Théodore de Bèze

Théodore de Bèze est né à Vézelay en 1519. Après avoir reçu une éducation humaniste, il se dirige vers la littérature. Victime d'une épidémie de peste, il décide de se convertir au protestantisme et doit quitter la France à la suite d'une condamnation du Parlement de Paris. Professeur de grec puis recteur de la nouvelle académie de Lausanne, il devient rapidement un proche collaborateur de Calvin, qu'il rejoint à Genève en 1558.

Son oeuvre littéraire est conséquente, aussi bien en tant que théologien que poète ou historien. A la mort de Clément Marot, en 1544, il achève la mise en "rimes françoises" du Psautier Huguenot. Sa traduction annotée en latin du Nouveau Testament, oeuvre qu'il poursuivra tout au long de sa vie, donne naissance à la théologie réformée du 16ème siècle. Défenseur de la pensée de Calvin, il théorise la doctrine de la prédestination dans la Tabula praedestinationis en 1555. On lui doit aussi une tragédie biblique, Abraham sacrifiant, et une Histoire ecclésiastique des Eglises Réformées du Royaume de France.

Théodore de Bèze a eu également un rôle diplomatique important. Représentant de Calvin en Allemagne auprès des luthériens, porte-parole des protestants français au Colloque de Poissy en 1561, il a joué le rôle de conseiller auprès de Jeanne d'Albret et des princes de Condé. Après le massacre de la Saint-Barthélémy, il publie De jure magistratum, dans lequel il donne aux magistrats le droit de résister contre la tyrannie.

Après la mort de Calvin, il poursuit son oeuvre à Genève, où il joue un rôle important jusqu'à sa mort en 1605.
Sa longue vie, la diversité de ses talents, en ont fait le continuateur exemplaire qui enracinera la Réforme calvinienne.

Pour aller plus loin :
Musée Virtuelle du protestantisme français

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