Cette semaine nous prions pour:

Ecclésiologie

La thèse du Pasteur Alain Nisus, enseignant à la faculté de théologie évangélique de Vaux sur Seine, a obtenu l'excellence par le jury composé de professeurs de l'Institut catholique de Paris, de l'université de Leuven (Belgique) et de Vaux sur Seine. Son titre : "L'Eglise comme communion et comme institution. Une lecture de l'ecclésiologie du cardinal Yves Congar à partir de la tradition des Eglises de professants". On attend la publication.  

"Le ministère épiscopal au sein de l'apostolicité de l'Eglise". Un texte très important pour le dialogue oecuménique (en français), de la Fédération Luthérienne Mondiale.
- version 2007 (Format Pdf)
- version 2002 (html)  

• « Qu’est-ce que la communion ? et qu’est-ce qui fait qu’elle est « pleine » ? », de Joseph D. Small, traduction de Elizabeth Anne Muller. 

Unité, catholicité, baptême : troisième consultation sur l’ecclésiologie, KEK, juillet 2006 

• "Communion et catholicité, perspectives réformées en ecclésiologie" . Une compréhension réformée de l’unité de l’église comme communion et catholicité 

Nature et mission de l'Eglise - vers une déclaration commune, document de la commission Foi et Constitution du Conseil œcuménique des Eglises 

• "Un trésor dans des vases d’argile", outils pour une réflexion œcuménique sur l’heméneutique. Document de la Commission Foi et Constitution du Conseil œcuménique des Eglises
Ce document aborde la question de la (des) tradition(s) et de l’Eglise comme communauté herméneutique.  

• Voir aussi les documents de la commission Foi et Constitution du Conseil Œcuménique 

Vers une compréhension commune de l’Eglise (1990), document Eglise catholique- Alliance Réformée mondiale. 

La présence du Christ dans l’Eglise et le monde… document Eglise catholique – Alliance Réformée Mondiale (1977), en anglais. 

de CARTHAGE C. (IIIes), L’unité de l’Eglise, Paris : Cerf, 2006. (Sources chrétiennes n°500). 350 p.
Avec d'excellents commentaires et introduction. Tous ceux/celles qui portent le souci de l'unité de l'Eglise de Jésus Christ y trouveront un enracinement pastoral.
Les Sources Chrétiennes sont l'instrument d'un renouveau patristique encore timide en milieu protestant.
Ce N°500 veut souligner que les Pères constituent pour les chrétiens de toutes les confessions un patrimoine commun à cultiver. 

Vers une traduction commune des symboles de foi (1994) Voir « Propositions de traductions communes jamais validées par les Eglises sous « spiritualité » ». Les commentaires et explications sont disponibles au service œcuménique.  

Chemins vers l’unité. La communion dans l’Eglise. Ed Parole et Silence, 2005. 120 pages, 13 euros.
Ce petit livre rassemble des textes, écrit ou prononcés en diverses circonstances, d’un évêque (Mgr Daucourt), d’un curé (P. JM Lioult), d’un religieux (Fr M. Leblanc), de deux prieurs de communautés à vocation œcuménique (Fr Roger et Enzo Bianchi), et d’un laïc, non des moindres (Jean Vanier).
La diversité de l’Eglise de Jésus Christ est aujourd’hui reconnue par tous comme une richesse fondatrice (L’unité ne peut se donner si l’on ne respecte pas les différences, dixit les évêques Italiens). Mais l’unité au sens de ce qui met en communion cette diversité, est toujours en recherche, aux plan théologique, pastoral et spirituel.
Les auteurs, chacun dans son lieu, disent leur engagement et tracent des pistes pour accueillir l’unité et vivre la communion des Eglises.
Chacun appelle à l’humilité et la conversion, à sortir de la tendance à se définir contre les autres : accomplissons-nous tout pour que les chrétiens s’éveillent à l’esprit de communion ? écrivait frère Roger.
Au cœur de ce livre, Jean Vanier pousse à plus d’ouverture de son Eglise dans le partage eucharistique, et relève 5 points de repère humains et spirituels, qu’il vaut la peine de se réapproprier dans les Eglises et groupes œcuméniques. Toute en finesse et sans naïveté, il nous invite à quitter nos appartenances fermées et à nous émerveiller de la foi de l’autre. Car le plus grand obstacle, ce sont nos préjugés, nos peurs, et la sécurité que nous trouvons dans notre appartenance.  

Groupe des Dombes, « Un seul maître », l’autorité doctrinale dans l’Eglise, Bayard, 2005
Le Groupe des Dombes aborde ici un dossier sensible : l’autorité doctrinale dans l’Eglise, un point nodal dans le dialogue œcuménique. Il brosse un parcours historique de l’exercice de cette autorité, depuis les Pères de l’Eglise jusqu’à nos jours. Il interroge ensuite l’Ecriture, « norme » de la tradition. « Autorise-t-elle » l’autorité doctrinale dans l’Eglise ? Selon quels modèles ?
Il pointe alors les références communes et les divergences entre les Eglises, et il risque quelques propositions doctrinales et œcuméniques sur les points les plus sensibles. En vue d’un consensus différencié, il invite enfin les Eglises à des démarches de conversion.  

"L’Eglise de tous", déclaration provisoire au comité central du Conseil œcuménique des Eglises, 2004.
Ce document d’ecclésiologie synthétise et prépare le travail de l’assemblée mondiale de porto Alegre de 2006 

Bernard Sesbouë, "Hors de l'Eglise pas de salut", histoire d'une formule et problèmes d'interprétation, DDB 2004, 395 p.
Une analyse historique rigoureuse de la formule et ses implication oecuméniques.  

Boris Bobrinskoy, Le Mystère de l'Eglise, Cerf 2003, 315 pages.
Une perspective orthodoxe ouverte et spirituelle.  

Bulletin de littérature ecclésiastique, juil-septembre 2001
Consacré au thème de la diversité, il aborde 4 volets du sujet : Unité et diversité dans l'Eglise (J. Rigal), Diversité du croire-chrétien et unité, perspectives pastorales (J.M. Rigal), universalité et diversité des cultures (B. Ugeux), une Eglises plusieurs dates de Pâques (D. Vigne).
Institut catholique, 21 rue de la fonderie, BP 7012, 31 068 Toulouse Cedex  

Christian Duquoc, « Je crois en l'Eglise », cerf, 2000
Analyse des dysfonctionnements institutionnels catholiques et propositions théologiques de réajustements. Son but est de faire penser ensemble la nécessité de l'institution ecclésiale et la grandeur du règne annoncé ; pour cela, l'auteur avance l'hypothèse que la précarité reconnue et assumée conditionne la vérité du témoignage.  

Jean Rigal, « Découvrir l'Eglise », 2000, Desclée de Brouwer
L'ecclésiologue catholique et toulousain bien connu offre là au protestant une excellente initiation à l'ecclésiologie romaine On y trouvera de fines interrogations à sa propre Eglise, elle-même en débat, de grandes ouvertures oecuméniques, des accents qui parlent au protestant, et un respect de l'autre qui touche.
Fondant une ecclésiologie de communion dans l'articulation trinitaire, il refuse le christomonisme ecclésial qui fait de l'ecclésiologie une réalité juridique et hiérarchique au lieu d'être une communion toute en rapport de réciprocité local/universel, collégial/personnel, etc. Il en découle des ministères à comprendre dans leur lien à la communauté et au charisme.
A la lecture, quelques a priori protestants tomberont sans doute. Voilà une bonne introduction à l'étude des questions qui fâchent en groupes ou en pastorales oecuméniques ou au colloque de Viviers.
Pédagogique, synthétique, facile à lire, humble. 

Klauspeter Blaser, " Signe et instrument , approche protestante de l'Eglise "
avec la collaboration de C. Badet, Ed Universitaires Fribourg, Suisse.  

Jean Marie Tillard, "Je crois en dépit de tout", cerf
Le grand théologien dominicain, expert à Vatican II et oecuméniste convaincu, s'est éteint le 13 novembre 2000.
Cet ultime entretien d'hiver porte un regard lucide et sans concession sur l'Église, les églises et l'oecuménisme.
Il aborde avec la liberté "du vieux sage", la crise d'une Église Romaine qui n'a pas achevé de recevoir son concile. La place des laïcs doit progresser, ainsi que leur voix dans les grands débats qui troublent nos sociétés. La crise est de l'ordre du vide spirituel et nécessite de réformer la curie et le primat romains. Elle devrait tirer les conséquences internes de ses grands actes symboliques de repentance, s'engager dans ce qui pourrait ressembler à un concile vraiment oecuménique, et travailler la prédication en crise dans toutes les confessions. Car "une Église locale ne peut vivre si elle n'est pas nourrie de la Parole de Dieu et constamment renvoyée à cette Parole".
Quant à l'oecuménisme, il n'est pas mort mais la moisson est maigre. Les raisons sont diverses, en partie internes à chaque Église et à leur contexte. La division reste pour lui le plus grand scandale de l'histoire de Église, un péché contre le St Esprit, le grand obstacle à l'évangélisation. Et il insiste : "Notre attachement à nos différences confessionnelles vient plus de la peur de perdre notre identité que d'un intérêt profond pour la vérité".
Et d'interpeller, en (très) catholique, les protestants : ils ne semblent pas comprendre l'importance d'une étude en profondeur sur la foi qui justifie et qui ne cesse de garder le chrétien. 

Marc Lods, « A propos du mot « catholique », extraits d’un article dans Positions luthériennes, n.4, oct. 71. 

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