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Colloque 2 mai 2004 à Paris à l'invitation de La Fédération Protestante de France
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Le point de vue juif Où en est la communauté juive ? Qui doit répondre ? Nous nous trouvons dans un préléminaire de notre relation : nous en sommes encore à des prises de position isolées, mais pas à une interpellation officielle des organisations religieuses juives. La communauté juive n’a pas vraiment organisé de forums dans ce sens. Pour le protestantisme, l’antisémitisme est contraire à l’Évangile : le salut vient des juifs, Israël est bien le peuple de Dieu. La théologie protestante actuelle refuse à l’état d’Israël tout accomplissement des promesses. Si l’Église se proclame Peuple de Dieu, est-ce un motif de polémique par rapport aux juifs qui ont les mêmes prétentions ou de dialogue ? Le monde protestant adopte l’idée d’une double élection : le judaïsme et le christianisme. L’Église inscrit sa relation à Israël comme partie intégrante de sa foi. Elle reconnaît sa responsabilité en raison du laisser-faire mais aussi des fausses interprétations qui ont prévalu à certaines époques. L’élection de l’Eglise est indissolublement liée à l’élection d’Israël. L’Eglise ne peut plus se concevoir comme coupée de ce fondement de sa foi, elle reconnaît dans le peuple d’Israël l’accomplissement des promesses de Dieu à Abraham. De ce fait, l’Église entretien avec les juifs un dialogue d’une nature différente que celui avec les autres religions. Mais l’Église s’auto désigne ainsi « Peuple de Dieu » par ce lien qu’elle établit avec le judaïsme. Pourquoi limiter à l’Europe ce mouvement de prise de conscience des Eglises protestantes ? Théoriquement, l’Église a abandonné tout prosélytisme, mais que se passe-t-il lorsqu’un juif demande librement à entrer dans l’Eglise ? Il ne faut pas oublier que plus de la moitié du peuple juif vit aujourd’hui en terre d’Israël. Comment organiser une société juive ? Quel pouvoir le judaïsme est-il autorisé à se donner ? On sent bien un souci des responsables protestants de ne rien faire qui mette en cause le lien avec Israël. On recommande de ne pas questionner les juifs sur leur attitude envers Jésus-Christ. Mais le simple fidèle ne semble pas être dans cette disposition d’esprit. Si l’idéal des protestants est une réconciliation de l’univers avec le créateur, qu’en est-il d’Israël ? Il reste difficile pour un juif d’admettre que le Premier Testament soit l’Ancien Testament chrétien. De même qu’Abraham serait le premier musulman. La littérature rabbinique n’est pas figée, elle évolue comme évolue l’interprétation du texte biblique. L’alliance en Jésus-Christ est elle une seconde alliance ou une alliance renouvelée, élargie ? Si l’on observe la Bible, on voit que la même alliance est régulièrement remise à l’honneur. M. Israël salue à nouveau les grandes avancées théologiques de ce texte « Eglise et Israël » :
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