François Clavairoly

Il n’échappe à personne que nous sommes en campagne électorale depuis des mois et la situation que nous affrontons ne manque pas de rebondissements qui tiennent les esprits en éveil, en doute, en dialogue, en inquiétude quand ce n’est pas en un certain dégoût. Bref,  la politique nous interroge aujourd’hui dans notre capacité à penser notre société comme un bien commun à animer avec créativité et espérance. Dans cette situation bouleversée,  quel rapport la Fédération protestante de France entretient-elle avec le politique ? C’est la question à laquelle répond son président.


Frédéric Chavel

En vue d’une commémoration commune de la Réforme cette année, la Commission luthéro-catholique pour l’Unité a publié, chez Olivetan, un texte préparatoire en 2014, intitulé « Du Conflit à la Communion », qui est donc d’actualité aujourd’hui. Ce texte, édité en plusieurs langues dans le monde entier, est le fruit de nombreuses années de rencontres,  de labeur entre la Fédération luthérienne mondiale et l’Eglise catholique romaine et marque une nouvelle étape dans la vie de l’Eglise universelle. Commémorer la réforme ensemble n’était pas envisageable sans les traversées qu’a guidées l’œcuménisme du XXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Comment cela a-t-il été rendu possible ?
Le pasteur Frédéric Chavel, professeur à l’Institut protestant de Théologie de Paris, synthétise les grandes étapes du chemin parcouru.


Geneviève Jacques

L‘immense campement qui au cours des années s’est improvisé à Calais, où venaient échouer tous les migrants espérant atteindre les côtes anglaises, s’appelait « la jungle ». Derrière ce mot, s’abrite tout ce qui s’oppose à l’accueil, la protection des exilés, la dignité, le respect du droit d’asile, la fraternité.

« La jungle de Calais a été démantelée » comme cela fut annoncé. Et maintenant ? Que se passe-t-il depuis la destruction des camps de Calais ? La CIMADE est au cœur de ce qui s’ensuit.

Face à cette crise de l’accueil, Geneviève Jacques, présidente de la CIMADE fait le point.


Katie Badie

C’est une initiative originale que cette invitation à lire l’Epître de Paul aux Romains lancée par le Service biblique de la FPF et 6 éditeurs de différentes sensibilités protestantes. Le carton d’invitation a pris la forme d’un opuscule intitulé « Marcher selon l’Esprit ». Pourquoi relire cette épître en cette année 2017 ? Car par sa lecture, Luther y découvre la gratuité du salut donné par Dieu ; cette découverte fut pour lui un véritable bouleversement intérieur, une libération de la foi qui fait vivre avec le christ, libère de la Loi, et fait tenir debout devant le mal.

Cette marche s’effectue en 12 étapes thématiques. Chaque thème peut engager une lecture à vivre en groupe, en Eglise, entre Eglises. Chaque étape est rythmée par des Paroles de témoins de la réforme et d’aujourd’hui, une Œuvre d’art, un dessin humoristique, une prière, qui permettent une animation vivante.

Avec Katie Badie, Il sera possible découvrir et s’initier à une animation « Marcher selon l’Esprit » les samedis 25 février et 18 mars, de 9h à 10h, 47, rue de Clichy 75009 PARIS. On peut se procurer l’ouvrage auprès des éditeurs en consultant le site Protestants.org du Service biblique.


Jane Stranz

Dans l’effervescence de ce qui s’élabore en 2017, un peu partout dans l’univers protestant à l’occasion des 500 ans de la Réforme, on pourrait oublier tout ce qui va se passer sur le plan œcuménique, dans différents pays entre les églises. Le pasteur Jane Stranz, qui conduit le Service de la FPF des relations entre les Eglises chrétiennes, élargit l’horizon en présentant, à notre micro, quelques grandes rencontres œcuméniques de cette année exceptionnelle. Une quête d’unité qui fait voyager et rafraîchir les liens fraternels. 

11’08

Jane Stranz

Après la Galette des Rois vient en janvier cette convocation adressée aux chrétiens de tout poil de se réunir en prières pour leur unité. Il ne s’agit pas d’une invitation hexagonale mais universelle car c’est aux Chrétiens de toute église et de tout pays qu’elle est envoyée. Pourquoi prier ensemble ? Dans une actualité d’éclats de guerre, de cris de douleur, de chant d’espérance la question prend relief. La responsable du service des relations entre Eglises chrétiennes de la FPF, Jane Stranz, axe une réponse avec le théme choisi cette année : « l’Amour du Christ nous presse » 2Co5.

11’

Brice Deymié

La Bible, que les aumôneries de prison éditent chez Biblio, réjouit par son originalité ; non pas par le texte qui est en Français fondamental mais par son aspect œcuménique d’une part, par ses illustrations d’Annie Vallotton d’autre part ; enfin par une importante introduction très surprenante qui invite toute personne intimidée à ouvrir les pages selon ses goûts : Vous aimez les voyages ou  des histoires d’amour, les polars ou des sagas familiales ou encore de la poésie ? Vous trouverez ce que vous aimez ! Ce qui est encore plus frappant c’est que les questions sont privilégiées aux certitudes pour guider les lecteurs.  Le questionnement pour cheminement à la recherche de Dieu par la lecture des Ecritures, voilà la démarche. Où il s’agit du désir de Dieu.

A notre micro, Brice Deymié, aumônier national des prisons pour la Fédération protestante de France est une des chevilles ouvrières de ce travail.

11 ‘

Gabrielle Cadier

La Fondation John Bost célèbre les 200 ans de la naissance du pasteur John Bost, son fondateur, et c’est une femme, son épouse, qui vient au grand jour raconter dans le menu du quotidien l’histoire de la création des asiles et le labeur considérable qu’elle y consacra conjointement à John Bost. Gabrielle Cadier, historienne, publie le journal d’Eugénie Meynardie-Ponterie, qu’elle annote et commente,  aux Editions Ampelos : « Journal d’Eugénie Bost, femme de tête, femme de cœur, femme de foi ». Sans elle, parlerait-on encore de John Bost ?

10’40

Jean-Etienne de Linarès

« La torture … consiste à désoler un être jusqu’à ce qu’il soit très loin de l’espèce humaine » Daniel Pennac

L’Action des Chrétiens pour l’abolition de la torture, l’ACAT, publie son rapport d’état des lieux de la torture dans les cinq continents, « Un Monde tortionnaire 2016 ». Pour chaque continent, deux ou trois pays font l’objet d’une étude sur la question. La plupart des pays du Monde ont ratifié les conventions et traités internationaux condamnant la pratique tortionnaire ; pourtant son usage se perpétue. Qu’en pensent les Français ? Une enquête a été menée par l’IFOP, à la demande de l’ACAT sur ce que les Français pensaient de la torture, ou plutôt de l’idée qu’ils s’en faisaient. Jean-Etienne de Linarès, délégué général de l’ACAT, présente le rapport et l’enquête qui sont disponibles sur le site internet www.acatfrance.fr ou à L’ACAT-France 7, rue Georges Lardennois – 75019 PARIS.


Patrick Cabanel

Résister. Par les mots et dans l’action ; avec ou sans armes. C’est ce que firent les protestants français au cours de la Deuxième Guerre mondiale, après avoir pris leurs distances à l’égard du pacifisme et de certaines équivoques du régime de Vichy.

En suivant l’engagement de ces hommes et de ces femmes, Patrick Cabanel retrace l’histoire de cette minorité sentinelle qui tenta d’alerter la France puis de se tenir aux côtés des nouveaux persécutés, dans les camps de Vichy comme dans les terres de refuge.

Patrick Cabanel, directeur d’études à l’École pratique des hautes études, raconte comment les protestants passent du pacifisme à la résistance en passant, pour certains, par le régime de Vichy.

Puis dans la deuxième partie de l'entretien il évoque la résistance spirituelle des protestants à l'antisémitisme,  puis l'organisation de l'accueil de réfugiés et la naissance de la Cimade.

 

12'08
14'29

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