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NOUVELLES OECUMENIQUES INTERNATIONALES Des leaders orthodoxes espèrent qu'avec le nouveau pape |
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"Pour avoir une chance de progresser dans la communion, nous devons être plus spirituels et moins diplomatiques", a affirmé le métropolite orthodoxe roumain Daniel Ciobotea de Moldavie et Bukovina, qui s'exprimait avant la messe inaugurale du pape Benoît XVI le 24 avril à Rome. Le lundi 25 avril, le pape devait rencontrer des responsables non catholiques qui ont assisté à la messe, entre autres l'archevêque de Cantorbéry, Rowan Williams, le métropolite Chrysostomos, du Patriarcat oecuménique, et le métropolite Kirill, de l'Eglise orthodoxe russe. Durant la messe inaugurale, le pape a affirmé la nécessité de faire "tout ce qui est possible pour parcourir la route vers l'unité". Le métropolite Daniel a déclaré au correspondant d'ENI que son Eglise croyait que le nouveau pape "s'adapterait à ses nouvelles responsabilités oecuméniques" et que les responsables orthodoxes accepteraient la primauté du pape si elle se conformait aux pratiques en vigueur avant que les Eglises ne se divisent durant le premier millénaire. "Joseph Ratzinger est un théologien intelligent. Il dit que l'on ne peut attendre des Eglises orthodoxes qu'elles acceptent ce qui n'appartient pas à notre tradition commune, entre autres les dogmes papaux qui ont été formulés sans nous", a déclaré le métropolite Daniel, membre du présidium de la Conférence des Eglises européennes. Certains ont averti que les relations avec d'autres Eglises pourraient se détériorer sous le règne de Benoît XVI. Il était responsable, en tant que préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, de la déclaration du Vatican Dominus Iesus, en 2000, que l'on considère comme mettant en question l'authenticité des Eglises non catholiques. Toutefois, le métropolite Daniel a estimé que la déclaration, en dépit d'un langage "très dur", reflétait "des problèmes internes au sein de l'Eglise catholique". Les chrétiens orthodoxes approuvent l'accent mis dans le document sur "le caractère central et unique du Christ", a affirmé le métropolite. "Aujourd'hui, ses responsabilités sont différentes", a affirmé le métropolite roumain, qui a rencontré le cardinal Joseph Ratzinger lors des funérailles du pape Jean-Paul II le 8 avril. "En tant que préfet de la Congrégation, il était un défenseur de Dans une déclaration séparée, le primat de l'Eglise orthodoxe russe, le patriarche Alexis II, a déclarer compter sur un dialogue entre orthodoxes et catholiques fructueux. "Le succès de ce dialogue est important pour l'ensemble du monde chrétien", a affirmé le patriarche dans un message adressé à l'ancien cardinal Joseph Ratzinger. Les relations avec les catholiques romains sont depuis longtemps tendues en Europe orientale, car les orthodoxes se plaignent des activités de "prosélytisme" menées par les catholiques qui, selon eux, essaient de gagner des croyants traditionnellement orthodoxes. Elles sont aussi rendues difficiles par la renaissance, après la chute du communisme, des Eglises grecques catholiques qui pratiquent la liturgie orthodoxe mais sont fidèles à Rome. (eni) |