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Femmes
et violences
Par
Christiane DELTEIL
Une violence
peut en cacher une autre. L'insécurité grandit, le sentiment d'insécurité
se répand, lui-même accru par les discours "sécuritaires". Pas un journal
télévisé qui ne relate quelque fait divers : violences urbaines, incendies
de voitures, vols, cambriolages, agressions, etc...
Les violences faites aux femmes commencent tout juste à sortir de l'ombre
: incestes, violences conjugales, viols, harcèlement moral ou sexuel,
etc... Il en est qui restent masquées: l'une dont la société semble s'accommoder
car elle concerne "le plus vieux métier du monde" : la prostitution; d'autres
moins visibles encore : l'esclavage que l'on croyait révolu depuis son
abolition et qui réapparaît dans nos pays des droits de l'Homme sous la
forme d'exploitation sexuelle ou d'exploitation par le travail clandestin.
Il importe de démasquer cette face cachée de nos sociétés et de révéler
toutes ces souffrances enfouies, ainsi que les mécanismes qui engendrent
et perpétuent ces situations et que nous n'avons pas à subir comme des
destins.
I
- Le dévoilement de ces violences
La
prise de conscience de l'ampleur des violences faites aux femmes et leur
condamnation, à la fois dans les mentalités et dans le droit, sont très
récentes.
On a tenté d'expliquer ce fait par le silence des femmes victimes qui
ne dénonçaient pas les violences qu'elles subissaient.
Mais ce silence s'inscrit dans une longue histoire d'inégalités entre
les hommes et les femmes et de domination des hommes sur les femmes, ce
que Françoise Héritier, anthropologue, nomme "la valence différentielle
des sexes" dans son livre "Masculin, féminin, la différence des sexes".
Comment dénoncer ce que jusqu'à très récemment la loi et les mours admettaient
et admettent encore dans de trop nombreux pays ? Ainsi, ce n'est qu'en
1975 en France, patrie des droits de l'homme, donc de l'égalité inscrite
au frontispice de nos mairies qu'a été abrogé "l'article rouge" du code
pénal (art 324) qui excusait le meurtre commis par son conjoint sur son
épouse ou sur sa complice surprise en flagrant délit d'adultère au domicile
conjugal. Auteur d'un crime dit "passionnel", ce meurtrier plus malheureux
que coupable ne devait être puni que d'un léger châtiment.
Les victimes se confiaient à des proches. Elles parlaient, mais leurs
paroles n'étaient pas entendues et entendables car comme le dit Liliane
Daligand : "la violence nous rend sourds, aveugles et muets". Et la violence
envers les femmes était admise socialement et culturellement.
Ce n'est
donc pas un hasard si la mobilisation contre les violences faites aux
femmes a émergé dans les années 70 dans un contexte de féminisme militant.
C'est d'abord pour faire prendre en compte la gravité de l'acte de viol
et pour obtenir sa condamnation que la mobilisation des mouvements féministes,
dont le Mouvement Jeunes Femmes, s'est organisée dans les années
75. Il fallait s'opposer aux mythes fortement ancrés qui font du viol
une "exception", un "accident", un évènement dans lequel d'ailleurs la
victime a une part de responsabilité. ( - elle l'a bien cherché - elle
faisait de l'auto-stop - elle n'est pas vierge - elle s'habillait de façon
provocante, etc...). Quant à l'auteur, on parlait de pulsion sexuelle
irrésistible. Il faudra attendre 1980 pour que le viol devienne un crime
défini comme " tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu'il
soit commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace,
surprise".
Tout au
long des années 80 et 90, la dénonciation des violences n'a cessé de progresser.
Elles ont fait l'objet d'études et de recherches en France, mais aussi
en Europe et lors des grandes conférences mondiales de l'ONU consacrées
aux droits des femmes. En novembre 1993, lors de la Convention de l'ONU
sur l'élimination des violences faites aux femmes, l'ONU en donne la définition
suivante dans sa déclaration finale :
"La violence faite aux femmes désigne tout acte de violence fondé sur
l'appartenance au sexe féminin, causant ou susceptible de causer aux femmes
des dommages ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques,
et comprenant la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire
de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée"
.
II
- L'ampleur et la diversité de ces violences
La violence
à l'encontre des femmes représente une masse terrifiante d'actes et de
faits: harcèlement, agressions sexuelles, viols, viols par incestes, violences
conjugales, homicides, et encore de nos jours pour certaines populations,
mariages forcés, meurtres d'honneur, mutilations génitales, sans parler
des violences que constituent la prostitution, la pornographie et les
intégrismes religieux.
Le Secrétariat
d'Etat aux Droits des femmes et à l'Egalité a fait procéder à une enquête
nationale qui s'est déroulée en l'an 2000 sur les violences envers les
femmes, auprès d'un échantillon représentatif de 7000 femmes âgées de
20 à 59 ans.
Au moment de l'enquête, de nombreuses femmes ont parlé pour la première
fois des violences qu'elles avaient subies. L'enquête met en lumière l'importance
du mur de silence. Les violences conjugales, les plus nombreuses, sont
aussi les plus cachées : plus de deux femmes sur trois avaient gardé le
silence. Au cours des douze mois précédant l'enquête, une femme sur dix
vivant en couple a révélé avoir été victime de violences, soit si on extrapole
1 350 000 femmes.
Il n'existe
pas de portrait type des femmes victimes de violence conjugale. Cette
violence traverse tous les milieux sociaux mais deux fois plus les jeunes
(20-24 ans) que leurs aînées.
La femme peut être atteinte dans son intégrité physique ou psychique.
La violence conjugale a un coût psychologique, familial et social élevé,
les enfants étant eux-mêmes témoins ou /et victimes.
Les femmes subissent également des violences dans la rue et au travail
sous forme d'injures, d'agressions ou de harcèlement moral et/ou sexuel.
2,9% des femmes, soit toujours par extrapolation 50 000 femmes, disent
avoir été victimes d'un viol sur les douze derniers mois. 72% des sondées,
victimes d'un viol avant l'âge de 15 ans, n'en avaient jamais parlé. Or,
seuls 8 000 viols sont déclarés.
Il est une
violence qui se banalise de plus en plus, c'est celle de la prostitution.
Sous la pression de certains pays européens et en particulier les Pays-Bas,
la prostitution tend à devenir un métier comme un autre, les prostituées
devenant des "travailleuses du sexe" et les proxénètes des "marchands
du sexe".
Or, aujourd'hui comme l'a montré une mission d'information parlementaire
présidée par Christine Lazerges, alors députée de l'Hérault, chargée de
mesurer l'ampleur du phénomène et dont le rapport a été publié, nous n'avons
plus à faire face seulement à une prostitution classique mais à une traite
massive de femmes des pays les plus pauvres vers les pays riches et ce
dans le cadre du travail forcé, du mariage forcé et de la prostitution.
Tous les pays sont concernés, en tant que pays pourvoyeurs, pays de destination
ou encore pays de transit.
La prostitution est aujourd'hui largement étrangère et fortement organisée
en réseaux.
En général ce sont des femmes jeunes dont certaines sont mineures même
s'il n'est pas toujours possible de s'en assurer, puisque leurs exploiteurs
leur ont confisqué tous leurs papiers d'identité. Ces femmes ont été bernées
par des promesses de travail, ou bien savaient qu'elles devraient se prostituer
mais n'imaginaient pas les violences qu'elles auraient à subir. Car il
y a un vrai marché aux esclaves. Certaines sont vendues, revendues jusqu'à
une dizaine de fois, violées, battues pour les casser. Elles sont constamment
en proie à la peur, peur de leurs exploitants, peur de finir en prison
comme irrégulières, peur que leurs familles subissent des représailles
si elles dénoncent leurs conditions de vie.
C'est l'atteinte à la dignité la plus grave qui soit car la personne prostituée
- femme ou homme, car il y a aussi une prostitution masculine - n'est
plus une personne mais est utilisée comme une marchandise et un objet
de gain.
Il en est de même pour l'esclavage dit domestique dénoncé en France par
le Comité contre l'esclavage moderne, qui a révélé son existence, et a
reçu depuis sa création trois cents victimes. Les victimes sont en majorité
des femmes et des fillettes recrutées dans les pays du tiers monde, essentiellement
Afrique et Sud-Est asiatique. On les retrouve le plus souvent en banlieue,
dans les grands ensembles, non scolarisées et s'occupant exclusivement
des enfants des employeurs et des tâches domestiques. Ce sont les victimes
les plus exposées aux maltraitances :
|
58%
ont subi des violences, 25% ont été violées et 11% ont été torturées.
20%
sont employées par des diplomates ou du personnel d'ambassade protégés
par leur immunité de juridiction.
|
Les moyens
dont disposent les pouvoirs publics pour lutter contre ces diverses formes
d'esclavage ne sont pas à la hauteur de la gravité de la situation : les
réponses répressives se heurtent à des obstacles tant juridiques que pratiques
; quant à l'aide aux victimes, elle présente de graves lacunes.
Certes la
France a aboli l'esclavage au XIXe siècle et l'a déclaré crime contre
l'humanité par une loi du 21 mai 2001, mais nous pourrions reprendre cette
phrase d'Henri-Frédéric Amiel qui écrivait en 1852:" nous avons aboli
l'esclavage, mais sans avoir résolu la question même : en droit, il n'y
a plus d'esclaves, en fait il y en a ". De même, nous pourrions dire,
en France, nous avons aboli la prostitution, mais sans avoir résolu la
question même.
L'arsenal
juridique est inadéquat car l'esclavage, déclaré crime contre l'humanité,
n'est caractérisé comme tel, que s'il y a un plan concerté dirigé contre
un groupe de population dans son ensemble. Il est donc inapplicable aux
cas individuels et à la traite des personnes.
III
- L'interprétation de ces violences
Peut-être
faut-il rappeler une notion simple et fondamentale : la violence, nous
la portons chacun, chacune en nous. Elle nous habite. Elle se manifeste
en particulier dans notre rapport ambivalent à autrui : l'autre est ressenti
comme une menace et nous souhaitons l'éliminer en raison de sa différence,
mais en raison même de cette différence il nous attire et notre désir
nous porte vers lui ou vers elle. Nous le savons depuis le mythe d'Adam
et d'Eve, et celui de Caïn et d'Abel. Nous y sommes plus sensibles encore
depuis la découverte de la psychanalyse. L'humanité étant sexuée, les
rapports entre hommes et femmes ne peuvent être exempts de violence.
La violence
à l'encontre des femmes n'est pas un phénomène nouveau. C'est un phénomène
mondial qui s'accompagne d'une tolérance officielle, sociale et surtout
culturelle. C'est pourquoi la prise en compte de ces violences a été d'abord
l'ouvre de mouvements féministes, en particulier pour les violences à
l'encontre des femmes au sein de la famille. A Pékin, sous leur pression,
le droit des femmes a été reconnu comme faisant partie intégrante des
droits universels de l'Homme. En même temps devant l'universalité des
abus contre les femmes, tant dans les pays industrialisés que dans les
pays en voie de développement, il est reconnu dans la plate-forme d'action
de Pékin que la violence vient essentiellement du statut inférieur des
femmes dans leur famille et au sein de la société.
L'article
5 de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination
à l'encontre des femmes précise "Les préjudices et pratiques coutumières
sont fondés sur l'idée de l'infériorité ou de la supériorité de l'un ou
de l'autre sexe". Une des causes fondamentales des violences faites
aux femmes est liée au pouvoir, aux privilèges et au contrôle masculin.
Une des
formes les plus redoutables de ce pouvoir et de ce contrôle tient à l'utilisation
de la religion. Une des violences les plus massives à l'égard des femmes
à l'échelle de la planète se trouve aujourd'hui exercée et légitimée au
nom de la religion. On pense en premier lieu à diverses formes d'islamisme,
et à l'application de la charia dans certains pays musulmans. Sous des
formes qui peuvent paraître plus policées, la religion, y compris chrétienne,
cautionne en divers lieux la discrimination et l'exclusion à l'égard des
femmes tout en prétendant honorer leur dignité. Elle a contribué par le
passé, et contribue encore trop souvent, à faire intérioriser par des
femmes des attitudes de dépendance, des comportements de soumission, plus
que de dénonciation et de révolte. S'il est vrai que nous, protestants,
avons fortement progressé vers la reconnaissance de l'égalité entre femmes
et hommes, sommes-nous sûrs d'être affranchis d'un modèle masculin du
pouvoir: l'idée que la figure symbolique du pouvoir et de l'autorité est
une figure masculine ? Et comment cette idée, profondément intériorisée,
ne rejaillirait-elle pas subtilement sur nos pratiques ?
C'est la
définition de la masculinité dans son rapport à la féminité qui devrait
être toute entière interrogée. La culture dont nous avons héritée a fait
en sorte que les hommes entretiennent avec le pouvoir comme avec la sexualité
un rapport différent de celui des femmes. Comment joue cette différence
? Pourquoi le désir de l'un s'impose-t-il trop souvent à l'autre ? Comment
échapper à ces mécanismes par lesquels la différence entretient , reproduit,
légitime toujours à nouveau de l'inégalité ? Car nul n'a droit à l'autre
et nul n'a droit sur l'autre. Le rapport à l'autre devrait se vivre dans
un échange égalitaire et non dans un rapport de domination qui implique
toujours un rapport de violence.
La vision
évangélique est à cet égard porteuse d'une nouveauté radicale par son
message d'égalité.
Lors d'une
conférence-débat organisée à Paris le 6 décembre 2000 par le CNIDFF (Centre
national d'information sur les droits des femmes et des familles) sur
le thème "La violence interdite", dans le cadre de la campagne européenne
"Tolérance zéro", Annie Guilberteau, Directrice adjointe, soulignait avec
force le lien entre les violences faites aux femmes et les structures
de nos sociétés :
" La violence exercée contre les femmes n'est pas une série d'actes
individuels. C'est en quelque sorte une maladie "sociale" entre grands
guillemets. Une maladie sociale qu'une société inégalitaire dans la reconnaissance
des droits de la personne humaine produit de façon spécifique envers les
femmes, lorsqu'il s'agit d'inégalités dans les rapports sociaux de sexe,
mais de façon plus générale envers certains groupes sociaux... Les violences
exercées contre les femmes ont un fondement commun : la domination sexiste.
Elles sont à lire dans la structuration même des liens sociaux, qui souvent
altèrent la liberté des femmes, leur sentiment de sécurité et leur sentiment
de confiance en elles. Elles sont à lire dans la répartition sexuelle
des rôles, qui favorise encore la subsistance de rapports inégaux entre
femmes et hommes et se joue la plupart du temps en défaveur des femmes.
Elles sont à lire dans le poids d'une Histoire qui, à travers son organisation
juridique, a longtemps privé les femmes de droits et les a considérées
comme mineures à vie ".
Cette analyse
féministe des causes et origines des violences faites aux femmes a des
conséquences directes sur la manière de prévenir les phénomènes de violences
et d'accueillir, d'aider et d'accompagner tant les victimes de violences
que leurs auteurs.
Quelques
pistes de travail
Quelles pourraient
être à cet égard les tâches des Eglises, institutions, oeuvres et mouvements
de la Fédération Protestante ?
Je propose quelques pistes :
- Nommer
de façon explicite ces violences, les rendre visibles, ne pas les banaliser,
ne pas leur trouver d'excuses et inciter à ce qu'elles soient sanctionnées
pénalement dans ce lieu solennel qu'est un Palais de Justice, car comme
le soulignait Anne D'Hauteville lors d'un colloque Jeunes Femmes intitulé
"Les femmes et la justice" : "Rendre la justice, c'est d'abord dire
le droit, dire l'interdit, faire le partage entre ce qui est permis
et ce qui est interdit, dire l'intolérable, indiquer qui est auteur,
qui est victime... C'est faire circuler la parole, c'est dire les choses
à la place de la violence. Car seule la parole peut écarter la violence
puisque la violence nie la parole".
- Offrir
aux victimes et aux auteurs de violence un lieu d'écoute et de parole.
- Démasquer
les formes d'inégalités qui subsistent dans notre société, tant dans
le domaine politique malgré la loi sur la parité que dans le domaine
du travail (où les femmes subissent davantage que les hommes la conjugaison
pauvreté, précarité, temps partiel, bas salaires), et dans la sphère
domestique (où elles continuent à assurer 8O% des tâches).
- Se saisir
de l'ensemble du dossier de la prostitution à partir de l'éclairage
qu'apporte l'Evangile : affirmation de la dignité de la personne humaine
qui ne saurait être confondue avec la liberté illimitée du désir, refus
de considérer le corps comme de la marchandise, refus de considérer
la prostitution comme un mal nécessaire.
- Réfléchir
aux formes spécifiques que revêt la violence religieuse
dans ce domaine des violences faites aux femmes (ex : utilisation des
Ecritures à des fins de légitimation de la prédominance
masculine - travail sur notre langage et nos représentations
dans la liturgie, dans la prédication, dans la catéchèse,
dans la formation théologique ainsi que dans les parcours de
formation des responsables des uvres et mouvements....).
- Pourquoi
cette violence, phénomène mondial et millénaire,
a-t-elle été et continue-t-elle à être aussi
massivement tolérée dans toutes les sociétés
?
- Y a-t-il un lien entre ces violences et la différence dite
« naturelle » des sexes ?
- Y a-t-il des formes spécifiquement religieuses de violences
ou de discrimination à légard des femmes, y compris
dans nos propres Eglises ?
- Quelles initiatives vous semblent prioritaires aujourdhui en
vue de lengagement des Eglises dans la lutte contre ces violences
(par ex : violences conjugales, prostitution, etc
) ?
En définitive,
la violence à légard des femmes ne saurait être
considérée ni comme laddition de comportements individuels
ni comme un problème spécifique aux femmes. Cest un
problème global, inscrit dans lorganisation même de
notre société.
Comment conjuguer
liberté et égalité dans notre rapport à lautre
? Telle est la grande question, qui est devant chacun, chacune de nous
individuellement, et devant nous collectivement. Les Eglises ont à
y apporter leur contribution spécifique.
Christiane
DELTEIL
Bibliographie
:
Françoise Héritier : Masculin- Féminin, La pensée
de la différence. Paris, Ed. Odile Jacob, 1996.
Revue Esprit : Lun et lautre sexe. N°3-4, mars-avril
2001
Christine
DELTEIL, mariée, 3 enfants, et des petits-enfants
Présidente du Centre dInformation sur les droits des femmes
et des familles (C.I.D.F.) de lHérault; Formatrice au Mouvement
Jeunes Femmes; Membre du Conseil Economique et Social de la Région
Languedoc-Roussillon
A été membre du Conseil Régional de lEglise
réformée de France de la région Cévennes-Languedoc-
Roussillon; présidente du DECAUMA, ancien département des
Centres et Mouvements de la FPF et catéchète dadolescents(es).
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