Forum des associations 2004 - Atelier "environnement et développement durable"

PRESENTATION DE L'ATELIER (8 octobre 2004)
Présidence Jean-Philippe Barde, Direction de l’environnement de l’OCDE

Il est désormais admis que le « développement durable » (ou « soutenable »), repose sur trois piliers, économique, social et environnemental.

Un développement harmonieux et pérenne n’est possible que si la croissance économique s’accompagne d’une sage, mais efficace, gestion des ressources naturelles et un progrès social continu.

A ces trois piliers s’ajoute une dimension éthique qui intègre le respect de la nature, le partage équitable des richesses de la planète et la transmission aux générations futures d’un potentiel global de développement et de ressources naturelles préservées.

Le concept de développement durable représente donc un essai de coexistence entre la protection de l’environnement et le développement économique et social, dans une optique globale et à long terme.

Ce n’est ni une idéologie, ni une théorie, ni une recette miracle, encore moins une synthèse entre écologie et économie ; c’est une approche pragmatique de mise à contribution de l’outil économique pour une gestion de la planète “en bon père de famille”.

L’atelier a été introduit par un exposé de Jean-Philippe Barde, Chef de la Division des politiques nationales de l’environnement à l’OCDE, sur ce concept de développement durable, sa dimension économique, sociale et internationale et les enjeux éthiques qui s’y rattachent.

Frédéric Baudin (Faculté libre de théologie réformée d’Aix en Provence et animateur du "Forum du développement durable" de la FPF) a abordé le concept de développement sous une perspective biblique : face aux questions écologiques, les chrétiens peuvent aussi montrer leur préoccupation pour la protection de l'environnement en fondant leur réflexion et leur action sur les injonctions bibliques : " Remplir, dominer, soumettre, cultiver et garder la terre."

Enfin, Jacques Varet (BRGM et Président du Conseil scientifique du parc national des Cévennes) a analysé quelques exemples d’engagements et d’actions concrètes des églises dans ce domaine.

Au plan pratique, le développement durable se décline sous forme d’ « agenda 21 », qui peuvent se mettre en œuvre au niveau des collectivités humaines (collectivités locales, entreprises, associations).

Les Églises et mouvements chrétiens ne seraient-ils pas aussi des lieux d’engagements collectifs dans ce domaine ?