Estelle Villeneuve et Chantal Crêtaz

« Sous les pierres, la Bible » est le titre d’un ouvrage récemment paru aux Editions Bayard. C’est une invitation au voyage dans l’histoire de l’archéologie proche-orientale, depuis le XIXe siècle, quand elle est venue par ses trouvailles confirmer ou infirmer des données historiques des récits bibliques. La Bible dit-elle vrai dans ses références historiques ou bien n’est-ce que fantaisie ? L’archéologie met-elle au jour matériellement les récits bibliques ? Dans cette première rencontre avec son auteur, l’archéologue Estelle Villeneuve, deux sites sont abordés parmi les 38 sites archéologiques que le livre présente, photos à l’appui : Ninive sur le Tigre et Qumrân au bord de la Mer Morte.

Une seconde émission complètera cet entretien.

13'54

C’est la vision d’une société fraternelle et solidaire qui n’exclurait pas.

Cela est-t-il possible ? OUI ! Si l’on suit la Fédération de l’Entraide protestante (FEP) avec ses 95 propositions pour œuvrer en faveur de plus de justice sociale et d’égalité.

En ces temps de choix électoraux, il est stimulant d’en prendre connaissance pour nourrir l’espérance et engager les actions à la portée de la plupart : un appel chrétien et citoyen.

Pauline Simon, chargée de communication à la FEP, présente ce travail porteur de nombreuses propositions dont peuvent s’emparer les associations et les collectivités sur tous les terrains, pour un monde meilleur, bien au-delà de la commémoration de 2017 !

12'56

François Clavairoly

L’usage du gros mot de « péché » semblait en voie de disparition, quand il réapparaît comme thème du colloque annuel de l’Institut supérieur des Etudes œcuméniques, qui a eu lieu à Paris pendant le carême : « Comment parler du péché en 2017 ? ». Dans la grande diversité ecclésiale et donc théologique qui s’est exprimée sur le sujet, c’est à la vision stimulante du président de la FPF, François Clavairoly, que la grande conférence a été dédiée, sous le titre un brin provoquant : « Le péché, la grâce sans indulgence ». Quelques lignes forces d’un développement plus vaste, où il est question du « pouvoir du péché comme puissance de solitude ».

 

 

11'17

François Clavairoly

Il n’échappe à personne que nous sommes en campagne électorale depuis des mois et la situation que nous affrontons ne manque pas de rebondissements qui tiennent les esprits en éveil, en doute, en dialogue, en inquiétude quand ce n’est pas en un certain dégoût. Bref,  la politique nous interroge aujourd’hui dans notre capacité à penser notre société comme un bien commun à animer avec créativité et espérance. Dans cette situation bouleversée,  quel rapport la Fédération protestante de France entretient-elle avec le politique ? C’est la question à laquelle répond son président.


Frédéric Chavel

En vue d’une commémoration commune de la Réforme cette année, la Commission luthéro-catholique pour l’Unité a publié, chez Olivetan, un texte préparatoire en 2014, intitulé « Du Conflit à la Communion », qui est donc d’actualité aujourd’hui. Ce texte, édité en plusieurs langues dans le monde entier, est le fruit de nombreuses années de rencontres,  de labeur entre la Fédération luthérienne mondiale et l’Eglise catholique romaine et marque une nouvelle étape dans la vie de l’Eglise universelle. Commémorer la réforme ensemble n’était pas envisageable sans les traversées qu’a guidées l’œcuménisme du XXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Comment cela a-t-il été rendu possible ?
Le pasteur Frédéric Chavel, professeur à l’Institut protestant de Théologie de Paris, synthétise les grandes étapes du chemin parcouru.


Geneviève Jacques

L‘immense campement qui au cours des années s’est improvisé à Calais, où venaient échouer tous les migrants espérant atteindre les côtes anglaises, s’appelait « la jungle ». Derrière ce mot, s’abrite tout ce qui s’oppose à l’accueil, la protection des exilés, la dignité, le respect du droit d’asile, la fraternité.

« La jungle de Calais a été démantelée » comme cela fut annoncé. Et maintenant ? Que se passe-t-il depuis la destruction des camps de Calais ? La CIMADE est au cœur de ce qui s’ensuit.

Face à cette crise de l’accueil, Geneviève Jacques, présidente de la CIMADE fait le point.


Katie Badie

C’est une initiative originale que cette invitation à lire l’Epître de Paul aux Romains lancée par le Service biblique de la FPF et 6 éditeurs de différentes sensibilités protestantes. Le carton d’invitation a pris la forme d’un opuscule intitulé « Marcher selon l’Esprit ». Pourquoi relire cette épître en cette année 2017 ? Car par sa lecture, Luther y découvre la gratuité du salut donné par Dieu ; cette découverte fut pour lui un véritable bouleversement intérieur, une libération de la foi qui fait vivre avec le christ, libère de la Loi, et fait tenir debout devant le mal.

Cette marche s’effectue en 12 étapes thématiques. Chaque thème peut engager une lecture à vivre en groupe, en Eglise, entre Eglises. Chaque étape est rythmée par des Paroles de témoins de la réforme et d’aujourd’hui, une Œuvre d’art, un dessin humoristique, une prière, qui permettent une animation vivante.

Avec Katie Badie, Il sera possible découvrir et s’initier à une animation « Marcher selon l’Esprit » les samedis 25 février et 18 mars, de 9h à 10h, 47, rue de Clichy 75009 PARIS. On peut se procurer l’ouvrage auprès des éditeurs en consultant le site Protestants.org du Service biblique.


Jane Stranz

Dans l’effervescence de ce qui s’élabore en 2017, un peu partout dans l’univers protestant à l’occasion des 500 ans de la Réforme, on pourrait oublier tout ce qui va se passer sur le plan œcuménique, dans différents pays entre les églises. Le pasteur Jane Stranz, qui conduit le Service de la FPF des relations entre les Eglises chrétiennes, élargit l’horizon en présentant, à notre micro, quelques grandes rencontres œcuméniques de cette année exceptionnelle. Une quête d’unité qui fait voyager et rafraîchir les liens fraternels. 

11’08

Jane Stranz

Après la Galette des Rois vient en janvier cette convocation adressée aux chrétiens de tout poil de se réunir en prières pour leur unité. Il ne s’agit pas d’une invitation hexagonale mais universelle car c’est aux Chrétiens de toute église et de tout pays qu’elle est envoyée. Pourquoi prier ensemble ? Dans une actualité d’éclats de guerre, de cris de douleur, de chant d’espérance la question prend relief. La responsable du service des relations entre Eglises chrétiennes de la FPF, Jane Stranz, axe une réponse avec le théme choisi cette année : « l’Amour du Christ nous presse » 2Co5.

11’

Brice Deymié

La Bible, que les aumôneries de prison éditent chez Biblio, réjouit par son originalité ; non pas par le texte qui est en Français fondamental mais par son aspect œcuménique d’une part, par ses illustrations d’Annie Vallotton d’autre part ; enfin par une importante introduction très surprenante qui invite toute personne intimidée à ouvrir les pages selon ses goûts : Vous aimez les voyages ou  des histoires d’amour, les polars ou des sagas familiales ou encore de la poésie ? Vous trouverez ce que vous aimez ! Ce qui est encore plus frappant c’est que les questions sont privilégiées aux certitudes pour guider les lecteurs.  Le questionnement pour cheminement à la recherche de Dieu par la lecture des Ecritures, voilà la démarche. Où il s’agit du désir de Dieu.

A notre micro, Brice Deymié, aumônier national des prisons pour la Fédération protestante de France est une des chevilles ouvrières de ce travail.

11 ‘

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