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Lexique

Diaconie : Service (etymo vbe dia-koneo = service à table) qui vient donner un sens concret de partage à la communion chrétienne (etymo vbe koinonia = ce qui est commun à tous) qui a toujours tendance, dans l’histoire de l’Eglise, à se sacraliser et à s’éloigner de l’exigence de partage concret et d’amour fidèle à l’amour du Christ..

La création des diacres dans l’église primitive manifestait, selon le récit des actes des apôtres, l’articulation étroite qui devait exister entre le service diaconal et la vie cultuelle. Souvent effectivement dissociée de la vie cultuelle, la diaconie a, au cours des siècles, permis de développer dans la société toutes sortes de fonctions d’assistance jusqu’à ce que les autorités civiles, Etat et communes, prennent en grande partie le relais.. Aujourd’hui encore, les Eglises contribuent très largement au travail social, mais d’une façon plus active compte-tenu de la montée de la pauvreté et du recul de l’Etat-providence. Les questions posées à la diaconie retentissent comme une question à l’Eglise toute entière.

« La diaconie ne désigne pas simplement un secteur de l’action ecclésiale, par exemple la distribution d’aumônes et d’aide aux malheureux. Mais c’est son « être-pour-les-autres » inconditionnel qui décide si l’Eglise est réellement l’Eglise ou non, si elle marche à la suite de celui qui, de son côté, est devenu et a été l’homme- pour-les-autres »

(N. Greinacher et N. Miette « Retour des Eglises à la diaconie » in Concilium n° 218,1998 )

Bibliographie : On lira avec intérêt pour éclairer le concept de diaconie le livre d’Isabelle Grellier, « Action sociale et reconnaissance », Oberlin, 2003 consacré à la diaconie et à la théologie de la diaconie.

Jean Marc DUPEUX