Bettina Schaller

La revue « Lire et Dire » vient de faire paraître un numéro double, le n° 100 dédié à la prédication.  A cette occasion nous avons rencontré le pasteur Bettina Schaller, membre du comité de rédaction. « Lire et dire » se donne pour mission de faciliter, d’aider les pasteurs et les prédicateurs laïques à préparer de bonnes prédications. Ceux qui se sont déjà confrontés à l’exercice de la prédication savent quel travail important sera fourni en amont. Ils ont l’expérience que la qualité de ce qui va être donné en chaire tient à ce qui a été lu, relu, vu, revu, élagué, labouré, écouté avant de passer à l’écriture. La revue « Lire et Dire » nourrit ce temps de préparation. Elle ne donne pas de prédication pour ne pas imposer un formatage, mais quelques pistes. La liberté du prédicateur demeure devant la page blanche pour transmettre quelque chose de sa compréhension de la Parole de Dieu.  Pour tous ceux qui aiment que les Écritures leur résistent.

Un site est dédié à cet outil de travail : Lire et Dire.ch .

13'29

Jean-Marc Potenti

Les églises à l’origine de la CEEF ont été fondées entre 1974 à 1982 dans le sud-ouest de la France, issues du renouveau charismatique pour la plupart d’entre elles, elles sont donc œcuméniques par nature.

Leurs pasteurs, s’unissent dans un projet commun, avec pour vocation l’édification des églises locales, la formation de responsables et l’implantation d’églises par l’évangélisation.

La Communion des Églises de l'Espace Francophone est affiliée à la Fédération Protestante de France et au CNEF.

Le pasteur Jean-Marc Potenti, président de cette union d'Egilses, en décrit son origine ses aspirations.

14'05

Catherine Golliau

 

 

Le dernier Hors série de l’hebdomadaire Le Point références présente de façon originale l’histoire que les Eglises protestantes ont écrite depuis les origines jusqu’à aujourd’hui.

Originale, car Catherine Golliau qui est le maître d’œuvre de cet ouvrage d’un peu plus de 100 pages ne se place pas sur le plan des principes, de l’idéologie des unes et des autres.

Elle fait directement plonger le lecteur dans des textes écrits par les fondateurs des principales étapes de l’histoire de ces chrétiens et un commentaire pour chacun d’eux.

Echappant au danger de la superficialité du genre, cette présentation conduit aux profondeurs des différents courants issus de la réforme.

Le lecteur n’a qu’une envie : aller plus loin et lire ou relire toute cette richesse que les siècles de divisions et de débats ont produite. Témoins ensemble dans la diversité.

 

Le Point références, mai-juin 2014. Se trouve en kiosque ou par internet « le Point.fr, rubriques Hors-série ».

13'55

Gabrielle Cadier

La guerre n’est pas que l’affaire des soldats.  Dans les guerres anciennes où les armées s’affrontent, les femmes occupent à l’arrière des lignes une place prépondérante. Reprenant le flambeau professionnel de leur mari, elles assurent le quotidien pour que la vie continue. Pendant les deux grands conflits du XXe siècle, ce fut vrai dans la France agricole mais aussi ouvrière et industrielle.

Grâce à ses talents de conteuse, l’historienne Gabrielle Cadier nous fait revivre ce que fut l’engagement des femmes de pasteurs dans la vie ecclésiale, pendant la grande guerre.

Alors qu’en temps de paix, elles n’avaient pour existence sociale que l’ombre de leur mari, les voici à l’œuvre dans toutes les responsabilités pastorales, comme leur ont demandé les responsables d’Église. C’est à partir des carnets intimes de ces « pionnières oubliées » et de la presse protestante que Gabrielle Cadier aborde cette page de l’histoire des femmes.

Gabrielle Cadier a contribué au numéro spécial du Bulletin de la Société de l’Histoire du Protestantisme Français, « Les Protestants français pendant la première guerre mondiale ».

Pour se le procurer écrire à la SHPF 54, rue des Saints-Pères – 75007 PARIS (25€ + port)

14'10

Jean-Paul Barquon

Nous le savons, par les media qui le relatent, la liberté religieuse peut être menacée par bien des manières. Or elle est un droit fondamental que définit la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. La loi française la protège. L’Association internationale pour la Défense de la Liberté religieuse (AIDLR) a une section française qui s’intéresse plus particulièrement aux conditions propres à notre statut de république laïque. Cette association peut être sollicitée pour des situations que des citoyens estiment litigieuses et elle donne son avis, interpelle dans des cas d’irrespect de cette liberté. Comme toute liberté, elle se définit dans la beauté de ses complexités ! En France, certains sujets ou situations sont propices à la confrontation entre religion et laïcité et leurs dérives. Nous avons rencontré le Secrétaire général de la section française, Jean-Paul Barquon.

http://www.libertereligieuse.com     www.aidlr.org 


Stéphane Rémy

Les élections passées, les informations remettent au premier plan les conflits armés en Afrique, dans des pays qui ont souhaité la présence de forces militaires françaises. C’est le cas du Mali et de la Centre-Afrique.  Les aumôniers protestants aux armées sont présents auprès des troupes engagées dans ces deux pays.  Quelle mission remplissent-ils dans ces opérations extérieures ?  Quel lien ont-ils avec les responsables religieux autochtones en Centre–Afrique, où les religions semblent peser dans cette guerre, ainsi que les médias ici en donnent leur compréhension ?

Stéphane Rémy, aumônier militaire en chef du service protestant aux armées donne dans cette interview des éclairages sur leur mission.

13'28

Claire Sixt Gateuille

En Corée, les lumières se sont éteintes sur la 10e Assemblée du Conseil œcuménique des Églises  il y a plusieurs mois.  Il reste aujourd’hui l’essentiel  que nous explorons en compagnie d’une des délégués de l’EPUF à Busan. Claire Sixt-Gateuille responsable des relations internationales pour l'Église protestante unie de France, fut l’une des 5000 personnes venues de tous les coins de la planète pour célébrer le Christ ensemble et préparer les chemins de l’Unité des 7 années à venir. Le thème général, proposé par le COE, était « Dieu de la vie, conduis-nous vers la justice et la paix ».

Quelles avancées, quelles difficultés dans l’œcuménisme aujourd’hui et quelles pistes tracer dans les Églises de France pour continuer le labeur fraternel et l’annonce de l’Évangile ?

13'54

François Clavairoly

Le pasteur François Clavairoly président de la Fédération protestante de France depuis le 1er octobre 2013, revient sur l'assemblée générale de la fédération qu'il avait placée sous le thème de la communication.

Il présente aussi les 4 grandes orientations pour la mission de la Fédération protestante de France qu'il a proposé à cette assemblée générale de Février 2014.

- le renforcement du lien fédératif

- la prière qui engage et les actions qui témoignent

- le dialogue et la rencontre

- apprendre ensemble à reformuler toujours plus clairement ce qu'être chrétien signifie dans le langage d'aujourd'hui

14'19

Georges Michel

L’Union d’Assemblées Protestantes en Mission (UAPM), est initialement créée dans le but d’envisager l’implantation d’églises contemporaines, en regroupant des églises qui commençaient à croître et qui souhaitaient une identité commune.

Ayant été acceptée comme membre en probation de la Fédération Protestante de France le 29 novembre 2003, l’UAPM est devenue membre définitif le 10 mars 2006.

Le pasteur Georges Michel, Président de cette jeune union d'Églises, fait un point sur ses 20 ans d'existence et sur ses défis à venir.

14'38

Jean-François Zorn

L’école préparatoire de théologie protestante (1846-1990)

Editons Olivétan

C’était avant l’école obligatoire  de Jules Ferry ; c’était avant la création du certificat d‘études.

Pour devenir pasteur et entrer dans une formation théologique le bac était nécessaire. Comment intégrer à ce projet des jeunes d’origine modeste, qui travaillaient bien avant leurs 16 ans, boulanger, mineur, paysan, etc.. ? C’est ce qui motive la création de cette école spéciale, qui en 3 ans conduit ces jeunes au diplôme requis, grâce à une pédagogie adaptée, une vie communautaire, une discipline, un accompagnement individuel.  Tous entrent  pour devenir pasteur ou missionnaire mais tous ne le deviendront pas ; l’école évoluera avec les besoins du temps ; mais confrontée aux diverses tribulations du XXe siècle, elle ferme ses portes en 1990.

Une autre orientation de l’école eut-elle été possible, souhaitable ?  L’histoire de cette école est racontée par l’historien Jean-François Zorn, grâce à des archives très nourries et à des témoignages nombreux d’anciens étudiants ; Au fils des pages, le lecteur entraperçoit qu’une telle structure serait peut-être à repenser aujourd’hui comme préparation à des études universitaires en vue ou non du pastorat ; une propédeutique si nécessaire à  bon nombre d’étudiants qui décroche au début du cursus.

Témoignage de Paul Ciholas qui travailla pendant 7 ans dans des mines de charbon, fut à l’école de 1951 à 1955, devint pasteur baptiste à Strasbourg, puis professeur d’histoire des idées et de la culture occidentale aux USA 

« Pourquoi donc retourner à une époque si loin dans le passé et si peu conforme à la réalité présente ? Simplement pour émettre une pensée qui m’est encore très chère. L’Ecole préparatoire n’était pas seulement un endroit de formation scolaire mais aussi une communauté au sein de laquelle les forces morales et spirituelles de chacun devenaient le levain qui transformait nos vies vers un engagement plus précis, plus solide, et plus durable. Et tout cela devait commencer non pas avec une critique du monde qui nous entoure mais par une analyse profonde de la personne humaine que nous sommes. Dans mon cas, il s’agissait donc de libérer la vie de préjugés qui entravaient tout progrès  vers des horizons plus vastes et plus satisfaisants. » pp. 256-257

 

13'50

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