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Fiche 5 Propositions de pistes d'action |
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1. Une responsabilité pour nos églises aujourd'hui 2. Quelques propositions et pistes d'action concrètes 3. Exemples d'actions entreprises par des églises ailleurs dans le monde (à traduire et adapter) 4. pistes de réflexion pour des actions futures dans un cadre international (à traduire et adapter) Challenges for the Future
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1. Une responsabilité pour nos églises aujourd'hui Au Sommet Mondial du Développement Durable à Johannesburg en août-septembre 2002, le Conseil cuménique des Eglises était représenté par un délégation forte d'une soixantaine de personnes, et a contribué aux débats et à l'expression des opinions non gouvernementales. Si l'on peut saluer la fait que les Nations Unies et les Etats soulignent désormais la nécessité de lier les trois piliers économiques, sociaux et écologiques, on peu regretter l'absence de critique des modèles d'exploitation qui sous-tendent trop souvent chacun de ces piliers, augmentant ainsi les disparités sociales dans le monde en portant atteinte au sous-bassement écologique de l'humanité. Destruction de la diversité biologique, pollutions massives et diffuses, pénurie d'eau douce dans de nombreuses parties du monde, effet de serre augmenté par l'activité humaine, gaspillage des réserves en hydrocarbures accumulées dans le globe terrestre en plusieurs centaines de millions d'années laissant les générations futures au dépourvu, et d'une manière générale distribution inégale des richesses économiques et des fruits de ressources naturelles elles même inégalement réparties. Ces performances ont été atteintes sous l'emprise de l'action dominante des pays de la partie nord de la planète, qui accumulent aussi les connaissances scientifiques et les moyens d'action de toute nature (économique, culturelle, militaire ) et portent de ce fait une responsabilité certaine à l'égard du reste du monde. Les décisions généreuses prises à Rio il y a dix ans par les états et les organisations internationales, auxquelles la forte mobilisation des Eglises et du COE a sans doute contribué, sont loin d'avoir été suivies d'effet. Si quelques négociation internationales ont progressé concernant l'effet de serre ou la biodiversité, il reste encore à les traduire concrètement dans les faits et à voir tous les pays - notamment les Etats Unis - y participer. Les dernières conférences internationales, et le sommet de Johannesburg en particulier n'ont pas apporté d'avancée majeure. En outre, en matière de développement, non seulement l'écart entre les plus riches et les plus pauvres s'est encore creusé, mais l'aide publique au développement, au lieu d'augmenter, a diminué ! Les Eglises ne peuvent pas être absentes d'un débat contemporain aussi important. Il ne peut pas s'agir ni de rester muet, ni de se proposer seulement comme un lieu d'accueil et d'écoute. Il faut bien accepter d'entrer dans le sujet, même s'il n'appartient pas exclusivement au domaine de la foi, mais de la raison, de la science et le la justice. Il serait vain de chercher à appuyer notre raisonnement sur l'évangile. Mais quelle parole articuler pour l'Eglise, même si Jésus n'a pas pris de position sur cette question qui ne se posait pas à cette époque, et les grands théologiens de la Réforme nous laissent tout aussi démunis à ce sujet ? Il est clair aussi que nos Eglises ne peuvent (comme d'autres l'ont fait, et le font encore trop souvent) s'engager dans le débat et l'action sur les questions écologiques en se comportant comme si l'initiative leur revenait ni comme si elles étaient, en la matière, porteuses d'un savoir particulier que les autres devraient entendre. D'autres institutions - notamment scientifiques, sociales et même politiques - se sont intéressées à cela avant elles, et, selon les cas, notre réveil a été tardif. En prenant position sur ces questions aujourd'hui, il faudrait bien reconnaître que notre comportement et notre réflexion théologiques, non seulement n'ont pas toujours été marqués par une sensibilité pour ces questions, mais ont pu aller en sens inverse. Nos Eglises ont trop longtemps justifié implicitement ou explicitement,, sans d'ailleurs en mesurer les conséquences, une certaine forme de domination de l'homme sur son environnement. Plus récemment, un discours sur la primauté de la foi et de la grâce exclusivement reçue a privilégié la dimension immédiate de l'engagement chrétien au détriment d'une prise en compte de ces questions de justice, d'équité et de long terme. C'est donc à juste titre qu'un document comme celui de l'Assemblée de Bâle commence par parler de repentance et de conversion. C'est à l'évidence un chemin qui nous reste à emprunter, du moins si l'on considère l'Eglise en tant qu'institution, et pas seulement ses membres au titre de leurs engagements sociaux ou politiques extérieurs personnels, sans doute plus nombreux comme on l'a vu. La foi en tant que telle ne permet pas de fonder ces problèmes, et ce n'est pas elle qui apporte les solutions, pas plus qu'elle n' indique les manières de faire. Pour cela, nous sommes renvoyés à la raison, à la connaissance scientifique, aux techniques, à l'économie, et à la politique. Nous pouvons écouter nos frères en humanité compétents dans ces domaines et collaborer avec eux. Il arrive même que des chrétiens soient eux-mêmes engagés, à titre professionnel ou par leur choix associatif et/ou militant. Dans ce domaine de l'environnement et du développement, la foi se situe plutôt au niveau des fondements, qui débouchent sur des motivations et trace des orientations. Elle relève de la nécessaire conviction. |
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1. Une responsabilité pour nos églises aujourd'hui 2. Quelques propositions et pistes d'action concrètes 3. Exemples d'actions entreprises par des églises ailleurs dans le monde (à traduire et adapter) 4. pistes de réflexion pour des actions futures dans un cadre international (à traduire et adapter) Challenges for the Future
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2. Quelques propositions et pistes d'action concrètes Nos Eglises et Mouvements peuvent prendre part aux réseaux qui se constituent pour travailler sur ces objectifs aux échelles locales, nationales, européenne et internationale. Notamment le " collectif Jo'burg " qui, à la suite du SMDD, tente de maintenir un lien entre les organisations non gouvernementales engagées dans l'action sociale d'entraide, dans les relations nord-sud, et dans la protection de l'environnement. Il importe donc que nous soyons en mesure de mettre en uvre une stratégie apte à affirmer des convictions, en participant aux réseaux qui veulent faire émerger des conditions d'un fonctionnement durable des sociétés. Ceci pourrait passer par quelques mesures concrètes : 1° L'institution,
au niveau de la FPF d'une " coordination environnement et développement
", avec au niveau national une équipe légère
de veille, d'observation et d'aiguillon, et des correspondants dans les
Régions, Eglises et Mouvements, apte à organiser : 2° L'organisation, en s'inspirant de ce qui se fait déjà dans différents pays européens, d'une prise de conscience, notamment chez les jeunes au cours du catéchisme de carrefours etc., des problèmes que posent à tous le concept très fraternel de développement durable, et le développement d'une réflexion théologique et biblique équilibrée des relations homme-nature-création. Ceci pourrait être tenté avec les autres chrétiens de France, car il s'agit d'un domaine où l'cuménisme peut être efficace. 3° La
mise en uvre d'une action concrète, au niveau des Eglises
locales, et des associations, visant à provoquer des prises de
conscience et des changements de comportements (ainsi que cela est tenté
dans les pays protestants voisins, notamment en Allemagne, en Suisse et
dans les pays scandinaves), du type : 4° Enfin
- en évitant toute confusion de notre discours avec un culte de
la terre, une justification par l'action, tout esprit de croisade, ou
même avec une démarche de foi - ne pas négliger : |
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1. Une responsabilité pour nos églises aujourd'hui 2. Quelques propositions et pistes d'action concrètes 3. Exemples d'actions entreprises par des églises ailleurs dans le monde (à traduire et adapter) 4. pistes de réflexion pour des actions futures dans un cadre international (à traduire et adapter) Challenges for the Future |
3. Exemples d'actions entreprises par des églises ailleurs dans le monde (à traduire et adapter) Church
Environmental Responses at Local, National and International Levels Church denominations in many parts of the world have prepared educational and action resources to assist their members learn more about environmental problems within an ethical and spiritual context and to offer opportunities for activities to make a constructive difference:
The list could include many more examples of efforts by churches at national and local levels to translate their faith into practice in caring for the well being of creation. Persons involved in organizing such efforts will be the first to acknowledge that, though progress is being made, it remains an on-going struggle to convince the churches as institutions and the individual members of the importance of engagement in environmental issues. |
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1. Une responsabilité pour nos églises aujourd'hui 2. Quelques propositions et pistes d'action concrètes 3. Exemples d'actions entreprises par des églises ailleurs dans le monde (à traduire et adapter) 4. pistes de réflexion pour des actions futures dans un cadre international (à traduire et adapter) Challenges for the Future |
4. pistes de réflexion pour des actions futures dans un cadre international (à traduire et adapter) Challenges for the Future Climate change has become one of the major foci for international ecumenical activity on ecological issues and is likely to continue to be so as the threat increases. Not only does climate change represent a threat to the well-being of God's Earth but it is also a profoundly ethical issue since it is being precipitated largely by the rich industrialized countries while the consequences will be suffered disproportionately by the poorer developing countries and by future generations. The ecumenical community through the WCC has participated in the UN negotiations on climate change treaties since 1989. In 1996-97, the WCC sponsored an international petition campaign to build greater public pressure on the governments of industrialized countries to take action to reduce their emissions as a lead-up to the Kyoto Summit in December 1997. The WCC made a major statement on climate change as an issue of justice at the Kyoto Summit . Churches in many countries have organized educational and advocacy activities and have sponsored ethical reflections on climate change within the context of models for sustainable societies. These programs have been accompanied with resources to assist individual members take practical steps in their own homes, lives and communities to reduce energy use and contribute to limiting the emission greenhouse gases. A second major challenge which will likely increase in importance for the Christian community in the future is the interconnection of the environment and the global economic system. These are well illustrated in the climate change issue but they also go beyond and encompass global trade, the role of multinational corporations and international financial institutions, and the scandalous economic inequities between peoples of the world. The ecumenical community has a long history in advocacy and action for economic justice and a more recent history with environmental issues. These two become interconnected when dealing with the implications of increasing economic globalization. Addressing globalization will pose a challenge to the churches in terms of their capacity for analysis of complex systems, resources to be engaged from local to global levels, and strength to persevere despite intense pressure that can be mounted by the vested power structures being critiqued. A third challenge for the future is the regrounding of the churches' important environmental activity in a spirituality that can both inspire the work and sustain those involved. Throughout western culture generally, there is a widely perceived thirst for spiritual nourishment to counter the bareness of contemporary consumerism and materialism. Institutional religion is aware that many people find its forms of worship and engagement do not adequately satisfy their spiritual needs. Thus, both Christians active in social and environmental issues within churches and non-Christians outside the church, feel the need for greater spiritual nourishment. Concern for the well being of the Earth is one area where a nurturing of spiritual values can be linked intrinsically with a justice agenda. |