Une statue de Jean Calvin à Orléans

 

A l’occasion du 500e anniversaire de la naissance de Jean Calvin, l’association «Mémoire protestante en Orléanais» et l’église réformée de France à Orléans offrent à la Ville d’Orléans une statue de Jean Calvin. Cinq statues de Calvin existent aujourd’hui dans le monde. C’est donc une création mondiale originale.

La statue, en bronze, créée par le sculpteur orléanais Daniel Leclercq, représente Jean Calvin, étudiant, à l’époque où il fit ses études de droit à l’université d’Orléans (plusieurs événements organisés avec l’université d’Orléans sont prévus tout au long de l’année 2009).

La pose de la statue aura lieu le 14 novembre 2009.

Pour tout renseignement :
Pasteur Guillaume de Clermont ● 02 38 53 72 71 ● calvin09@free.fr
http://www.calvin09-statue.org/participez_au_patrimoine.html

Un timbre Jean Calvin

Photo : © DanielCassou/La Voix Protestante

La Poste émettra un timbre en mai 2009.

Le portrait de Jean Calvin est repris d’un tableau du XIXe siècle.

La lettre dont un extrait est reproduit sur le timbre date de 1545 et traite de la question trinitaire et des relations entre le Père et le Fils.

En voici le début :

« Grâce à vous soit et paix de par Dieu le Père et le Fils
Quant nous parlons de Dieu seulement sans rien adjouster, il le nous fault considérer en sa simple essence, comme un seul Dieu.
Quant nous parlons de Jésus Christ seulement sans faire mention du Père, il le nous fault congnoiste comme Dieu manifesté en chair. C’est que Dieu a prins nostre nature pour habiter icelle comme en un temple de sa majesté : et toutefois en telle union, que Jésus Christ en son essence divine et en sa nature humaine n’est qu’une personne.
Quant nous parlons de Dieu et de Jésus Christ ensemble, lors en ce nom de Dieu il nous fault comprendre le Père : [le fils] est ordonné du Père pour dominer sur nous, et avoir toute prééminence en son nom.
Quoy qu’il soit, quant nous pensons à Dieu, ou que nous en voulons parler : il ne nous fault point amuser à considérer son essence intime. Car telle cogitation est dangereuse, pour ce que l’entendement humain y est confus. Mais il nous fault plutôt incontinent revenir à Jésus Christ auquel le Père s’est révélé à nous [...]»

Source : Société d’histoire du protestantisme (SHPF)