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Fiche 3 Position
des Eglises françaises de la réforme |
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1. Un paradoxe : précurseurs et critiques 2. L'engagement des Eglises de la Confession d'Augsbourg et Réformée d'Alsace et de Lorraine 3. Le Conseil Permanent des Eglises Luthériennes et Réformées |
1. Un paradoxe : précurseurs et critiques Si l'on se
tourne vers le protestantisme français, du moins vers la Fédération,
nous observons une situation paradoxale. D'une part on compte dans ses
rangs des " chefs de file ", comme Jacques Ellul et Théodore
Monod qui servent aujourd'hui de référence pour des engagements
débordant largement du protestantisme. On observe aussi le grand
nombre des engagements individuels de responsables issus du protestantisme
ou membres des Eglises, qui représentent d'ailleurs la forme la
plus généralement admise et encouragée de l'action
sociale. Les Eglises de la Réforme tendent en effet à privilégier
ce genre d'engagement au sein d'organismes non nécessairement protestants,
de préférence à une action des Eglises en tant que
telles. Il y a aussi, toujours au plan individuel, une incontestable sensibilité
protestante à l'écologie, que l'on observe dans les pays
de tradition et de culture protestante, et qui se traduit dans les comportements
quotidiens. Pour autant, force est de reconnaître que les initiatives
de la Fédération ou même des Eglises membres ne sont
pas si nombreuses. Il ne faut naturellement pas ignorer que les Eglises
françaises sont impliquées dans la Conférence des
Eglises européennes, mais cet engagement ne dépassera le
niveau des affirmations théoriques que si elle est relayée
à la base. [3]rédigé par J.M.Prieur (1), O.Abel (2) et J.Varet (3) |
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1. Un paradoxe : précurseurs et critiques 2. L'engagement des Eglises de la Confession d'Augsbourg et Réformée d'Alsace et de Lorraine 3. Le Conseil Permanent des Eglises Luthériennes et Réformées |
2. L'engagement des Eglises de la Confession d'Augsbourg et Réformée d'Alsace et de Lorraine Ces sont les Eglises de la Confession d'Augsbourg et Réformée d'Alsace et de Lorraine qui se sont engagées les premières et ont été le plus loin. Sous le titre Nature menacée et responsabilité chrétienne, la Commission de la défense de la nature publie en 1979[4] les fruits d'un travail entrepris dès 1977. Elle est composée de quelques théologiens et de scientifiques. Quelques catholiques participent à ses travaux, de manière indépendante. Les membres de la commission, comme les instances qui les mandatent, sont conscients que les chrétiens n'ont pas de compétence particulière sur ces sujets, mais il sont préoccupés par des déséquilibres dans la nature qu'ils jugent déjà alors de plus en plus inquiétants, et considèrent que la foi doit avoir une incidence dans le comportement et la manière de vivre. Ces questions sont présentées comme " avant-dernières ", ayant trait à ce monde présent, mais comme n'en dépendant pas moins de la confession de foi trinitaire. C'est pourquoi ce livret de 105 pages débute par une " pro-testation ", au sens propre du terme, qui développe le contenu des symboles des apôtres et de Nicée-Constantinople pour faire apparaître leurs implications sur le rôle de l'homme dans la création. On y trouve en particulier des affirmations selon lesquelles l'homme appartient à la création, qu'il dépend d'elle, en est solidaire et responsable ; que le Seigneur Jésus-Christ, image de Dieu et prototype de l'homme souffre depuis le commencement de la chute de la création et du péché de l'homme ; que là où la réconciliation est vécue et où de nouvelles relations se nouent, la nouvelle création inaugurée par la mort et la résurrection du Christ et l'effusion du Saint-Esprit est déjà à l'uvre. Après cela, sept thématiques sont présentées, chacune par un groupe de travail spécifique. Elles correspondent à celles qui paraissent les plus urgentes à cette époque, et aussi à la sensibilité des rédacteurs de l'ouvrage : L'énergie nucléaire ; Réflexions pour un nouveau style de vie ; Alimentation et santé ; Protection des animaux ; Des problèmes de l'agriculture ; Vers une théologie de la terre ; L'aménagement du territoire. Elles proposent des états de la question bien informés et des suggestions de changement de vie. Par ses idées et sa méthode, ce document anticipe sur ceux qui seront produits dix ans plus tard et au-delà par les assemblées de Bâle et de Gratz. On relèvera l'absence de la préoccupation pour les modifications climatiques sur lesquelles les informations étaient encore peu nombreuses. [4]" Nature menacée et responsabilité chrétienne " Eglises de la Confession d'Augsbourg et Réformée d'Alsace et de Lorraine, 1979 |
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1. Un paradoxe : précurseurs et critiques 2. L'engagement des Eglises de la Confession d'Augsbourg et Réformée d'Alsace et de Lorraine 3. Le Conseil Permanent des Eglises Luthériennes et Réformées |
3. Le Conseil Permanent des Eglises Luthériennes et Réformées Quatre ans après l'assemblée de Bâle, en 1993, un petit groupe dirigé par le pasteur Werner Jurgensen pour le Conseil Permanent des Eglises Luthériennes et Réformées publie un livret de 135 pages[5] dont l'ambition est de " rappeler les espérances dont Bâle fut porteur, de susciter le désir et de faire rebondir les formes d'action selon les possibilités et besoins de chaque situation ". Il propose des réflexions théologiques, des " cheminements liturgiques " en rapport avec plusieurs des thématiques traitées à Bâle, puis des dossiers pédagogiques sur sept points retenus comme prioritaires dans le contexte français : Economie d'énergie ; Pollution et déchets ; Réduction de la violence quotidienne et éducation à la paix ; Dépenses militaires, contrôle des armes ; Partage des richesses ; Etranger et immigré ; Nouvelle conception du travail. Cette plaquette essentiellement rédigée par des auteurs alsaciens, ne paraît pas avoir connu la diffusion nationale qu'elle méritait. [5]" ", Werner Jurgensen (Conseil Permanent des Eglises Luthériennes et Réformées), 1993. |
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1. Un paradoxe : précurseurs et critiques 2. L'engagement des Eglises de la Confession d'Augsbourg et Réformée d'Alsace et de Lorraine 3. Le Conseil Permanent des Eglises Luthériennes et Réformées |
4. La revue du Christianisme Social " Autres Temps " Dans un dossier publié en 1996[6] par la revue du Christianisme Social " Autres Temps ", intitulé " l'écologie entre politique et religion ", et faisant appel à plusieurs auteurs engagés, comme Jean-Luc Benhamias ou Noël Mamère, Olivier Abel souligne l'une des difficultés de l'écologie politique: unifier dans une problématique commune des démarches aussi hétérogènes que celles inspirées par l'effroi devant le gâchis de notre planète, par la rupture du contrat entre la croissance et le bien-vivre ensemble, par le souci de protéger la diversité des cultures et des formes de vie, mais aussi par les figures d'une Apocalypse ultra-moderne ou par celles d'une Alternative globale. Et comment faire de cette dispersion même un atout, de quoi élargir nos capacités à percevoir et à agir ensemble ? Ce qu'il
propose, un peu dans la suite du livre d'Otto Schaeffer-Guignier (voir
bibliographie), c'est une écologie non pas surplombante ni réconciliée,
mais traversée de conflits entre des points de vue légitimes
et qui s'obligent les uns les autres à des compromis ; pour pouvoir
survivre et cohabiter, les différents "intérêts"
devront consentir des sacrifices. Au-delà de la peur pour la fragilité du vivant (et des générations à venir), dont il faut veiller à ce qu'elle ne devienne pas une résignation apocalyptique, et au-delà de la confiance joyeuse dans les ressources du vivant, dont il faut veiller à ce qu'elle ne devienne pas un panthéisme sacrificiel, l'avenir religieux de l'écologie doit nous intéresser. C'est un des "lieux" où l'humanité d'aujourd'hui à la fois ressource ce qu'elle a de plus proprement spirituel et réorganise le plus radicalement ses formes de vie sociale. Quelle est la place de l'homme dans ce débat ? Ecologie ou humanisme? De même que la Jésus, à la fin de la parabole du Bon Samaritain, retourne la question (qui a été le prochain de l'homme tombé à terre?) pourquoi ne pas parler d'un anthropocentrisme éthique, d'un anthropocentrisme de la responsabilité. L'être humain n'est en rien le centre du monde, mais du point de vue éthique il accepte un responsabilité centrale : non comme un être qui aurait "tous les droits", mais comme un être dont les devoirs envers autrui, envers les animaux et envers les choses mêmes, excèdent les droits, en particulier pour tout ce qui est périssable, fragile, sujet au mal. Si l'être au monde est une grâce qui nous est donnée, si ce monde est dit "bon" et plaisant à Dieu, c'est ce plaisir seul qu'il est entièrement loisible de rendre et de faire, et non de nous soumettre au malheur et à la souffrance, qu'ils soient naturels et inévitables, ou bien infligés par l'être humain à l'être humain, ou à tout être, directement ou indirectement. [6]" L'écologie entre politique et religion " revue du Christianisme Social - Autres Temps, N°49 , 1996. |
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1. Un paradoxe : précurseurs et critiques 2. L'engagement des Eglises de la Confession d'Augsbourg et Réformée d'Alsace et de Lorraine 3. Le Conseil Permanent des Eglises Luthériennes et Réformées 4. La revue du Christianisme Social " Autres Temps " 6. Se faire entendre aujourd'hui ?
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A coté de ces prises de position, il est intéressant d'analyser l'une des origines possibles de la faible mobilisation de la Fédération en tant qu'institution. L'ouvrage " L'Agitation et le Rire ", publié en 1989[7] dans la collection " Les Bergers et les Mages " mérite d'être analysé à cet égard. Même si ce n'est pas une prise de position officielle de l'ERF, cet ouvrage reste sans doute sa principale contribution au processus " Justice Paix et Sauvegarde de la Création " (ci-après JPSC) du Conseil cuménique des Eglises (ci après COE), et plus généralement au débat sur les questions d'environnement et de développement. L'ouvrage d'une centaine de pages se présente comme une " contribution au débat ". Mais, co-signé par 7 théologiens de renom, parmi lesquels plusieurs présidents de Régions, professeurs de Faculté et pasteurs, dont l'actuel président de l'ERF, qui en est l'auteur principal, il s'agit en réalité d'un travail très fouillé, se démarquant du " processus JPSC " sur la forme et le fond, et laissant peu de place à une prise de position alternative. Dans les faits, la FPF a bien assumé ce positionnement : prôner sur ces questions le silence et l'humour de la part des Eglises quelque soit l'actualité (sommet de Rio, convention de Kyoto, réunions de parties à La Haye, Bonn et Marrakech, préparation du sommet de Johannesburg), même si elle s'est associé aux initiatives de la KEK et du Conseil cuménique précitées, et plus récemment à la déclaration publiée une en 1999 par le Conseil d'Eglises chrétiennes en France, qui invitait les chrétiens à revisiter leur théologie de la création et à s'engager dans des initiatives concrètes dans l'Eglise et en participant au débat public. Le titre de l'ouvrage - biblique, comme il convient -, extrait du Psaume 2 : " Pourquoi les Nations s'agitent-elles ? Il rit, celui qui règne dans les cieux ", illustre bien le sens de l'ouvrage, qui est de railler, au nom d'une analyse théologique, non seulement le processus JPLC du COE, mais aussi les mécanismes de prise de conscience pour les questions d'environnement et de développement, naissants à cette époque là. Citant Paul aux Corinthiens, il conteste fondamentalement le fait de fonder une position d'Eglise sur ces questions contemporaines non énoncées explicitement par l'Evangile : " Selon la grâce de Dieu qui m'a été donnée, comme un sage architecte, j'ai posé le fondement et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus. Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ ". Il passe successivement en revue les points suivants : - a) Le processus JPSC, dans sa construction et son développement est vivement pris à partie, sous les intitulés " protestations et propositions " par M.Manoel, et " la volonté de puissance " par L.Schlumberger. Le premier affirme " un certain nombre de données avaient été excessivement dramatisées le spectre d'un effondrement économique mondial entraîné par l'écroulement du tiers monde sous le poids de sa dette s'est éloigné(*) plusieurs conflits sont sur la voie d'un règlement. " (p.14) ; puis (p.18) " dans ce domaine, les Eglises de la Réforme ont toujours refusé l'autorité d'assemblées, fussent-elles conciliaires Il faut donc le dire nettement : en convoquant une assemblée dont l'objectif est de fixer une alliance faisant partie du domaine de la Foi, le COE s'est attribué un objectif démesuré " ou encore : " En prétendant ranger dans le domaine de la Foi un certain nombre de convictions concernant la justice dans ce monde, la paix entre les humains et la sauvegarde de la création. il prétend sacraliser un certain nombre de conduites qui risquent fort de devoir être révisées lorsqu' apparaissent des données nouvelles. ". Le second développe une critique ferme de l'un des théologiens engagé dans JPSC, Levi Oracion qui prétend que " reconnaître Jésus dans les pauvres passe par un engagement total et préalable du chrétien aux cotés des pauvres ". Soulignant que la conception de Jésus n'est pas seulement économique, il affirme que cette idée " tourne radicalement le dos au cur de la théologie protestante, la justification par la foi seule ", et dévoile une image de Christ trop " facilement identifiable par tout humaniste de notre temps ". Il critique aussi le COE pour ne pas clairement préciser la source du " bien-fondé d'un engagement urgent pour sauver la planète ", sans préciser si elle est scientifique ou " donne dans le registre prophétique de l'appel à la conscience ". " La justification religieuse des données scientifiques, ou la confusion inverse, ont toujours été ruineuses ", car produisant " l'esprit de croisade et d'intolérance " (p.30). Et il conclut (p.34) : affirmer que " J.-C. se rencontre dans les pauvres au sens économique, c'est certes rejoindre les grands soucis de l'heure, mais c'est surtout se donner les moyens de faire apparaître à volonté un Christ reconnaissable par tous ". De ce fait, JPSC fait l'objet d'un rejet catégorique : " volonté de puissance sur les Eglises et les chrétiens, volonté de puissance sur les hommes, volonté de puissance sur Dieu c'est mettre la main sur lui, c'est vouloir le manipuler. " - b) Les propositions bibliques, énoncées par F.Bergeron " Une alliance pour quoi faire ? " et J.L.Parlier " création et Nouveau Testament ". Le premier précise que l'alliance, dans la Bible, " concerne la relation entre Dieu et les hommes L'initiative de la relation revient toujours à Dieu " , alors que celle à laquelle font référence les théologiens du COE " est un processus d'engagement mutuel contrairement à l'utilisation précédente, elle concerne d'abord la relation des hommes entre eux ". Et il conclut :" Est-ce vraiment ainsi que nous, les chrétiens, nous nous ferons un nom ? dans la foi, je peux répondre par la négative ". Le second analyse l'influence respective des deux mondes, hébreux et grecs, sur la pensée chrétienne, et souligne l'origine hellénistique de l'idée de " mise en ordre " de l'individu avec le kosmos, alors que le Dieu judaïque est sauveur. L'AT " ne parle pas de la foi dans le créateur ou la création ". Puis citant Paul (Rm 1/18-32 et 8 ; 2Co5/17), il souligne que l'idée selon laquelle " à partir de l'observation du monde on peut admirer l'intelligence du créateur et lui rendre gloire " est une erreur. " La création, par les souffrances qui l'habitent, atteste d'une libération à venir mais liberté et gloire auxquelles elle aura part ne sont pas à vues humaines ". Et il conclut (p.54) : " le regard porté sur le NT atteste en premier lieu que le thème de la création n'y est ni central, ni logiquement premier " ; ce thème, helléniste et judaïque, précède le christianisme. - c) Les propositions théologiques sont énoncées par J.Ansaldi, J.D.Causse et R.Benhamias. Le premier traite des concepts de justice et paix. Il précise que les Eglises sont surtout chargées d'annoncer l'évangile du salut, mais qu'elles ont aussi un tâche diaconale. Il reconnaît qu'à ce titre le COE " voit juste lorsqu'il affirme que les structures du monde ne peuvent subsister en dehors d'un minimum d'équité, d'équilibre, de juste répartition des ressources, de sauvegarde des écosystèmes, etc. " (p.62). "En exerçant cette tâche l'Eglise sait qu'elle ne sauve pas le monde, mais opère quelques sauvetages ". Le second précise la place de la raison dans la foi chrétienne, en s'appuyant principalement sur la théologie de Luther, distinguant d'un côté la raison et les affaires du monde, et de l'autre la foi et la question du royaume. Il conclut (p.76-77) : " le chrétien est appelé à un service dans le présent et non à la construction d'un " Royaume ". Il partage les angoisses de ses contemporains, mais est serein quand à l'avenir qu'il remet à Dieu .La justice, la paix et la sauvegarde des grands équilibres écologiques sont l'uvre des hommes, mais le salut du monde est l'uvre de Dieu seul manifesté par la croix. " " L'Eglise peut, en gardant une certaine distance, rendre un service propre, être une instance d'accueil, de débat et d'écoute de la pluralité des convictions et des engagements socio-politiques dans l'humour et le respect. ". Le troisième souligne (p.87) que les démarches scientifiques qui fondent la pertinence de l'approche écologique " nourrissent souvent une prédication qui, appuyée sur le thème de l'urgence et de la catastrophe, fonctionne, à l'image de la prédication du Jean-Baptiste des évangiles, comme l'instrument religieux d'une conversion ". Critiquant un nouveau discours d'Eglise " en dehors de l'écologie point de salut ", il souligne les risques que les chrétiens font courir à l'écologie elle même : " En poussant jusqu'à l'absolu les tendance prophétiques de ce discours nos Eglises déconnectent l'écologie de la réalité objective et mettent de l'obscurité là où celle-ci donnait de la lumière ". Et il conclut " plus la catastrophe approche, plus il devient urgent pour nos églises de proclamer le " ne craignez point " par lequel Jésus, au plus fort de la tempête, se fait reconnaître de ses disciples. " - d) En conclusion, on lit (p.96) " et si le parti de l'humour et le choix explicite du silence n'étaient pas une façon parmi d'autres pour nos Eglises d'actualiser l'Evangile de JC ? ". Puis: " les questions posées par le COE sont pertinentes. Il s'agit du témoignage des Eglises dans le monde et de la mission prioritaire des chrétiens, rien de moins ". Mais au bout de dix questions, il demande " Comment sans cynisme ni amertume, redonner place au quotidien et au provisoire, contre le messianisme utopique(**) ? " . [7]M.Manoel et al. (ouvrage collectif) " L'agitation et le rire ", Les bergers et les Mages, 1989 |
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1. Un paradoxe : précurseurs et critiques 2. L'engagement des Eglises de la Confession d'Augsbourg et Réformée d'Alsace et de Lorraine 3. Le Conseil Permanent des Eglises Luthériennes et Réformées |
6. Se faire entendre aujourd'hui ? La question se pose de prendre position de manière plus audible dans la prise de conscience qui se développe aujourd'hui dans la société au niveau global, national et local. Il serait paradoxal que, ayant contribué à " défricher le terrain ", nous ne soyons pas présents et engagés dans les initiatives qui se développent de toute part. Mais dans ce cadre nouveau, quelle peut être notre voix¸ et comment la faire entendre ? Nos prises de position sur ce sujet aujourd'hui doivent prendre en compte les apports rappelés ci-dessus valoriser ces acquis et dépasser ces critiques, pour parvenir à une formulation qui enrichisse celle du COE et des autres Eglises et mouvements engagées dans l'action pour l'environnement et le développement. Il s'agit une nouvelle fois d'apporter une contribution réelle sur le fond, tout en répondant aux questions actuelles de la société concernant ses choix quotidiens et sa prise en compte du futur. |