| |
|
| |
Irak
déclarations et communiqués
- France |
| |
Communiqué de presse : à propos de la
guerre en Irak. Eglise
Réformée de France.
[lire]
Déclaration
à propos de la guerre en Irak.
Mission
Populaire Evangélique de France
[lire]
Que la guerre n'ait pas le dernier mot !
Conseil
d'Eglises chrétiennes en France [lire]
Message
du Président de la Fpf au Conseil national des Eglises des Etats-Unis
et à l'Eglise méthodiste unie. Fédération
protestante de France
[lire]
Ferme opposition à la guerre en Irak.
Fédération des Eglises Evangéliques
Baptistes de France [lire]
Déclaration du pasteur
Jean-Arnold de Clermont au Capitol, Washington D.C.
Fédération
protestante de France
[lire]
Communiqué de presse.
Alliance
Evangélique Française
[lire]
Communiqué de presse.
Églises protestantes dAlsace et de Lorraine (Église
de la Confession dAugsbourg et Église réformée)
[lire]
Lettre ouverte
aux députés.
Luthériens,
Catholiques et Orthodoxes du Pays de Montbéliard, Territoire de
Belfort et Haute-Saône
[lire]
Lettre ouverte au Président de la République.
Eglise réformée de France
[lire]
Appel
à prier pour la paix. Conseil
d'Eglises chrétiennes en France [lire]
Chrétiens,
dites non à la guerre. La Cimade et 12
associations chrétiennes [lire]
Déclaration
sur l'Irak. Conseil de la Fédération
protestante de France [lire]
|
| |
|
| |
Communiqué
de presse : à
propos de la guerre en Irak
Eglise
Réformée de France
30 mars 2003
" Le
Conseil national de l'Eglise Réformée de France réuni
à Paris les 29 et 30 mars 2003 a évoqué la guerre
que le gouvernement des Etats-Unis et leurs alliés ont engagée
contre l'Irak sans l'approbation des Nations unies. Dans ce contexte,
nous ne pouvons à présent que prier et souhaiter une issue
rapide à ce terrible conflit dont les effets, sur un plan international,
sont imprévisibles.
En même
temps, à cette situation de crise, s'ajoute une tentation qui apparaît
de plus en plus clairement : se servir du nom de Dieu pour légitimer
ses actes, se déclarer juste, et transformer ce conflit en une
guerre religieuse. Notre Eglise protestante ne peut se reconnaître
dans la prétention à utiliser la foi ou la référence
à Dieu pour servir de caution ultime à une guerre et se
donner à soi-même la certitude d'être l'artisan du
bien absolu contre le mal absolu. C'est une tentation possible pour le
christianisme, pour l'islam, comme pour toute religion. Quand le Conseil
national a soutenu la position du gouvernement français en faveur
du processus entamé par les inspecteurs désignés
par les Nations unis, il a simplement fait part d'une conviction qui lui
semblait raisonnable et conforme au droit.
Le Dieu que
nous révèle Jésus-Christ n'est pas le serviteur de
nos désirs de puissance comme peuvent l'être les idoles forgées
à notre image. Chacun est appelé à l'exercice de
sa responsabilité au coeur du monde et de la condition humaine
qu'il faut assumer pleinement. Car chaque fois que nous faisons parler
Dieu pour nous légitimer, c'est nous qui parlons à sa place
et c'est lui que nous faisons taire. Le Dieu de Jésus-Christ ne
nous rejoint pas là où nous le convoquons ; il nous rejoint
là où nous ne l'attendons pas. C'est pour nous le montrer
qu'il est venu, non dans la puissance et la gloire dont nous rêvons
pour nous-mêmes, mais dans la faiblesse et l'humilité. Afin
que nul ne puisse mettre la croix sur un étendard. "
Contact E-Mail : et.unacerf@wanadoo.fr
Source(s) :
FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE
|
| |
|
| |
DECLARATION
A PROPOS DE LA GUERRE EN IRAK
Mission Populaire Evangélique de France
Texte voté le 30 mars 2003
La Mission
Populaire Evangélique de France, réunie en Assemblée
générale le samedi 29 mars 2003, a discuté des conséquences
de la situation internationale et nationale sur son engagement dans les
treize villes où elle est implantée.
Concernant
la guerre en Irak, elle s'associe à la déclaration du Conseil
des églises chrétiennes de France du 20 mars dernier :
" Que la guerre n'ait pas le dernier mot ".
La Mission
populaire évangélique de France qui a toujours vécu
son engagement aux côtés des exclus, des opprimés
et des désespérés est solidaire aujourd'hui des populations
qui sont sous les bombes.
Elle dénonce le discours des dirigeants qui utilisent Dieu pour
placer les combattants des deux parties dans des situations inhumaines
et barbares.
La Mission Populaire veille à ce que la situation internationale
n'occulte pas les préoccupations des populations avec lesquelles
elle travaille dans les quartiers.
Elle dénonce
le durcissement en Europe des politiques d'accueil des étrangers
et la remise en cause de la protection des plus démunis.
Avec ses
partenaires, elle entend développer le dialogue interculturel et
interreligieux pour éviter les amalgames et les fanatismes.
Source(s) : FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE
|
| |
|
| |
Que
la guerre n'ait pas le dernier mot !
Déclaration
du Conseil d'Eglises chrétiennes en France
Le
20 mars 2003
La
guerre qui vient de commencer est un dramatique " échec pour
l'humanité ". Aérienne ou terrestre, longue ou courte,
cette guerre va tuer et meurtrir des hommes et des femmes déjà
accablés par des années d'embargo et de tyrannie ; des soldats
aussi vont tomber. Autant de morts d'autant plus tragiques que - nous
le redisons fermement, avec Jean Paul II, le Conseil cuménique
des Eglises et tous les responsables des Eglises - cette guerre-là
n'était pas nécessaire, car d'autres voies restaient ouvertes.
Nous espérons au moins que les organismes humanitaires pourront,
rapidement et sans entraves, porter secours aux populations, et nous invitons
les chrétiens de France à se montrer généreux
pour soutenir de leurs dons ces secours, notamment pour faire face aux
flots de réfugiés que va provoquer le conflit.
Notre solidarité
va aussi vers nos frères chrétiens vivant dans les pays
du Moyen-Orient, dont certains pourraient être victimes non seulement
de la guerre, comme tous leurs concitoyens, mais aussi d'actes d'intolérance
suscités par ceux qui prétendent présenter cette
guerre comme celle des pays " chrétiens " contre le monde
musulman.
Il se peut
que cette guerre ravive, dans certains quartiers de nos villes et banlieues,
des tensions entre communautés. Nous invitons les responsables
des communautés chrétiennes à prendre contact avec
les responsables des autres communautés religieuses, notamment
juives et musulmanes, pour lancer ensemble un appel et organiser des rencontres
pour la paix. Que nulle part ne puisse subsister dans les esprits, même
échauffés par les tragédies du Moyen-Orient, le moindre
doute sur le fait qu'aucune violence ne plait à Dieu : c'est un
blasphème, pour tous les croyants, que de prétendre tuer
ses frères humains au nom de Dieu.
En ce temps
de carême, nous invitons les chrétiens à mettre plus
que jamais au service de la paix les armes spirituelles de la prière
et du jeûne. Que chacun, dans la méditation de la Parole
de Dieu et la contemplation du Christ donnant sa vie, redécouvre
ce que signifie concrètement pour lui l'invitation à devenir
" artisan de paix ". Prions l'Esprit Saint de nous inspirer,
avec audace et créativité, de nouvelles initiatives pour
faire advenir la paix autour de nous et dans le monde.
Que personne,
devant la violence du monde, ne perde l'espérance. Demain, il faudra
reconstruire : reconstruire l'Irak, certes, mais aussi reconstruire un
ordre international fondé sur la paix et la justice pour tous.
Le 20 mars
2003
Pasteur Jean-Arnold
de Clermont
Président de la Fédération protestante de France
Monseigneur
Emmanuel
Métropolite de France
Président de l'Assemblée des évêques orthodoxes
de France
Monseigneur
Jean-Pierre Ricard
Archevêque de Bordeaux
Président de la Conférence des évêques de France
Source(s) :
FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE
|
| |
|
| |
Message
du Président de la Fpf au Conseil national des Eglises des Etats-Unis
et à l'Eglise méthodiste unie
Paris,
20 mars 2003
- M.
Bob Edgar, Secrétaire Général du Conseil
national des Eglises des Etats-Unis - NCCUSA
-
M. Jim Winkler, Secrétaire Général de l'Assemblée
des Eglises Méthodistes Unies
Frères
et Surs,
Avec vous, nous avons reçu l'annonce de l'engagement des forces armées
en Irak comme un terrible échec ; notre échec à convaincre
le Président Bush et son Gouvernement et lui faire entendre qu'une
autre issue était possible.
Avec vous,
nous demandons pardon à Dieu et au peuple irakien pour tout ce
que nous n'avons pas su faire pour conduire à une solution pacifique.
Avec vous,
nous vivons maintenant dans l'inquiétude et la compassion pour
le peuple irakien déjà accablé par des années
d'embargo et le régime tyrannique de Saddam Hussein.
Avec vous,
nous refusons la fatalité de cette guerre et de ses destructions
et voulons continuer d'uvrer pour la paix.
Soyez assurés
de notre fraternelle prière, pour vous qui avez tant fait pour
que votre pays ne s'engage pas dans cette guerre absurde. Nous prions
pour que vous restiez fermes dans l'espérance
Jean-Arnold
de Clermont, pasteur
Président de la Fédération protestante de France
Source(s) :
FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE
|
| |
|
|
DECLARATION DU CONSEIL DE LA F.E.E.B.F.
FERME
OPPOSITION A LA GUERRE EN IRAK
Fédération
des Eglises Evangéliques Baptistes de France
8 mars 2003
Le Conseil
de la F.E.E.B.F., réuni le 8 mars 2003, tient à rappeler
la ferme opposition de nos Eglises de France, comme d'ailleurs de celles
de Grande-Bretagne ainsi que de toutes celles qui sont membres de la Fédération
Baptiste Européenne (EBF) à la guerre qui se prépare
contre l'Irak 1.
Nous regrettons
vivement le soutien apporté par la Convention Baptiste du Sud des
Etats-Unis (Southern Baptist Convention) à la politique actuelle
de leur gouvernement. Les projets de guerre ne nous semblent en effet
correspondre d'aucune manière à quelque critère de
la " guerre juste " qui puisse être invoqué.
Nous invitons
les Eglises à prier pour la paix et à être, avec d'autres
et dans la mesure de leurs moyens, artisans de paix et de justice.
A Paris,
le 8 mars 2003
1Dès
le 28 septembre 2002, le Conseil de la Fédération Baptiste
Européenne, réuni à Oslo, a pris position contre
toute action unilatérale contre l'Irak qui n'aurait pas l'aval
des Nations Unies et a manifesté son soutien à toutes les
tentatives de l'ONU pour résoudre la crise autrement que par un
conflit.
Source(s) :
FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE
|
| |
|
|
Déclaration
du pasteur Jean-Arnold de Clermont au Capitol, Washington D.C
26 février 2003
Le 13 septembre
2001, la Fédération protestante de France prenait l'initiative
d'un service cuménique et interreligieux de prière
pour les victimes des attentats du 11 septembre et pour le peuple américain
tout entier. Cela se passait en l'Eglise américaine de Paris, en
présence du Président de la République, du Premier
Ministre et de l'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique, ainsi que
de nombreuses personnalités et d'une foule émue et solidaire.
En novembre 2001, je participais à une visite cuménique
aux Etats-Unis. Notre équipe était considérée
comme une " lettre vivante " des Eglises du monde entier auprès
des Eglises des Etats-Unis. Nous venions dire la fraternité et
la compassion de nos Eglises dans l'épreuve. Ce qui alors m'a le
plus frappé à New York, Washington, Chicago ou San Francisco,
c'était la capacité des Eglises à nous dire que dans
l'épreuve les américains se sentaient proches et solidaires
d'autres chrétiens, d'autres populations qui vivaient eux aussi
dans la souffrance ; ils nous ont parlé alors des populations irakiennes
sous embargo, des populations victimes de la crise israélo-palestinienne,
des populations africaines victimes de la faim ou de la maladie.
Cette solidarité,
nous en connaissons la valeur nous qui avons, en Europe et en France en
particulier. Nous savons ce que veut dire l'amitié américaine,
la présence d'alliés à nos côtés dans
les épreuves des guerres mondiales. Et c'est précisément
pour que cette solidarité ne coûte plus le même prix
en vies humaines que nos nations se sont dotées de l'Organisation
des Nations Unies dont le but est de trouver des moyens pacifiques pour
résoudre les conflits. Comprenez alors combien nous sommes choqués
et même peinés de voir interpréter la position française
comme hostile aux Etats-Unis. Elle est tout au contraire une volonté
affirmée de trouver par la négociation une solution à
la crise irakienne, et le désarmement d'un régime totalitaire
que chacun condamne. Nos Eglises ne peuvent que soutenir une telle perspective.
Que serait notre monde si un tel organisme, l'ONU, était vidé
de son sens par l'action unilatérale des Etats-Unis, même
appuyée par quelques uns. Votre meilleur allié n'est pas
celui qui vous pousse à la faute, mais celui qui vous aide à
trouver une chemin de paix.
Mais la paix
pour qui ?
Nous savons le traumatisme causé par le 11 septembre 2001. Mais
ce ne sont pas les peuples américain ou européen qui sont
menacés. Nous n'avons pas à vivre dans la peur. Bien au
contraire ! Nous vivons dans des îlots de paix au milieu d'un monde
souvent si troublé. Notre responsabilité est d'y faire uvre
de paix ; c'est notre responsabilité à l'égard du
Proche Orient et particulièrement du peuple irakien.
Notre conviction est qu'une nouvelle guerre serait pour lui la pire des
solutions ; au-delà des destructions civiles inévitables,
des morts, des infirmes et des orphelins, la guerre ne ferait que conforter
et amplifier l'opposition entre l'occident et le monde arabo-musulman.
Nous qui
vivons au bord de la Méditerranée, avec pour voisins des
pays musulmans souvent modérés, nous entendons leurs avertissements,
nous savons l'équilibre précaire de leur opinion publique
et des forces qui la traversent. Nous voulons conforter ceux qui refusent
les extrémismes. La guerre en Irak serait pour tout le monde arabo-musulman
modéré une catastrophe. C'est ce qu'attend Ben Laden.
Voilà
les raisons pour lesquelles, en France, la Fédération protestante
que je préside, en relation avec la Conférence des évêque
catholiques, s'est prononcée contre une guerre préventive
en Irak, guerre qui ne créerait que de nouveaux drames et de nouvelles
tensions, alors que le Nations Unies ont la capacité de désarmer
l'Irak et de faire cesser la menace sur les pays voisins. C'est pourquoi,
par fraternité et solidarité avec le peuple américain,
nous vous exhortons à exorciser les peurs et à favoriser
tout ce qui nous permet de construire ensemble un monde de droit et de
paix.
Source(s) :
FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE
|
| |
|
| |
Communiqué
de Presse : l'Alliance Evangélique Française face à
la crise irakienne
Alliance
Evangélique Française
13 février 2003
" Heureux ceux qui répandent la paix, car Dieu les reconnaîtra
pour ses fils " (La Bible, Evangile de Matthieu, chapitre 5,
v 9)
"
L'orgueil précède la chute "
(La Bible, Livre des Proverbes, chapitre 16, v 18)
Fondée
sur le message de Jésus-Christ, l'Alliance Evangélique Française
joint sa voix à celle de tous les chrétiens qui, en France
et dans le Monde, appellent à une solution si possible pacifique
de la crise irakienne.
L'Alliance
Evangélique Française affirme que l'homme est une créature
de Dieu. A ce titre, toute vie humaine est précieuse quels que
soient sa religion, sa couleur de peau ou son pays. Déclencher
la guerre pour éviter une menace apparaît comme un remède
pire que le mal. La force en elle-même n'a aucune vertu : accompagnée
d'humilité et d'écoute, elle peut servir la paix ; aveuglée
par la puissance, elle mène à la catastrophe.
L'Alliance
Evangélique Française invite tous les chrétiens à
prier : que Dieu donne la sagesse et le discernement aux dirigeants des
pays concernés, afin qu'il privilégient le dialogue ; que
la paix, conforme aux priorités évangéliques, se
substitue à une guerre préventive aux conséquences
désastreuses pour les populations.
Source(s) :
FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE
|
| |
|
| |
Communiqué de presse : opposition à
la guerre en Irak
Églises
protestantes dAlsace et de Lorraine (Église de la Confession
dAugsbourg et Église réformée) (ECAAL-ERAL)
10 février 2003
Les présidents
des Églises protestantes dAlsace et de Lorraine (Église
de la Confession dAugsbourg et Église réformée),
Marc Lienhard et Jean-Paul Humbert, sassocient pleinement
à la déclaration de responsables d'Églises
européens réunis à Berlin le 5 février
2003, à l'invitation du Conseil cuménique des Églises
(COE), agissant en concertation avec la Conférence des Églises
européennes (KEK), le Conseil national des Eglises du Christ aux
Etats-Unis (NCCCUSA) et le Conseil des Eglises du Moyen-Orient, et invités
à se rencontrer par l'Église évangélique d'Allemagne
(EKD).
Source(s) : Service Communication Ecaal-Eral
|
| |
|
|
Lettre ouverte aux députés
du
Pays de Montbéliard, du Territoire de Belfort et de Haute-Saône
Les
luthériens, les catholiques et les orthodoxes du Pays de Montbéliard,
Territoire de Belfort et Haute-Saône
6 février 2003
L'imminence d'une guerre en Irak se fait de jour en jour
plus précise. Aussi nous venons, par cette lettre, joindre nos
voix à celles d'autres personnes ou institutions qui demandent
que notre pays s'oppose fermement, par tous les moyens internationaux
légaux, au déclenchement d'une guerre préventive
en Irak qui se ferait sur la seule présentation d'un faisceau de
présomptions. Parmi toutes les voix qui se font entendre , on peut
citer le Conseil national des Églises des États-Unis, la
Conférences des Églises européennes et le Conseil
cuménique des Églises. Il est évident que l'opinion
du peuple nord-américain est très partagée sur le
bien-fondé de cette guerre qui s'annonce.
Je vous serais
gré de tout faire auprès du gouvernement et du président
de la République française, Jacques Chirac, pour que la
gestion de la crise en Irak se fasse au niveau de l'ONU et dans le respect
de ses résolutions.
S'il ne faut
pas oublier que le régime de Saddam Hussein a massacré des
dizaines de milliers de kurdes et affamé son peuple, et que beaucoup
voient en Saddam Hussein un tyran, il faut également se souvenir
qu'une guerre peut avoir des conséquences d'autant plus désastreuses
sur le plan humain, social et politique, que ses motivations sont peu
convaincantes.
Habité
par la tradition biblique qui invite sans cesse tout croyant à
être artisan de paix, et pour la Bible, il n'y a pas de paix sans
justice, nous vous écrivons dans cette conviction qui est la nôtre:
il nous faut lutter pour que d'une part la justice puisse régner
dans ce pays et d'autre part pour que la paix puisse être préservée
dans cette partie du monde. Nous vous remercions à l'avance de
ce que vous pourrez faire dans cette perspective.
Nous vous
informons que le Conseil d'Églises Chrétiennes en France
a lancé un appel à prier sans relâche pour la paix
et que toutes les Églises européennes se sont retrouvées
exceptionnellement hier, le 5 février à Berlin au sujet
de l'Irak.
Nous vous
prions de recevoir, mesdames et messieurs les députés, nos
respectueuses salutations.
Pasteur
Joël Dautheville Inspecteur ecclésiastique de l'EELF-Montbéliard
Mgr Claude Schockert Evêque du diocèse Belfort-Montbéliard
Higoumène André, responsable de l'Eglise Orthodoxe
de Belfort
Source(s) :
FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE
|
| |
|
| |
Lettre ouverte au président de la République, Monsieur
Jacques Chirac, à propos de l'Irak
Eglise réformée de France (ERF)
27 janvier 2003
Monsieur
le Président,
Le Conseil
national de l'Eglise Réformée de France, réuni à Paris ces 24, 25 et 26
janvier tient à se joindre à toutes les voix qui vous demandent de vous
opposer fermement, par tous les moyens qui sont à votre disposition, au
déclenchement d'une guerre en Irak.
Il approuve la position du gouvernement français quand elle exprime :
1°) que le déclenchement d'une intervention armée contre l'Irak serait
illégitime dans les circonstances actuelles, selon le résultat connu à
ce jour des inspections en cours sur le territoire irakien, qui devraient
pouvoir se continuer,
2°) que, en tout état de cause, il est de la responsabilité de l'Organisation
des Nations Unies et ses instances qualifiées - et non des seuls Etats-Unis
- de gérer la crise irakienne, dans le cadre du droit international.
Le Conseil national s'associe ainsi en particulier à la déclaration adoptée
dès les 12 et 13 octobre par le Conseil de la Fédération protestante de
France et l'appel à la prière lancé par le Conseil d'Eglises en France
le 23 janvier 2003
***
A cette occasion,
le Conseil national tient à dire son souhait que le gouvernement français
soutienne résolument toutes les initiatives contribuant à la construction
de la paix dans le monde, notamment l'élaboration continue du droit international
et la détermination des moyens susceptibles de le faire respecter. L'usage
de moyens politiques et économiques appropriés, de missions de médiation,
voire d'interventions militaires limitées, devrait être renforcé, contre
celui de la menace et de l'utilisation de la guerre comme d'un moyen parmi
d'autres pour régler les conflits.
C'est la conviction qui était exprimée par le Synode national de notre
Eglise dès 1948 : "Nous ne pouvons trancher de façon abstraite et en
général le problème de l'usage de la force, mais nous reconnaissons que
la guerre est toujours une manifestation du péché des hommes et de l'échec
de leur justice..." (Synode national 1948).
Au nom
de cette conviction, le Conseil national dit son opposition totale à
toute forme de "guerre préventive".
Nous vous prions
d'accepter, Monsieur le Président de la République, avec l'assurance de
notre engagement de citoyens, nos très respectueuses salutations.
Marcel MANOEL, Pasteur
Président du Conseil national de l'Eglise réformée de France
Copie à Monsieur
de Villepin, Ministre des Affaires étrangères
L'Eglise Réformée de France, qui réunit environ 350.000 membres dans un
demi-millier d'Eglises locales, est numériquement la plus importante des
Eglises réunies au sein de la Fédération Protestante de France.
Source(s) :
FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE
|
| |
|
| |
Prier sans relâche pour la paix
CONSEIL D'EGLISES CHRETIENNES EN FRANCE(CECEF)
23 janvier 2003
APPEL
A LA PRIERE
Paris,
jeudi 23 janvier 2003. La semaine de prière pour l'unité des chrétiens
(18-25 janvier) aura été pour beaucoup un temps fort de prière commune.
Comme le rappelle la Charte œcuménique européenne, « l'oecuménisme
se nourrit de ce que nous écoutons ensemble la Parole de Dieu et de ce
que nous laissons l'Esprit Saint travailler en nous et par nous ».
La prière
commune, la prière les uns pour les autres, nous apparaît comme un signe
fort et comme le gage de l'unité entre tous les chrétiens. Dans la prière
commune, nous apprenons à écouter ensemble Celui en qui seul se trouve
notre unité.
En nous
adressant à vous, nous voulons vous appeler à poursuivre, bien au-delà
de cette semaine, cet engagement commun dans la prière, la prière pour
la paix. Ce souci de la paix, nous le portons avec de nombreux hommes
et femmes de bonne volonté, avec bien des fidèles d’autres familles
de pensée et de foi. Notre époque appelle à une intense prière pour la
paix.
Plus que
jamais, il nous faut prier pour que Dieu suscite partout des artisans
de paix, en particulier sur la terre où vécut Jésus, récemment visitée
par les représentants de la Conférence des évêques de France. Que notre
prière et notre solidarité active soutiennent les hommes et les femmes
de paix. Avec courage, ils préparent ensemble le seul avenir possible
pour les peuples d'Israël et de Palestine, celui d'une paix fondée sur
la justice, sur la reconnaissance de l'autre, sur le respect de la parole
donnée, sur le refus de la violence.
En ces jours
où le peuple d'Irak, déjà durement éprouvé par plusieurs guerres et par
les effets des sanctions économiques, est menacé de subir de nouvelles
violences, nous vous appelons à prier pour que l'Esprit Saint éclaire
les responsables des nations, les détourne des solutions illusoires de
la violence, suscite en eux la volonté de résoudre les conflits dans le
respect du droit et de la justice.
Prier ensemble
pourra être un bel engagement commun pour le temps du carême qui vient.
Ce sera aussi le temps que nous nous donnons pour partager nos engagements
dans la société et les porter ensemble. Ce sera une manière de recevoir
concrètement l'unité que le Christ nous offre, d’en manifester les
signes et de nous laisser ouvrir à la réconciliation du monde.
Nous vous
y appelons en toute fraternité.
Les 3 co-présidents du CECEF :
Pasteur
Jean-Arnold de Clermont
Président de la Fédération protestante de France
Monseigneur
Jérémie
Président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France
Monseigneur
Jean-Pierre Ricard Archevêque de Bordeaux
Président de la Conférence des évêques de France
Contacts-presse
:
Marie-Caroline de MARLIAVE, Conférence des évêques de France – Tél
: 01 45 49 69 90
Myriam DELARBRE, Fédération protestante de France – Tél : 01 44
53 47 13
Source(s) :
FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE
|
| |
|
| |
Chrétiens, dites non à la guerre
Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT),
Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD),
Cimade,
Communauté Mission de France,
Congrégation du Saint-Esprit,
Justice et Paix-France,
Mouvement International pour la Réconciliation (MIR),
l'Oeuvre d'Orient,
Pax Christi,
Secours Catholique,
Société Religieuse des Amis,
Vivre Ensemble l'Evangile Aujourd’hui (VEA)
15
janvier 2003
Une action
militaire contre l'Irak est partout présentée comme
inévitable. Il faut s'y opposer. Il en est encore temps.
Notre foi
chrétienne nous appelle à un engagement renouvelé en faveur de la paix.
Nous refusons toute violence exercée en dehors des cas délimités très
précisément par l'éthique et par le droit international : il est immoral
et illégal de recourir aux armes tant qu'elles ne constituent pas un «
ultime recours » pour contrer une menace grave et actuelle contre la paix.
La notion de « guerre préventive », notamment, est inacceptable. Comme
le rappellent les évêques de France : « pour régler les différends
entre nations, la guerre ne saurait être considérée comme un moyen parmi
d'autres, que l’on pourrait choisir en fonction de considérations
d'intérêt ou d'opportunité». Avec la Fédération protestante de France
et de nombreuses Eglises des Etats-Unis, nous rappelons qu'actions militaires
et sanctions économiques contre l'Irak n'ont fait que renforcer le régime
tyrannique de Saddam Hussein.
La guerre qui s'annonce aujourd’hui aurait des conséquences dramatiques
:
· Elle ferait des milliers de morts. Le peuple irakien en serait la première
victime. Notamment les femmes et les enfants.
· Le fossé de méfiance et parfois de haine, entre les pays occidentaux
et les peuples de cette région, se creuserait. Une action militaire contre
l'Irak donnerait raison aux extrémistes qui perçoivent notre monde comme
dominé par l'opposition entre « civilisations », voire - cruelle souffrance
pour les croyants que nous sommes - entre religions ! Le sentiment que
les résolutions de l’ONU sont appliquées selon « deux poids, deux
mesures » dans la région en serait encore renforcé. Les discours que nous
tenons sur la démocratie et les droits humains comme valeurs universelles
en seraient frappés de discrédit.
Citoyens français,
nous pouvons encore influer sur les décisions à venir. La France dispose
d'un droit de veto au Conseil de Sécurité. Faisons connaître massivement
au Président de la République notre volonté de voir notre pays s'opposer
à cette « aventure sans retour » que serait la guerre.
Nous pouvons aussi faire connaître notre opposition à notre député, puisqu'un
débat au Parlement est prévu avant tout engagement des forces françaises.
Aux croyants de toutes confessions, nous proposons de prendre des initiatives
interreligieuses pour manifester leur désir de paix.
Quand menacent
la résignation et le découragement, que Jésus, le « Prince de la paix
», maintienne en nous l'Espérance, Lui dont nous venons de célébrer la
présence au coeœur de notre histoire. Qu'l nous donne le courage
d'être les artisans de sa paix au milieu des violences de ce monde.
Action
des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT), Comité Catholique
contre la Faim et pour le Développement (CCFD), Cimade, Communauté Mission
de France, Congrégation du Saint-Esprit, Justice et Paix-France, Mouvement
International pour la Réconciliation (MIR), l'Oeuvre d'Orient, Pax Christi,
Secours Catholique, Société Religieuse des Amis, Vivre Ensemble l'Evangile
Aujourd’hui (VEA)
Source(s) :
FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE
|
| |
|
| |
Déclaration sur l'Irak
FEDERATION
PROTESTANTE DE FRANCE (FPF)
Texte
adopté par le Conseil de la Fédération protestante de France des 12-13
octobre 2002
"Heureux les artisans de Paix"
Dans notre actualité troublée, l'enseignement du Christ nous appelle à
un engagement renouvelé pour la paix.
L'incertitude
pèse encore quant à l'attitude qu'adoptera le gouvernement des Etats-Unis
d'Amérique à l'égard de l'Irak. Le Conseil de la FPF se joint à celles
et ceux, notamment les gouvernements français et allemand, qui s'opposent
à une intervention militaire unilatérale des Etats-Unis ; plus encore,
il s'oppose à toute guerre préventive contre l'Irak.
Il conteste
vigoureusement la volonté du gouvernement des Etats-Unis d'imposer au
monde sa vision caricaturale du bien et du mal, comme il conteste sa volonté
de se passer du rôle confié aux institutions internationales des Nations
Unies en vue de la résolution des conflits, cela d'autant plus que ses
intérêts économiques ne sont pas indifférents à son attitude.
Il rappelle,
avec les responsables de nombreuses Eglises aux Etats-Unis, comme avec
le Conseil oecuménique des Eglises, et dans le souci fraternel des chrétiens
du Moyen-Orient, que '’action militaire et les sanctions économiques
strictes contre l'Irak n'ont fait que renforcer le régime tyrannique de
Saddam Hussein tout en infligeant une misère indéniable au peuple irakien.
Le déclenchement d'une nouvelle guerre ne ferait qu'amplifier la catastrophe
humanitaire, en y ajoutant le risque de déstabiliser tout le Moyen-Orient,
faisant de Saddam Hussein un symbole de ralliement pour le monde arabe.
La persévérance
des Nations-Unies dans leur action en vue de la résolution pacifique des
conflits, et en particulier dans le cas de l'Irak, de la suppression de
toutes les armes de destruction massive et des installations consacrées
à la recherche et à la production de ces armes, doit être accompagnée
de la levée des sanctions économiques qui ont fait des centaines de milliers
de victimes de la faim et de la maladie, notamment des enfants.
Source(s) :
FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE
|
| |
|