1) Dans
lanalyse de la violence il faut distinguer les situations de violence
des actes de violence.
Les sociétés organisées utilisent la violence pour
imposer leur droit et donc en principe un moindre degré de violence
interne ou la prévention dune menace externe; quelles limites
faut-il apporter à cette violence légale qui évolue
beaucoup dans lhistoire mais pas toujours dans le sens dun
progrès ?
Toute organisation ne crée-t-elle pas des situations de violence
?
2) Face
à une situation de violence peut-on tolérer des actes
violents ?
Cas du syndicalisme, de la défense des opprimés, du terrorisme
?
3) Les
notions de justice, de lien social, dappartenance et de morale
communautaire confèrent-elles une justification à la violence
institutionnelle ?
4) Lien
social et violence : affaibli, ou dépersonnalisé, le lien
social conduit à des actes de violence individuelle; renforcé,
il mène à des situations de violence juridique, économique,
voire à la guerre : quel sorte de lien social faut il rechercher
?
5) Comment
maîtriser lappétit de liberté afin quil
ne conduise ni à lisolement ni à la négation
de lautre, tous deux générateurs de violence ?
6) Peut-on
éradiquer la violence ou bien est-elle inhérente à
la vie, à lévolution des espèces et des sociétés
?
7) Comment
revenir à une vie un peu communautaire dans une société
où linterdépendance personnalisée sefface
au profit de linterdépendance juridique et de la judiciarisation
des rapports sociaux ?
8) Comment
faire face aux souffrances et aux violences nées de lurbanisation
actuelle avec la juxtaposition de cultures différentes du fait
des migrations mais aussi du progrès technique et des décalages
quil induit entre générations ?
9) Comment
remédier à la dissociation récente entre autorité
morale et autorité institutionnelle, situation qui justifie de
nombreuses violences et manifeste une absence de consensus social?
10) Les
Français sont en relation 8 heures par jour soit avec la télévision
soit avec la radio : peut-on envisager des solutions pour rééquilibrer
le nombre et la durée des relations interpersonnelles nettement
affaiblies par cette situation ?
11) Le
filet du suivi informatique qui enserre aujourdhui lindividu
dans nos sociétés est-il préférable au poids
de la coutume dans la société décrite par Pierre
Clastres ?