Catherine Golliau

 

 

Le dernier Hors série de l’hebdomadaire Le Point références présente de façon originale l’histoire que les Eglises protestantes ont écrite depuis les origines jusqu’à aujourd’hui.

Originale, car Catherine Golliau qui est le maître d’œuvre de cet ouvrage d’un peu plus de 100 pages ne se place pas sur le plan des principes, de l’idéologie des unes et des autres.

Elle fait directement plonger le lecteur dans des textes écrits par les fondateurs des principales étapes de l’histoire de ces chrétiens et un commentaire pour chacun d’eux.

Echappant au danger de la superficialité du genre, cette présentation conduit aux profondeurs des différents courants issus de la réforme.

Le lecteur n’a qu’une envie : aller plus loin et lire ou relire toute cette richesse que les siècles de divisions et de débats ont produite. Témoins ensemble dans la diversité.

 

Le Point références, mai-juin 2014. Se trouve en kiosque ou par internet « le Point.fr, rubriques Hors-série ».

13'55

Gabrielle Cadier

La guerre n’est pas que l’affaire des soldats.  Dans les guerres anciennes où les armées s’affrontent, les femmes occupent à l’arrière des lignes une place prépondérante. Reprenant le flambeau professionnel de leur mari, elles assurent le quotidien pour que la vie continue. Pendant les deux grands conflits du XXe siècle, ce fut vrai dans la France agricole mais aussi ouvrière et industrielle.

Grâce à ses talents de conteuse, l’historienne Gabrielle Cadier nous fait revivre ce que fut l’engagement des femmes de pasteurs dans la vie ecclésiale, pendant la grande guerre.

Alors qu’en temps de paix, elles n’avaient pour existence sociale que l’ombre de leur mari, les voici à l’œuvre dans toutes les responsabilités pastorales, comme leur ont demandé les responsables d’Église. C’est à partir des carnets intimes de ces « pionnières oubliées » et de la presse protestante que Gabrielle Cadier aborde cette page de l’histoire des femmes.

Gabrielle Cadier a contribué au numéro spécial du Bulletin de la Société de l’Histoire du Protestantisme Français, « Les Protestants français pendant la première guerre mondiale ».

Pour se le procurer écrire à la SHPF 54, rue des Saints-Pères – 75007 PARIS (25€ + port)

14'10

Jean-Paul Barquon

Nous le savons, par les media qui le relatent, la liberté religieuse peut être menacée par bien des manières. Or elle est un droit fondamental que définit la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. La loi française la protège. L’Association internationale pour la Défense de la Liberté religieuse (AIDLR) a une section française qui s’intéresse plus particulièrement aux conditions propres à notre statut de république laïque. Cette association peut être sollicitée pour des situations que des citoyens estiment litigieuses et elle donne son avis, interpelle dans des cas d’irrespect de cette liberté. Comme toute liberté, elle se définit dans la beauté de ses complexités ! En France, certains sujets ou situations sont propices à la confrontation entre religion et laïcité et leurs dérives. Nous avons rencontré le Secrétaire général de la section française, Jean-Paul Barquon.

http://www.libertereligieuse.com     www.aidlr.org 


Stéphane Rémy

Les élections passées, les informations remettent au premier plan les conflits armés en Afrique, dans des pays qui ont souhaité la présence de forces militaires françaises. C’est le cas du Mali et de la Centre-Afrique.  Les aumôniers protestants aux armées sont présents auprès des troupes engagées dans ces deux pays.  Quelle mission remplissent-ils dans ces opérations extérieures ?  Quel lien ont-ils avec les responsables religieux autochtones en Centre–Afrique, où les religions semblent peser dans cette guerre, ainsi que les médias ici en donnent leur compréhension ?

Stéphane Rémy, aumônier militaire en chef du service protestant aux armées donne dans cette interview des éclairages sur leur mission.

13'28

Claire Sixt Gateuille

En Corée, les lumières se sont éteintes sur la 10e Assemblée du Conseil œcuménique des Églises  il y a plusieurs mois.  Il reste aujourd’hui l’essentiel  que nous explorons en compagnie d’une des délégués de l’EPUF à Busan. Claire Sixt-Gateuille responsable des relations internationales pour l'Église protestante unie de France, fut l’une des 5000 personnes venues de tous les coins de la planète pour célébrer le Christ ensemble et préparer les chemins de l’Unité des 7 années à venir. Le thème général, proposé par le COE, était « Dieu de la vie, conduis-nous vers la justice et la paix ».

Quelles avancées, quelles difficultés dans l’œcuménisme aujourd’hui et quelles pistes tracer dans les Églises de France pour continuer le labeur fraternel et l’annonce de l’Évangile ?

13'54

François Clavairoly

Le pasteur François Clavairoly président de la Fédération protestante de France depuis le 1er octobre 2013, revient sur l'assemblée générale de la fédération qu'il avait placée sous le thème de la communication.

Il présente aussi les 4 grandes orientations pour la mission de la Fédération protestante de France qu'il a proposé à cette assemblée générale de Février 2014.

- le renforcement du lien fédératif

- la prière qui engage et les actions qui témoignent

- le dialogue et la rencontre

- apprendre ensemble à reformuler toujours plus clairement ce qu'être chrétien signifie dans le langage d'aujourd'hui

14'19

Georges Michel

L’Union d’Assemblées Protestantes en Mission (UAPM), est initialement créée dans le but d’envisager l’implantation d’églises contemporaines, en regroupant des églises qui commençaient à croître et qui souhaitaient une identité commune.

Ayant été acceptée comme membre en probation de la Fédération Protestante de France le 29 novembre 2003, l’UAPM est devenue membre définitif le 10 mars 2006.

Le pasteur Georges Michel, Président de cette jeune union d'Églises, fait un point sur ses 20 ans d'existence et sur ses défis à venir.

14'38

Jean-François Zorn

L’école préparatoire de théologie protestante (1846-1990)

Editons Olivétan

C’était avant l’école obligatoire  de Jules Ferry ; c’était avant la création du certificat d‘études.

Pour devenir pasteur et entrer dans une formation théologique le bac était nécessaire. Comment intégrer à ce projet des jeunes d’origine modeste, qui travaillaient bien avant leurs 16 ans, boulanger, mineur, paysan, etc.. ? C’est ce qui motive la création de cette école spéciale, qui en 3 ans conduit ces jeunes au diplôme requis, grâce à une pédagogie adaptée, une vie communautaire, une discipline, un accompagnement individuel.  Tous entrent  pour devenir pasteur ou missionnaire mais tous ne le deviendront pas ; l’école évoluera avec les besoins du temps ; mais confrontée aux diverses tribulations du XXe siècle, elle ferme ses portes en 1990.

Une autre orientation de l’école eut-elle été possible, souhaitable ?  L’histoire de cette école est racontée par l’historien Jean-François Zorn, grâce à des archives très nourries et à des témoignages nombreux d’anciens étudiants ; Au fils des pages, le lecteur entraperçoit qu’une telle structure serait peut-être à repenser aujourd’hui comme préparation à des études universitaires en vue ou non du pastorat ; une propédeutique si nécessaire à  bon nombre d’étudiants qui décroche au début du cursus.

Témoignage de Paul Ciholas qui travailla pendant 7 ans dans des mines de charbon, fut à l’école de 1951 à 1955, devint pasteur baptiste à Strasbourg, puis professeur d’histoire des idées et de la culture occidentale aux USA 

« Pourquoi donc retourner à une époque si loin dans le passé et si peu conforme à la réalité présente ? Simplement pour émettre une pensée qui m’est encore très chère. L’Ecole préparatoire n’était pas seulement un endroit de formation scolaire mais aussi une communauté au sein de laquelle les forces morales et spirituelles de chacun devenaient le levain qui transformait nos vies vers un engagement plus précis, plus solide, et plus durable. Et tout cela devait commencer non pas avec une critique du monde qui nous entoure mais par une analyse profonde de la personne humaine que nous sommes. Dans mon cas, il s’agissait donc de libérer la vie de préjugés qui entravaient tout progrès  vers des horizons plus vastes et plus satisfaisants. » pp. 256-257

 

13'50

Mario Holderbaum

Les Tziganes de la Mission évangélique Vie et Lumière sont heureux, ainsi que le décrit Mario Holderbaum, Secrétaire national de cette communauté chrétienne. 

Il est si fréquent d’entendre parler des gens du voyage associés à de vrais tourments sous les cieux républicains, qu’il est réjouissant et stimulant d’écouter ces récits qui jalonnent l’histoire de la Mission depuis sa création. Des récits qui étonnent autant qu’ils plaisent car ils semblent écrits par la grâce divine, ouvrant l’oreille à un monde enchanté. Mario Holderbaum atteste de leur vérité et témoigne qu’en effet Dieu est à l’œuvre dans la fécondité de la Mission tzigane. 

On suit le voyage et les grandes étapes d’une année entre formation biblique, évangélisation, conversions, vie sacramentelle, réunions de famille et grand rassemblement en louanges et musique. Quand un organisme est bien vivant, tout n’est pas rose pour autant. Et les difficultés que rencontre la Mission évangélique tzigane de France devraient interpeller tout citoyen.

14'

Florence Boreil

C’est un livre dérangeant et bouleversant que l’ACAT a publié en 2013 sur la demande d’asile.  Dérangeant car il disloque des préjugés  qui semblent vouloir s’ancrer dans l’inconscient collectif en France, et bouleversant  car il apporte des témoignages d’exilés qui demandent refuge à notre pays et racontent  ce qui les a poussés à tout quitter pour sauver leur vie, celle des leurs.  Le titre de ce livre, à lui seul, jette une lumière sur ces drames humains, « Je n’avais plus le choix, il fallait fuir ».  La forêt de lois enchevêtrées, qui répond à ces demandes d’espoir, a fini par bloquer ce que la convention de Genève en 1951 avait ouvert en droit d’asile.

A notre micro, Florence Boreil, responsable du programme Asile qui accueille à l’ACAT des demandeurs d’Asile.

 

Le rapport 2014 de l’ACAT, « Un Monde tortionnaire »,  sur l’état des pratiques tortionnaires dans le monde, paraît le 22 janvier 2014. www. Acatfrance.fr.

14'15

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