Pour une utilisation encadrée des embryons congelés

Dans tous les domaines de l'évolution des connaissances et particulièrement dans celui de la procréation, les étapes unt souvent été franchies, en dépit d'interdits moraux, religieux et juridiques d'un moment. Avec le temps, ces transgressions se sont révélées être une progression bénéfique pour le mieux-être de l'humanité. Mais ces transgressions successives ont toujours soulevé des débats éthiques, sur les limites de ce que les scientifiques pouvaient continuer à faire.

Si la technique du transfert nucléaire in vitro, difficilement réussi chez quelques rayes animaux, soulève tant d'émoi et de débats, c'est que l'humanité perçoit unanimement qu'elle pourrait être menacée par une dérive maléfique de la recherche et de la science. En effet la procréatique qui ne serait plus qu'une auto reproduction asexuée, serait une transgression régressive, quasiment sacrilège et profondément déshumanisante. Même la maîtrise de l'atome n'a jamais suscité une telle crainte existentielle.

Par contre, la perspective, encore aléatoire, de pouvoir utiliser dans un but thérapeutique des cellules souches de l'embryon normal ne soulève pas le même type de crainte Dès que, et tant que l'embryon est destiné à devenir éventuellement un humain singulier il doit être impérativement respecté, sa dignité réside dans ce devenir potentiel. L'embryon congelé qui n'a plus de chance d'aboutir à une procréation rejoint la cohorte de tous ceux qui seront détruits. L'utiliser à la manière d'u d'organe, utile à des humains malades est lui restituer une dignité. La loi devrait autoriser et encadrer la poursuite de la recherche sur ce sujet.

Association médico-sociale protestante,

Réflexions sur le clonage et la thérapie cellulaire, 2002