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Extraits des BIP 1560 et 1561 du 1er au 31 Mai 2003

Sommaire

Nouvelle librairie protestante au 47

VIE DE LA FÉDÉRATION

VIE DES ÉGLISES OEUVRES ET MOUVEMENTS VIE DE LA FÉDÉRATION INTERNATIONAL


Nouvelle librairie protestante au 47

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Le projet avance : une nouvelle librairie protestante, axée sur la spiritualité, les sciences humaines et les livres pour enfants ouvrira ses portes à l'automne dans des locaux entièrement rénovés. Il est encore possible, et souhaitable, de participer au projet, soit en devenant actionnaire, soit en adhérant l'association des Amis de la librairie protestante. C'est une aventure passionnante autour du Livre et des livres : soyez des nôtres ! Nous recherchons aussi un second libraire, profil disponible sur demande.
Pour prendre contact, écrivez à :
Nouvelle librairie protestante, 47 rue de Clichy, 75009 Paris
ou téléphonez à Federica Cane au 01 42 34 55 69.


VIE DE LA FÉDÉRATION

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L'évêque luthérien de Jérusalem à la FPF

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Regard bienveillant, parole vive, Munib A. Younan est chaleureux. Homme de communication, ceux qui reçoivent sa Lettre de Nouvelles le savaient déjà, mais Munib A. Younan, évêque luthérien de Jérusalem en Israël, Palestine et Jordanie est aussi diplomate! Il doit gérer les intérêts luthériens au Moyen-Orient avec trois gouvernements différents!
De passage à Paris, il a déjeuné à la Maison du protestantisme invité par le pdt de la Fédération Protestante de France, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, entouré du pasteur Frédéric Trautmann, pdt du Service protestant de mission-Défap, du pasteur Marcel Manoël, pdt du Conseil national de l'Eglise réformée de France, du professeur Jacques-Noël Pérès de l'IPT-Paris, du pasteur Gill Daudé, du Service des relations oecuméniques de la FPF, de Daniel Thierry-Mieg, des relations internationales de la FPF et d'Anne-Isabelle Barthélémy du Service solidarité internationale de la Cimade.

Un Apartheid au Moyen-Orient
Sans langue de bois mais avec le désir de faire comprendre les enjeux qui se jouent au Moyen-Orient, Munib A. Younan a prôné la justice et la réconciliation tout en dénonçant l'état d'Apartheid dans lequel vivent les Palestiniens. Ishmaël Noko, pdt de la Fédération luthérienne mondiale, avait d'ailleurs souligné lors d'une tournée au Moyen-Orient, que même à l'époque de l'Apartheid en Afrique du Sud, le sort des populations noires étaient plus enviable que celui des Palestiniens aujourd'hui!
L'é-du-ca-tion! C'est le maître-mot pour que les populations palestiniennes s'en sortent signale l'évêque luthérien en soulignant que ce sont les écoles chrétiennes qui sont le sous-bassement de l'éducation palestinienne. L'Eglise luthérienne très engagée sur le terrain social et éducatif emploie 3000 personnes! Il encourage toutes les bonnes volontés à soutenir ce qui existe déjà et en particulier cet effort d'éducation sans à priori confessionnel qui garantit une éducation à la paix et prépare à la réconciliation.
Eduquer, mais aussi offrir un emploi et un toit! La Cimade est engagée avec la plateforme française pour la Palestine dans une campagne pour la reconstruction des maisons détruites. Munib A. Younan a insisté « n'est pas la nourriture, ni les médicaments qui manquent. C'est l'argent pour les acheter! » Il n'en veut donc pas à ceux qui choisissent un exil économique forcé, même s'il en est très inquiet! « fondamentalismes juifs, chrétiens et islamiques font beaucoup de tord au Moyen-Orient! L'Eglise copte a perdu 4 millions de membres en Egypte. »

Evoquant l'importance des réseaux chrétiens internationaux, il s'est réjoui de l'efficacité des équipes d'accompagnements (EAPPI) lancées par le Conseil oecuménique des Eglises pour aider les Palestiniens et a encouragé les français jeunes ou retraités à vivre cette expérience qui apporte un confort et une sécurité au peuple palestinien.

Rendez-vous au Quai d'Orsay
Munib A. Younan s'est rendu au Ministère des Affaires étrangères, accompagné de J.-A. de Clermont pour rencontrer le sous-directeur du Quai d'Orsay en charge du Maghreb et du Moyen-Orient et le directeur des affaires religieuses. Ils ont évoqué la situation actuelle en Israël-Palestine, la proposition de « de route », ainsi que la question de l'immigration.
Un quartet composé de l'Union européenne, des Etats-Unis, de la Russie et des Nations-unies a établi une « de route », pour qu'en 2005 on aboutisse à la création d'un Etat palestinien. Munib A. Younan a fait savoir au Quai d'Orsay que les Eglises du Moyen-Orient soutiennent cette « de route ». A sa sortie du rendez-vous, l'évêque luthérien de Jérusalem s'est déclaré conquis par la diplomatie française et a loué la qualité des échanges. (Myriam Delarbre)

Lettre à Valéry Giscard d'Estaing

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Dans une lettre adressée à Valéry Giscard d'Estaing, président de la Convention européenne, le pasteur Jean-Arnold de Clermont lui a fait savoir combien la Fédération protestante de France se réjouissait du contenu des paragraphes 33 à 37 de la future "Constitution européenne". « fait que la déclaration 11 annexée au Traité d'Amsterdam ait été intégrée dans le titre VI sur la vie démocratique de l'Union, correspond à une demande quasi générale des Eglises en Europe » souligne le président de la FPF.
Dans l'article 37 sur les « des églises et des organisations non confessionnelles » il est dit en effet que « L'Union européenne respecte et ne préjuge pas le statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les Eglises et les associations ou communautés religieuses dans les Etats membres. Les Eglises respecte également le statut des organisations philosophiques et non confessionnelles. L'Union maintient un dialogue régulier avec ces Eglises et organisations, en reconnaissance de leur identité et de leur contribution spécifique. »
Et la FPF de demander « à ce que des amendements ne viennent pas dénaturer l'esprit dans lequel ce texte est rédigé qui situe clairement la place des religions dans la société civile. Ainsi peuvent-elles jouer le rôle qui est le leur, d'apporter leur contribution au processus d'unité de l'Europe en aidant les nouveaux membres à s'intégrer. »
Et de conclure « ces articles sont une manière de refonder une laïcité ouverte qui ne pourra qu'apaiser les débats parfois difficiles que nous connaissons en France. »

VIE DES ÉGLISES

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Aujourd'hui, la Bible

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Rassemblement protestant
12-13 juin 2004 au Parc Floral de Paris
A vos agendas! LE rassemblement protestant de la région parisienne se tiendra les 12 et 13 juin 2004, au Parc Floral de Paris. Le vaste Hall de la Pinède et ses pavillons attenants vous attendent dans le plus bel écrin de verdure de la capitale!

Le dernier rassemblement des Eglises, Communautés, Institutions, Œuvres et Mouvements membres de la Fédération Protestante de France (FPF), en Région parisienne remonte à 1981 ! Le Conseil Protestant en Région parisienne (CPRP), qui a pour objet de favoriser la vie régionale de la Fédération protestante de France, s'est lancé dans cette nouvelle aventure, en pariant sur une participation de plus de 5.000 personnes.
Le temps lui a semblé favorable à la suite des rencontres renouvelées entre toutes les Eglises de la FPF à l'occasion des dialogues avec les Eglises Adventistes, les Assemblées de Dieu et d'autres Eglises pentecôtistes.

« Aujourd'hui la Bible» est le thème retenu pour ce grand rassemblement protestant, en point d'orgue à « Année de la Bible » qui mobilise l'ensemble des Eglises locales dans leur volonté d'accompagner les hommes et les femmes de notre temps dans leur quête spirituelle.

Quels sont les enjeux d'un tel rassemblement! Par delà la joie de retrouver des amis, il y en a au moins cinq:
- Manifester les liens qui unissent Associations et Eglises membres de la Fédération protestante de France, chacune conservant sa spécificité et son identité
- Rendre visible dans l'espace public de la région parisienne ce protestantisme vivant
- Découvrir la richesse de la diversité du protestantisme francilien dans ses actions et ses témoignages
- Etre ensemble à l'écoute de la Parole de Dieu et nous retrouver pour le louer
- Accueillir les hommes et les femmes en quête de sens.

Des équipes de préparation se constituent pour faire de ce rassemblement deux journées pleinement réussies, par l'apport de tous!; rassemblement de chorales, de groupes musicaux, culte, stands, conférences, théâtres etc.

Qu'on se le dise! Et à suivre! (Jean-Marc VIOLLET - Président du CPRP)


OEUVRES ET MOUVEMENTS

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Solidarité et expression des associations

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Les Journées annuelles de la Fédération de l'Entraide Protestante, qui se sont tenues à Toulouse à la mi-mars, ont réuni 170 représentants d'associations et fondations adhérentes pour trois jours de réflexion sur le thème: "De l'émotion immédiate... à l'action durable ». Le but était de cerner les capacités d'initiative des associations dans leur engagement collectif et d'envisager l'avenir quant aux mutations profondes affectant les champs sanitaire et social. Afin de faire écho aux drames de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse ou aux inondations du Gard et de la Somme, la Fédération de l'Entraide Protestante qui représente 800 associations, établissements et services dans le domaine sanitaire - a choisi, lors de ses Journées annuelles, d'analyser le travail effectué par les associations dans ces situations. « Quand il faut faire face à l'imprévu et au désarroi, le rôle des associations est d'aller vers l'autre, de l'accueillir, de l'écouter, de coopérer. Et surtout d'alerter et de prévenir des risques, quand le plus fragilisé est aussi le plus touché. » Entre état de choc et méditation, les témoins de catastrophes passent par les stades de l'émotion, puis de la raison. Il y a pourtant un moment où l'expérience partagée, née du drame, se rétracte. Ceci prouvant la fragilité des systèmes, la limite des solidarités institutionnelles.
Face à l'urgence, quelles initiatives?
Une catastrophe est révélatrice de la réalité civile et sociale, de la progression des individualismes, des responsabilités politiques assumées ou évitées, de la capacité à porter un projet. L'insertion dans un réseau facilite la mobilisation. Mues par la foi, l'humanisme et la solidarité, l'aide active immédiate et la réflexion doivent être à la base de ce mouvement. A la question centrale du débat « quoi sommes-nous collectivement capables ? », un des invités, le professeur en ethnopsychiatrie Adam Kiss répond : « de conformisme et d'obéissance, mais certainement pas d'initiative collective! » La responsabilité de chacun est remise en question. Le « risque que je prends!» est différent du « risque que je cours. » En réaction et pour éviter toute stagnation, un processus de formation aux situations d'urgence a été plébiscité.

Les motions votées Cette année, l'assemblée générale a réaffirmé le souci constant d'alerte et de prise de position face à l'évolution du contexte social et sociétal. Des motions adoptées par l'assemblée, retenons! le souhait de voir l'accès immédiat à la CMU pleinement rétabli, l'attachement au volet préventif d'une politique de santé publique, le souhait des associations de participer activement au débat sur la décentralisation avec les élus locaux. Les associations demandent à la Fédération de l'Entraide Protestante de se doter d'outils pour traiter les situations d'urgence, que ce soit par la création d'un fonds d'urgence pouvant mobiliser des moyens pour répondre à des besoins urgents et précis ou par la mise en place d'un cycle de formation destiné aux bénévoles et salariés confrontés aux situations d'urgence pour les aider à rendre leurs réactions immédiates plus raisonnées.
Un voeu est adressé au Premier ministre : celui de voir se tenir des Etats généraux sur la place et les moyens des associations dans leur relation avec les pouvoirs publics. Alors même que l'encadrement des initiatives associatives progresse et que bien des acteurs du marché estiment que le champ sanitaire et social peut devenir, dans le cadre européen, une source lucrative parmi d'autres. (Communiqué FEP)

Fédération de l'Entraide Protestante - 47 rue de Clichy 75311 Paris cedex 09 - Tel.: 01 48 74 50 11
E-mail: entraideprotestante@free.fr

La campagne contre la double peine a rencontré Nicolas Sarkozy
Des représentants de la Cimade, du Mrap et le coordinateur de la Campagne nationale contre la double peine, invités par M. Sarkozy lui ont fait part de leur appréciation du dossier en cours, le 10 avril.
Le mécanisme convenu d'appeler double peine est aujourd'hui connu, identifié et globalement perçu comme problématique, voire insupportable par la très grande majorité des personnes situées dans le camp républicain. Le groupe de travail, réuni à l'initiative du ministre de l'intérieur, établit clairement les graves dysfonctionnements générés par le système. Il suggère 23 propositions destinées notamment à renforcer la protection d'un certain groupe de personnes, à favoriser l'accès à la nationalité française des enfants de l'immigration, à assurer un régime général de détention et des aménagement de peines aux personnes concernées, à rendre réversibles les mesures d'expulsion, etc.... La campagne constate parmi les 23 propositions, au moins dans leur esprit, des avancées non négligeables au regard de la gravité du problème.

La Campagne a notamment attiré l'attention du ministre sur les points suivants! les catégories protégées apparaissent devoir faire l'objet d'une meilleure définitionl'existence de dérogations nuit gravement à la puissance avérée du terme absolu, contenu dans l'expression « absolue ». Aussi, la Campagne a pris acte positivement du propos réitéré du ministre d'écarter les infractions à la législation sur les stupéfiants de la liste des crimes et délits non éligibles à la protection.

La Campagne demande au ministre:
- d'élargir la sécurité de résidence absolue accordée aux catégories de personnes prévues dans le rapport du groupe de travail aux personnes résidant habituellement en France depuis plus de 15 ans, ou régulièrement depuis 10 ansaux personnes gravement malades.
- de ne prévoir aucune dérogation au principe de protection absolue.

L'aboutissement des travaux en cours consoliderait distinctement la sécurité de résidence des étrangers dont l'essentiel de la vie est en France. (communiqué)

Une peine./
Campagne nationale contre la double peine
33, rue Imbert Colomès 69001 Lyon Tel.! 04 78 29 56 91
Internet: http://www.unepeinepointbarre.org/ - E-mail! mailto:campagne@unepeinepointbarre.org
Cimade40 88 87 Y Paris, mention campagne

26Juin: Journée internationale de soutien
aux victimes de la torture

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L'ACAT mobilise ses adhérents et lance une action de sensibilisation auprès des paroissiens.

A l'occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, décrétée par l'ONU il y a six ans, l'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture mobilise ses adhérents en les incitant à se rendre sur les lieux de culte orthodoxes, protestants et catholiques afin de sensibiliser les prêtres, les pasteurs et les membres des Eglises au scandale de la torture.
Les adhérents et les sympathisants de l'ACAT prieront plus spécifiquement pour les victimes les dimanches précédents ou suivants le 26 juin, des autocollants seront distribués à l'entrée ou à la sortie des églises, des affiches seront collées, un appel en faveur de victimes de la torture sera lancé début juin.

En 2002, l'ACAT-France a contribué à la libération de plus de 150 personnes. Association reconnue d'utilité publique, l'ACAT est membre de la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme auprès du Premier Ministre. La Fédération Internationale de l'ACAT (Fi-ACAT) a statut consultatif auprès des Nations Unies, du Conseil de l'Europe et de la Commission africaine des droit de l'homme et des peuples.

Rappelons que tous les dons financiers sont les bienvenus pour soutenir cette action.

Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture 7, rue Georges Lardennois 75019 Paris
Tél: 01 40 40 42 43 Fax: 01 40 40 42 44 Site Internet: http://www.acat.asso.fr/ -E-mail! mailto:acat.france@acat.asso.fr

Communiqué de presse
Paris, le 11 avril 2003

Déclaration de la Fédération du Scoutisme français

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A quelques jours de la mise en place d'une nouvelle réglementation (prévue au 1" mai 2003) relative à l'accueil des mineurs en centres de vacances et centres de loisirs et à la suite de nombreuses interrogations à ce sujet, la Fédération du Scoutisme Français souhaite faire part publiquement de sa position.

Notre Fédération représente l'ensemble des Mouvements de Scoutisme et de Guidisme en France au sens où elle détient a légitimité des reconnaissances internationales des deux organisations mondiales OMMS (Organisation Mondiale du Mouvement Scout) et AMGE (Organisation Mondiale des Guides et Eclaireuses). Cette dimension universelle et le rôle éducatif reconnus en particulier par les institutions des Nations Unies sont indissociables du projet de nos Mouvements qui s'appuie sur des valeurs et des méthodes communes. Nos organismes internationaux garantissent à travers le monde la spécificité du scoutisme et empêche l'émergence d'associations risquant d'utiliser le Scoutisme à d'autres fins que celles poursuivies.
Le nombre d'adhérents, la reconnaissance mondiale, le pluralisme, I'ouverture à tous de nos Mouvements fait de notre Fédération, du point de vue du Scoutisme, un interlocuteur essentiel du payage éducatif.

Nous avons été interrogés à propos des évolutions réglementaires. Rappelons que notre Fédération avait fait part, lors de la préparation du décret 2001, de ses inquiétudes quant au risque de non prise en compte de spécificités méthodologiques propres au Scoutisme et de notre organisation bénévole. Force est de constater que le partenariat actif établi avec la Direction de la Jeunesse et de l'Education Populaire a permis une réelle réponse à nos interrogations au travers des arrêtés et instructions.

Notre Fédération propose un scoutisme moderne, en phase avec les évolutions de la société et les attentes des familles, soucieuse de la qualité et de la sécurité des activités vécues par les enfants et les jeunes. C'est aussi, nous semble t-il, le sens des évolutions réglementaires. Il y a donc concomitance entre ies préoccupations de I'Etat et celle du Scoutisme. La nouvelle réglementation provoque une certaine émotion en raison de l'abrogation de fait de l'arrêté de 98.
Ces réactions concernent moins les contraintes imposées par les nouveaux textes que le manque de reconnaissance de la spécificité éducative de nos mouvements. Il s'agit donc de deux problèmes qu'il convient de traiter séparément.

1) Comme toute nouvelle réglementation celle actuellement mise en place peut faire apparaître des difficultés. Nous proposons qu'après une enquête conduite conjointement par les DDJS et nos propres organisations durant l'été et à la rentrée, un groupe d'évaluation paritaire puisse, si nécessaire, proposer des modifications, des évolutions.
Nous réaffirmons cependant que certains problèmes pourraient immédiatement être traités, facilitant I'appropriation des nouvelles procédures.

2) La réglementation ne règlera pas le problème de la reconnaissance, de l'identité du Scoutisme en France. Nous proposons, comme nous le demandons depuis des années que cette réflexion soit sérieusement ouverte entre tous les partenaires, législatifs, gouvernementaux et associatifs. Cette démarche pourrait conduire à une loi ou un décret qui garantirait la spécificité, la pérennité d'un grand Mouvement éducatif.

Les Eclaireuses et Eclaireurs de France Les Guides de France
Les Eclaireuses et Eclaireurs Israélites de France Les Scouts Musulmans de France
Les Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes de France Les Scouts de France

Contacts presse:
Christian Capdevieille Cécile Cabal
Tél. 05 61 57 45 82 Tél. 01 44 52 37 01

Annexe

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Demandes de résolutions de problèmes identifiés liés à la mise en oeuvre de la nouvelle réglementation.

- création de nouveaux imprimés Cerfa identifiant les camps et centres de loisirs de scoutisme.

- sur ces mêmes imprimés refaire apparaître l'autorisation du responsable départemental ou régional pour les Mouvements de scoutisme, garantissant ainsi le contrôle interne.

- faire disparaître la référence à la sanction pénale et la déclaration sur l'honneur, inutile et démobilisatrice pour les bénévoles.

- Répondre à notre courrier relatif au délai de déclaration deux mois avant le 1er mai 2003 pour les Centres de Loisirs, impossible à respecter pour nos bénévoles. Une réponse favorable nous a été apportée oralement. Une réponse écrite serait plus engageante.

Faire parler les livres !

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La session annuelle des bibliothécaires protestants et associés a eu lieu les 20 et 21 mars derniers à Paris.
A cette occasion, ils ont découvert les projets de l'Auditoire avec le pasteur Martine Millet. Ils ont rencontré Isabelle Ullern-Weité, chargée de la mise en place du " Fonds Ricoeur " au 84, bd Arago, futur Espace culturel et théologique protestant de l'Auditoire. Chercheurenseignante en philosophie et histoire des religions, rattachée à 1'EPHECERL (Ecole pratique des Hautes Etudes Centre d'Etudes des Religions du Livre), elle explique en quelques mots sa mission pour l'Auditoire:
« Le philosophe Paul Ricoeur ayant décidé de léguer certaines de ses bibliothèques personnelles et ses manuscrits de travail à la bibliothèque de la Faculté de théologie protestante de Paris (IPTParis) un projet de mise en place d 'un fonds spécifique pour recevoir ce legs et le mettre en valeur, dans le respect de la volonté du donateur, est à l'étude. L'idée directrice de ce projet de mise en place d'un fonds documentaire "Paul Ricoeur" est principalement d'offrir un lieu de recherche et de réflexion à la fois respectueux des cadres traditionnels des bibliothèques mais ouvert à la singularité vive de toute pensée, entre action et méditation, dont la démarche et l'oeuvre de Paul Ricoeur sont un exemple significatif La mise en forme bibliothécaire d'une telle intention philosophique, au sein d'un ensemble docamentaire protestant, bien que de dimension modeste et sans intention muséographique aucune, devra conjuguer les contraintes pratiques et les perspectives culturelles dans lesquelles elle viendra s'inscrire, notamment en respectant la dimension philosophique internationale (et « extra-protestante ») de cette oeuvre et de son auteur. »

Ces deux journées d'échange ont également été marquées par la visite du musée biblique de l'Institut Catholique de Paris et de la bibliothèque de l'Institut Protestant de Théologie de Paris. (Valérie Bouchet)

Les retrouver en lignes:
Musée biblique: http://www.icp.fr/icp/musee_biblique.php Bibliothèque IPT: http://iptheologie.asso.fr


VIE DE LA FÉDÉRATION

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Enquête « Les Français, l'Eglise et l'argent »

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La situation financière de l'Eglise catholique en France est "très inquiétante" et la plupart des diocèses pourraient se trouver à terme en dépôt de bilan si aucun redressement n'est opéré dans les années à venir, a déclaré à l'AFP le responsable financier de la conférence épiscopale, Olivier Lebel. Selon lui, il suffirait pourtant que le denier du culte (la cotisation volontaire versée chaque année par les fidèles, principale source de financement de l'Eglise), augmente de 5 % pour rétablir l'équilibre. Mais si la plupart des Français ont plutôt une bonne opinion du rôle joué par l'Eglise catholique, beaucoup sont convaincus qu'elle est suffisamment riche pour financer ses activités. Selon une étude d'opinion publiée par la conférence épiscopale, 52 % des Français pensent que l'Eglise est riche et 44 % que ses propriétés immobilières lui permettent de vivre pour les siècles à venir. Mais Olivier Lebel souligne le poids financier de l'entretien des bâtiments et des salaires des prêtres (pourtant payés en-dessous du SMIC) et des laïcs de plus en plus nombreux à remplir des tâches pastorales et administratives.
Il relève que parmi les 66 % de Français qui se disent catholiques, un tiers ne donne jamais au denier de l'Eglise. Les diocèses doivent communiquer plus largement sur leurs activités et leurs problèmes pour "élargir leur base de donneurs", estime-t-il.

Une enquête lancée dans 33 diocèses a établi qu'un seul d'entre eux parvient à un équilibre financier, les autres affichant une perte moyenne équivalent à 3 % de leurs ressources. "A ce rythme, tous seront en dépôt de bilan dans trente ans, et certains dans cinq ou dix ans", indique le responsable financier.
Cette enquête de 52 pages intéressera les trésoriers de nos Eglises et associations protestantes. Elle est disponible sur Internet sur www.cef.fr dans la rubrique communiqué.

Ecologie et spiritualités

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WWF-France, l'organisation de défense de l'environnement, au célèbre panda, a organisé, les 2 et 3 avril au Mont-Saint-Michel, une rencontre intitulée "Ecologie et spiritualités" en présence de représentants des principales religions et spiritualités. « us les courants spirituels incluent, à leur façon, des préceptes de respect de la nature », explique le président du WWF-France Daniel Richard, qui souhaite travailler avec les traditions religieuses pour "restaurer un équilibre plus harmonieux entre l'homme et l'écosystème".Ces rencontres étaient animées par Jean-Marie Pelt, célèbre botaniste-écologiste et président de l'Institut européen d'écologie. Au programme! des ateliers et des discussions entre des responsables catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, juifs mais aussi bouddhistes, et des représentants du chamanisme péruvien sur le thème "les religions face aux enjeux environnementaux".
Le président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur, et le grand rabbin de Paris, David Messas ont participé notamment aux débats. La Fédération protestante de France n'a pas voulu s'impliquer officiellement mais a envoyé en observateur le pasteur Yves Noyer de l'Eglise réformée de Saint-Malo.
A lire l'excellent dossier de la FPF! « et développement durable » qui vient de paraître. Le souci de ne pas déifier la création y est entre autres exprimé.

Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES)

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Human Rights Without Frontiers Int. a rencontré M. Jean-Louis LANGLAIS, président de la MIVILUDES créée par décret le 28 novembre 2002 pour remplacer la MILS (Mission interministérielle de lutte contre les sectes), et lui a posé quelques questions sur la façon dont il envisageait de remplir sa mission. La MIVILUDES est toujours dans sa phase de démarrage.

HRWF Int. : Qu'entendez-vous personnellement par « dérives sectaires »! Y a-t-il une définition officielle de ce concept?
J.-L. Langlais: Le changement d'intitulé traduit une inflexion dans l'esprit! il n'est plus question de lutte contre les mouvements sectaires mais de lutte contre les dérives sectaires. Comme vous le savez sans doute, il n'y a pas, en droit positif français, de définition de la secte, et donc pas de la dérive sectaire non plus. Ce qui est visé, toutefois, c'est tout comportement délictueux ou pratique susceptibles d'être soumis au contrôle d'un juge lorsque sa victime est placée dans une situation d'emprise ou de sujétion qui lui est gravement préjudiciable.

HRWF Int. : Par dérives, entendez-vous uniquement des actions illégales? J.-L. Langlais: La question est difficile mais assurément, il existe une mission légitime de vigilance en amont de la faute pénale. Je souhaite que, dans le cadre de la MIVILUDES, nous travaillions sur cette notion en liaison avec les magistrats compétents.

HRWF Int.: C'est donc au niveau de la MIVILUDES que va se définir ce concept?
J.-L. Langlais: Je ne serai pas aussi présomptueux mais nous souhaitons contribuer à définir ce qui pourrait être simplement une jurisprudence administrative, si je peux risquer cet assemblage de termes.
Le législateur s'y est essayé dans la loi About-Picard, en complétant la notion d'abus de faiblesse et en introduisant celle de sujétion psychologique ou physique. La loi prévoit désormais la possibilité de dissolution judiciaire d'une association qui aurait été condamnée à deux reprises. En tout état de cause, il reviendra au juge de se prononcer. Et comme vous le savez, nous n'avons pas encore de jurisprudence tirée de cette législation qui ne date que de 2001.

HRWF Int.: Quelle est la structure de la MIVILUDES?
J.-L. Langlais: Nous avons trois structures en fait. La première consiste en une équipe permanente d'une dizaine de personnes qui travaillent sous la direction du secrétaire-général. Elles ont été détachées de divers ministères. La deuxième structure s'appelle le comité exécutif. Lui aussi est interministériel mais il n'est pas permanent. Je dois réunir les membres au moins tous les deux moins. On y trouve des délégués des grands services de l'Etat. Les ministères de l'intérieur, de la justice, de l'éducation nationale, des finances, des affaires étrangères, des affaires sociales, etc. y envoient deux ou trois délégués. La troisième instance est le conseil d'orientation qui va être incessamment constitué et qui comptera une trentaine de représentants de la société politique et civile.

HRWF Int.: Quelle sera la structure du comité d'orientation quelle sera sa base légale?
J.-L. Langlais: La base légale est le décret créant la MIVILUDES et les modalités ont été décidées par le cabinet du Premier ministre dont nous dépendons. Un quart des membres seront des députés et des sénateurs de diverses sensibilités politiques, désignés par le bureau des assemblées. Une deuxième quart comprendra des représentants d'associations familiales, de parents d'élèves, de lutte contre les dérives sectaires. Un troisième quart comprendra des personnalités du monde universitaire! un éventail de sociologues, de psychologues, d'historiens, pas forcément spécialisés dans ces matières mais plutôt ayant un certain recul par rapport à ces sujets. Le dernier quart comprendra des personnalités du monde de l'économie et du monde administratif, par exemple du conseil d'Etat ou du conseil économique et social. Ce conseil d'orientation est chargé d'aider le président, notamment, à réfléchir aux évolutions, aux grandes tendances et aux stratégies. Le président de la MIVILUDES est le président de chacune des trois instances. Le secrétaire général de la Mission, lui, est un magistrat. Notre mandat est de trois ans.

HRWF Int.: Et quelles sont les lignes de force de votre programme d'action?
J.-L. Langlais: Nous souhaitons moderniser notre système de diffusion de nos informations, et mettre en place un site internet. Nous voulons accroître l'aide aux familles qui s'estiment victimes des sectes. Les enfants et les mineurs d'âge feront l'objet de toute notre vigilance afin qu'ils n'entrent pas dans la vie active avec des handicaps dans le domaine de la sociabilité, dans le domaine psychologique ou sexuel. Nous aimerions aussi que le monde universitaire s'intéresse à la problématique et nous aide à préciser les questions relatives à la liberté de conscience, de religion et de croyance. Je pense à un séminaire qui pourrait favoriser l'échange d'expertises et la recherche sur tous ces sujets encore peu défrichés.

HRWF Int.: Pensez-vous susciter des recherches et des études sur des groupements religieux bien spécifiques et les mettre sur votre site Internet?
J.-L. Langlais! Spontanément, non. Ce n'est pas à ce genre d'information que je pensais. Je n'ai pas l'intention de constituer un fichier descriptif de mouvements religieux. Cela me paraît très difficile à réaliser pour être objectif, et spécialement dans un pays laïc fidèle au prinipe de séparation des Egl倈ņes￿￿t �� l��tat.

HRWF Int.: Quelle va être l'articulation de la MIVILUDES avec des mouvements comme le CCMM ou l'UNADFI?
J.-L. Langlais: Nous aurons certainement toujours d'excellentes relations. Il n'y aura pas de notre part d'attitude sectaire à l'égard de ces mouvements. Ces mouvements sont reconnus d'utilité publique et sont subventionnés par les ministères. Je trouve d'ailleurs tout à fait naturel qu'ils le soient si l'Etat considère qu'il y a une action légitime à mener et qu'ils y contribuent.

HRWF Int.: Au cours de ces dernières années, des stages ont été organisés pour les enseignants, le personnel médical et les magistrats notamment. Cette politique va-t-elle se poursuivre?
J.-L. Langlais: Oui, et nous pouvons contribuer à la formation de formateurs au sein de l'éducation nationale. Les chefs d'établissement continueront aussi à être sensibilisés. Le stage des magistrats est traditionnellement organisé pendant une semaine. Je ne vois que des avantages à la poursuite d'une telle politique.

Le Conseil français du culte musulman, déjà en débat!

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Après de nombreux rebondissements et par la volonté de Nicolas Sarkozy, le Conseil français du Culte musulman (CFCM) est né ! Sur les 41 sièges du Conseil d'administration du CFCM, 16 reviennent à la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF), liée au Maroc, 13 à l'Union des Organisations islamiques de France (UOIF), de tendance fondamentaliste et seulement 6 à la Mosquée de Paris, institution qui regroupe en région parisienne et en province des musulmans revendiquant un islam moderne et républicain. Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, avait d'autorité désigné en décembre dernier Dalil Boubakeur président du CFCM et nommé vice-présidents le secrétaire général de l'UOIF, Fouad Aaloui, et le président de la FNMF, Mohammed Bechari

Le Conseil français du Culte musulman a pour attribution de représenter le culte musulman auprès des pouvoirs publics, au niveau local ou national. Il s'occupera aussi de questions concrètes comme la gestion des carrés musulmans dans les cimetières et du marché de la viande "hallal", l'organisation des fêtes religieuses, le statut des aumôniers musulmans. Ou encore la formation des imams! près de 80 % des imams en poste sont étrangers, et les deux tiers ne parlent pas le français.

Les dernières élections se sont déroulées le 13 avril et déjà les sujets brûlants sont évoqués! Le 19 avril, lors du traditionnel rassemblement de l'UOIF au Bourget, Nicolas Sarkozy s'est exprimé sur l'obligation de poser tête nue pour les papiers d'identité, relançant le débat sur le foulard islamique. Il a été sifflé par l'auditoire qui venait pourtant de l'applaudir 27 fois! Parmi les réactions politiques qui ont suivi, l'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement a fait part de sa crainte de voir "occulter le vrai problème" celui de "l'accès à la citoyenneté et de la lutte contre les discriminations". ves Jego, député-maire UMP de Seine-et-Marne et membre du Haut conseil à l'intégration, a indiqué qu'il était favorable à une loi qui "interdise le port de tout signe religieux (foulard, croix, kipa...) dans l'administration ou les écoles publiques. « vit sur une jurisprudence qui est d'une lâcheté absolue car elle laisse les chefs d'établissement seuls devant leur décision de déterminer ce qui est acceptable » a-t-il rajouté. Quant à Dalil Boubakeur, il a déclaré « comportements doivent se modifier, non pas tant en raison de la loi française mais de l'évolution générale du monde. Il faut vraiment vivre avec son temps ». (MD)


INTERNATIONAL

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La liturgie comme défi de la mission en Europe

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Le centre oecuménique de Wuppertal (Allemagne) a accueilli, du 31 mars au 4 avril 2003, une cinquantaine de délégués des Eglises d'Allemagne, d'Angleterre, de France, de Suisse et d'Italie pour réfléchir ensemble autour du thème « Mission et célébration». En effet, depuis quelques années, les Eglises européennes s'interrogent sur les différentes sortes de pratiques liturgies dans les milieux dits évangéliques et pentecôtistes ainsi que dans les communautés de migrants en Europe.

Cet apport de la liturgie dans la mission qui incombe aux Eglises dans une Europe de plus en plus sécularisée et exposée à des pratiques liturgiques venues d'ailleurs semble avoir la sympathie de certains chrétiens, en particulier les jeunes qui ne se retrouvent pas pour la plupart dans celles que leur proposent leurs Eglises issues de la Réforme. En réunissant les délégués de leurs Eglises membres à Wuppertal, les quatre organismes missionnaires (Cevaa - Communauté d'Eglises en mission, CWM- Council for World mission, MEU - Mission Evangélique Unie et NMZ- Noderbishes Mission Zentrum), cherchent à interroger ces pratiques et permettre aux Eglises de s'interroger elles-mêmes sur l'actualité de leurs liturgies. Sans renier la richesse de leurs traditions liturgiques : réformée et luthérienne, les participants ont été exposés à des pratiques liturgiques. Ils ont également pu réfléchir sur différentes manières célébrer le culte et leur influence sur la vie des communauté. Comment rendre le culte plus attirant, plus pertinent, plus participatif et comment prendre davantage compte de la réalité quotidienne des chrétiens!

Cette question préoccupante pour les Eglises a été reprise et développée par deux interventions avec des approches différentes pour soutenir et éclairer les discussions dans les groupes. Dès le premier jour Kathy Galloway de Glasgow a mis l'accent dans sa présentation sur la célébration liturgique dans sa communauté de l'Abbaye d'Iona. Selon elle, l'un des problèmes de la liturgie dans les Eglises est celui de la communication. Elle remet en question le langage utilisé aujourd'hui dans les Eglises. « Si le langage est un outil puissant qui symbolise et traduit notre image et notre perception de Dieu, de notre peuple et du monde, il induit notre compréhension du pouvoir. Le langage que nous utilisons pendant le culte ne reflète pas la vraie image de Dieu dont l'immensité ne saurait réduit dans notre langage limité. Il ne fait que traduire la nature de notre relation avec Lui.. Nous parlons trop souvent de Dieu avec des métaphores militaires. C'est aussi un problème culturel et sociologique » a-t-elle ajouté avant de dire que la liturgie est un travail du peuple qui affirme la prêtrise de tous les chrétiens.

Pour le théologien allemand Dr Dietrich Werner,ne s'agit pas de conclure en nous retrouvant ces jours ici que « le contexte social est en mutation alors que nos célébrations sont statiques et doit s'adapter aux changements liés aux formes de communications qui nous entourent ou qu'en réponse à un monde en constante mutation économique, social et culturelle, les Eglises doivent simplement moderniser leur célébration selon le sacré principe des valeurs imposée par le marché de la consommation ou selon le principe américain mis en exergue par les milieux fondamentalistes et évangélistes américains et repris dans certains milieux ecclésiaux chez nous en jouant sur le trilogisme émotionnel : « suis bien, tu es bien, Dieu est bien ».

Il a invité les participants à comprendre le processus de l'enracinement de la liturgie dans la vie non pas seulement comme lié aux complexités et aux circonstances culturelles différentes de la société aujourd'hui mais également de saisir la nature intrinsèque et la logique de la liturgie comme elle s'enracine dans la tradition ancienne de l'Eglise. Ces deux interventions ont servi de base de réflexion dans les ateliers proposés sur les thèmes suivants! liturgie dans les moments de transition, liturgie et guérison, musique et liturgie, oecuménisme et liturgie, célébration avec des gens d'autres croyances, Célébration mission et spiritualité, Célébration dans des moments particuliers de la vie.

C'est convaincus de la richesse partagée et de la nécessité de poursuivre la recherche dans ces domaines sous plusieurs formes que les participants se sont séparés.

Cette rencontre, une première réunissant les Eglises d'Europe, vient renforcer la collaboration déjà existante entre le CWM, la MEU et la Cevaa et ouvre une possibilité de travail avec la NMZ. (Cevaa)

Communier quand le SRAS rôde?

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Au Canada, le pays situé hors de l'Asie le plus affecté par une mystérieuse maladie - le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) - les responsables d'Eglise se mobilisent pour répondre aux inquiétudes et aux questions concernant une éventuelle propagation à partir du calice de communion.!Le Canada a rapporté un total de 97 cas, entre autres 10 morts, sur un total de 2 781 cas, entre autres 111 décès.
L'évêque Michael Pryse, du synode de l'Eglise évangélique luthérienne du Canada oriental a recommandé de prendre des précautions au moment de la communion.a précisé que les membres du clergé et les paroissiens devaient se laver les mains avant de distribuer les éléments de la communion et que les servants devaient essuyer l'intérieur et l'extérieur du bord du calice avant de le faire passer entre les fidèles.évêque a indiqué à ceux qui voulaient boire le vin du calice qu'il était tout à fait "acceptable de recevoir la communion d'une seule façon", en prenant seulement le pain.évêque Pryse se réfère à un article sur la pratique de l'eucharistie et les risques d'infection du Dr David Gould, un cardiologue anglican,!publié en 1987 et réédité en 2000, lorsque l'inquiétude grandissait devant la propagation du SIDA. "L'épidémie de grippe de 1917 avait provoqué de semblables inquiétudes, et la controverse resurgit périodiquement depuis le 16e siècle.""Par ailleurs, écrit le médecin, il n'a jamais été fait état de maladie imputable à l'usage du calice. Ainsi, pour ceux qui communient, il semble que le risque de boire dans le calice soit moins élevé que le risque d'infection transmise par l'air que respirent les résidents d'un même immeuble." Il suggère un certain nombre de précautions concernant l'hygiène et souligne que les prêtres devraient toutefois rappeler aux fidèles: "Si vous avez une grippe, un rhume, ou un bouton de fièvre, il ne faut pas boire le vin dans le calice, ni y tremper l'hostie." L'Eglise anglicane du Canada a également posté ce document sur son site Web.
Le Canada n'est pas le seul pays où le SRAS a provoqué des craintes concernant les pratiques religieuses.Singapour, ville-Etat durement touchée par la maladie, l'Eglise catholique a suspendu les confessions individuelles et les prêtres sont autorisés à prononcer des absolutions générales.Eglises ont décidé de vider les bénitiers à l'entrée des églises et les prêtres devront placer l'hostie dans la main des fidèles plutôt que sur la langue comme c'est l'usage. (Eni)

A Genève, au Musée international de la Croix Rouge
l'expo « Sang dessus dessous » dénonce l'hypocrisie des guerres propres

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L'exposition « Sang dessus dessous » du Musée International de la Croix-Rouge à Genève, dénonce l'imposture des guerres modernes soi-disant propres, avec frappes chirurgicales censées faire croire que la guerre ne vise pas à tuer. Et rappelle l'omniprésence du sang dans l'histoire de la Croix-Rouge. C'est d'ailleurs dans un bain de sang qu'elle a été fondée par Henry Dunant, atterré devant les 9000 morts de la bataille de Solférino en 1859.

Le sang donné sauve des vies, le sang versé tue. Le sang symbolise la vie mais aussi le sacrifice du Christ, métaphore de la vie. L'exposition « Sang dessus dessous » rappelle que le sang a de tout temps défini l'homme et la société dans laquelle il vit. Toutes les cultures renvoient en permanence au pouvoir métaphorique du sang. Sang impur de règles dans certaines cultures, que Pililotti Rist célèbre à sa manière dans un clip, sang qui lave les péchés, sang des martyrs chiites qui témoigne pour eux au jour du Jugement dernier, et se métamorphose en fleurs écarlates sur des ex-voto pieux.
« Que les communautés se définissent autour d'un sacrifice leur garantissant la protection divine ou de caractères héréditaires transmis par le sang, dans tous les cas, c'est la référence au sang qui fonde le lien social, » rappelle Philippe Mathez, commissaire de l'exposition et conservateur du musée. A travers le parcours ethnologique et historique qu'il a imaginé, il invite le visiteur à une réflexion critique autour des usages contemporains du sang et sur les mensonges des guerres propres.

Dracula
La visite démarre au bal des vampires, à l'invitation de Dracula. Ce prédateur de la nuit, contraint de boire du sang pour vivre et prolonger indéfiniment son existence posthume, a réactualisé dans l'imaginaire collectif européen toute la symbolique liée au sang en tant que métaphore de vie. Les paroles du personnage imaginé par Bram Stoker dans l'Angleterre du 19e siècle, « Le sang, c'est la vie » rappellent celles qui figurent dans la Bible : « Car la vie de toute chair, c'est son sang » (Lévitique 17 :14)
A l'instar de Dracula, nous consommons également des aliments aux vertus fortifiantes qui font référence au sang par leur appellation métaphorique, leur aspect ou leur couleur : canettes de Red Bull, oranges sanguines, etc. A ces produits, on peut ajouter des substances de synthèse plus puissantes, comme l'hormone protéique EPO, qui, détournée de son usage thérapeutique premier, permet d'améliorer les performances des athlètes.
La Sainte Cène, qui est au coeur de la liturgie chrétienne, consacre le pain et le vin et fait référence au sang du Christ : « Ceci est mon sang, le sang de mon alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés » (Matthieu 26 :28).
Donner son sang
Un volet présente les efforts des hommes pour préserver le sang, pour le donner, le récolter, le transfuser, afin de sauver des vies humaines. La Croix-Rouge y joue un rôle majeur. Au sang donné correspond le sang versé, sujet aujourd'hui marqué par le tabou et l'interdit. On veut faire croire qu'on ne tue plus au cours de ce que l'on appelle pudiquement des frappes chirurgicales. On veut des conflits propres. Du moins on aimerait y croire. Les victimes sont escamotées. Quand elles ne sont pas niées. La Croix-Rouge, les compte, elle, et sait mieux que personne que les guerres modernes tuent, affament et exterminent.
L'exposition dénonce aussi la peine capitale, encore appliquée dans 104 pays. Si les bourreaux peuvent se targuer de ne plus faire couler le sang, en pratiquant des exécutions médicalisées au moyen d'injections létales, personne n'est dupe. Ces morts programmées, infligées, éclaboussent de sang l'humanité tout entière. (N. Métral/ProtestInfo) « Sang dessus dessous », jusqu'au 10 août 2003, ouvert de 10h à 17h, sauf le mardi
Musée International de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge
17, avenue de la Paix à Genève
Internet:www.micr.org


Fédération Protestante de France - http://www.protestants.org/fpf/