Sermon donné par l’évêque Dr. Munib Younan

Munib Younan

Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu, et la communion du Saint Esprit soit avec vous tous.

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Sermon donné par l’évêque Dr. Munib Younan
Évêque de l’Église Évangélique Luthérienne en Jordanie et Terre Sainte
Président de la Fédération Luthérienne Mondiale
à l’église Saint-Thomas à Strasbourg, France
le 6 mars 2016

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Jean 12:20-26

Il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés pour adorer à la fête. Ils allèrent chez Philippe qui était de Bethsaïda de Galilée et lui dirent: « Monsieur, nous aimerions voir Jésus. » Philippe alla le dire à André ; alors André et Philippe allèrent le dire à Jésus. Jésus leur répondit : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. Vraiment, je vous le dis, à moins qu’un grain de blé ne tombe en terre et meure, il n’est toujours que juste un simple grain ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Ceux qui aiment leur vie la perdent, et ceux qui haïssent leur vie en ce monde la garderont pour la vie éternelle. Quiconque me sert doit marcher à ma suite, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Quiconque me sert, le Père l’honorera.[1]

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Je vous apporte les salutations de Jérusalem, et celles de mon Église, l’Église Évangélique Luthérienne en Jordanie et Terre Sainte, ainsi que de tous ses services, ecclésiastiques et d’éducation. Je vous apporte aussi les salutations des 145 Églises de la Fédération Luthérienne Mondiale qui représente plus de 72 millions de chrétiens dans 98 pays. Il est bon de partager la Parole de Dieu en communion les uns avec les autres en ce temps de Carême ; elle nous rappelle que nous ne sommes pas seuls à prendre le chemin de la croix. En ces temps où beaucoup cherchent à nous diviser selon nos nationalités ou ethnicités, appartenances confessionnelles ou politiques, je rends grâce pour la communion luthérienne mondiale que nous partageons. De Jérusalem à Strasbourg et partout dans le monde, nous entreprenons ce voyage de Carême pour porter ensemble la croix du Christ dans ce monde brisé.

Dans ma ville de Jérusalem, le temps du Carême est aussi un temps de pèlerinages. Beaucoup de chrétiens viennent du monde entier à Jérusalem, et quand ils viennent, ils veulent bien sûr voir des églises, dont l’église du Saint-Sépulcre. Ils veulent parcourir les quatorze stations de la Via Dolorosa sur les pas de notre Seigneur. Tout comme les Grecs dans le récit de l’évangile selon Jean proposé pour ce jour, ces pèlerins souhaitent vivre un pèlerinage spirituel. Ils veulent voir Jésus.

Mais cela peut être difficile pour des visiteurs de voir Jésus en Terre Sainte aujourd’hui. Nous nous en rendons compte quand ils viennent nous dire : « Ce n’est pas cela que nous nous attendions à trouver ! ». Récemment, une touriste est venue au bureau de notre église pour parler à l’un de nos pasteurs ; elle était vraiment bouleversée. Elle était venue à Jérusalem dans l’espoir d’y trouver une utopie chrétienne. Elle s’attendait à découvrir une terre magnifique de miséricorde, de pardon et d’amour, le royaume de Dieu sur terre. Elle a vécu un choc quand, à la place de tout cela, elle a trouvé la division, l’inégalité, la haine et la violence. Elle n’était pas préparée à l’intensité du conflit entre les deux peuples de la Terre Sainte. Elle avait les larmes aux yeux quand elle a demandé au pasteur : « Comment pouvez-vous garder votre foi en un tel endroit ? Comment pouvez-vous voir Jésus ici ? »

Et bien sûr, en un sens cette visiteuse avait raison. Il peut être très difficile de garder sa foi vivante, même dans le pays où elle a vu le jour. Cela peut être un défi que de garder espoir, même sur la terre où notre espérance de résurrection a surgi du tombeau vide. Aujourd’hui, mon pays est meurtri par les injustices, les préjugés, les discriminations. Nous souffrons d’un système qui n’honore pas l’humanité de chaque être humain, ni les droits de l’autre, mais qui, à la place, encourage l’ignorance et même la haine.

Tout comme les Grecs dans la lecture d’évangile de ce jour, nous les chrétiens palestiniens, tout comme d’autres personnes de bonne volonté, nous voulons voir la paix du Christ. Nous voulons voir la justice et l’égalité du Royaume de Dieu. Nous voulons voir la liberté et la vie nouvelle de Pâques et du tombeau vide. Nous voulons voir le mur de séparation détruit, parce que nous avons entendu la Bonne Nouvelle que Christ « a détruit le mur de séparation qu’est la haine qui nous sépare. »

Nous voulons voir Jésus !

Ce n’est pas dans mon pays seulement qu’il peut être difficile de voir Jésus aujourd’hui. En beaucoup d’endroits du monde, la montée de l’extrémisme religieux nous rend aveugles à la présence du Christ, -non point parce qu’il serait absent, mais parce que les extrémistes et leurs actes ont capturé toute notre attention. Quand des voix et des points de vue extrémistes se développent au sein d’une religion, des voix concurrentes apparaissent aussi dans d’autres religions. L’extrémisme engendre l’extrémisme ! Dans mon pays tout comme ici en Europe, il y a des gens qui se servent même de la Bible pour promouvoir l’injustice, la violence et la contre-violence, le terrorisme, la revanche et l’occupation. Certains se servent du nom de Dieu pour réaliser leurs propres objectifs politiques.

Il y a beaucoup de groupes aujourd’hui qui essayent de politiser la religion, ou d’introduire la religion dans la politique. On se sert de la religion, on la manipule, pour justifier la violence et l’injustice. Il nous faut donc poser la question : Est-ce la religion qui est le problème du Moyen Orient aujourd’hui ? Ou est-ce l’extrémisme religieux ? Certains diraient que l’extrémisme religieux est l’aboutissement naturel de l’engagement religieux. Personnellement, je dirais que l’extrémisme religieux n’est qu’une perversion de l’engagement religieux.

Aucune religion n’a le monopole de l’extrémisme. Le problème n’est pas le judaïsme, ni le christianisme, ni l’islam. Le problème, c’est quand certains individus qui prétendent parler au nom de Dieu (ou qui cherchent à prendre la défense de Dieu) agissent de manière contraire aux enseignements qui sont au cœur même de leur religion. Comme l’a dit Charles Kimball : « Quoi que puissent dire des gens religieux sur leur amour de Dieu ou sur la mission de leur religion, quand leur comportement à l’égard d’autres est violent et destructeur, quand il est source de souffrance pour ceux qui sont leurs prochains, vous pouvez être sûrs que la religion a été corrompue et qu’il y a un urgent besoin de réforme. »[2]

Ou, comme il est écrit en 1 Jean 4.20 : « Quiconque prétend aimer Dieu tout en haïssant un frère ou une sœur, est un menteur. Car qui n’aime pas son frère ou sa sœur qu’il a vu, ne peut aimer Dieu qu’il n’a pas vu. »

C’est exactement cette corruption de la religion qui nous aveugle aujourd’hui et qui nous empêche de voir Jésus à l’œuvre dans le monde qui nous entoure.

En Europe aujourd’hui, vous êtes confrontés aux conséquences très réelles de la montée de l’extrémisme à l’échelle mondiale, conséquences visibles dans l’arrivée de milliers de réfugiés venus de pays déchirés par la guerre. Ces gens sont venus en France, en Allemagne, en Suède et dans d’autres pays parce qu’ils veulent voir la paix. Ils veulent voir l’espérance. Ils veulent voir un avenir pour leurs enfants. Alors que vous êtes toujours encore confrontés à cette crise des réfugiés, j’aimerais souligner deux choses.

Premièrement, dans la plupart des cas, ces réfugiés n’ont pas choisi de quitter leur pays. Ils ont été forcés de partir à cause de bombes, d’armes, de persécutions et de destructions. Surtout : ils sont devenus des réfugiés à cause du chaos qui a sévi au Moyen Orient suite à ce qu’on a appelé le Printemps arabe, et à cause de l’incapacité de beaucoup de pays européens et occidentaux de résoudre le conflit central dans cette région : le conflit israélo-palestinien.

Deuxièmement, il est essentiel de ne pas généraliser quand nous voyons que plusieurs de ces réfugiés se sont mal conduits ou ont abusé de l’hospitalité que l’Europe leur a offerte. N’oublions pas que la grande majorité des réfugiés a besoin d’aide, ils sont reconnaissants pour votre accueil. Quand nous sommes mis au défi et que nous avons du mal à aimer les étrangers qui sont au milieu de nous, il nous faut regarder à Christ et à ses bras ouverts sur l’humanité entière, avec tous les pécheurs, y compris nous-mêmes et tous les réfugiés.

Je parle de toutes ces choses avec passion et souci parce que je suis moi-même un réfugié palestinien. Je suis né dans la vieille ville de Jérusalem où mes parents ont cherché refuge après avoir dû quitter leur maison à Beer Sheva. Je possède toujours une carte de réfugié de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche Orient (UNRWA).

Quand j’étais un enfant à Jérusalem, j’ai fréquenté l’école Martin Luther, et nous sommes allés au culte à l’église luthérienne. Nous étions pauvres et n’avions rien à manger, et c’est l’Église luthérienne qui s’occupait de nous ; elle nous offrait des vêtements et du lait au chocolat comme nourriture. Nous étions des personnes déplacées qui essayaient de construire une nouvelle vie, et les luthériens nous ont donné un foyer et le sentiment d’avoir une place dans la société. Plus que cela encore : c’était l’Église luthérienne qui nous a permis, à travers l’éducation qu’elle nous a donnée, de voler de nos propres ailes et d’être capables  de nous engager pour la justice et une vie meilleure, -pas seulement pour nous-mêmes mais aussi pour d’autres.

Aujourd’hui je dis merci à l’Église luthérienne qui a accueilli à bras ouverts, dans l’amour du Christ, cette famille de réfugiés que nous étions alors. Sans l’Église luthérienne, aurais-je jamais eu une éducation ? Serais-je devenu pasteur ? Serais-je évêque ?

Les Églises en France ont la même occasion aujourd’hui d’apporter un changement dans la vie de ces réfugiés. Je vous le demande : S’il vous plaît, ne vous contentez pas de juste les tolérer. Donnez-leur une éducation. Donnez-leur les moyens de se prendre en main. Aimez-les. Donnez-leur les outils nécessaires pour rentrer un jour chez eux et construire de nouveaux États-nations où règnent les droits de l’homme, la liberté de parole, la liberté de religion, les mêmes droits pour les hommes et pour les femmes. Donnez-leur de l’espérance.

Permettez-leur de voir Jésus en vous, chrétiens et Églises de France.

Il est vrai que la montée de l’extrémisme religieux, la menace terroriste et l’instabilité politique d’une grande partie du monde aujourd’hui pousse beaucoup de gens de foi à demander « Où est Dieu ? » tout autant qu’à dire « Nous voulons voir Jésus ! »

En ces temps difficiles, et comme chrétien palestinien, je voudrais encourager le peuple de France et les gens partout en Europe : Ne pensez pas que Dieu vous a abandonnés. N’ayez pas peur, même si vous avez eu à affronter une vague de terreur et de violence horrible.

Je peux vous dire que, même si moi-même et mon Église, nous vivons dans une situation politique incertaine et souffrons de bien des injustices, nous arrivons quand même à voir Christ à l’œuvre en Terre Sainte aujourd’hui. Comme il est écrit : « Cherchez moi, et vous me trouverez » (Jérémie 29.13), et aussi : « Ne l’oubliez pas, je suis toujours avec vous, jusqu’à la fin des temps. » (Matthieu 28.20). Si petite que soit notre Église, nous avons une voix forte. Cela ne vient pas de nos grands efforts, mais de la grande fidélité de Dieu.

De même, je voudrais encourager mes frères et sœurs en Christ français à rester inébranlables dans leur foi, tout comme dans leur engagement à aimer et à servir tous au nom de notre Seigneur Jésus Christ. Les difficultés actuelles que vous avez à affronter en Europe, et que nous affrontons ailleurs dans le monde aujourd’hui, ne sont pas le signe que Jésus nous a abandonnés. Au contraire : notre expérience nous a appris que suivre Jésus veut dire sacrifice et combat. Cela veut dire : avoir ce que nous appelons en arabe « soumoud » : de la ténacité.

Cela veut dire : prendre le chemin de la croix.

Le message de Christ est clair. Il a dit : « Vraiment, je vous le dis, à moins qu’un grain de blé ne tombe en terre et meure, il n’est toujours que juste un simple grain ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. » Bien sûr, Jésus parlait d’abord de lui-même et du prix qu’il allait bientôt payer. Il était lui-même le grain qui allait mourir pour que le monde ait la vie.

En même temps, il y a encore beaucoup d’autres grains dans notre monde aujourd’hui – des chrétiens en Syrie, en Irak, au Soudan, au Nigéria et en beaucoup d’autres endroits dans le monde, qui payent dans leur propre corps un prix fort pour leur foi chrétienne. Comme le disait Tertullien, un Père de l’Église : « Le sang des martyrs est la semence de l’Église. »

La dure vérité que Jésus a partagée avec ses disciples, c’est qu’il ne peut y avoir de chrétienté sans la croix. Si nous avons du mal à voir Jésus dans notre monde aujourd’hui, c’est parce que des extrémistes, des terroristes, le matérialisme, et malheureusement aussi des prédicateurs de l’évangile de la prospérité, ont détourné notre attention loin de Lui. Ils nous ont aveuglés au point que nous avons même oublié où le chercher. Nous avons oublié de regarder à la croix. Celui qui tourne son regard vers la croix trouvera Jésus, et le trouvera crucifié.

Il n’y a pas de chrétienté sans la croix. Ce n’est certes pas un titre qui fera vendre un journal, et il ne permettra pas aux Églises d’engranger beaucoup d’argent. Comme l’écrivait le Père de l’Église Thomas A Kempis : « Jésus a aujourd’hui beaucoup d’amoureux du royaume céleste, mais peu de porteurs de sa croix » (dans L’imitation de Jésus-Christ). Chacun veut avoir Jésus de son côté, mais personne ne veut se tenir là où lui-même s’est tenu.

Bien souvent, des gens me font part de leurs inquiétudes et de leurs soucis à propos de la situation des chrétiens au Moyen Orient, et je leur réponds toujours : « Comme chrétien, je ne veux pas être pris en pitié. Je ne veux pas de la sympathie. Je ne suis pas un musée vivant dans mon pays. Je suis un membre d’origine et à part entière de ma société. Pourquoi ? Parce que je porte la croix de Jésus chaque jour de ma vie. » Aussi difficile que cela puisse être pour notre vie quotidienne, nous continuerons à porter la croix, parce que la croix est notre dignité.

Tout croyant chrétien porte cette même croix, aussi lourde qu’elle peut être, aussi légère qu’elle peut être.

Je me souviens d’une histoire que racontait un Père de l’Église à propos d’un homme qui avait fait un rêve très étrange. Dans son rêve, il avait dit cette prière à Dieu : « S’il te plaît, ma croix est trop lourde ! Trop lourde à porter ! S’il te plaît, donne m’en une autre ! »

Et comme il priait, un ange vint pour l’emmener au ciel.

Quand ils furent arrivés au ciel, l’ange conduisit cet homme dans une pièce pleine de croix, de toutes les formes et de toutes les tailles. Et il dit à l’homme : « Tes prières ont été exaucées. S’il te plaît, choisis la croix qui te convient. »

L’homme alla à la première croix, une grande croix de fer. Il n’arriva à faire que quelques pas avec elle, alors il dit : « Non, celle-ci est trop lourde. »

L’ange le conduisit à la croix suivante. Celle-ci était en argent. L’homme fit quelques pas avec elle et dit : « Celle-ci est meilleure, mais je crois en voir une en or un peu plus loin. »

Alors l’homme reposa la croix en argent et prit la croix en or. Mais celle-ci aussi était encore trop lourde. Et d’ailleurs il préférait l’or blanc à l’or jaune.

La suivante était en bois, mais beaucoup trop grande pour qu’il puisse la soulever, et elle lui mit plein d’échardes dans les épaules.

Il les essaya toutes, souleva et porta les nombreuses croix que renfermait la pièce, et finit par dire à l’ange : « Après tout ce que j’ai vu, je vais choisir la croix que Dieu m’a donnée, parce que c’est celle pour laquelle il m’a donné la force pour la porter. »

C’est une histoire vraie, même si c’est aussi un rêve. Les chrétiens que nous sommes se plaignent souvent parce qu’ils ont des croix lourdes à porter. Souvent nous pensons que la charge devrait être plus légère, le sentier plus égal, le chemin plus court.

Mais il est une chose qu’il faut que nous sachions : quand Dieu nous appelle, comme chrétiens, à porter la croix dans notre propre contexte, c’est cette croix même qui garde vivant aujourd’hui le vivant témoignage de Jésus Christ. Quand nous portons la croix avec audace et sans honte, nous sommes un vivant témoignage de Christ et de son amour. Quand nous portons la croix, aussi dur et désagréable que cela puisse être, nous savons que nous donnons à d’autres une occasion de voir Jésus à travers nous.

Les chrétiens palestiniens -et beaucoup d’entre nous vivent sous occupation- savent très bien ce que cela signifie que de porter la croix. Oui, c’est difficile. Oui, elle est lourde. Mais c’est cette même croix qui a gardé vivante la présence chrétienne en Terre Sainte durant deux mille ans. En dépit de nos problèmes, de nos difficultés et de nos divisions, c’est la croix qui nous unit et qui garde allumée la lumière de la foi dans mon pays.

Chers sœurs et frères en Christ, une fois encore je veux vous encourager dans les luttes que vous avez à vivre. Ne perdez pas courage. Souvenez-vous que la croix n’est jamais un signe de faiblesse, mais toujours un signe de force. Souvenez-vous que vous êtes le sel de votre société. Vous êtes le levain dans la pâte.

De Jérusalem à Strasbourg, de Paris à Damas et par le monde entier, les chrétiens que nous sommes avons à renouveler notre engagement de nous engager ensemble sur le chemin de la croix.

Unis par l’Esprit Saint et les yeux rivés sur Jésus, nous sommes prêts à le suivre et à porter la croix. Nous sommes prêts à avancer comme instruments de paix, agents de justice, initiateurs de dialogue, protecteurs des droits de l’homme et des mêmes droits pour les femmes et pour les hommes, ministres de réconciliation et apôtres d’amour.

C’est notre commune vocation.

C’est ainsi que le monde verra Jésus aujourd’hui.

Que la paix de Dieu qui dépasse tout ce que nous pouvons comprendre garde vos cœurs et vos pensées en Christ Jésus. Amen.

 



[1] Note du traducteur : J’ai rendu en français la traduction anglaise utilisée par l’évêque Younan, ici et aussi pour les autres citations bibliques dans le sermon.

[2] In :When Religion Becomes Evil: Five Warning Signs – NdT : Quand la religion devient néfaste : Cinq avertisseurs. Ouvrage non traduit en français.