Commission des relations avec le Judaïsme

Nommée par le conseil de la Fédération protestante de France, la Commission des relations de la FPF avec le Judaïsme est chargée d’informer la FPF en vue d’une meilleure connaissance du Judaïsme au sein du Protestantisme français. Elle contribue à faciliter le dialogue avec le Judaïsme, en particulier sur les questions d’actualité pour en discerner les enjeux éthiques, sociaux politiques ainsi que sur les questions théologiques et religieuses.
Elle assure notamment les dialogues avec le Consistoire central et le Conseil représentatif des instances juives de France (CRIF).
Elle travaille à mettre en œuvre et à diffuser des moyens pédagogiques, pratiques et adaptés, selon les destinataires, pour aider les membres de la FPF dans leur action et leur réflexion sur toutes ces questions.

Composition de la Commission des relations de la FPF avec le Judaïsme :
Alain Boyer, Ivan Carluer, Christian Krieger, Olivier Maire (secrétaire), Alain Massini, Roland Poupin (président), Matthieu Richelle, Danielle Vergniol, Évelyne Will-Muller.

Temps forts en 2017

Haïm Korsia, Grand Rabbin de France

La commission s’est réunie quatre fois en 2017 : 9 février, 15 mai, 7 septembre, 16 novembre.

Comme souhaité par le président de la FPF à l’occasion du 500e anniversaire de la Réforme, la remise de la déclaration fraternelle du Protestantisme au Judaïsme intitulée Cette mémoire qui engage, s’est déroulée le 4 décembre 2017, à la maison du Protestantisme, en présence du Grand Rabbin de France, Haïm Korsia, et du président du Consistoire central, Joël Mergui. La déclaration a été travaillée depuis 2016 par la commission qui en a confié la tenue de la plume rédactrice à Christian Krieger. Le Grand Rabbin de France, Haïm Korsia, a été associé à ces travaux dès l’été 2017 de manière à être en mesure de formuler une réponse à cette déclaration prononcée lors de la cérémonie de remise de la déclaration aux autorités juives de France du 4 décembre 2017. Un livret présentant le texte ainsi que les différentes allocutions a été réalisé et distribué dans les différents réseaux.

La commission a été représentée à Strasbourg pour Protestants en fête. Une conférence à deux voix, d’une durée de deux heures, donnée par Alain Massini et Roland Poupin, a proposé un état des lieux des relations protestants–juifs via un parcours depuis la Réforme jusqu’à 2017.

Perspectives en 2018

Le principal projet réside dans l’organisation du colloque Parler de l’autre, regards croisés Juifs et Protestants. Le colloque rassemblera des intervenants juifs et protestants, il se tiendra le 22 mars 2018 à la maison du Protestantisme, 47, rue de Clichy, Paris.

Depuis la seconde guerre mondiale, un important travail théologique a été mené au sein du protestantisme sur sa perception du judaïsme. Au fil des rencontres judéo-chrétiennes beaucoup de chemin a été parcouru, permettant de passer à une meilleure connaissance de l’autre.
Toutefois les habitudes langagières des prédications, de l’enseignement ou de la catéchèse, n’ont pas pleinement intégré cette évolution. Elles continuent à parler de l’autre de manière fort dommageable.
Avec ce projet de colloque, nous voulons d’une part nous interroger sur la façon dont les protestants parlent du judaïsme et des juifs, notamment à partir de notre lecture du Nouveau Testament et de notre usage de ses textes – en prédication, études bibliques, catéchisme ; et d’autre part considérer la façon dont les juifs perçoivent ces lectures et le christianisme, notamment les protestants. Pour nous situer, nous avons sollicité le regard d’historiens, le regard de rabbins de diverses
tendances, celui de pasteurs et théologiens de plusieurs courants du protestantisme.
La première partie de la journée concernera l’approche au moyen de prédications et de manuels catéchétiques de quelques-uns des textes néo-testamentaires connus, et de l’usage qui a pu en être fait.
L’après-midi fera place aux réflexions historiques sur ce que nous disons et avons dit des juifs et du Judaïsme, et réciproquement des protestants et du christianisme, ou ce que nous n’avons pas dit, les uns des autres.

Pasteur Roland Poupin, président de la Commission
in Rapport de Gestion 2017 (extraits)

Vivre la Bible

Sola Scriptura, l’Écriture seule, est un pilier sur lequel s'établit la Réforme du XVIe ; sola fide, par la foi seule, en étant un autre. Deux piliers essentiels de la Réforme, parmi d'autres, dont cette clef de voûte : Soli Deo Gloria.

Roland Poupin, pasteur, 30/11/15
SRDJ, Maison diocésaine de Nanterre
« Comment la Bible nous aide-t-elle à vivre ? »

lire le texte en pdf ou sur le blog Un autre aspect

Un colloque pour inciter les Eglises à réflechir sur leur relation au judaïsme