Assises 2004

Eglises, Mouvements et Associations
en quête de réconciliation et de paix

8-10 octobre 2004 à Clermont-Ferrand
ASSISES DE LA FÉDÉRATION PROTESTANTE DE FRANCE

Une contribution française et protestante
à la décennie du Conseil Oecuménique des Eglises

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Quelques questions transversales

1) Dans l’analyse de la violence il faut distinguer les situations de violence des actes de violence.
Les sociétés organisées utilisent la violence pour imposer leur droit et donc en principe un moindre degré de violence interne ou la prévention d’une menace externe; quelles limites faut-il apporter à cette violence légale qui évolue beaucoup dans l’histoire mais pas toujours dans le sens d’un progrès ?
Toute organisation ne crée-t-elle pas des situations de violence ?

2) Face à une situation de violence peut-on tolérer des actes violents ?
Cas du syndicalisme, de la défense des opprimés, du terrorisme ?

3) Les notions de justice, de lien social, d’appartenance et de morale communautaire confèrent-elles une justification à la violence institutionnelle ?

4) Lien social et violence : affaibli, ou dépersonnalisé, le lien social conduit à des actes de violence individuelle; renforcé, il mène à des situations de violence juridique, économique, voire à la guerre : quel sorte de lien social faut il rechercher ?

5) Comment maîtriser l’appétit de liberté afin qu’il ne conduise ni à l’isolement ni à la négation de l’autre, tous deux générateurs de violence ?

6) Peut-on éradiquer la violence ou bien est-elle inhérente à la vie, à l’évolution des espèces et des sociétés ?

7) Comment revenir à une vie un peu communautaire dans une société où l’interdépendance personnalisée s’efface au profit de l’interdépendance juridique et de la judiciarisation des rapports sociaux ?

8) Comment faire face aux souffrances et aux violences nées de l’urbanisation actuelle avec la juxtaposition de cultures différentes du fait des migrations mais aussi du progrès technique et des décalages qu’il induit entre générations ?

9) Comment remédier à la dissociation récente entre autorité morale et autorité institutionnelle, situation qui justifie de nombreuses violences et manifeste une absence de consensus social?

10) Les Français sont en relation 8 heures par jour soit avec la télévision soit avec la radio : peut-on envisager des solutions pour rééquilibrer le nombre et la durée des relations interpersonnelles nettement affaiblies par cette situation ?

11) Le filet du suivi informatique qui enserre aujourd’hui l’individu dans nos sociétés est-il préférable au poids de la coutume dans la société décrite par Pierre Clastres ?