La Réforme

La Réforme protestante n'est pas le seul mouvement de renouvellement de l'Eglise. Elle se distingue cependant des autres mouvements de réformes par son ampleur, sa rupture avec l'Eglise de Rome et ses implications politiques et sociales. Si les précurseurs sont nombreux (vaudois, hussites...), on parle généralement de Réforme ou de Réformation pour désigner le courant religieux suscité par les écrits de Luther à partir de 1520 en Allemagne, par ceux de Zwingli en Suisse et de Calvin en France.

Ce courant se répand rapidement dans toute l'Europe. En Europe du Nord, de nombreux princes et dirigeants adoptent le luthéranisme qui devient religion officielle. La plupart des Eglises luthériennes adoptent la Confession d'Augsbourg, rédigée en 1530.
En France, le premier synode réunissant les Eglises réformées en 1559 adopte la Confession de foi dite Confession de foi de La Rochelle.
En Angleterre, la Réforme prend une forme spécifique, l'anglicanisme.
D'autres mouvements plus radicaux, tels les anabaptistes, refuseront les liens avec l'Etat ou les institutions.

Toute religion inscrite dans la durée est appellée à connaître un processus de "formation, déformation, reformation". D'où l'idée d'une Réforme protestante permanente, qui explique, par exemple, le renouvellement intervenu au XXème siècle.

Pour aller plus loin :

Les Réformes, Marc Lienhard, Histoire du Christianisme
Musée du protestantisme français


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