nous une préoccupation fondamentale depuis des années, et jamais on ne nous avait proposé de réponse biblique convainquante. Nous sautons sur l'aubaine. Corina Combet-Galland nous initie aux subtilités du "carré sémiotique". Gilbert Vincent nous entraîne à repérer l'idéologie dans un texte. Ces textes étant dépecés, analysés, reconstruits, peut-on les rapprocher ?

• Jean Daniel DUBOIS - " L'Apocalyptique dans la recherche récente "

• Soeur Anne Etienne et Philippe de ROBERT - " Notes bibliographiques "

Cahier biblique n°15

"Etudes sur l'Apocalypse de Jean : Histoire, Mythe, Structure"

Paru en 1976

Sommaire

• Liminaire

• Jean-Daniel DUBOIS - " L'hérésie dans les lettres aux Eglises (Ap. 2-3) "

• Jean-Claude PICARD - " Les trois instances narratique, symbolique et idéologique : propositions d'analyse applicables à un texte comme l'Apocalypse "

• Jean CALLOUD - " Apocalypse 12-13 : essai d'analyse sémiotique "

• Violaine MONSARRAT - " Apocalypse 18-22 : Quelques pistes de travail "

La proclamation de la chute de Babylone, déjà annoncée en 14, 8 et en 16, 9, amorce la conclusion du livre de l'Apocalypse. A la ville commerçante, vouée à la destruction, sera substituée la ville céleste où règne la gloire de Dieu. Les nombreuses corrélations du texte invitent à prendre l'étude de ces quatre chapitres globalement pour essayer d'en discerner une organisation possible. Partant du principe qu'aucun des éléments du texte n'a de sens en lui-même, mais seulement lorsqu'il entre en relation avec d'autres, nous sommes amenés à préciser ces éléments pour voir ensuite comment ils se différencient, se répondent ou s'opposent.

• Bibliographie - " L'Apocalypse de Jean "

Cahier biblique n°14

"Alliance et Ancien Testament"

Paru en 1975

Sommaire

• Françoise SMYTH-FLORENTIN et les Equipes de recherches bibliques - " Liminaire à Wilhelm Visher pour ses 80 ans "

• Pourquoi ce cahier "Alliance et Ancien Testament"

• Genèse 15 : Plans de travail et fiches techniques

• Genèse 17, 1-22

• Exode 19, 1-8

• II Samuel 7

• L'alliance cosmique dans le psaume 89

Le psaume 89 étonne par le mélange des genres et la juxtaposition des thèmes qui s'y succèdent. Cependant, psaume royal ou "d'intronisation", il insiste sur la prophétie de Nathan (2 S 7) et le fondement de la dynastie de David.
La lamentation de la seconde partie suggère une intronisation royale faite dans des circonstances historiques particulièrement difficiles, en cette période où plusieurs rois avaient été établis par l'ennemi vainqueur, puis amenée en captivité (Joachaz, Joiaqim). Peut être s'agit-il de Sédécias ?
Ainsi s'expliquerait au mieux l'hymne des v. 6 à 19, hymne à la royauté de Yahvé, Dieu cosmique et maître des éléments qu'il a créés, devenu le véritable Roi d'Israël par l'alliance qu'Il a "jurée à David et à sa descendance à jamais". Dans des circonstances tragiques, la confiance au Dieu d'Israël et à son alliance est réinterprétée comme confiance faite au Maître de l'univers.
Un découpage du psaume nous permettra de mieux discerner les éléments que nous venons d'évoquer et leur articulation.

• D'après D. Mac Carthy - " Les traités politiques d'alliance au Moyen-Orient "

• Plan de lecture du deutéronome en fonctions des traités d'alliance : adaptation d'une proposition de Mc Carthy

• Osée 2, 4-17 : Proposition d'un plan de travail

• Le RIB, procédure d'alliance : Recherches sur les formes du discours prophétique

• La formule d'appartenance mutuelle : Essai de description formelle et perspective d'exploitation

• Approche du champ sémantique de BERIT, alliance

• Alliance et Ancien Testament : bibliographie analytique

Cahier biblique n°13

"Lectures de textes johanniques - Introduction à l'analyse structurale"

Paru en 1974

Sommaire

• Liminaire

• Anne JAUBERT - " La comparution devant Pilate selon Jean "

Il est difficile d'isoler un épisode du quatrième évangile. Cet évangile est comme un tissu continu où les thèmes s'entrelacent, se quittent, se reprennent. On ne saurait déchirer le tissu. Cependant la comparution devant Pilate forme un tout littéraire localement bien déterminé. Elle peut être étudiée en elle-même mais il faudra la replacer dans un ensemble.
Cet épisode, dans l'évangile de Jean, prend une valeur particulière ? Jusque là c'est avec les Juifs que Jésus avait discuté ; le procès juif de Jésus remplit l'évangile. Après l'arrestation, jean complète la tradition en rappelant le passage devant Anne et se contente de mentionner la comparution devant Caïphe. Ce qui l'intéresse, c'est le procès romain. Jésus devant le représentant de l'empire, c'était un moment solennel auquel il fallait donner toute sa portée.
Mais l'évangéliste n'était pas libre de sa matière. Il héritait d'une tradition très ferme sur la comparution devant Pilate. Pour comprendre comment il utilise et exploite les données antérieures, il faut d'abord établi une comparaison sommaire avec les synoptiques.

• Corina GALLAND - " Introduction à la Méthode de A.-J. Greimas "

• Jean CALLOUD - " L'analyse structurale du récit : quelques éléments d'une méthode "

• Jacques ESCANDE - " Jésus devant Pilate (Jean 18, 28-19, 24) "

• Pierre GEOLTRAIN - " Les noces à Cana (Jean 2, 1-12) : Analyse des structures narratives "

• Lexique sommaire des termes et liste des sigles employés en analyse structurale

Cahier biblique n°12

"L'oeuvre de Luc (II)"

Paru en 1973

Sommaire

• Liminaire

• Etienne SAMAIN - " Le récit lucanien du voyage de Jésus vers Jérusalem - Quelques études récentes "

La première partie de l'évangile lucanien (la période galiléenne du ministère public de Jésus : Lc 3, 21-9, 50) culmine dans la confession de Pierre à Césarée. Ce dernier, au nom des disciples, déclare : tu es "le Christ de Dieu" (9, 20). Cette reconnaissance officielle de la messianité de Jésus est aussitôt interprétée et complétée par ce qu'ajoute la voix céleste dans le récit de la transfiguration : "Celui-ci est mon Fils, mon Elu ; écoutez-le" (9, 35). Jésus est le Messie mais un Messie souffrant, le Serviteur qui doit maintenant accomplir un "départ", un "exodus" à Jérusalem (9, 22. 31. 44).
Cette perspective de la mort; liée à la nécessité de rejoindre la ville sainte, est commune aux évangiles synoptiques. Mais alors que chez Marc (10, 32 ; 11, 1) et Matthieu (20, 17 ; 21, 1), l'idée d'un "voyage vers Jérusalem" demeure fortuite et n'est signalée qu'en passant, elle est considérablement développée chez Luc. Toute la section centrale de son évangile est bâtie sur le schéma d'un "voyage", d'une "montée" de Jésus vers Jérusalem, et c'est à l'intérieur de ce cadre que Luc range la majeure partie des matériaux littéraires qu'il est seul à rapporter.
Partant de quelques études récentes, nous voudrions aider le lecteur à baliser un terrain riche mais difficile, l'inviter aussi à entrer dans une recherche qui, pour approfondie qu'elle soit déjà, n'est toujours pas achevée.

• Pierre BONNARD - " Approches historico-critique de Luc 15 "

• Etienne SAMAIN - " Approche littéraire de Luc 16 "

• Entretiens : Le Récit du Voyage vers Jérusalem, Luc 15, Luc 16

• D'après H. Flender - " Salut et Histoire dans la Théologie de Luc "

• L'oeuvre de Luc : Complément à la bibliographie publiée dans le Cahier biblique n°10

Cahier biblique n°11

"Le livre du prophète Ezéchiel"

Paru en 1972

Sommaire

• Liminaire

• Traduction S. DE DIETRICH - " Le message du prophète Ezéchiel "

• Traduction abrégé S. De DIETRICH et S. FRUTIGER - " De la connaissance de Dieu dans le livre d'Ezéchiel "

L'épître de Timothée nous rappelle que Dieu "habite une lumière inaccessible " (I Tim 6, 16). Notre époque a bien conscience de ce caractère inconnaissable de Dieu. Mais qu'en est-il de cette autre affirmation biblique selon laquelle Dieu se fait connaître ? Sur quoi se fonde cette affirmation et quel en est son sens ?
Dans le présent article nous limitons notre investigation à un domaine précis : le livre d'Ezéchiel. Ce choix se légitime du fait que sur 947 des textes où nous rencontrons la racine du verbe "connaître", 99 se trouvent dans Ezéchiel. Après une étude de la forme des déclarations où le mot se trouve appliqué à Dieu chez le prophète et dans le contexte plus large de l'Ancien Testament auquel il appartient, il nous faudra en chercher les sources probables pour mieux saisir sa signification traditionnelle, puis celle qu'Ezéchiel lui a donnée, avant que la communauté chrétienne y trouve matière à confesser sa foi.

• Traduction abrégée S. De DIETRICH - " Le style particulier des discours prophétiques d'Ezéchiel (d'après Ezéchiel 14, 1-11) "

Le temps n'est pas éloigné où l'on voyait les prophètes comme des révolutionnaires individualistes donc la révélation jaillissait, telle une lave brûlante, des profondeurs de leur expérience personnelle et empruntait naturellement la forme poétique. D'où une tendance à rejeter comme inauthentique tous les passage en prose. C'est ainsi que Hölscher (1924) en était venu à éliminer les sept huitième du livre d'Ezéchiel. Les recherches récentes s'orientent dans une autre direction. L'on constate que les prophètes sont imprégnés, par un long usage, de formules et de concepts cultuels. L'on est amené à se demander si le prophète n'avait pas une fonction spécifique dans le culte israélite.
Il faut citer ici le nom de Gunkel dont les recherches ont ouvert la voie. Depuis lors plusieurs auteurs (Begrich, Köhler, Gressmann, Alt) ont montré l'enracinement du Deutéro-Esaïe dans le genre littéraire cultuel, en particulier dans l'oracle d'exaucement sacerdotal. Il est temps d'appliquer cette méthode de recherche au livre d'Ezéchiel. L'essai qui suit veut être une contribution à cette recherche.

• Adaptation F. SMYTH-FLORENTIN - " "Vous vivez !" (Ezéchiel 37, 1-14) "

Nous avons ici résumé et adapté un des chapitres les plus importants du grand commentaire d'Ezéchiel que W. Zimmerli nous a donné en le situant dans une réflexion qu'il a menée plus largement sur "la vie et la mort" chez le prophète. Pour cela, nous n'avons gardé que ce qui est propre à l'auteur, sans nous embarrasser de l'état des questions qu'il fait en passant, de la polémique soutenue avec tel ou tel, ou des hypothèses qui ne sont citées que pour être rejetée. Plusieurs des notes techniques pourtant très utiles ont également disparu, ainsi qu'un remarquable excursus sur l'esprit. Les suggestions herméneutiques finales ne nous ont pas non plus paru indispensables à la compréhension de l'exégèse. La paragraphe sur "vie et mort" résume l'étude plus générale parue en 1957 à ce sujet ; il vient éclairer encore le commentaire.
Est-il besoin de dire que ces pages ne seront utiles que si elles sont éprouvées à la lecture du texte d'Ezéchiel 37, 1-14, et, en ce qui concerne plus particulièrement l'inventaire des formes traditionnelles employées par le prophète, nourrie du minimum de comparaisons indiquées ?

• L. L'EPLATTENIER - " Le livre d'Ezéchiel "

• Samuel AMSLER - " Gerhard Vin Rad : sa contribution aux études vétérotestamentaires "

• Françoise SMYTH-FLORENTIN - " Georges Auzou "

Cahier biblique Hors série

"Reconnaissance à Suzanne De Dietrich"

Paru en 1971

Sommaire

• F. SMYTH-FLORENTIN et S. FRUTIGER - " Reconnaissance à Suzanne De Dietrich "

• Wilhelm VISCHER et Pierre BONNARD - " Pour le 29 janvier 1971"

• Marie-Jeanne COLEMAN DE HALLER - " Suzanne De Dietrich et le renouveau biblique"

• Philippe BEGUERIE - Le dessein de Dieu"

• Ellen FLESSEMAN - VAN LEER - " L'étude biblique dans une banlieue"

• Don José-Maria GONZALES-RUIZ - " La lecture de la Bible et ses grands thèmes "

La lecture des livres de la Bible (l'Ancien et le Nouveau Testament) s'étend sur deux millénaires au moins. C'est pourquoi leur lecture directe est très difficile, comme du reste celle de tout autre livre qui se trouverait composé dans les mêmes circonstances.
Un lecteur de la Bible doit donc être suffisamment prudent pour ne pas se jeter directement dans la lecture de livres qui utilisent un langage et un style si différent de ceux de notre époque. Ainsi s'explique qu'une lecture "piétiste" ou "fondamentaliste" de la Bible doive être mise en question. Le fondamentalisme ou le piétisme croit en effet, naïvement, que la Bible est une sorte de lettre que Dieu envoie directement aux hommes, tout comme une mère pourrait écrire à son fils soldat. Cette attitude a été particulièrement vigoureuse chez les protestants (elle l'est toujours chez les Témoins de Jéhova). Mais elle est aussi le fait de catholiques : on ouvre la Bible n'importe où, et on en fait une application immédiate, comme s'il s'agissait d'une sorte d'oracle magique.

• Paul EVDOKIMOV - " La lecture de la Bible dans l'Eglise Orthodoxe"

• Marie-Claire BARTH-FROMMEL - " Le Serviteur du Seigneur dans Esaïe 40-55 "

Parmi les grandes figures de l'ancien Testament une seule est restée anonyme et ne cesse de nous fasciner. Depuis que l'exégète allemand B. DUHM a établi en 1882 l'unité littéraire de quatre pièces lyriques dispersées dans la seconde partie du livre d'Esaïe et les a nommées "les chants du Serviteur du Seigneur", les biblistes n'ont pas cessé de se pencher sur ces poèmes. Bon an, mal an, de nouvelles interprétations nous sont proposées, des auteurs savants confessent que nul ne peut plus dominer cet océan d'articles, et pourtant les textes gardent leur mystère. Quelques lignes maîtresses se dégagent toutefois des travaux récents et orientent notre compréhension.

• IROHMI - " Les pauvres jouent-ils un rôle dans le dessein de Dieu ? Une question posée aux études vétéro-testamentaires "

L'expression "dessein de Dieu" est choisie ici pour rappeler le rôle ?cuménique de celle à qui ces réflexions sont offertes. Dans sa traduction néerlandaise l'ouvrage de Suzanne de Dietrich paru en 1945 sous le titre "Le Dessein de Dieu dans le monde" a été largement diffusé en Indonésie et compris comme une confession de foi. Beaucoup d'entre nous, qui étaient encore très jeunes quand ce livre commença à être utilisé (lors de la préparation aux conférences ?cuméniques de jeunesse à Oslo et Kottayam), ne savaient pas que ce thème allait de pair avec l'étude sur "le désordre des hommes et le dessein de Dieu" au moment de la fondation du Conseil ?cuménique des Eglises à Amsterdam en 1948. Pendant vingt-cinq ans l'influence de cette méditation sur le grand Dessein de Dieu s'est fait sentir ; pendant ce temps les évènements de l'après guerre se précipitaient et beaucoup d'entre nous y jouèrent un rôle actif. Un historien de l'église, A. Thomson a dit que les actes et les déclarations des responsables des jeunes églises étaient caractérisés par "un sens aigu de l'action de Dieu dans le cadre décisif de l'histoire".

• Liliane DAMBRINE - " Guérison de la femme hémorroïsse et résurrection de la fille de Jaïre - Un aspect de la lecture d'un texte : Marc 5, 21-43 ; Matthieu 9, 18-26 ; Luc 8, 40-56"

• Hugues COUSIN - " Le figuier desséché - Un exemple de l'actualisation de la geste évangélique : Marc 11, 12-14, 20-25 ; Matthieu 21, 18-22"

• Ann Clark WIRE - " L'accueil des petits - Une étude de la théologie de Matthieu"

• Klaus-Peter HERTZSCH - " Jésus herméneute - Une étude de Marc 4, 30-32 "

• Kenzo TAGAWA - " Jésus critiquant l'idéologie théocratique - Une étude de Marc 12, 13-17"

• Ulrich RUEGG - " Luc 9, 57-62 : Vivre en adultes"

• Martinho Penido BURNIER - " Une vision prophétique et eschatologique de l'histoire : le livre des Actes"

• B. Barbara HALL - " La communauté chrétienne dans les Actes : Actes 6, 1-7 et 10,1 - 11.18 (15, 6-11)"

• Daniel von ALLMEN - " L'homme et la femme dans les textes pauliniens : Essai de synopse et notes exégétiques"

• Norberto BERTON - " Les structures de la paroisse selon I Corinthien 12"

• C.J.A. HICKLING - " Existe-t-il une théologie néo-testamentaire de la mission ?"

• DR. W.A. VISSER'T HOOFT - " L'oeuvre écrite de Suzanne de Dietrich "

Cahier biblique n°10

"L'oeuvre de Luc"

Paru en 1971

Sommaire

• Liminaire

• Etienne SAMAIN - " L'évangile de Luc et le livre des Actes : éléments de composition et de structure "

L'intérêt que l'exégèse actuelle porte à l'étude de la théologie des auteurs synoptiques est devenu manifeste. De même, c'est une autre évidence, on constate que pour dégager les lignes maîtresses de ces diverses théologies, les chercheurs font largement appel aux méthodes de la Redaktionsgeschichte (Histoire de la rédaction). C'est dans ces perspectives que nous situerons nos travaux concernant Luc. Et pourquoi ?
Quand on se penche en effet sur l'?uvre de Luc, on a tôt fait de constater que ni l'évangile, ni le livre des Actes, ne sont de simples morceaux d'histoire juxtaposés. Derrière les récits et les enseignements se cache une ordonnance, une structure dont Luc, lui-même, nous avertit dès le prologue de son évangile : "J'ai décidé moi aussi, confie-t-il à son correspondant, après m'être informé soigneusement de tout depuis le début, d'écrire pour toi dans une suite ordonnée (kathexès)" (Lc 1, 3). Cette information soigneuse autant que cette "ordonnance" se comprennent dès l'instant où l'on ne cherche plus à isoler le travail de Luc d'un vaste mouvement d'ensemble : celui de l'Eglise apostolique, chargée d'annoncer la Bonne Nouvelle au monde. Luc n'écrit pas son ?uvre en marge de cette communauté chrétienne ; il l'envisage au contraire comme une contribution au travail missionnaire de l'Eglise dont il est et pour laquelle il vit. Dans cette mesure, il se refusera à n'être qu'un simple compilateur : "suite ordonnée" signifie pour lui non seulement agencement, mise en ordre des documents compilés, mais aussi mise en valeur du sens et de la portée du message révélé.

• Etienne SAMAIN - " Le discours-programme de Jésus à la synagogue de Nazareth "

L'étude qu'on va lire est dans la ligne de ce que nous avons développé jusqu'à présent. Elle se situe donc au niveau de l'histoire de la rédaction lucanienne. C'est dire tout de suite les limites qu'elle comporte. Aussi invitons-nous le lecteur à confronter nos recherches à d'autres études se situant cette fois au niveau de l'histoire de la tradition. Parmi celles-ci, nous renvoyons volontiers au travail récent de H. Schürmann. La reconstitution de la tradition que l'auteur nous présente n'est pas la seule si sans doute la définitive. Elle a au moins l'avantage, en étant claire et précise, d'engager un débat très intéressant et de montrer la nécessaire complémentarité des méthodes en matière de recherches exégétiques.

• tienne SAMAIN - " Le récit de Pentecôte (Ac 2, 1-13)"

• Michel CAMBE - " La théologie de Luc d'après H. Conzelmann "

• Simone FRUTIGER - " Regard sur la recherche lucanienne depuis 1950 "

• Françoise SMYTH-FLORENTIN - " Un commentaire de l'évangile de Luc par H. Schurmann "

• Kevin SMYTH - " Un commentaire du livre des Actes par E. Haenchen "

• Bibliographie : les principaux ouvrages et articles concernant l'oeuvre de Luc

• Jean SAPIN et Françoise SMYTH-FLORENTIN - " Le Père de Vaux "  

Cahier biblique n°9

"Les récits de guérison"

Paru en 1970

Sommaire

• Liminaire

• Antoine DUPREZ - " Guérisons païennes et guérisons évangéliques "

La Bible n'a pas le monopole des guérisons dans le Proche-Orient. Celles des Evangiles occupent certes une place originale, mais elles ne peuvent être séparées de tout le contexte religieux et culturel de l'époque. Cette étude voudrait, à l'aide de l'Histoire des Religions, tenter de ressusciter brièvement tout ce milieu et permettre un dépaysement culturel nécessaire à des mentalités modernes dans lesquelles le mot "guérison" évoque plus l'image de traitements antibiotiques que d'interventions divines. Pour opérer cette "conversion", il nous faudra interroger d'abord les cultes guérisseurs sémitiques, puis hellénistiques, ensuite les guérisons dans le judaïsme hors du Nouveau Testament. Dans une deuxième partie, grâce à la méthode archéologique, nous rechercherons si l'enracinement des récits de guérison évangéliques dans tout ce milieu religieux du Proche Orient a laissé des traces dans le sol palestinien. Nous limiterons "notre champ de fouilles" à l'étude de la guérison de la Probatique racontée en Jn 5. L'ambition quelque peu démesurée du projet en dit clairement et l'intérêt et surtout les limites.

• Françoise SMYTH-FLORENTIN - " Histoire de la guérison et de la conversion de Naaman (II Rois 5, 1-19)"

• André PAUL - " La guérison de l'aveugle (des aveugles) de Jéricho "

Les pages qui suivent contiennent tout d'abord une lecture du point de vue de l'histoire de la rédaction de Mt 20, 29-34 (et 9, 27-31 et de Lc 18, 35-43 : présentation allégée d'une étude plus vaste qui sera probablement publiée ultérieurement.
C'est à ce dessein que l'analyse du récit de Marc, contrairement à l'habitude, n'a été proposée qu'en troisième position. En vérité, il s'agit d'un essai de départir la méthode précédemment employée d'une démarche trop largement comparatiste et volontiers encombrée par la genèse du texte, et d'un désir de réhabiliter ce dernier dans sa globalité et son originalité rédactionnelles. Cette approche de Mc 10, 46-52 n'est qu'un première esquisse, le modeste produit d'un travail à peine amorcé. Qu'on veuille la prendre comme telle.

• Pierre GEOLTRAIN - " La violation du Sabbat : une lecture de Marc 3, 1-6 "

Cet essai doit faire l'objet de quelques remarques préliminaires. En effet, le texte choisi, même si l'on y ajoutait ses parallèles en Matthieu et Luc, est beaucoup trop court pour se prêter à une analyse structurale type ; celle-ci aurait besoin d'une autre surface de texte pour être développée dans toutes ses directions. Ce sont donc seulement certains aspects de la méthode qui seront présentés ici ; encore seront-ils appliqués à titre d'hypothèse que devraient confirmer d'autres analyses menées sur d'autres textes de Marc. D'autre part, il faut dire à ceux qui n'ont pas participé à la session de l'Arbresle que cette lecture a été présentée comme un exemple, parmi tant d'autres, des approches possibles d'un texte. Le structuralisme n'est devenu ni la mode, ni la méthode unique des Equipes de recherches bibliques. Enfin, le caractère très scolaire de l'exposé fait à l'Arbresle ne permettait pas de le reproduire tel quel. Aussi ne trouvera-t-on pas ici tout ce qui a été dit. Certaines précisions jugées nécessaires ont, par contre, été ajoutées. On en retiendra sans doute que faire l'analyse structurale d'un récit, ce n'est pas rechercher le sens du texte, comme on le fait dans une explication classique de texte, mais décrire comment l'homme, par l'écriture, donne sens aux choses.

• Etude de J.-H. Held traduite et résumée par L. L'EPLATTENIER - " Matthieu, interprète des récits de miracles "

Le lecteur trouvera ci-dessous la traduction résumée d'une étude de J.-H. Held : Matthäus als Interpret des Wundergeschichten. Ce résumé a été conçu avant tout comme un outil de travail, c'est pourquoi nous avons retenu plus longuement les parties s'attachant à comparer les textes pour en relever les originalités matthéennes, (I, II), nous contentant de rapporter brièvement celles qui en tirent des conclusions (III, IV, V). Il ne se lira avec profit que synopse en mains.
J.-H. Held analyse les récits de miracles pour montrer qu'en les reproduisant, Matthieu agit comme un interprète conscient du but qu'il poursuit.

• Entretiens : Guérisons, miracles et Foi - Exégèse structurale et exégèse historico-critique - La session et le travail des équipes de recherches bibliques

Trois entretiens eurent lieu en fin de session. Le premier aborda le problème de l'historicité, de la signification et du discernement des miracles.
Le seconde reprit, du point de vue de la méthode, l'étude de l'homme à la main sèche et pose la question des rapports - ou non - entre une exégèse historico-critique, à laquelle nous sommes traditionnellement habituée et une exégèse structurale, plus déroutante par sa nouveauté et ses principes propres.
En troisième temps, une critique de la session permit de faire le point sur le but et les limites du travail des Equipes de recherche biblique (ERB).
De tels entretiens, tout spontanés, ont le défaut d'être bien peu élaborés et trop sommaires. Ils ont cependant l'avantage de poser les questions au niveau de vie et de réflexion de chacun. Tels quels, dans leur imperfection, nous avons pensé qu'ils pouvaient être utiles, ne serait-ce que pour poursuivre le dialogue ? ou la contestation. Qu'on veuille dans les prendre pour ce qu'ils sont, un échange, une recherche, un cheminement.

• Bibliographie : quelques ouvrages et études sur les miracles

Cahier biblique n°8

"Il est vraiment ressuscité"

Paru en 1970

Sommaire

• Liminaire

• Annie JAUBERT - " La résurrection : Réflexions préliminaires "

• Notes prises à un exposé de Pierre BONNARD - " Comment aborder les affirmations du Nouveau Testament sur la résurrection ? "

Lorsqu'un homme moderne, comme dit Bultmann, se trouve confronté au problème de la résurrection - résurrection de Jésus-Christ, des chrétiens ou des hommes - comment va-t-il l'aborder ? Quelles sont les voies d'approche d'une étude historico-critique mises à sa disposition ?

• Notes prises au cours de l'étude commune dirigée par Pierre BONNARD - " La communauté de Corinthe et la résurrection : 1 Cor. 15 "

La diversité des témoignages néo-testamentaires nous montre que, loin d'être annoncée comme un au-delà de l'histoire, la résurrection a toujours été proclamée en plein coeur des affrontements les plus concrets et les plus quotidiens des hommes et des communautés. Le chapitre 15 de la première épître aux Corinthiens en est un exemple frappant. Pour annoncer le Vivant à cette église contestataire, l'apôtre Paul n'a pu se borner à répéter une affirmation centrale de la foi ; de manière légèrement chaotique mais significative, il a dû aborder avec elle un certain nombre de sujets.
Ce chapitre, qui forme une unité littéraire incontestable, est l'un des plus longs du Nouveau testament ; il est donc hors de question, dans le cadre d'une session des équipes de recherche biblique, d'en faire l'exégèse détaillée. On se réfèrera, pour ce travail, aux commentaires. Exercice attentif de lecture d'un texte, et démarche introductive à l'exégèse, il s'agissait simplement, pour les groupes de travail, de déterminer l'organisation du chapitre en le divisant en petites unités de quelques versets ; puis de reprendre ces dernières pour en souligner une expression centrale, décisive, ou difficile parce qu'étrangère à notre pensée moderne.
Plusieurs groupes ont dit leur difficulté à aborder ce long chapitre sans avoir fait une recherche préliminaire sur les chrétiens de Corinthe et leurs problèmes. Certes, en bonne méthode, c'est par là qu'il faudrait commencer ; on découvrira cependant que l'étude du texte lui-même permettre de cerner quelque peu leur situation.

• Notes prises aux études communes dirigées par J. DELORME et P. BONNARD - " Quelques récits évangéliques relatifs au Ressuscité "

• Françoise SMYTH-FLORENTIN - " Les post-bultmanniens et la résurrection "

• " Confrontés à la résurrection "

Dans un long et dernier entretien, Mlle Jaubert, MM. Le professeur Bonnard et l'Abbé Delorme répondent aux nombreuses questions que nous posent les témoignages néo-testamentaires de la résurrection. Groupées et résumées selon quatre grands thèmes, ces questions concernent la "vérité" des récits évangéliques, la manière de transmettre aujourd'hui l'évangile de la résurrection, la résurrection des morts et la rencontre personnelle avec le Ressuscité.

• VON RAD - " Mort et résurrection dans l'Ancien Testament "

• Bibliographie - " La résurrection dans le Nouveau Testament - Quelques ouvrages, articles et plans de travail "

Cahier biblique n°7

"Jésus, baptisé par Jean"

Paru en 1969

Sommaire

• Liminaire

• Christian PAYOT - " Le baptême de Jésus dans les évangiles synoptiques "

• Christian PAYOT - " L'interprétation johannique du ministère de Jean-Baptiste (Jean I) "

• Michel COUNE - " Baptême, Transfiguration et Passion "

Ce n'est pas sans hésitation qu'on aborde un sujet aussi vaste et complexe que celui-ci. Nous savons combien l'exégèse actuelle pèse et soupèse le moindre mot, la moindre phrase, la moindre unité littéraire du texte sacré, cherchant à éclairer par des approches à la fois différentes et complémentaires. C'est comme si l'on procédait à des tomographies de chaque pièce du texte biblique, systématiquement inventorié aux niveaux de la philosophie, de l'analyse littéraire, de l'histoire et de la doctrine ? Et si ces analyses nous livrent enfin des résultats précieux pour une saine compréhension de notre foi, elles découragent des synthèses trop hâtives ou simplificatrices. C'est dire mon scrupule d'esquisser une étude aussi rapide des liens qui unissent, dans la tradition synoptique, les récits du baptême, de la transfiguration et de la passion de Jésus. Les analyses précises ne manquent pas et prennent souvent l'ampleur d'un volume, fût-ce même pour étudier un seul de ces récits chez un seul des évangélistes.

• Edgar HAULOTTE - " L'impact du baptême de Jean sur la vie de l'Eglise primitive selon les Actes des Apôtres "

Les neuf allusions à Jean et à son baptême que comporte le livre des Actes posent, chacune à sa façon, un problème parfois trop difficile. Le rôle qu'elles jouent est loin d'être le même partout. On peut les regrouper sous quatre perspectives : 1. La fonction de 1, 22 et 10,37 est de marquer le "commencement" du ministère public de Jésus. - 2. Dans trois cas le point focal de l'allusion est la tension entre baptême d'eau et baptême dans l'Esprit (1, 5; 11, 16 ; 19, 4). - 3. Au contraire, dans le discours de Paul à Antioche (13, 24. 25), Jean a pour rôle de renvoyer Israël à la personne de Jésus comme un seul lieu de son salut. - 4. Enfin la référence au baptême de Jean dans les deux épisodes d'Apollos et des "disciples" d'Ephèse pose l'épineux problèmes concernant le contenu doctrinal du kérygme (18, 25 et 19, 1-3). Ce sera un tour de force de parcourir ce périple en quelques pages.

• J. DELORME - " Le baptême de Jésus dans les évangiles synoptiques : plan de travail "

• Liliane DAMBRINE - " L'eau dans l'Ancien Testament "

• Françoise SMYTH-FLORENTIN - " A propos des origines du baptême "

• Flavius JOSEPHE - " Jean, surnommé le Baptiste "

• C. PAYOT - " Bibliographie sommaire concernant Jean-Baptiste, le baptême de Jésus et l'histoire du baptême "

• Pierre BONNARD - " Une fidélité renouvelée à la Bible "

Cahier biblique n°6

"Pour une approche méthodique des évangiles"

Paru en 1968

Sommaire

•Liminaire

•J. DELORME - " Pour une approche méthodique des évangiles "

Les évangiles ne manquent pas de lecteurs. Ils ne s'imposent ni par leur masse, ni par leur qualité littéraire. Mais à travers eux, quelque chose, ou plutôt quelqu'un, retient l'attention. Une présence s'y dévoile, capable de changer une vie : beaucoup pourraient en témoigner. Et même sans partager la foi chrétienne, des hommes divers les fréquentent et disent ce qu'ils leur doivent. Il suffit de les interroger d'un regard patient, tourné vers la lumière, pour qu'après deux mille ans il se révèlent d'une actualité surprenante.

• Docteur Ellen FLESSEMAN-VAN LEER - " Introduction à une étude sur l'autorité de l'écriture au Conseil Oecuménique des Eglises "

• F. SMYTH et un groupe de DOUAI - " L'étude de la Bible "

• S. MERGEL et A. M. PETER - " Rencontre de Frouville : 3-6 avril 1968 "

Cahier biblique n°5

"La lecture des paraboles"

Paru en 1967

Sommaire

• Liminaire

• Jacques DUPONT - " La lecture des paraboles : La parabole du semeur "

• Pierre GEOLTRAIN - " Notes sur Matthieu 24-25 "

Ces lignes sont simplement destinées à indiquer les lignes principales du travail de l'année prochaine et n'abordent aucun point d'exégèse détaillée.
Dès l'abord, ces chapitres apparaissent comme un ensemble construit. Les trois premiers versets sont une introduction : à la suite d'une parole de Jésus sur la destruction du temple, les disciples posent une question concernant le temps de cet événement et demandent des précisions sur l'avènement de leur maître et sur la fin du monde. Quel en sera le signe ?
vv. 4-36 : la réponse est donnée par des paroles de Jésus sur les signes à venir et sur la manifestation du Fils de l'homme.
vv. 37-51 : un enseignement parabolique illustre le thème dominant de la vigilance nécessaire.
Chap. 25 : deux grandes paraboles conduisent au tableau final du jugement dernier qui sert de grandiose conclusion à tout le développement.

• Pierre BONNARD - " Où en est la question des paraboles évangélique ? - de Jülicher (1888) à Jeremias (1947)"

• S. FRUTIGER - " Israël : un dossier sur diverses options exégétiques et théologiques "

• Fr. SMYTH-FLORENTIN, S. FRUTIGER et Wilhelm VISCHER - " Diversité d'options exégétiques et théologiques concernant Israël "

• Dom. J. DUPONT et S. FRUTIGER - " Les chapitres 9, 10 et 11 de l'épître aux Romains : Notes exégétiques générales "

• J.-P. GABUS - " Israël et les autres peuples : Eléments d'un questionnaire " 

Le retour des juifs en Palestine, la création en 1946-47 d'un Etat israélien, les évènements plus récents au Proche-Orient, l'attitude des chrétiens face à cette crise, doit nous amener à nous poser un certain nombre de questions fondamentales au niveau de l'exégèse, de la théologie, et du jugement politique chrétien. 

• Abbé SEVETTE - " Frouville 1967 "

• V. de MONTMOLLIN - " Que proposent cette année les équipes de recherche bibliques ?"

• M. BOUTTIER - " A travers les livres "   

Cahier biblique n°4

"Initiation à la question synoptique"

Paru en 1966

Sommaire

• Liminaire

• Paul-André HARLE - "Initiation à la question synoptique : le problème synoptique"

• Dom Jacques DUPONT - " L'interprétation des Béatitudes "

• Pierre GEOLTRAIN - " Récits de la Passion dans les synoptiques "

Les récits de la Passion occupent une place à part dans les problèmes soulevés par la tradition synoptique, et d'abord du point de vue de la critique littéraire. Une des lois bien mises en lumière par les travaux de l'école de l'histoire des formes et de la tradition, c'est que la tradition orale a surtout transmis des pericopes isolées dont elle n'a retenu ni le cadre géographique, ni le cadre chronologique. Chaque évangéliste était donc libre de choisir le cadre qui lui convenait : Luc se préoccupe d'établir un ordre chronologique, une "taxis" ; Matthieu ordonne un plan systématique ; Jean recherche un suite théologique. Mais le récit de la Passion fait exception à cette règle. La tradition orale a déjà transmis un cadre. Le récit parallèle du IVè Evangile est significatif à cet égard. Ce phénomène s'explique assez bien. D'abord parce que la tradition sur une personne et des évènements proches de sa mort. Ensuite et surtout parce que la prédication des premiers chrétiens a été celle de la mort et de la résurrection du Christ (ainsi firent Philippe, Paul, etc ? ; l'autoprédication du Christ aux disciples d'Emmaüs est aussi significative à cet égard). Nous avons donc affaire à un ensemble de caractère particulier qui pose d'autres problèmes que les autres récits synoptiques.

• Jacques DUPONT en collaboration avec Pierre BONNARD - " Le Notre Père : Notes exégétiques "

• Paul-André HARLE - " La tempête apaisée : Note exégétiques sur cette péricope synoptique à trois témoins "

• Francette PELCE - " Jésus à Gethsémani : Remarques comparatives sur les trois récits évangéliques "

• Marcelle GOETZ - " Frouville 1966 "

• Bibliographie : La question synoptique

Nous reproduisons ici avec l'autorisation du Bulletin du centre Protestant d'études et de documentation la bibliographie préparée par les Equipes de Recherche biblique pour la Session de Frouville.

Cahier biblique n°3

"La connaissance de Dieu selon le Nouveau Testament et son milieu"

Paru en 1965

Sommaire

• Samuel AMSLER - " Connaître Dieu selon l'Ancien Testament "

• Annie JAUBERT - " Symbolique de l'eau et connaissance de Dieu "

• Pierre GEOLTRAIN - " Notes sur la connaissance de Dieu chez l'apôtre Paul "

Cet exposé devrait commencer par une étude de vocabulaire : qu'on se reporte à l'étude de M. Casalis dans ce même cahier. Seuls les écrits johanniques présentent une certaine analogie avec la terminologie paulinienne, encore que le mot "gnosis" n'y soit jamais employé. A l'intérieur du corpus paulinien, il faut noter que le vocabulaire qui concerne la connaissance est absent des épîtres aux Thessaloniciens (onze fois le mot "gnosis") et est en régression certaine dans l'ép. aux Romains. Enfin, les ép. De la captivité appliquent le mot "gnosis" à la connaissance du Christ. Il y a donc une évolution dans l'emploi de la terminologie chez Paul pour le problème qui nous occupe. En fait, Paul n'a pas l'occasion, dans ses lettres, de faire un exposé théologique de ce qu'il entent par "connaissance de Dieu", mais le thème apparaît en filigrane dans les développements de l'apôtre.

• Pierre BONNARD - " Connaître Dieu selon le quatrième évangile et la gnose hellénistique "

• Matthieu CASALIS - " Le thème de la connaissance dans les milieux littéraires essénien, paulinien et johannique "

• Jean-François COLLANGE - " Connaissance et Liberté : Exégèse de 1 Corinthiens 8 "

• Françoise SMYTH-FLORENTIN - " Les livres "

La question de l'influence gnostique dans le N.T. est l'une des plus controversées. Il existe une tendance à minimiser autant que possible l'apport du syncrétisme hellénistique, commandé bien souvent par l'inquiétude religieuse. La tendance opposée majore cet apport hellénistique en cherchant à expliquer le N.T. par la gnose. Ces deux attitudes nous semblent procéder à un malentendu que le livre de Dom Dupont manifeste à son tour et qu'il nous faudra essayer de résoudre.La question de l'influence gnostique dans le N.T. est l'une des plus controversées. Il existe une tendance à minimiser autant que possible l'apport du syncrétisme hellénistique, commandé bien souvent par l'inquiétude religieuse. La tendance opposée majore cet apport hellénistique en cherchant à expliquer le N.T. par la gnose. Ces deux attitudes nous semblent procéder à un malentendu que le livre de Dom Dupont manifeste à son tour et qu'il nous faudra essayer de résoudre.

• Simone FRUTIGER - " Rencontre de Frouville : 7-10 avril 1965 "

• Pierre BONNARD - " 17ème cours biblique par correspondance : Comment connaître Dieu ? (Etudes sur la première épître aux Corinthiens) "

Cahier biblique n°2

"Le peuple de Dieu"

Paru en 1964

Sommaire

• Liminaire

• Samuel AMSLER - " Le peuple de Dieu : Esquisse d'un thème biblique "

• Samuel AMSLER - " Notes de bibliographie "

• R. MARTIN-ACHARD - " Le peuple de Dieu dans l'A.T. "

• Philippe-H. MENOUD - " Le peuple de Dieu dans le christianisme primitif "

• Matthieu CASALIS - " Laos : Résumé de l'article du Theologisches Wörterbuch zum Neuen Testament "

• Yves CONGAR - " Le peuple de Dieu et le schéma sur l'Eglise au Concile "

Nous sommes particulièrement reconnaissants à la direction de "Témoignage Chrétien", qui nous a permis de reproduire ici, à titre documentaire, l'article publié en son n° 1040, du 11 juin 1964, par le père Congar. Le lecteur n'aura pas de peine à discerner toute son importance, tant pour notre thème, que pour la recherche de la session actuelle de Concile et par conséquent l'avenir même de l'Eglise.

• M. BOUTTIER, Daniel LYS, P.-A HARLE, S. de DIETRICH - " Parmi les livres "

Cahier biblique n°1

"L'épître aux hébreux

Paru en 1963

Sommaire

• Editorial

• Pierre BONNARD - " Actualité de l'épître aux hébreux "

• Wilhelm VISCHER - " Note sur le culte de l'ancienne alliance "

Le culte décrit dans l'Ancien testament et pratiqué par les Israélites est pour les Chrétiens et en particulier pour nous autres Réformés un domaine assez étranger sinon étrange. Rares sont parmi nous ceux qui méditent les textes du Lévitique. Ces ordonnances ne sont-elle pas périmées ? Certes, les témoins du Nouveau Testament le déclarent nettement et ils nous interdisent de continuer à les pratiquer. Mais pourquoi ? Parce que Jésus les a accomplies une fois pour toutes. L'étude du culte d'Israël nous aidera donc à mieux comprendre "le ministère sacerdotal" de notre Sauveur.

• Jean-Claude MARGOT - " La christologie de l'épître aux Hébreux "

• Michel BOUTTIER - " Deux problèmes en suspens "

• S. de DIETRICH - " Chronique biblique "

• René BEAUPERE - " Notes sur le renouveau biblique dans le catholicisme "

• F. FLORENTIN et F. PELCE - " Pour des équipes de recherche biblique "

• J.-M. BABUT, A.-G. MARTIN et J.-M. SAINT - " Parmi les livres "