
Martine Millet
Je suis originaire de Suisse. Après avoir été formatrice pour adultes, j’ai débuté des études de théologie en 1975. En tant que pasteur, j’ai eu la chance de poursuivre ce travail de formation auprès des jeunes et des adultes successivement à Versailles, à la Société des Écoles du Dimanche, à la Coordination nationale Édifier et former et en participant au lancement de l’Auditoire et de Théovie. À la retraite depuis deux ans, j’ai continué mon ministère, en soutien, à l’Église réformée des Batignolles.
J’ai toujours été sensible aux groupes de recherche de paix. J’ai participé à la coordination de la Décennie de la Paix et je suis l’évolution de l’EAPPI depuis ses origines. Je refusais d’aller en Israël et Palestine en tant que touriste et j’attendais une opportunité d’engagement qui ait du sens. Ce programme du Conseil œcuménique me permet aujourd’hui de réaliser ce projet qui me tient à cœur. Je me réjouis de partir avec Claire-Lise, que j’ai rencontrée dans un groupe de conteurs bibliques il y a trois ans au Foyer de Grenelle. Nous ne connaîtrons notre affectation qu’une fois à Jérusalem mais nous préparons cette mission avec Danielle Vergniol, la coordinatrice pour la France. Je souhaiterais travailler dans un milieu associatif et découvrir les Églises chrétiennes minoritaires en Israël et Palestine qui souffrent particulièrement des conflits entre ces deux peuples qui ne possèdent pas encore une terre spécifique.

Claire-Lise Pattegay
Ma vie s’enracine dans la Bible dès mon enfance par mon père, pasteur, et les récits impressionnants de ma mère, des enfants juifs qu’ils hébergeaient pendant la guerre. Je suis psychologue clinicienne et je travaille dans un hôpital de jour pour nourrissons polyhandicapés. Partir en Israël est un projet de longue date ; j’attendais le moment opportun. Aller dans une démarche de paix est essentiel pour moi, non pour apporter des solutions face à l’absurdité et au paradoxe de ces situations inhumaines, mais pour être une présence, une écoute dans un contexte œcuménique et dans une démarche de foi, avoir une attitude de veille et de responsabilité. La situation des femmes en Israël et Palestine et de leur angoisse me concerne naturellement. Partager le quotidien de la vie est pour moi essentiel. Nous vivons cela au Foyer de Grenelle chaque mercredi soir par la préparation de repas avec et par des SDF.
Je me prépare à cette mission par un maximum de lectures, d’échanges et d’entretiens avec mon pasteur et prévois une retraite chez les Diaconesses avant mon départ. Ma démarche est une réponse à un appel lancé et de vivre une expérience originale de paix et de fraternité, et je me réjouis de partir avec Martine.
Propos recueillis par Daniel Cassou