L'ancien président Jimmy Carter condamne une attaque unilatérale de l'Irak

10 mars 2003


George W. Bush pourrait être accusé de crime contre la paix
Washington, 10 mars 2003 (Apic) L'ancien président des Etats-Unis Jimmy Carter, prix Nobel de la paix, estime que les critères d'une "guerre juste" ne sont pas réunis pour lancer une attaque contre l'Irak. Parallèlement en Angleterre, plusieurs experts en droit international estiment que George W, Bush et Tony Blair pourraient être accusés de crime contre la paix en cas d'attaque unilatérale contre l'Irak.
Jimmy Carter, un baptiste pratiquant, a déclaré le 9 mars dans le quotidien "New York Times" que la politique des Etats-Unis est basée sur des principes religieux, le respect des lois internationales ainsi que sur des alliances, qui résultent de décisions pondérées et de retenues mutuelles. Selon le prix Nobel de la paix 2002, une attaque contre l'Irak sans la caution de l'ONU viole ces fondements.

Pour 16 professeurs en droit international une attaque unilatérale est illégale
Est-ce que George W. Bush et Tony Blair pourraient un jour se retrouver accusés de crime en raison de leur attaque contre l'Irak? A cette question posée par la BBC, le professeur anglais Nicholas Grief, de l'Université de Bournemouth, répond que ce cas de figure renvoie à la Déclaration de Nuremberg qui, en 1945, définissait la notion de "crime contre la paix". Il ajoute qu'en cas de victimes civiles les risques de poursuites sont plus élevés.
Colin Warbrick, qui enseigne le droit à l'Université de Durham, soutient qu'il est "tout à fait sérieux" d'envisager que des charges criminelles puissent être retenues contre les deux dirigeants. Il précise que des charges de crime contre la paix peuvent être retenues contre des chefs militaires comme contre des autorités civiles.
Ces deux professeurs ont avec quatorze confrères signé une lettre ouverte adressée au 10 Downing Street. Ils y soutiennent qu'une guerre en Irak n'est pas justifiable dans les conditions actuelles en regard de la législation internationale. Ils précisent en outre que la doctrine d'une guerre préventive d'autodéfense n'a aucun fondement dans la législation internationale.

Source(s) : FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE

   
 

Etats-Unis : George W. Bush désavoué par sa propre Eglise

10 mars 2003


"Le président se comporte comme un dictateur"
Washington, 10 mars 2003 (Apic) Un haut responsable de l'Eglise méthodiste des Etats-Unis, le Révérend Melvin G. Talbert, a déclaré que George W. Bush, pourtant méthodiste pratiquant, "ne respect pas les enseignements de sa propre Eglise". Il trouve "dérangeant que pour combattre un dictateur le président Bush se comporte lui-même comme un dictateur".
Dans une interview accordée au magazine "Newsweek", Melvin G. Talbert critique sévèrement la politique belliciste du président des Etats-Unis. Ce dernier ne cesse d'en appeler à la religion pour justifier son projet de guerre et va jusqu'à déclarer qu'il "prie pour la paix". Pas dupe, le Rvd Talbert considère que le président Bush poursuit une "claire idéologie de domination, qui ne fait partie de l'enseignement d'aucune Eglise".
Melvin G. Talbert remarque également que le gouvernement Bush opte pour la voie diplomatique en réponse à la crise nord-coréenne, alors que l'option militaire est privilégiée pour éliminer la dictature et l'armement de destruction massif en Irak. La Corée du Nord est pourtant une dictature disposant de capacités nucléaires, indique le prélat. Il rappelle également que les méthodistes n'acceptent la guerre uniquement en tant "qu'ultime moyen de légitime défense".

Belliqueux baptistes du Sud
Alors que toute les grandes Eglises chrétiennes condamnent une intervention militaire unilatérale des Etats-Unis en Irak, la Convention des baptistes du Sud (CBS) fait exception. Constituant la plus grande dénomination protestante des Etats-Unis avec ses 16 millions d'adhérents, elle ne suit pas l'option pacifique de l'Union Baptiste mondiale (UBM) qui compte 43 millions de fidèles. Cette divergence d'opinion, qui ne fait que confirmer un clivage qui croît depuis des années, pourrait amener la CBS à quitter l'UBM.

Source(s) : FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE

   
 


Délégation d'Eglises américaines à Paris
: " Prière visible pour la paix "

11 février 2003

Une délégation du Conseil national des Eglises des Etats-Unis (NCC), qui représentent 36 Eglises protestantes et orthodoxes américaines soit 50 millions de membres, était à Paris, les 10 et 11 février. Un représentant de l'Eglise catholique romaine, 64 millions de fidèles aux USA, faisait partie de la délégation.

Leur visite avait trois objectifs : apporter un message de solidarité aux Eglises en France qui ont manifesté depuis plusieurs mois leur opposition à la guerre en Irak ; prier avec les chrétiens en France et rencontrer le gouvernement français.

Le Conseil national des Eglises des Etats-Unis organise actuellement des visites dans des capitales européennes dans le but de promouvoir des solutions pacifiques à la crise irakienne. La première délégation s'était rendue à Berlin, le 5 février, où elle avait rejoint des représentants d'Eglises d'Europe. Dans une déclaration commune, ils avaient exprimé leur opposition à la guerre en Irak. Le chancelier Gerhard Schröder les avait reçus.

A Paris, la délégation était chaperonnée par la Fédération protestante de France, qui a organisé en moins de trois jours - dont un week-end - un programme comportant une rencontre avec la presse, une soirée de prière pour la paix dans une grande Eglise parisienne et une rencontre au Quai d'Orsay (Ministère des Affaires étrangères).

Les journalistes ont été impressionnés par le discours net et direct des représentants des Eglises américaines. " Nous sommes ici pour que vous sachiez que beaucoup d'Américains sont contre les positions du président G.W. Bush. 200.000 personnes ont défilé dans les rue de Washington en octobre dernier, parmi lesquels beaucoup de chrétiens " a affirmé Thomas Jeavons, secrétaire général de la Société des amis (quakers). " Cette guerre serait non seulement une faute morale mais aussi une folie. " Le révérend Livingston, presbytérien, a déclaré que le " Ce ne serait pas Saddam Hussein la première victime de la guerre, mais le peuple irakien ". John Briscoe, qui s'occupe des appels de fonds du NCC, a présenté une page de publicité du NCC parue dans le New-York Times qui s'adressait au président Bush : " Jésus a changé votre cœur. Maintenant, laissez-le vous faire changer d'avis. " " Malheureusement, il est plus proches des Eglises fondamentalistes qui ne sont pas membres du NCC " reconnaît-il. Le Révérend Weiss, ancien secrétaire général des Eglises baptistes américaines a souligné que " les Américains ont peur depuis le 11 septembre, car c'est la première fois qu'on les a envahis, mais que de l'autre côté les irakiens ont aussi peur . " Le président de la Fédération protestante de France, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, a souligné " quatre points communs " dans les prises de position des Eglises contre la guerre : rejet de la notion de " guerre préventive ", appel au respect de la charte des Nations-unies et priorité donnée à la diplomatie, solidarité avec la population irakienne, refus d'une vision " caricaturale " du bien et du mal.

Le lundi soir, en l'Eglise de La Madeleine près de l'Ambassade américaine, 500 personnes se sont retrouvées dans une prière œcuménique pour la paix en Irak à l'invitation du Conseil d'Eglises chrétiennes en France, composé des Eglises catholique, orthodoxe et protestantes. Devant les parisiens, la délégation a dit sa solidarité avec les chrétiens en France qui depuis le mois d'octobre multiplient les messages d'appel à la paix et a redit que " Jésus-Christ, notre Prince de Paix ne soutiendrait pas une telle guerre ". Des applaudissements ont alors éclaté. Du jamais vu dans une Eglise catholique!

Avant leur départ de France, le Rev. Daniel Weiss des Eglises baptistes américaines, le Rev. Michael Livingston, présbytérien, Thomas Jeavons, quaker, le père Stanley De Boe, des Pères trinitaires (catholique), John Briscoe, du conseil national des Eglises des Etats-Unis, accompagnée du pasteur Jean-Arnold de Clermont de la Fédération protestante de France et de Rüdiger Noll, Secrétaire général adjoint de la Conférence des Eglises européennes (KEK) ont rencontré le Secrétaire général du Quai d'Orsay, M. Hubert Colin de Verdière, pendant plus de ¾ d'heure.
Ils ont pu dire leur " respect pour la position ferme du gouvernement français " et leur " soutien dans sa démarche pour la paix ". Ils tenaient à lui faire savoir que tous les Américains ne sont pas derrière le président Bush. Hubert Colin de Verdière a expliqué en deux points la position française. D'une part, la France veut soutenir le rôle des Nations-Unies, car on garde un mauvais souvenir en Europe de l'échec de la SDN au siècle précédent, et puis dans la perspective d'une Europe à 25, l'Europe doit être une force de paix.

D'autres visites d'autres délégations du NCC sont déjà planifiées : à Londres (17-19 février), Rome (25-28 février) puis Madrid et Moscou.

Source(s) : FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE

   
 


Quarante-six responsables religieux ont demandé à rencontrer le président George W. Bush pour le mettre en garde contre une guerre avec l'Irak

30 janvier 2003

[Le Conseil National des Eglises (NCC-USA) a adressé au président George Bush un courrier signé par 46 dirigeants religieux dans le but d’obtenir une entrevue “pastorale” avec ce dernier. Il a aussi lancé le 28 janvier une campagne télévisée contre une intervention militaire en Irak ].

"La guerre n'est pas seulement - ou même essentiellement - une affaire militaire", écrivent les responsables protestants et orthodoxes dans une lettre adressée le 30 janvier au président qui, depuis plusieurs semaines, déclare qu'il peut être nécessaire de lancer une guerre contre l'Irak, si son leader, Saddam Hussein, refuse de désarmer complètement son pays.

"C'est une question morale et éthique de la plus haute importance", soulignent les signataires, qui représentent 11 Eglises et quatre organisations.

Reconnaissant "leur malaise concernant la justification morale d'une guerre contre l'Irak", les responsables religieux demandent à rencontrer "de toute urgence" le président Bush, membre de l'Eglise méthodiste unie, et à avoir une "occasion pastorale" de lui transmettre personnellement leur message. Ils affirment vouloir chercher "un moyen d'aboutir à la paix qui soit prophétique et pratique".

Depuis plusieurs mois, des représentants chrétiens du monde entier lancent une mise en garde contre une guerre avec l'Irak.

La lettre, dont la circulation parmi les responsables religieux a été assurée par Robert Edgar, secrétaire général du Conseil national des Eglises des Etats-Unis, lui-même un ancien parlementaire démocrate, s'inscrit dans une série de déclarations publiques faites ces dernière semaines par des responsables protestants qui appelaient à la prudence.

Robert Edgar, à son retour d'une visite en Irak après Noël, avait exhorté le président Bush "à freiner cette course à la guerre".

L'administration des Etats-Unis n'a pas encore réuni les arguments en faveur de la guerre, avait-il alors souligné.

En présentant la lettre du 30 janvier, Robert Edgar a déclaré que les autres responsables religieux et lui-même "devenaient de plus en plus préoccupés par l'escalade des activités militaires déployées par les Etats-Unis".

"Nous voulons rencontrer le président avant qu'il ne décide de lancer une guerre contre l'Irak."

Parmi les signataires de la lettre figuraient, en plus de Robert Edgar, Clifton Kirkpatrick, de l'Eglise presbytérienne (Etats-Unis); Richard Hamm, président de l'Eglise chrétienne (Disciples du Christ); l'archevêque Dimitrios, primat de l'archidiocèse grec-orthodoxe d'Amérique; et l'évêque Mark Hanson, évêque président de l'Eglise évangélique luthérienne d'Amérique.

Par ailleurs, le Conseil national des Eglises a aussi lancé le 28 janvier une campagne télévisée contre une intervention militaire en Irak. Un spot de 30 secondes sera diffusé plusieurs fois par jour sur les chaînes ayant accepté de le transmettre, certaines ayant refusé de le faire. (ENI)

Source(s) : FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE

   
 


Bob Edgar :
" L'opposition grandissante des religieux "

18 Janvier 2003
Interview de Bob Edgar paru dans L'Humanité.

Entretien avec le secrétaire général du Conseil national des Eglises américaines

Comment s'organise votre lutte contre une intervention militaire américaine en Irak ?

Bob Edgar. Permettez-moi de vous rappeler que notre organisation est la plus importante aux Etats-Unis, elle dirige et coordonne l'opposition à la guerre en Irak. Nous avons mené notre action dès que le président Bush, mais aussi le vice-président et le ministre de la Défense ont parlé d'intervenir d'une façon unilatérale en Irak. De nombreux responsables religieux, parmi lesquels les représentants des principales Eglises protestantes et la Conférence des évêques américains, mais aussi les dirigeants orthodoxes, et les représentants des Eglises pour la paix, se sont élevés pour dénoncer l'attitude de la Maison-Blanche.
Nous avons donc organisé des délégations au Congrès de Washington, envoyé des pétitions à la Maison-Blanche, et nous avons rencontré les ambassades des pays qui siègent au Conseil de sécurité des Nations unies afin de marquer notre opposition à une intervention armée menée par notre pays.
Je rentre d'un séjour de cinq jours en Irak où nous avons emmené 13 responsables religieux qui ont mené des inspections humanitaires, notamment sur l'impact des sanctions économiques qui frappent plus particulièrement les enfants irakiens et sur les conséquences dramatiques qu'aurait une guerre sur les enfants et les familles.
Ce week-end nous organisons une série de services religieux visant à dénoncer toute intervention armée. Une messe spéciale aura lieu ce lundi à la cathédrale de Washington afin de témoigner de l'opposition grandissante des religieux américains aux orientations guerrières de la Maison-Blanche.

Avez-vous un message particulier à adresser aux Français qui luttent également pour la paix ?

Bob Edgar. Je pense que les Français et les Américains qui s'opposent à la guerre doivent coopérer et travailler ensemble. Je me félicite qu'en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Espagne, mais aussi dans le monde entier, l'opposition à l'intervention américaine s'affirme courageusement. Il faut que le peuple français soit bien convaincu qu'ici aux Etats-Unis il n'existe pas qu'une seule voix favorable au président Bush, mais qu'au contraire la force grandissante représentant des millions de personnes est celle qui s'oppose à la Maison-Blanche. Et chaque jour qui passe sans guerre constitue pour nous une opportunité pour stopper cet engrenage.
Il convient de se souvenir des années soixante-dix, lorsque nous avons mis un terme à la guerre du Vietnam. Il a alors fallu une dizaine d'années pour organiser les leaders religieux et les pacifistes pour en finir avec cette guerre.
Aujourd'hui nous ne pouvons pas attendre aussi longtemps. C'est pourquoi nous avons besoin du soutien du peuple français afin de renforcer le mouvement antiguerre aux Etats-Unis. Si nous laissons faire notre administration, des êtres humains vont mourir. Davantage d'Américains réalisent également que les soldats que nous allons envoyer devront affronter une opposition réelle qui les mettra en danger. C'est pourquoi, dans les deux prochaines semaines, des rassemblements publics et des veillées seront organisés dans tout le pays afin de faire pression sur l'administration de Washington.

Entretien réalisé par Jean Solbes

(*) Le National Council of Churches (NCC, Conseil national des Eglises) regroupe plus de 140 000 églises américaines et s'affirme comme le mouvement le plus important qui s'oppose à la guerre en Irak.

Source(s) : FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE

   
 


Les Eglises américaines contre la guerre en Irak

13 janvier 2003

L'éventualité d'une guerre entre les Etats-Unis et l'Irak peut encore être écartée, déclare Robert Edgar, secrétaire général du Conseil national des Eglises des Etats-Unis, au retour d'un voyage de six jours en Irak avec douze autres responsables religieux.

Robert Edgar, un ancien parlementaire démocrate de Pennsylvanie, déclare avoir été convaincu, lors de rencontres avec des représentants du gouvernement irakien, entre autres le vice-premier ministre Tariq Aziz, que le gouvernement irakien "espère que des portes s'ouvriront" pour prévenir une éventuelle guerre menée par les Etats-Unis.

Par ailleurs, alors que l'administration du président George W. Bush menace d'intervenir militairement contre ce qu'elle voit comme une menace posée par le gouvernement irakien et son leader Saddam Hussein, Robert Edgar estime que la guerre n'est pas inévitable du côté américain et qu'il existe encore l'espoir de trouver une solution diplomatique.

Selon Robert Edgar, qui dirige la plus grande organisation oecuménique du pays et conduisait la délégation, l'administration américaine n'a pas encore réuni les arguments en faveur de la guerre et "l'intégrité morale des Etats-Unis est en jeu". "Il nous faut freiner cette course à la guerre", demande Robert Edgar, l'un des responsables religieux américains opposés à une intervention en Irak.

Il rejette l'idée exprimée fréquemment aux Etats-Unis qu'une guerre sera facile et que les Irakiens accueilleront les soldats américains en libérateurs. "Les Irakiens savent qu'ils perdront une guerre contre les Etats-Unis. Mais ils combattront jusqu'à la mort pour défendre l'honneur de leur pays."

Les chrétiens irakiens, ajoute Robert Edgar, nous ont dit que "même si vous pensez que Saddam Hussein est mauvais, certains de ceux qui collaborent avec votre gouvernement [membres de l'opposition ou leaders d'un nouveau gouvernement] sont presque aussi mauvais que lui".

Durant leur visite, du 29 décembre au 3 janvier, les responsables religieux ont soulevé la question des violations des droits de la personne en Irak avec le vice-premier ministre Aziz, et souligné que la délégation ne trouvait aucune excuse au gouvernement irakien.

Pourtant, après une apparition le 9 janvier à la télévision pour le programme Today Show, Robert Edgar a reçu de nombreux messages électroniques l'accusant de ne pas être patriote. L'un d'entre eux le comparait à l'actrice Jane Fonda, qui durant la guerre du Vietnam, s'était rendue au nord de ce pays, et fut qualifiée de traître envers les Etats-Unis.

Malgré ces critiques, Robert Edgar pense que l'opposition à la guerre grandit parmi les cercles progressistes des Eglises américaines et qu'un nombre croissant de grandes Eglises de "l'Amérique moyenne" expriment des doutes à propos d'une guerre éventuelle.

Même des gens rencontrés lors d'une visite récente en Illinois, dans un district conservateur et majoritairement républicain, confie Robert Edgar, pensent qu'une "guerre serait une folie". (ENI-le 13 janvier)

Source(s) : FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE