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La justice restaurative

« Vous voulez connaître les principes de la justice restaurative, l’INAVEM (Fédération d’associations de victimes) a réalisé ce petit film de 6 minutes, paroles de détenus, de victimes qui ont participé aux rencontres détenus/victimes, elles disent combien ces rencontres leur ont permis de redécouvrir l’humanité de chacun même si le crime reste là comme une blessure éternelle, mais cette blessure a trouvé des mots pour se dire au-delà du procès et de la logique institutionnelle. ».

Lien youtube: vidéo sur INAVEM

https://www.youtube.com/watch?v=hjx1SDw0dwE

Les aumôniers de prison : une solution miracle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les aumôniers de prison : une solution miracle

Depuis quelques jours les aumôniers de prison semblent être la solution idéale pour résoudre les problèmes de société dont la montée en puissance des radicaux musulmans. A chaque attaque terroriste, le gouvernement promet d’augmenter le nombre d’aumôniers musulmans et pense que la rencontre avec un aumônier est susceptible d’empêcher les extrémistes de passer à l’acte ou d’éviter que, dans les prisons,  l’on puisse se radicaliser. Cette attente de la solution miracle mérite quelques remarques.

Tout d’abord il est faux de dire que c’est l’Etat qui va embaucher les aumôniers puisque que c’est chaque religion qui propose la nomination d’aumôniers à l’Administration pénitentiaire qui, après enquête, donne ou refuse l’agrément. Depuis des années l’ autorité religieuse musulmane a beaucoup de mal à recruter des aumôniers faute de candidats, de formation et d’avenir professionnel pour ceux qu’elle recruterait. Dire que l’Etat va recruter des aumôniers musulmans est un contresens puisqu’en aucun cas ces aumôniers sont fonctionnaires ou même agent contractuel de la fonction publique comme le sont les aumôniers d’hôpitaux, voire les aumôniers militaires qui sont totalement intégrés à l’armée avec grade et solde correspondants. L’état peut tout au plus augmenter le nombre de vacations qu’elle octroît au culte musulman sans aucune garantie que cette augmentation se traduira par le recrutement de nouveaux aumôniers. Les vacations de l’Administration pénitentiaire n’offrant aucune couverture sociale elles ne peuvent être considérées comme un salaire et permettre à la personne d’en vivre. 

Deuxième point, l’aumônerie est une tradition chrétienne qui répond à une injonction du Christ: “j’étais en prison et vous êtes venus me visiter (..) et dans la mesure où vous avez fait cela pour l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous l’avez fait”(Matthieu 25, ). A la suite de cette parole des hommes et des femmes ont visité des prisonniers et l’aumônerie, en tant que telle, a été créée en 1619  lorsque St Vincent de Paul est nommé aumônier général des galères et fut donc le premier aumônier de prison à porter ce titre en France. Aucun pays musulman n’a aujourd’hui une institution comme l’aumônerie de prison ; l’accompagnement des prisonniers ne raisonne pas du tout de la même manière en théologie musulmane qu’en théologie chrétienne. L’institution musulmane dans les pays occidentaux s’est peu à peu familiarisée avec les principes de l’aumônerie et  en a épousé les formes et les pratiques mais sans en avoir l’arrière fond historique et textuel. Il faudra donc du temps pour que cette tradition soit intégrée dans la théologie musulmane. 

Les aumôniers chrétiens sont naturellement les plus nombreux car, ne l’oublions pas, la messe était encore obligatoire dans les prisons en France jusqu’à la fin du XIXème siècle et l’aumônier catholique, jusqu’à la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, figurait parmi les personnages importants d’une prison avec le directeur et l’instituteur. Vouloir aujourd’hui comparer le nombre d’aumôniers chrétiens avec le nombre d’aumôniers musulmans relèvent de l’anachronisme et du contresens historique. N’oublions pas que la prison n’est pas née hier matin et, comme toute institution, elle est héritière d’une tradition historique qui la structure.

Les aumôniers chrétiens sont tous bénévoles et ne consacrent qu’une part de leur temps à cette activité. Les vacations versées par l’administration à certains d’entre eux  sont mises en commun et servent  à payer les frais de déplacement, les formations et à financer certaines aides sociales notamment pour les sortants de prison. Les aumôniers sont pour partie des prêtres et des pasteurs et pour une bonne part des laïcs de nos paroisses. 

Ne faisons pas porter à l’aumônier plus qu’il ne peut et ne le rendons pas responsable des errements de quelques-uns et des faiblesses du système. L’aumônier est celui qui, jour après jour, va visiter les détenus pour les accompagner dans un chemin spirituel, pour les aider à vivre leur culpabilité et leur enfermement, pour donner à chacun le sens de la responsabilité devant Dieu et devant les hommes. Il ne peut pas palier à l’échec de la famille, de l’école et de la société. L’aumônier est un travailleur de l’ombre, un petit porteur d’espoir et son travail ne peut se mesurer en terme d’efficacité.

Tous les aumôniers de toutes religions ont leur place en prison. Créons alors des occasions de rencontres entre les différentes aumôneries pour  faire mentir ceux , parmi les extrémistes de tous bords, qui voudraient nous voir nous disputer et nous opposer.  Donnons,  à ceux qui sont tentés par la haine, l’image d’une fraternité possible. Inventons des lieux de dialogue, créons une journée inter-religieuse dans les prisons, partageons nos fêtes.., mais cessons une bataille de chiffres sclérosante qui donne l’impression qu’il faut que chacun défende ou augmente son pré carré d’aumônerie.

Pasteur Brice Deymié,

aumônier national des prisons, Fédération protestante de France.

 

Une Question de Dignité

A la veille de la remise  à la Garde des Sceaux du rapport de Dominique Raimbourg sur l’encellulement individuel…

Voir en pièce jointe : « Une question  de  dignité »

Pierre V. Tournier

Directeur de recherches au CNRS, Université Paris 1

pierre-victortournier.<wbr></wbr>blogspot.com/

https://twitter.com/<wbr></wbr>PierreVTournierhttp://leplus.nouvelobs.com/pierrevictortournier

http://leplus.nouvelobs.com/<wbr></wbr>pierrevictortournier

Lueurs dans l'Ombre

Deux formatrices françaises, intervenant en milieu carcéral, pour l’animation d’un atelier d’écritures ou l’apprentissage du français, se rencontrent fortuitement.

L’événement, en soi, est banal. Ce qui l’est moins, c’est que l’une des deux intervient au Pérou, à Lima, au centre pénitentiaire Miguel Castro Castro où elle a débarqué en tant que formatrice de l’Alliance Française et la seconde, à Colmar, à la Maison d’Arrêt. Les deux se lient très vite d’amitié et partagent avec bonheur les expériences singulières qu’elles vivent, chacune, dans « sa prison ». De là, naît l’idée de l’ouvrage commun...

marguerite.rodenstein@orange.fr

 

Journées Nationales Prison 2014

Groupe National de Concertation Prison:  

ANVP – Aumôneries CATHOLIQUE, PROTESTANTE, ET MUSULMANE – CIMADE - CROIX ROUGE Française – FARAPEJ – FNARS – GENEPI – SECOURS CATHOLIQUE CARITAS France – UFRAMA

 

« Des murs et des Hommes » : argumentaire

Maisons d'arrêt ou établissements pour peines, hommes ou femmes, majeurs ou mineurs, en ville ou en campagne, vétustes ou modernes... Il existe aujourd'hui en France près de 200 établissements pénitentiaires. L'histoire de la prison, et la somme de récits personnels qui la ponctuent, nous fait
comprendre qu'indifféremment de leurs caractéristiques individuelles, ces établissements partagent un but commun : l'isolement total des personnes enfermées, qui peut entrainer la négation des droits et des libertés.
Les murs marquent la frontière entre la prison et notre société. Tout en rendant visible la peine, ils dissimulent à la société – ils nous dissimulent – ce qui se passe réellement à l’intérieur des prisons.


Ces journées Nationales Prisons 2014 doivent nous permettre :


D’INTERROGER la place des lieux d’enfermement dans la société, d’un point de vue géographique et
symbolique ;

D’INTERROGER l’impact des murs (réels ou des obstacles organisationnels) sur la vie en prison : Quelle organisation de vie dans une collectivité fermée ? Comment permettre l’exercice de libertés qui n'ont pas été retirées par la condamnation ? ;

DE METTRE EN EVIDENCE l’importance de la manière dont on construit les prisons : il faut penser la vocation des murs de prison à accueillir des hommes pour créer une architecture adaptée ;

DE POSER LA QUESTION du respect de la dignité de la personne incarcérée. En effet, des conditions indignes de détention alourdissent la peine ;

D’INFORMER le public sur la réalité des prisons en 2014, des nouvelles prisons aux plus anciennes, à partir de nos expériences ;

• et enfin, de FAIRE COMPRENDRE que la prison n'est qu'une peine parmi d'autres, et que même hors les murs, il y a des peines exécutées.

A Votre Service : Justice et Aumônerie des Prisons

L'aumônerie générale est le vis-à-vis permanent de la Chancellerie et de l'administration pénitentiaire. Elle désigne ses aumôniers issus des différentes branches du protestantisme, soit environ 300 personnes, intervenant dans les établissements de métropole et d'outre-mer.

Sa mission est d'assurer le suivi des personnes engagées dans ce ministère, la préparation des sessions de formation, l'organisation du travail dans la visite aux détenus et lors de leur sortie de prison (en lien avec les diverses associations), le service cultuel en prison ainsi qu'un travail de vigilance en ce qui concerne les Droits de l'Homme.

Le service justice-aumônerie des prisons effectue un travail d'analyse, de réflexion théologique et de vigilance auprès des pouvoirs publics et de l'opinion publique en matière de justice et de sanction pénale. Il travaille avec des juristes, philosophes, éducateurs, fonctionnaires de polices, médecins, ...

Les régions pénitentiaires

 Cliquez sur une région pour connaître les informations régionales
 

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