Le thème 2013 est "La santé à l'épreuve de la prison".

Introduction aux JNP

Les Journées Nationales Prison (JNP) sont à l'origine une initiative de la FARAPEJ, lancées dès la création de la FARAPEJ en 1991. Depuis une quinzaine d'années, les JNP sont organisées par le Groupe National de Concertation Prison qui regroupe L’ANVP, les Aumôneries catholique, protestante, musulmane des prisons, la CIMADE, la Croix Rouge française, Emmaüs France, la FARAPEJ, la FNARS, le GENEPI, le Secours catholique et l’UFRAMA.

Le thème 2013 est "La santé à l'épreuve de la prison".
Il s'agira cette année des 20èmes JNP qui se dérouleront du 25 au 30 novembre 2013.

Le site dédié aux JNP 2013 se trouve ici Vous pouvez également consulter le site internet de la FARAPEJ.

Les Journées Nationales Des Prisons ce déroulera dans toute la France auprès des associations respective dans les
mission de la prison 23/11/13 au 30/11/13

- Organisé par " J'VEUX M'EN SORTIR" dans la ville de Soufflenheim avec la FARAPEJ notre "fédération " les créateur des JNP EN 1981

NOUS ESPÉRONS LE SOUTIENS DES ASSOCIATIONS LOCAL ET DES COMMUNES VOISINE et LES CITOYENS RESPONSABLES

Un événement totalement informel pour les citoyennes et citoyens, de ceux que c'est les prisons en France.
- Projection d'un film
- Intervenants
- Et débat avec des anciens détenus.
- Nous cherchons des témoignages, pour nous contacter: 06.40.32.99.86

 

Thèmes des journées nationales de prison passés

Un peu d'histoire

À l'initiative de la FARAPEJ (Fédération des Associations Réflexion Action Prison Et Justice), elles existent depuis 1991 et focalisent chaque année sur un thème différent :
- en 1991 : La Prison est-elle un remède à la délinquance?
- en 1992 : La Prison, en sortir !
- en 1994 : Femmes, enfants et familles de prisonniers
- en 1996 : Des prisons et des jeunes (en savoir + ici pour les affiches des JNP)

Et si les premières années Prison Justice 44 a été maître d'oeuvre dans sa mise en place et son déroulement, en 1998, pour la 5ième Journée Nationale Prison, nous avons souhaité constituer un collectif  afin de retrouver le dynamisme de ses débuts (voir ici l'annuaire du collectif)

- en 1998 : La prison, comment en parler ?
- en 1999 : La prison et la cité En 2000, nous avons exposé sur une place centrale de Nantes une cellule grandeur nature prêtée par un groupe local de l'Association Nationale des Visiteurs de Prison (ANVP), de Limoges, et nous avons renouvelé l'expérience en 2003 avec celle du Groupement Etudiant National d'enseignement aux Personnes Incarcérées (GENEPI)

- en 2000 : le thème était La famille devant la prison
- en 2001 : La prison, pour qui ? pour quoi ?
- en 2002 : La prison, et après ?
- en 2003 : Santé - Surpopulation - Famille
- en 2004 : À qui profite la prison ? le sens de la peine
- en 2005 : La prison ça n'arrive pas qu'aux autres
- en 2006 : La prison... s'en sortir Souhaitantpouvoir reprendre l'exposition d'une cellule nous contactons le Centre de Détention de Nantes pour la fabrication d'une maquette  par l'atelier insertion - lutte contre l'illettrisme (prise de mesures d'une vraie cellule... calcul de l'échelle en fonction d'un coefficient de réduction pour la rendre facilement transportable)
(voir En savoir plus)

- en 2007 : La prison, c'est pas automatique
- en 2008 : Jeunes en prison... début ou fin des problèmes ?
- en 2009 : La citoyenneté ne s'arrête pas aux portes des Prisons
- en 2010 : Prison : la dernière grande muette ?
- en 2011 : Prison entreprise d'insertion

Prison: ce n'est pas la peine d'en rajouter !

Les prochaines journées nationales prison : du 24 au 30 novembre 2012

Le projet de loi sur « l’exécution des peines » prévoit entre autres de porter à 80000 le nombre de places en prison.  Beaucoup d’associations et de syndicats du monde de la justice se sont opposés à ce texte estimant que construire 30000 places supplémentaires n’est pas la solution miracle pour lutter contre la surpopulation pénale. Il faut éviter l’incarcération surtout pour de petites peines qui sont très destructrices socialement.

Le Groupe National de Concertation Prison (GNCP) a décidé de prendre comme thème des prochaines journées nationales prison celui des peines alternatives. Nous voudrions sensibiliser l’opinion publique au fait que « peine » ne signifie pas forcément enfermement, surtout pour de petites peines qu’on sait souvent inutiles. Autant il est nécessaire que toutes peines soient exécutées, ne serait-ce que pour le respect que l’on doit aux victimes, autant magistrats et politiques peuvent essayer « d’inventer » d’autres manières de punir et nous pouvons les aider dans cette réflexion. La campagne pour les élections présidentielle et législatives  qui s’ouvre est le bon moment pour rencontrer celles et ceux qui nous gouvernent et leur parler de l’avenir de la justice pénale dans notre pays.

Voici quelques réflexions qui peuvent nous aider dans notre démarche et qui contribuera à alimenter le débat lors des prochaines journées nationales prison du mois de novembre (du 24 au 30) :

o   Se doter de prisons à taille humaine

La pison ne doit pas exclure, au contraire elle doit donner à la personne condamnée la motivation pour sortir de la spirale de la délinquance. Le projet de loi permettrait de construire des établissements pouvant atteindre 900 places ; or, dès qu’ils dépassent 200 places, ils génèrent des tensions, et donc des échecs comme a pu le constater le contrôleur général des lieux de privation de liberté.

o   Accompagner le plus en amont possible

Seules 18% des personnes condamnées bénéficient d’un aménagement de peine. Jean-René Lecerf, sénateur UMP, déclarait : « l’annonce de 30000 place de prison supplémentaires est électoraliste et contradictoire avec les aménagements de peine. Lorsqu’il faudra financer l’investissement de ces places, une place en cellule coûte environ 10.000 euros, et des personnels de surveillance indispensables pour permettre le fonctionnement de ces prisons nouvelles, que restera-t-il comme moyens financiers disponibles pour recruter les personnels d’insertion et de probation supplémentaires qui permettraient la réussite des alternatives à l’incarcération et des aménagements de peine ? »

o   Le coût de la prison

Le coût moyen d’une journée de détention est estimé par la Cour des comptes à 71,10€. Les aménagements de peine coûtent beaucoup moins cher. Une place en semi-liberté : 47,81€, le placement extérieur : 40€, le bracelet électronique : 5,40€. Les travaux d’intérêts généraux ne coûtent pratiquement rien à la puissance publique.

               90% des peines non exécutées sont des peines inférieures à deux ans, donc aménageables. Il faut rappeler que l’aménagement est un mode d’exécution et non une faveur.

Encore des chiffres… du bon et du moins bon

Au 1er janvier 1997 il y avait 54496 personnes écrouées, aujourd’hui il y en a 73149 soit une augmentation de 18%.

Le pourcentage des personnes condamnées faisant l’objet d’un aménagement de peine était en 2004 de 5,4% aujourd’hui le pourcentage est de 18%

Le surpeuplement carcéral était de 14384 personnes en 2004, aujourd’hui il est de 11282 personnes.

En 1971 la durée de peine moyenne était de 4,9 mois, elle est aujourd’hui de 9,8 mois.

En 1970 il y avait 29026 personnes sous écrou, aujourd’hui il y en a 66975

En 1970, les prisons françaises comptaient 37% de prévenus, ils ne sont plus que 23% aujourd’hui.

Si vous souhaitez en savoir plus, nous vous invitons à suivre ce lien vers le dossier technique des prochaines journées nationales prison. SUITE