La Fédération protestante de France et ses 22 Eglises membres prennent toutes leur part au débat public sur les grandes questions d’éthique. Pour se faire, le Conseil de la FPF s’est doté d’une Commission Ethique aujourd’hui incluse dans la Commission Eglise et Société ; son rôle : « élaborer des textes qui ne sont pas des instructions données par quelques magistère mais des éléments de réflexion dont le but est de favoriser le partage et le débat, où la communauté protestante exprime sa propre concorde et accepte ses dissonances» .
Dans « La Biologie et l'Éthique », en 1987, la commission fixe un cadre éthique aux débats portant sur les « progressions spectaculaires dans la connaissance des processus de la vie et des interventions techniques possibles ».
Le pasteur Luc Olekhnovitch, président de la commission d’éthique commune aux Eglises évangéliques libres et aux Eglises baptistes, nous livrait récemment la manière dont les Eglises évangéliques réfléchissent à ces questions.
Au plan national, les protestants prennent part au débat au sein du Comité consultatif national d'éthique. Après France Quéré et le professeur Jean-François Collange, c’est Olivier Abel, professeur de philosophie et d’éthique à la faculté protestante de Théologie de Paris, qui représente le protestantisme.
Au plan associatif, il faut noter l’importante contribution de l’Association médico-sociale protestante.
Au plan européen, les Eglises anglicanes, orthodoxes, et protestantes débattent des questions de bioéthique au sein du Groupe de travail sur la bioéthique de la Conférence des Eglises Européennes (KEK).
Enfin, au plan mondial, le Conseil Oecuménique des Eglises (COE) proclame en juillet 1989 ses « Recommandations et Propositions».